Penser que nous arriverons à atteindre nos
objectifs en matière environnemental en maintenant une logique capitaliste relève soit de la naïveté, soit de l'imposture intellectuelle. Le capitalisme est fondé sur un modèle de production. Il
faut sans cesse consommer plus, produire plus, vivre plus! D'où nos problèmes de retraite d'ailleurs! Nos modèles sociaux sont conçus sur la même logique: toujours plus d'enfants! Nous sommes
condamnés à croître sans prendre le temps de nous améliorer! Vous trouvez normal que l'on achète les biens de consommation pour les jeter? Vous trouvez normal qu'une machine à laver dure trois
ans quand celles de nos grand-mères sont toujours dans certains foyers? Je pense que Marx avait raison sur ce point: le capitalisme va s'effondrer! Pas demain, mais c'est inéluctable... un peu
comme un homme qui se prend les pieds dans ses lacets! Quelles sont les réponses politiques? Et si on fabriquait des portes avions pour relancer l'économie! Et les Shadoks pompaient disait
Piéplu... Keynes proposait ironiquement d'employer les hommes à creuser des trous et les reboucher. Nous n'avons plus aucun projet! Aujourd'hui, la croissance mondiale est basée sur la dette,
mais nous continuons! J'espère au moins, que chez vous, vous tentez de modifier vos comportements! En France, comme ailleurs, on tente de réduire la dette en menant des politiques de rigueur. La
vie devenant plus chère, ce sont les ménages qui contractent aujourd'hui les crédits (plus d'info ici). Passer d'une
dette publique à une dette privée fait, il est vrai, avancer le smilblick...









J'écoutais hier soir
(encore) l'émission "C dans l'air" présenté par Yves Calvi où il était question de réchauffement climatique. Eric Joly se posait la question de l'alternative au pétrole et lui opposait l'énergie
nucléaire. Cette vision binaire est ridicule et je me demande où M. Joly est allé pêché son qualificatif de "spécialiste"! Les politiques ont beau se gargariser de Nicolas Hulot, d'écologie, de
développement durable, j'ai pas la sensation qu'ils ne comprennent aucunement la philosophie de vie que cela implique (voir
Hier soir, sur la chaine parlementaire, j'ai eu
l'occasion d'écouter M. Le Pen et, encore une fois, j'ai été plus qu'impressionné par le personnage. Proche, dans l'attitude, d'un ancien militaire serein, sûr de lui et de ses convictions;
habile en paroles et sachant faire feu de tout bois devant les journalistes souvent agressifs. Rhétorique classique: patriotisme, fermeture des frontières, retour à une éducation ferme, morale...
des arguments qui font recettes chez d'autres candidats! Elu ou pas élu, Le Pen a déjà gagné puisque l'on ne parle plus de l'Europe dans la campagne, que les candidats vibrent à la simple
évocation de la France, qu'il s'opère un retour aux symboles de la patrie, de la République (comme si on avait besoin de porter une coiffe pour se sentir bretonne!), que la tradition d'accueil
des réfugiés politiques est révolue et que le thème de l'insécurité est ancré dans la campagne... C'est oublier que l'insécurité est une conséquence de la détresse économique. L'ennemi, c'est le
chômage, la pauvreté, pas le terrorisme! Maintenir des millions de chômeurs en France, n'est-ce pas aussi une violence? Elle ne serait pas comparable au motif que c'est l'Etat qui l'exerce?
Pourquoi l'Etat ne fait actuellement qu'accompagner les décisions économiques, bonnes ou mauvaises? Donc inutile de dire "d'abord on stabilise, ensuite on négocie!" puisque pour stabiliser, il
faut négocier! Le responsable de cette dérive n'est pas Le Pen, ni son électorat, ce sont ses adversaires qui sont incapables de démontrer que l'on peut relocaliser une économie et créer de
l'emploi sans pour autant fermer les frontières!















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