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par Chacalito
Vendredi 18 mai 2007
carte-du-monde.jpg
Une image vaut tous les discours... C'est bien le problème! Comment faire voir LA réalité avec UNE image? Une carte est comme un chiffre: on peut lui faire dire n'importe quoi! C'est un outil de communication très puissant puisqu'il fabrique nos perceptions du territoire! Il est d'ailleurs assez amusant de comparer des cartes de pays différents. On constate alors que l'on est toujours le "centre du monde" puisque notre pays est au centre de la carte! Toutefois, comme cette très bonne caricature de Chappatte le suggère, on a souvent tendance à "oublier" certaines parties du globe. La géostratégie prend le pas sur la géographie si bien que la nouvelle Triade (Chine incluse) semble dominer le monde! Les cartes nous montrent ce que celui qui la dessine veut nous faire passer comme message. Cela paraît évident puisque la carte doit être parlante, lisible, malgré le peu d'espace disponible pour inscrire les informations! Néanmoins, il faut veiller à ne pas se faire avoir par les discours politiques qui se cachent derrière ces cartes. De même qu'un document d'objectif, la carte peut améliorer la réalité (et vice-versa) en "omettant" une partie des éléments représentés, en choissant des échelles adaptées ou en préférant les plages aux points, les cercles aux diagrammes... De même que pour la télévision, il faut toujours savoir qui a produit le document et quels sont les enjeux invisibles! Et surtout, surtout, toujours multiplier les références! Un bon géographe doit comparer les cartes qui ont le même thème pour tenter de se faire une meilleure idée de la réalité! Une carte est une manière de voir... or, chacun voit midi à sa porte! En guise d'exemple, cliquez ici)

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par Chacalito
Jeudi 3 mai 2007
tps-moderne.jpgToujours plus grand, toujours plus vite, toujours plus loin... à force de chercher la performance, on en oublie les objectifs: le Bien-Être par exemple. L'économie est de plus en plus dé-territorialisée. Des zones d'activités sans aucun contact avec la ville, des ports où les marchandises doivent transiter le plus vite possible (sans passer par des manutentionnaires! Horreur, une rupture de charge!), des supermarchés qui s'émancipent complètement de la ville... tout est fait pour que le citoyen soit de moins intégré à son territoire, mais vive dans un espace uniforme et sans obstacle. Pourquoi se plaint-on du manque de solidarité? Parce qu'il n'y a plus, ou presque, de vie de quartier! Parce que nous sommes incapables de regarder à côté de nous, trop focalisés sur "le lieu où les choses se passent" (comme si nous n'étions pas le centre de NOTRE développement). Ce phénomène de dé-territorialisation résulte sans doute de la volonté qu'à toujours eu l'Homme de dominer la Nature. Pourquoi cet acharnement à ne pas comprendre les rythmes de la Nature? Pourquoi cet acharnement à ne pas vouloir vivre en symbiose avec elle plutôt qu'être dans une constante lutte? La voiture nous affranchit de la distance et du temps, le réfrigérateur et les techniques de conservation des aliments nous affranchissent des saisons... Aujourd'hui, nous voulons des fraises en janvier et des cerises en février, de la mâche en plein mois de juillet! Je pense qu'avec ce système que nous cautionnons, nous nous coupons progressivement de ce qui fait une part de notre Humanité: le territoire! Or, la plupart de nos problèmes résultent de cette dé-territorialisation: le chômage, par exemple, est le fruit de la déshumanisation de l'économie, son affranchissement des contraintes. Passons d'une économie de la grande surface à une économie de proximité, d'une économie jetable à une économie de la réparation et le taux de chômage sera divisé par deux!
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par Chacalito
Lundi 16 avril 2007

On ne naît pas anti-supermarché, on le devient! Moi-même, étant jeune, je participais à ce grand délire consummériste qui plane dans les supermarchés, mais aujourd'hui, je suis capable de voir qu'il pose de gros problèmes. Je suis d'autant plus engagé vis-à-vis de cette question que le supermarché, en France, est une affaire de Bretons! En 1949, Edouard Leclerc transforme son épicerie de Landerneau en supermarché et la déferlante ne cessera de s'accélérer. Si, au départ, l'idée d'acheter en gros n'est pas mauvaise, l'approvisionnement n'importe où et à n'importe quelle saison a créé de véritables lacunes chez les consommateurs qui ne savent plus quand manger des fraises et demandent des tomates pas chères en plein hiver! Aujourd'hui, le problème écologique pousse à relocaliser la production et à manger de saison (sans pour autant cesser les échanges avec l'Ailleurs). La course au gigantisme à la chute des prix a des conséquences aussi sur le territoire car il faut désormais accueillir des centaines et des centaines de mètres carrés de magasins, entrepôts, et prévoir des parkings géants pour les troupeaux de consommateurs! Résultat, ces nouvelles zones d'activités sont actives le jour (devenant même un lieu de promenade sans arbre, sans rue, sans âme) et déserte la nuit. Une fois le jour tombé, ces non-lieux se transforment en véritables coupe-gorges (au pire) balayés par les vents (au mieux) qui ne servent à rien et dans lequel le lien social est inexistant. Pendant ce temps, le commerce de proximité meurt, mais comme nos politiques trouvent plus facile de compter les emplois que créent les supermarchés que compter les emplois qu'ils détruisent, ce type de commerce a encore de l'avenir devant lui...

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