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Klask

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 10:34
31/10/2007

Le projet de réforme de la carte judiciaire du gouvernement a fait l’objet d’un voeu du Président du Conseil régional de Bretagne (Jean-Yves Le Drian) lors de la dernière séance plénière qui a eu lieu ce vendredi 26 octobre. Ce voeu dont vous trouverez l’intégralité ci-dessous a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée régionale.

(note perso: enfin un sujet d'entente entre les bretons! Même si la réunification n'est pas encore abordée.)

« Le projet de réforme de la carte judiciaire du gouvernement fait peser de lourdes menaces sur de nombreux tribunaux en Bretagne. Ainsi
- les tribunaux de grande instance de Dinan, et Morlaix, Guingamp,
- les tribunaux d’instance de Quimperlé, d’Auray, Lannion, Loudéac, Montfortsur- Meu, Châteaulin, Ploërmel, Vitré, Pontivy, Lannion,
- les conseils de prud’hommes de Morlaix, Guingamp, Dinan, Fougères et Redon,
- les tribunaux de commerce de Brest, Saint-Brieuc et Saint-Malo
risquent de disparaître.

Il nous faut aussi garder en mémoire le risque d’amputation du périmètre de la Cour d’Appel de Rennes par le transfert de la Loire-Atlantique vers la Cour d’Appel d’Angers. Nous avons déjà exprimé notre profond désaccord lors de la session des 5 et 6 juillet 2007.

Même si la question de la rationalisation des moyens est légitime, la réponse apportée aujourd’hui sans concertation ni étude d’impact n’est pas acceptable : une approche globale, intégrant les conséquences économiques et sociales des suppressions et transferts proposés sur le tissu local, devra être prise en compte. La réforme de l’Etat ne peut être synonyme de moins d’Etat mais de mieux d’Etat. La justice est un droit inaliénable pour tout citoyen français. Son égal accès pour tous est un devoir constitutionnel pour l’Etat. Les nouvelles technologies ne remplaceront jamais l’obligation de venir aux audiences. La dématérialisation des procédures obligera toujours aux rencontres de conciliation et aux prononcés des jugements en séance publique. Une meilleure organisation est nécessaire mais un principe reste intangible : c’est celui de la proximité de la justice et du justiciable.

La réforme doit impérativement trouver son point d’équilibre entre proximité, collégialité et modernisation. Nos territoires, divers, ne doivent pas subir une réforme mécanique de la carte judiciaire car cela se fera au détriment des droits des citoyens. Cette réforme ne peut être étudiée sans la concertation des élus, des professionnels de la justice, des usagers et sans une conception humaine de l’aménagement du territoire.

C’est une réforme qui doit annoncer clairement quel est le but recherché : une économie de postes de magistrats ou la volonté d’améliorer le rendu de la justice ?

Des propositions alternatives existent et passent par la révision du périmètre des compétences par exemple des TI aussi bien que par la création d’un tribunal de la famille ou, pour les affaires complexes, de tribunaux spécialisés, mais sans excès.

Nous, élus bretons, demandons à la Garde des Sceaux de surseoir à toutes décisions de fermetures et d’engager une véritable concertation conformément à « la Charte sur l’organisation de l’offre des services publics » signée en juin 2006 entre l’Etat, les collectivités et les principaux opérateurs. C’est encore plus vrai pour la Justice garante de la République ».

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