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par Chacalito
Mercredi 8 août 2007
mami-coyote.jpgLe vieillissement de l'Europe explique en partie le problème des retraites en France même si, chez nous, ce problème devrait être pondéré par le renouvellement des générations dû aux nombreuses naissances.

Notre système de retraite est condamné, un jour ou l'autre, à disparaître ou à se réformer puisque, la durée de vie s'allongeant (jusqu'à quand?), les enfants doivent être de plus en plus nombreux pour financer les retraites.
On constate  pourtant, n'en déplaise à certains démographes qui pensent que nous sommes trop nombreux sur Terre, que lorsqu'un pays est riche, il a tendance à faire moins d'enfants (parallèlement d'ailleurs à l'amoindrissement de la croyance en Dieu). L'Irlande et la France cependant reste relativement bien "classé" en ce qui concerne le nombre d'enfants par femme.

Toutefois, Il faudra bien imaginer une nouvelle approche des retraites pour que d'une part, les retraités ne se sentent pas exclus et que d'autre part, le système puisse se renouveler de lui-même et non être condamné à croître comme notre système économique! Je passerais sur les problèmes des conflits générationnels (voir ici).

Mais le problème des retraites n'est pas qu'une question de naissances, c'est aussi un problème de partage des richesses. Et notamment un problème du partage du travail. Car finalement, ce sont ceux qui travaillent qui payent les retraites de ces "inactifs" (au sens ANPE du terme). Le système économique actuel créant du chômage (réserve de main d'oeuvre permettant de faire pression sur le salarié selon Marx. Cette réserve tire, de ce fait, les salaires vers le bas. Lire les raisins de la colère de Steinbeck à ce sujet), comment imaginer un dénouement heureux de ce problème de financement des retraites?

C'est pourquoi, il est nécessaire d'avoir en tête que le seul objectif valable pour enlever temporairement cette épine du pied de la société, c'est le plein emploi. Si tout le monde cotise, les retraites seront assurées...

La retraite par capitalisation n'est en effet pas une bonne solution et pourtant, c'est ce que propose au final notre gouvernement. Les riches pourront mettre de côté, les pauvres non, les plus joueurs investiront en bourses au risque de tout perdre. Sans compter que cela va dans le sens de la spéculation boursière, de la substitution du 
capital au travail . En somme, ce seront les retraités du monde entier qui décideront ou nom de la validité de telle ou telle activité.

Au lieu d'augmenter les salaires, on paye les actionnaires! Sauf que ce sont ces salariés qui payent les retraites. Leur enlever le pain de la bouche, c'est aussi enlever du pain de la bouche des retraités... un cercle viscieux!


Illustration: Coyote
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par Chacalito
Mardi 17 juillet 2007
Juste un petit mot aujourd'hui pour dénoncer le mode de financement des partis politiques en France. Le but de cet article n'est pas parler des magouilles, mais plutôt du mode légal de financement qui favorise toujours les gros partis. On a beau se gargariser de l'égalité du temps de parole pendant les élections (fictive), force est de reconnaître que tout est fait pour entretenir l'inertie du système actuel (conçu par le pouvoir en place pour le pouvoir en place?). Pourtant, un parti sans argent ne peut espérer vivre plus de quelques années...

Il est courant de dire que le coût du financement est élevé à cause des petits partis, esprit bien français qui ne donne de valeur qu'à ce qui est fort! Certes, la multiciplicité des partis pose un problème de poids: comment financer, par de l'argent public, autant de formations? Et si on commençait par voir les économies possibles!

Je ne comprends pas, par exemple, pourquoi les partis politiques sont remboursés de leur campagne passé 5% aux présidentielles. Dans cette logique, ce sont 5% gratuits pour le PS et l'UMP, non? Ajoutez le FN, reste l'UDF qui dépasse le barre! Qui les imaginait, ces quatre partis, à moins de 5%? C'est donc de l'argent que le bureau sait qu'il récupèrera. J'en déduis que l'Etat court pour les gros partis et que l'alternance n'est possible qu'entre les deux "ténors" de l'Assemblée. On comprend mieux la volonté farouche du PS de rester uni en bloc (sous peine de laisser sa place de second)! Alors que les autres (Verts, partis d'X-gauche ou indépendants, petites formations de droite...) doivent faire une campagne exceptionnelle pour parvenir à la barre fatidique (vote utile oblige), le PS et l'UMP peuvent d'ores et déjà retirer de leur budget de campagne le remboursement plafond prévu par l'Etat. Le financement est à perte pour toutes les autres formations politiques ce qui implique qu'elles aient plus de difficultés à tracter, afficher, se déplacer... un cercle sans fin!

De même, que dire des partis régionalistes qui ne peuvent espérer récupérer leur mise pendant les législatives puisqu'il faut être présent dans un nombre défini de départements? La seule possibilité est de créer une plate-forme commune avec d'autres partis régionalistes en France et de se présenter sous cette nouvelle étiquette (moins connu que le nom habituel et donc récoltant généralement moins de voix). Un véritable respect des identités régionales... malgré les quasi 10% de la liste UDB-Verts aux régionales de 2004! Doit-on comprendre que les électeurs sortis du troupeau (qui font confiance à ce genre de formations "suspectes") ne comptent pas non plus?

Ne pas rembourser les campagnes est, selon moi, une condition pour mettre à égalité les petits et les gros partis! Plus démocratique en somme. Le financement des partis seulement pour les législatives me semble plus juste même si cela implique de financer aussi des mouvements que l'on approuve pas (le FN). Cela va dans le sens d'une revolarisation du Parlement! La proportionnelle est déjà un serpent de mer en France, comment imaginer dès lors, qu'un jour, notre Etat respecte le pluralisme politique sur son propre territoire? Autant se tirer une balle dans le pied...
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par Chacalito
Jeudi 5 juillet 2007
croisee-des-chemins.jpgLes grosses huiles politiques qui se passent de la paumade m'insupportent! Nous vivons une époque moderne paraît-il! Notre société de consommation, soi-disant "libre", ne convient à personne sauf à une poignée de nantis qui n'a aucune légitimité. La richesse mondiale est répartie on ne peut plus inéquitablement et les être humains sont condamnés à perdre leurs vies à la gagner. La planète elle-même est menacée par un développement inhumain et irraisonné qui génère des déchets que nous ne préféront pas voir, qui écrase le dissident, celui qui a un projet de vie, celui qui refuse une vie de con, qui se dit qu'il n'est pas sur Terre pour souffrir! Et l'inertie du système fait dire aux gens (ces satanés "gens") que ce n'est pas leur faute, que nous sommes obligés! Ceci n'est pas un film de SF, c'est la réalité! Le Bien-Etre contraint, je ne sais pas pour vous, mais moi, je ne connais pas!

Les paumés se cament pour se calmer, se calment pour canner. Ils descendent parfois de leur nuage et marchent dans la rue en tournant la tête de droite à gauche, de gauche à droite, qu’importe le côté, du moment que leurs têtes tournent. Autour d'eux, des zombis aux yeux bandés trimballent à leur cheville des cercueils pour se reposer, ils courent, mais ne parviennent pas à les distancer: les cercueils sont toujours là, dans l’ombre… alors certains boivent au lieu de tenir les murs et d’autres oublient en travaillant pour de petits roquets qui les lacèrent de coups de fouet. Le temps passe, passe, passe-passe et les zombis font des mômes qu’ils mettent dès leur naissance devant un poste de télévision où la société leur fait miroiter l’élévation, le nirvana, le pied, là-haut, loin... ON (le terrible "On") leur fait voir des colonies d'enfants aux yeux cousus venu d'ailleurs et n'allant nulle part. Sur les épaules de ces chérubins marchant au rythme des battements de tambour, des fusils à bouchon. Les enfants zombis applaudissent devant leur poste lorsque ces petits pantins tombent au combat, explosent en bulles de savon et redeviennent poussière avant de renaître pantins... AMEN et que Dieu préserve notre modèle économique!

Et puis un jour, les zombis prennent conscience d'eux-mêmes! Le constat est là: ils sont bel et bien drogués (de téléphone ou de télévision, de jeux vidéo ou de consommation). Ils s'en prennent à ces coqs médiatiques qui se déchirent dans une lutte à mort pour le pouvoir, mais oublient de parler des requins aux sourires d’anges qui leur demandent gentiment s’ils peuvent les bouffer, de ces vieux crabes qui prétendent que si l’eau est polluée, c’est que le peuple y trempe les pieds. Les zombis aux yeux bandés jugent et se gargarisent de grands mots qui n’existent pas, mais subissent les pressions des requins qui leur proposent des "hypopothèques", des coqs qui hurlent au danger ou des roquets qui menacent de les affamer.

Pris en étau entre le boeuf et l'âne, ils ne voient pas la fleur qui pousse au milieu du lisier et qui ne demande qu'à grandir. Oui, j'aimerais être une fleur ou à défaut d'être une fleur, un mouton qui mange des fleurs à épines comme dans le Petit Prince de St Exupéry! Nous vivons en Absurdie, mais un autre monde est possible... encore faut-il le vouloir!

Film satirique (Surplus : Terrorized Into Being Consumers, de Erik Gandini et Johan Söderberg, sorti en 2003) à voir absolument: ici
illustration: Olivox. Merci à lui. Voir site ici
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