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Klask

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 12:30
ayeaye.jpgLoin de moi Brigitte Bardot et son émotion pour les gentilles "bêbêtes". Lorsque je pense à la survie des espèces menacées, je le fais avec la tête froide. L'Homme doit se nourrir! Aujourd'hui pourtant, nombre d'espèces disparaissent sans qu'on les chasse...

Je pourrais moi aussi vous faire pleurer dans vos chaumières en vous disant qu'un jour, en regardant votre télévision, on vous apprendra que l'éléphant a disparu. Ce jour-là, peut-être, de par la symbolique du pachiderme, un mouvement populaire se mettra en marche! En attendant, des centaines d'espèces disparaissent chaque années et ce n'est pas naturel.

Pour citer un exemple parmi d'autres, en 2006, le dauphin blanc du fleuve Yangtze appelé "baiji" s'est éteint (voir ici). La disparition d'un des derniers dauphins d'eau douce, victime de la surpêche, des sonars humains et sans doute de la pollution chinoise, nous annonce de nouvelles extinctions (d'une nouvelle ampleur celles-ci).

Car ce que ne comprennent pas ceux pour qui l'écologie n'a aucune espèce d'importance, c'est qu'en sauvegardant la faune (espèces animales) et la flore (végétaux), en préservant l'habitat naturel, c'est également l'Homme que nous sauvegardons! Quand j'étais petit, j'avais un poster d'un chef indien (la plume, pas le point!), qui disait à peu près ceci: "si les animaux venaient à disparaître, l'Homme mourrait d'une grande solitude d'esprit".

Au-delà de la poésie entretenue pour les fables, la philosophie quasi-panthéiste des indiens nous rappelle que "ce n'est pas la terre qui nous appartient, mais que nous appartenons à la Terre"
(Sitting Bull). En la détruisant, nous nous détruisons! Je n'ai jamais douté de la capacité qu'avait l'Homme à s'autodétruire, mais aussi vrai que je tiens à la planète, je tiens à l'Homme, aux civilisations qu'il a bati, aux peuples...

Si je ne souhaite pas vivre dans une jungle, je ne souhaite pas non plus vivre dans un zoo (comme disait Jean Ferrat) et c'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui. Nous préférons garder un souvenir de ce qui fut, plutôt qu'envisager de nous développer autrement.

Chaque jour, je lis les mêmes articles (exemple ici), mais rien ne change. Comprenez, politiques, que c'est avant tout les décisions d'aménagement qui mettent en péril les espèces et que les parcs naturels (musées?) n'y changeront rien! C'est notre place sur Terre qu'il faut revoir, pas la couleur de notre voiture...

Illustration: bébé aye-aye né en captivité. Espèce menacée.
Pour en savoir plus, voici un article très intéressant sur le sujet: arrêtons le massacre.

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