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Klask

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 10:37
direction-route-karaez.jpgDa bep lec'h, Da lec'h all... la signalétique routière en breton s'est progressivement banalisée. Si cela peut paraître anecdotique, il faut tout de même savoir que la traduction d'un certain nombre de mots a fait l'objet de discussions, de débats, de recherches.

En effet, la langue bretonne ayant subi un coup d'arrêt, les mots les plus récents n'avaient jamais été traduits. Ainsi "rond-point" n'avait pas d'équivalent en breton avant que ces linguistes ne trouvent le mot "Kroaz-hent tro" signifiant littéralement  "carrefour en cercle"
(désolé pour les puristes).

Malgré cela, on trouve encore des critiques qu'ils soient bretonnants (ceux qui voudraient le respect des dialectes locaux plutôt que le breton unifié (KLTG)), gallésants (ceux qui refusent que la Haute-Bretagne soit soumise au bilinguisme car, disent-ils, "ces territoires n'ont jamais parlé breton" ce qui est faux puisque c'est le gallo qui s'est imposé plus récemment!) ou anti-bretons (pour qui seule la langue française est autorisée sur le territoire de la République).

Pour ma part, je ne comprends pas vraiment les associations anti-bilinguismes (français-KLTG) qui recouvrent les panneaux de bandes noires (voir site). Ils refusent d'être considérés comme des anti-bretons (ce que je veux bien admettre), mais par ce geste, ils font involontairement le jeu des pires nationalistes français (Chevênement pour ne pas le nommer) pour qui le breton ne mérite pas d'exister.

Reconnaître le gallo encore une fois, oui, mais pas au prix du breton!

Illustration issue de ce site: ici.

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commentaires

Christian 07/12/2007 16:37

Bonjour : j'adhère presque entièrement au contenu de cet article, avec quelques remarques cependant. Le débat sur l'appellation de certaines communes n'est pas uniquement une affaire entre partisans d'un breton unifié et partisans de noms respectant les dialectes. En Morbihan le conseil général nouvellement élu en 2004 a voté à l'unanimité le bilinguisme routier. Mais le département n'a  pas cherché, ensuite, à consulter les communes qui  sont, quand même, concernées par le choix de leur nom en breton. Du coup, certaines communes voient installer chez elles des panneaux dont les noms les surprennent d'autant plus qu'elles n'ont pas été consultées. Cela est le cas de La Trinité sur Mer. Cette commune avait installé depuis longtemps un panneau en breton à l'une des entrées, et elle avait choisi "An Drinded"... Bien des années plus tard, le département arrive avec ses nouveaux panneaux sur lesquels figurent : "An Drinded-Karnag"... Du coup, la municipalité trinitaine a choisi de cacher ce "Karnag", notamment pour éviter toute confusion avec la commune de Carnac, voisine. Le nom "An Drinded Karnag" n'est plus utilisé, et date du temps où ce port faisait partie de la commune de Carnac. Il s'en est détaché depuis 1860 (à quelque chose près). Pourquoi aller chercher un nom si loin ? Pour marquer la primauté historique du breton sur le français dans cette région ? Serait-il aberrant de traduire le nom français en breton ? Les noms de communes choisis pour figurer sur les panneaux routiers devrait faire l'objet d'une approbation par les conseils municipaux, cela me paraîtrait assez démocratique. Plus démocratique en tout cas que la procédure actuelle...Kenavo deoc'h ha kalon vatChristian Le Meut

Chacalito 08/12/2007 09:45

Ok, ça se tient... je ne le savais pas.GAel.