par Chacalito
Mercredi 15 août 2007
Un bonne alimentation est, j'en suis persuadé, la base d'une
bonne santé. Même si cet unique élément de réponse n'est pas suffisant, il est troublant de constater qu'à mesure que notre alimentation et nos rythmes de vie se modifient, le déficit de la
sécurité sociale ne cesse de se creuser.
La médecine moderne est à ce point avancée qu'elle a la possibilité (dans nombre de domaines) d'apporter un traitement qui corrige nos déséquilibres. Malheureusement,
cette même médecine fait face à de plus en plus de maux et le phénomène ne fait que commencer... car qui sait les effets qu'auront à long terme notre alimentation actuelle (OGM, McDo, sandwichs, sous-consommation de légumes et uniformisation des repas) sur notre corps?
En voulant se couper des saisons, l'Homme moderne s'est peu à peu coupé de sa base, des connaissances traditionnelles loin d'être inutiles. La technologie lui permet
en effet d'être encore moins vigilent! Or, à trop vouloir maitriser la Nature, nous ne comprenons plus son fonctionnement et, parallèlement, le nôtre.
Le corps est une machine complexe qui a besoin d'équilibre. Les médicaments, nécessaires dans certains cas, ne sont pas toujours utiles. Un bon médecin devrait être
capable d'apprendre à son patient les rudiments de la médecine. Ainsi, pourquoi allez consulter pour une gastro-entérite bénine quand on sait pertinemment qu'il nous prescrira une diète, beaucoup
d'eau et de simples pansements gastriques (bananes, riz, eau de riz)? Les antibiotiques sont la plupart du temps destinés à rassurer le patient...
L'alimentation a, de tout temps, répondu à des codes. Souvent, la religion imposait des rythmes car elle savait d'expérience que ces rythmes étaient bons pour la santé (prendre le
temps de manger). De même, les interdits alimentaires ne correspondaient qu'à une protection contre les maladies (l'hygiène n'étant pas la même). Continuer de tels rituels à l'heure actuelle (pas
de porcs chez les musulmans par exemple) me paraît donc amusant car cela reproduit une habitude qui n'est plus d'actualité! Pourquoi pas, mais ne pas le faire équivaut-il à ne pas respecter sa
Religion?
En résumé, mieux vaut prévenir que guérir. En réapprenant les vertus des aliments, nous retrouverons peu à peu un équilibre qui nous fait défaut. La naturopathie, l'homéopathie et
autres médecines tentent de le faire (même si on ne peut nier qu'il existe des dérives). Une simple tisane à la verveine contre une fatigue nerveuse, un morceau de sucre contre les coups de
fatigue ponctuels...
Illustration: Joann Sfar,
le chat du rabbin.
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