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Klask



La Bretagne se souvient du naufrage du Bugaled Breizh comme si c'était hier. Pourtant, c'était en 2004 et la vérité n'a toujours pas été faite sur cette affaire. Sans doute parce que cette "affaire" doit rester confidentielle car elle implique d'ouvrir les dossiers militaires de certains Etats! Quand les pêcheurs se mêlent des affaires d'Etat, Michelle Alliot-Marie, ancienne ministre de la Défense, botte en touche: les dossiers ont été ouverts! Certes, mais pas tous...

Résultat, le journal Le Monde rapporte qu'une note remise aux participants d'une réunion de coordination Eurojust le 19 février à La Haye, les juges d'instruction Richard Foltzer et Murielle Corre indiquent qu'"à l'issue des investigations (...) nous arrivons à la conclusion que l'hypothèse d'un sous-marin qui se serait pris dans l'une, voire les deux fûnes du Bugaled-Breizh, est l'hypothèse la plus sérieuse en l'état du dossier".

Cette hypothèse évoquée dès le début de l'enquête sur le naufrage du chalutier de Loctudy est certes incroyable, mais s'avère bien plus crédible qu'un accident de pêche banal (d'autant que l'on sait qu'il y aurait eu des manoeuvres militaires dans cette zone maritime le même jour). La procureur de la République de Quimper semble plus prudente et préfère ne rien affirmer.

Voici le scénario développé par les partisans de la thèse de l'accrochage avec un sous-marin:



Les familles des cinq marins morts attendent toujours d'en savoir plus... on rappelle également qu'elles avaient déposé une plainte contre X pour entrave à l'enquête en janvier 2007!

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Je reproduis ici un petit conte métaphorique dont l'explication est donnée à la suite. L'auteur de ce conte est Yann Le Meur (Ressources Consultants Finances) et je le félicite de tant de simplicité.

 

Sur une embarcation de fortune se trouvent deux rescapés d’un naufrage. L’un d’entre eux, ayant ces dernières années régulièrement grossi, pèse 200 kilos et ne peut pas ramer. Ayant autorité sur son compagnon, il délègue cette attribution à cet homme de 50 kilos ayant suivi, au cours de la décennie passée, un régime amaigrissant.

Les naufragés disposent bien d’une caisse de vivres, mais elle constitue le lest qu’il faut lâcher car le frêle esquif risque de chavirer dès lors qu’un poids supérieur à un niveau estimé à 250 kilos lui sera durablement imposé. Pourtant il faut, pour ramer, que l’homme maigre prenne des forces. Afin de faire fonctionner a minima la « machine », les hommes ouvrent, avant de la jeter par dessus bord, la caisse de nourriture et se sustentent... tous deux. Le maigre prend ainsi deux kilos, son comparse un seul, et l’embarcation chavire. Avant de se noyer, le plus gros dit à l’autre : c’est de ta faute, car les deux tiers de la cause du naufrage t’incombent.

Yann Le Meur


 

Commentaire:

 

Ce conte a été inspiré par la récente analyse, mathématiquement exacte, que Monsieur Eric Woerth, ministre du budget, a proposé pour expliquer la dérive des comptes publics en 2007 par rapport aux prévisions. Il a, en effet, mis en avant que les deux tiers de ce dérapage de 0,3 point de PIB étaient imputables aux collectivités locales.


En recherche d’une contre-analyse économique et mathématique, Y. Le Meur s’est finalement tourné vers la littérature pour traiter cette question sophistiquée sous la forme d’un "conte public".


On peut difficilement ne pas penser au cas des collectivités locales. Elles sont largement moins endettées que l’Etat alors qu’il leur incombe de plus en plus d’investir et de répondre aux besoins sociaux. Après un désendettement régulier constaté dans la dernière décennie dans les budgets des collectivités locales, quand l’Etat s’endettait non moins régulièrement, elles ont entamé récemment un processus de réendettement grandement destiné à financer l’augmentation de leurs investissements.

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Je relaye un communiqué de l'UDB passé complètement inaperçu. Ce communiqué m'est d'autant plus précieux que j'ai participé à sa rédaction puisque j'en avais fait part lors de mon stage à l'ALE (voir ici).




Un rapport de l’ONU sur les discriminations à l’encontre des minorités en France pose le problème de l’identité à la française.


En septembre dernier, l’Alliance Libre Européenne relayait l’information selon laquelle une experte indépendante de l’ONU, Mme Gay McDougall, enquêtait sur le sort réservé aux personnes issues de minorités en France. Ce rapport vient de paraître et il met en cause fermement l’Etat.

L’Union Démocratique Bretonne précise que ce dernier s’adresse principalement aux minorités dites « visibles » (autrement dit issue de l’immigration) et qu’il fait suite aux violences urbaines de 2005. Cependant, l’experte a également reçu des témoignages de délégations juives, tziganes, basques, bretonnes, catalanes et occitanes ce qui tendrait à prouver que c’est l’identité à la française qui pose problème.
 
Mme McDougall note que la France n’a pas ratifié la Convention cadre pour la protection des minorités nationales du Conseil de l’Europe, ni la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Par conséquent, l’Etat ne reconnaît pas de droits collectifs pour les minorités. Cette reconnaissance serait jugée incompatible avec la Constitution et les principes de la République qui accordent la priorité aux droits individuels, à l’égalité, à l’unité et à l’universalité.    

L’Union Démocratique Bretonne dénonce la vision rigide de l’identité nationale française et fait valoir la multi-appartenance comme alternative. En effet, les nombreux témoignages recueillis par l’experte mettaient en avant que « l’assimilation totale » exigée par la France pour être un citoyen français à part entière nécessitait l’abandon d’aspects essentiels de l’identité des minorités (religion, langue, culture).

Des représentants de la communauté bretonne ont rappelé que le nombre de personnes parlant le breton est passé de 1,3 million en 1900 à 200000 aujourd’hui et que les écoles Diwan ne sont toujours pas reconnue au motif que « la langue de la République est le français ». Comme s’il était impossible d’être breton et français à la fois !

C’est la première fois que l’ONU dénonce aussi explicitement les discriminations vis-à-vis des minorités faites par l’Etat français. Alors que la France ne cesse de vanter la diversité culturelle, l’Union Démocratique Bretonne constate que celle-ci n’est pas prise en compte sur le territoire de la République et réitère sa demande légitime de reconnaissance officielle des minorités en France.

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