Avant de finir cette année et pour ne pas la
commencer de manière trop triste, je voulais rendre à mon tour hommage à Julien Gracq. Ce simple nom me bascule cinq ans en arrière, à l'époque, où je parcourais les couloirs du lycée
Guist'hau à Nantes. C'est dans cet établissement que j'ai découvert le Rivage des Syrtes qui, bien que très difficile d'accès, m'a ouvert un monde littéraire jusqu'alors
méconnu.
A l'âge de 97 ans, Julien Gracq s'est éteint le samedi 23 décembre 2007. Ecrivain atypique, on se rappelle surtout de son refus du prix Goncourt, mais également de sa fidélité à son
premier éditeur José Corti.
Julien Gracq est aussi l'auteur d'un essai sur la ville de Nantes (La forme d'une ville), ouvrage qui n'a rien à envier à ceux écrits par les géographes, la touche littéraire en
plus! Ce livre est une déclaration d'amour à la ville de Nantes pour cet homme rigoureux, ce styliste qui ne s'est jamais défini comme breton, mais qui était très lié à cette
région.
J'ai lu ici ou là des artciles contradictoires à ce sujet, mais je préfère ne pas mêler Julien Gracq à la politique. Julien Gracq ne vivait que de livres, inutile de le politiser
posthumement!