par Chacalito
Mardi 5 février 2008
L'émission Ripostes d'avant-hier soir, sur France 5, était
consacrée au traité de Lisbonne. Y étaient invités entre autres: MM. Besancenot, Peillon, Bourlanges et Gollnish. Cette émission me donne l'occasion de reparler de ce sujet en m'appuyant sur mon
stage à Bruxelles et sur les réponses de ces intervenants.Avant tout, je pense que l'Union Européenne paye sa construction antérieure. Je m'explique: la construction de l'Union était, à la sortie de la seconde guerre mondiale, une nécessité. Elle s'est donc , mais malheureusement, cette construction a été peu expliquée et du coup, le projet actuel est incompréhensible par la majorité des citoyens européens.
Pour rappel, la partie III que tout le monde critiquait en 2005 est une compilation du traité de Nice (actuellement en vigueur) et de traités plus anciens. On demandait donc, par voie référendaire, de donner son avis sur un texte dont la plus grosse partie était déjà votée. Il aurait fallu ne voter que sur les deux premières parties.
Bref, pour revenir à l'émission, je tiens à saluer l'intervention de M. Peillon qui, bien que favorable à un référendum, a rappelé que la voie parlementaire n'était pas anti-démocratique (contrairement à ce qu'affirmait M. Gollnish). Noter ce geste dans votre calendrier car il est rare que je complimente un membre du PS, mais ici, j'ai trouvé ses interventions justes!
Je salue également les interventions de M. Bourlanges qui, même si je ne partage pas son point de vue dans tous les domaines, a montré que sa connaissance des institutions européennes n'était pas usurpée. Dans les grandes lignes, sa thèse est la même que la mienne: "si l'Union Européenne ne fonctionne pas, c'est que les Etats-Nations ne jouent pas le jeu".
Enfin, l'émission m'a donné l'occasion de voir un Olivier Besancenot toujours aussi contestataire et dont les propositions sont assez floues. Son côté trotskyste s'est illustré hier lorsqu'il est intervenu sur un salaire minimum. Car pour M. Besancenot, les classes sociales dépassent les clivages culturels! Deux ouvriers, quelques soient leurs origines, pensent la même chose! Pratique pour une révolution mondiale sauf que M. Besancenot l'a très bien prouvé hier, ce sont les valeurs françaises qu'il défend et qu'il entend imposer à l'Union Européenne.
Bref, pour résoudre la crise, inventons un moyen d'expliquer l'Europe simplement (Une émission "C pas sorcier" spéciale en première partie de soirée?). Parlons-en en tout cas et associons systématiquement les citoyens au processus de construction pour qu'il puisse constater par eux-mêmes à quel point leurs élus ne jouent pas le jeu européen!















