par Chacalito
Jeudi 11 octobre 2007
Il existe peu d'auteurs que j'élève au
rang de "Maître". John Steinbeck, l'enfant de Salinas (Californie), nobel de littérature en 1962, en fait partie selon moi!J'ai lu bon nombre de ces oeuvres et je classerai celles-ci en plusieurs parties. De même que les peintres ont des époques (ex: Picasso période bleue et rose), Steinbeck a écrit des textes différents les uns des autres.
Je rangerais dans une première partie les nouvelles et romans de Steinbeck que je qualifierais de "légers". Ainsi, les romans Rue de la Sardine ou Tendre Jeudi (la suite), s'ils traitent de thèmes durs (misère sociale), sont un éloge de l'amitié! Ils se lisent d'une traite.
Puis, viennent les oeuvres "piliers" comme Les raisins de la colère (1939), parfaite description du système capitaliste et toujours d'actualité ou A l'est d'Eden (1952), roman moral complexe s'inspirant de la Bible dans lequel l'auteur met en scène deux frères (Adam et Cal) que tout opposent. On retrouvera également quelques éléments autobiographiques en marge de l'histoire principale!
Ces deux "piliers" ont été adapté au cinéma. Le premier par John Ford avec une interprétation de Tom Joad par Henry Fonda exceptionnelle. Je conseille vivement la lecture puis le visionnage. La théorie Marxiste selon laquelle le chômage sert le patronat est plus que bien expliquée (certains témoignages sur le ramassage de fraises l'été dernier y ressemblent tout à fait). De ce point de vue, Steinbeck a du avoir la vie dure en tant qu'américain! A l'est d'Eden, un peu en deça, a été réalisé par Elia Kazhan et interprété par le légendaire James Dean.
Puis vient Des souris et des hommes, roman qui forme un courant à lui seul. Une histoire humaniste sur la différence et également la justice! Comment juger un homme qui n'est pas raisonnable? (voir ici).
Enfin, que dire de la Coupe d'or, récit épique de Henry Morgan, de Tortilla Flat, des Paturâges du Ciel, de Au Dieu inconnu, de En un combat douteux... Sérieusement, son travail mérite qu'on s'y attarde et particulièrement the Grapes of Wrath (les raisins de la colère).
Illustration: John Steinbeck.

Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils à Milan: cette simple phrase peut laisser imaginer la suite! Le vieux n'aime pas cette ville du Nord, polluée, antipathique et
tellement différente de l'Italie du Sud qu'il chérit!
Il m'arrive parfois de piocher un livre parmi d'autre sur les rayons des librairies et de l'acheter afin de découvrir quelque chose de nouveau. Le résultat est variable,
mais il arrive que je tombe sur de véritables perles! Les aventures de Nasr Eddin Hodja ont été, je crois, l'une de mes plus belles découvertes littéraires!












