Je trouve un peu réducteur d'opposer les deux systèmes que sont le capitalisme et le communisme puisqu'au bout du compte, ils se ressemblent!
Qu'il y ait des différences entre les deux modèles est évident! D'un côté, une société organisée collectivement et sans classes, ayant abolie la propriété privée
et dont les moyens de production sont mis en commun. Le but du système communiste (en théorie) est donc de garantir les besoins pour tous afin que chacun puisse donner ce qu'il
peut à la construction d'un monde meilleur! De l'autre, une société basée sur l'individu et non le groupe, dont la doctrine principale est la méritocratie. Les riches tirent le
pays vers le haut et par conséquent enrichissent les pauvres. Le capitalisme est, au fond, une sorte d'aristocratie décidée unilatéralement par le pouvoir financier!
A première vue donc, les philosophies s'opposent à ceci près que ces deux systèmes sont productivistes! Le comité central n'a jamais travaillé pour les besoins de chacun puisqu'il ne les
connaissait que dans les chiffres! Résultat: surproduction de chaussures une année , de cuillères une autre (Ici aussi, l'offre créait la demande! voir ici)... Les plans quinquennaux étaient une véritable catastrophe en terme d'écoute et d'adaptabilité... pour une philosophie
du besoin, c'est raté! De même, le système capitaliste est productiviste, il n'est pas stable puisque pour se péreniser, il faut qu'il grossisse, s'étende, colonise... une logique
quantitative qui est aujourd'hui remise en cause!
Mais cette logique quantitative n'est pas le seul point commun de ces deux idéologies! La surveillance est vitale pour ces deux systèmes. L'un a une telle contestation interne de par
son manque de liberté (comment, sur la simple volonté, imposer une doctrine qui ne récompense pas plus ceux qui ont des responsabilités?) qu'il a recours à une police du renseignement afin
d'avoir des oreilles à chaque coin de rue. L'autre donne tellement de liberté à ses brebis qu'il est contraint de les ficher pour savoir qui est qui (fichiers clients, caméras, pièces
d'identité...). En quoi est-ce différent d'un fichage du KGB? Diviser pour mieux régner convient assez bien aux deux systèmes (règne des rentiers ou règne des bureaucrates)!
Le Monde Libre, mon oeil...
Comme disait Jean Ferrat, nous n'aurions donc le choix qu'entre la jungle et le zoo? Beaucoup d'altermondialistes refusent d'admettre que leur idéologie s'intègre dans le capitalisme et
parlent de "troisième voie" quand la plupart ne proposent qu'un polissage du système! Depuis quand le commerce équitable contredit-il réellement l'échange international et l'économie
exportatrice qui nourrit le capitalisme? Notre système économique est, comme tous les systèmes, totalitaire, c'est-à-dire qu'il prend tout en compte! Quand le bloc communiste s'est
effondré en 1991, ses restes ont été absorbés par le système capitaliste qui a mis un certain temps à se remodeler, mais qui, aujourd'hui, a pratiquement terminé de "digérer" ses anciens
rivaux...
A la chute du bloc soviétique, la mondialisation est née! Seul hic, c'est que le "système monde" est trop imposant et écrase les plus faibles. Pourquoi? Simplement parce que sa
gouvernance est beaucoup trop centralisée. La deuxième moitié du XXe siècle, le monde était bipolaire, aujourd'hui, il est centré sur les pays riches! Mais contrairement aux
apparences, les pays riches forment un seul et même pôle: le Centre. Il n'y a pas de multipolarités! Les flux de marchandises en disent long sur cette théorie centre-périphérie.
Tout ça pour dire qu'en opposant ces deux modèles totalitaires, on ne peut en construire un nouveau! Lénine, en instaurant la Nouvelle Politique Economique en 1921, était peut-être
sur la bonne voie... Des moyens de production collectif, mais une part de la production de chacun qui lui revient! Voila à mon sens ce qu'entendait Marx dans son Manifeste
communiste (chap. II): A la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la
condition du libre développement de tous.
La Liberté ne veut pas dire faire n'importe quoi! Et si on a aucune idée d'où aller, aucun chemin n'est le bon... voila pourquoi le projet de société doit primer sur la richesse comme
finalité!
Illustration: Stoon et Rezk. Site web ici.


En 1975, Simone Veil, alors ministre de la Santé
sous Giscard, réussit à faire adopter au Parlement la loi dite "Veil" sur l'avortement. Depuis, cette femme caracole en tête des personnalités politiques les plus appréciées des Français!












