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Klask

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 13:55


Et voilà, démonstration de force à la festimanif de samedi dernier même si les journalistes nous ont encore sous-estimé en annonçant 6000 participants soit à peine plus que la police qui parle de 5500! J'en ai fait un paquet de manif' de la sorte et je suis prêt à parier que nous étions au bas mot 10000. Plus d'une heure de cortège dans les rues de Nantes!

Parmi la foule, une vague jaune scandant slogans sur slogans et plus déchaînée que jamais: l'UDB! Honnêtement le seul parti politique visible pendant la manifestation même si l'on a pu apprécié la présence de Jean-Yves Le Drian, invité de poids pour la revendication. 250 militants du parti et plus d'une centaine de sympathisants sans compter les élus qui défilaient en tête et les camarades dispatchés dans les différents groupes: Ai'ta, Bretagne Réunie, Diwan, Div Yezh, Dihun...

Le rassemblement fut donc un succès d'autant plus important que cette manifestation a été investie par la jeune génération: des jeunes de l'UDB en passant par Ai'ta, le collectif 44 = BZH, les jeunes de Diwan, des bagadoù... il est bien loin le temps où l'on disait que les militants bretons étaient de vieux barbons!

Bras dessus, bras dessous, ce sont plusieurs générations qui ont défilé pour la réunification, des droits pour la langue bretonne, des compétences supplémentaires pour la Région (qui s'est transformé chez nous en "autonomie", normal) et pour contester de cette réforme mis au placard qui viserait à professionnaliser les amateurs.

Vidéo disponible ici.
Une deuxième disponible là.

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commentaires

Kerrain François 29/09/2008 12:48

Salud ditOn retrouve constamment les mêmes refrains concernant le problème du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Je ne pense pas que cette catégorie de militants ligériens soient très nombreux mais leur discours vaut la peine d'être décrypté car il est tellemnt révélateur du jacobinisme politique et du matraquage intellectuel que la population bretonne a subi depuis la mise en place de l'école de Jules Ferry. Ce nationalisme échevelé que le système dit "éducatif" leur a inculqué a pour effet de faire de ces personnes, qu'elles soient jeunes ou âgées, des négationnistes et des fanatiques.Négationnistes et fanatiques puisque les réalités les plus évidentes sont remises en question. Qui peut nier de bonne fois que la Loire-Atlantique n'est pas historiquement bretonne ? Qui peut mettre en doute -s'il est de bonne foi- l'origine bretonne de la grand majorité des noms de lieux dans le pays de Guérande? Qui peut contester que la conscience bretonne ne subsiste pas dans ce département, malgré tous les efforts déployés par l'appareil d'Etat et ses valets, malgré les dépenses inouïes dépensées dans leurs opérations régulières de désinformation ? Cette résistance de la conscience bretonne, en dépit de ce harcèlement psychique et de ce bourrage de crânes inlassable, c'est quelque chose d'étonnant et de merveilleux. Cela atteste en tout cas que les opérations fondées sur la duplicité et le mensonge atteignent assez rapidement leurs limites.Mais il existera un certain pourcentage d'individus qui ratifieront ce que j'appelle "l'idéologie française", pour laquelle les noms de Bretagne, Corse, Alsace, Catalogne ne signifient plus rien, que la France -à l'exception de toutes les sociétés de la Planète- est une pure "communauté de citoyens". Ce qui les conduit à jeter l'anathème sur ceux qui ont une conscience bretonne, corse, bqsque, catalane- ils oublient qu'il s'agit la grande majorité de la population- et à taxer de communautaristes et de nationalistes ceux qui s'attachent à défendre ces communautés premières. Bien entendu, -mais est-il besoin de le préciser ? - la grande majorité de cette population n'éprouve pas le besoin d'aller manifester, tout simplement parce que la militance restera toujours l'apanage du petit nombre. Il importe donc de faire une distinction entre la conscience bretonne, profondément inviscérée dans la population bretonne en général -Loire-Atlantique comprise - et engagement militant. Il n'en reste pas moins que la présence de plus de 10000 manifestants dans les rues de Nantes est très emblématique de cette volonté de résistance ; et l'Etat ne s'y trompe pas qui donne des ordres à la Télévison "régionale" pour que cet évènement soit passé sous silence.J'aborde un second aspect qui m'intéresse davantage. Il est quasiment impossible de convaincre des gens tellement endoctrinés.Ils sont dans doute sincères et sympathiques, mais ils sont passés par la moulinette de l'Etat et donc réfractaires à tout argument de raison. Je préfère soulever un autre problème qui vise directement Gael et Kevin : je veux parler du thème des "langues de Bretagne". Je trouve qu'il ya beaucoup de bouillie dans les têtes à l'heure actuelle et que ce thème récurrent des "langues de Bretagne"est particulièrement pernicieux. Tous les partis politiques bretonsy vont de leur ritournelle, et Emgann -le plus insignifiant de la bande- fait de la surenchère.Il ne s'agit pas de s'en prendre au gallo et de lutter contre tous ceux qui sont attachés nostalgiquement à leur dialecte d'origine. Mais il convient de faire là encore une distinction entre les langues purement orales et les langues écrites. Le gallo, une variante de la langue française, (celle-ci n'est que l'une des figures des langues d'oil et elle a prévalu pour des raisons historico-politiques), n'a pas développé de littérature. Quelques chansons populaires et quelques contes ou la traduction d'une ou deux bandes dessinées ne suffisent pas à faire de cette langue un véritable vecteur civilisationnel. Aussi suis-je inquiet de voir le zèle dont font preuve, essentiellement par opportunisme ou irréflexion totale, un certain nombre de militants politiques et culturels bretons pour mettre le gallo sur le même pied d'égalité que le breton. J'imagine qu'en haut lieu on doit se lécher les babines faceà ce Trafalgar. Une petite question toute simple que je vous poser à tous deux : connaissez-vous l'origine histoirque de cet engouement pour le gallo ? Savez-vous qui est devenu dans les années 70 le chantre de ce dialecte ? Et quelles ont été les motivations de son engagement? Et savez-vous assi pourquoi l'Etat s'est emparé brusquement de ce thème et continue inlassablement à invoquer les 72 "langues de France ?" Et ce n'est sûrement pas Christine Albanel qui fera fi de cette pièce maîtresse d'un dispositif idéologique si précieux !A bientôtFK

Chacalito 29/09/2008 13:52


Fanch,

Aux dernières nouvelles, j'avais même entendu plus d'une centaine de langues pour la France! En relisant certains de mes articles, tu ne trouveras pas autre chose que ce que tu dis. Si le parti
défend aussi le gallo, je ne me sens pas concerné car ce n'est pas ma culture. Les gallésants aiment critiquer le CRB pour sa non-aide au gallo (ce qui, en plus, est faux), mais je dis qu'étant un
dialecte de la langue d'oïl, ils feraient mieux de se tourner vers l'Etat français. Je sais pertinemment pourquoi les gallésants bénéficient du soutien des pires jacobins.

Cependant, comme tu le souligne, il est clair que, de plus en plus, ce sont les bretonnants qui défendent le gallo ("Emgann, le plus insignifiant de la bande?", je ne suis pas vraiment d'accord,
mais passons). Je n'y vois pas d'inconvénients, mais que l'on ne vienne pas me dire que le gallo est une langue bretonne. Et que l'on ne me demande pas de l'apprendre...  En tant que langue
(ou dialecte), elle/il mérite d'être préservé (s'il reste des locuteurs), mais ça ne me concerne pas.

Avant l'article sur Albert Poulain dans le PB, je n'avais jamais vu quelqu'un qui ai développé un art gallo. Mais cela ne veut pas dire que les gallésants n'existent pas.

Gael.



Halleguen 24/09/2008 20:59

à Christo et à Jean François :
encore des qui n'ont pas compris, et qui inventent...
10 000 personne à la manif à Nantes, c'est quand même pas rien, non ?
On est encore à l'ordre du jour puisque la jeunesse y était au rendez-vous !
Et sachez que d'après plusieurs sondages, les habitants de la Loire-Atlantique se sentent pour plus de la majorité bretons, et opteraient pour un ralliement à la bretagne...
quand au breton dans les services publics, la question ne se pose même pas ! C'est quand même la langue du pays, non ?
Enfin bon...
De toutes façon dès qu'on leur expose des arguments ils se taisent...
ps : il y a deux vidéos sur kaouenn.net :
http://www.kaouenn.net/?q=br/node/655
et ici
http://www.kaouenn.net/?q=br/node/656
 

Chacalito 24/09/2008 21:47


Merci pour ces vidéo!

Gael.


Kevin 24/09/2008 00:23

encore une fois, j'y met mon grain de sel ;)concernant la réunification et l'quilibre économique: c'est clair qu'il y a un problème déja existant d'équilibre au niveau breton, ou la basse bretagne  est défavorisée et marginalisée par un pole nantes-Rennes. est ce que la réunification va aggraver ca? si elle va de pair avec une augmentation des compétences au niveau breton, je crois qu'au contraire cela permettra de mieux travailler sur le sujet pour permettre de résorber le déséquilibre.Maintenant, concernant l'Emsav quasi excluusivement bas breton dans ses revendications, je vous suis très largement, même si il y a des nuances à apporter.Emgann a pris clairement position en faveur du gallo et a meme traduit de nombreux com et sa base programmatique en gallo si je ne me trompe. Plus récemment, chez les jeunes du parti breton dont je fait partie, on a choisi une règle simple pour nos affiches: soit on les fait trilingues, soit  monolingues francophones si on ne peut pas faire autrement (voir sur notre site pour plus d'infos, en section photos). mais on ne met jamais de breton sans gallo, pour des affiches qui sont collées de Brest à Nantes. je ne vais pas vous cacher que ca ne fait pas l'unanimité au sein du parti, mais au moins le débat existe.Pour le reste ben... pas grand chose malheureusement.le problème tiens à la façon dont on conçoit le pays: pour moi, la Bretagne est biculturelle dès l'origine, et le sentiment national ne tient pas à une culture commune mais à une histoire partagée et surtout une volonté de porter un projet d'avenir. le nationalisme brezton est par nature un nationalisme civique, par opposition à culturel. si c'est un nationalisme culturel, c'est un nationalisme bas-breton. et effectivement ce nationalism ethnique ne constitue en rien un progrès par rapport au jacobinisme français, au moins sur le plan culturel.ceci dit, il y a un autre problème que vous occultez complètement: vous présentez la haute bretagne comme ne s'intéressant pas du tout au breton. C'est faux. déja historiquement certains coins de haute bretagne sont très attachés au breton (je pense à redon notamment). ce n'est pas une majorité des coins mais ca existe. et ensuite la demande social et la vision des diffférentes langues évolue. on peut regretter que le gallo n'aie pas bénéficié de la meme revalorisation symbolique que le breton depuis les années 70. n'empèche que beaucoup de gens de haute bretagne s'intéressent désormais plus au breton qu'au gallo. faut-il mépriser ce sentiment, et donc la démocratie (la volonté populaire de voir le bretone exposé) pour des raisons d'implantation historique?je n'ai pas de réponse toute faite.voila quelques éléments en vrac, et pour finir sur l'Europe, j'ai la flemme d'argumenter pour vous montrer en quoi vous vous trompez, alors je vais juste prendre mon cas personnel: Je suis membre du parti breton, et en même temps des jeunes européens, asso fondée entre autres par Giscard et dont l'objectif est de promouvoir la constitution d'une europe fédérale. je suis nationaliste ET internationaliste, et pour moi les 2 vont naturellement ensemble.Tirez en les conclusons que vous voulez.

Chacalito 24/09/2008 01:27


Je te conseille la lecture du PB du mois avec une interview d'Albert Poulain, un des promoteurs du gallo.

je suis d'accord avec certaines choses que tu as dites, mais en même temps, soyons honnêtes. Le gallo serait autant aidé s'il bénéficiait d'un soutien populaire. Or, ce n'est pas vraiment le
cas.

Bertaeyn Galeizz essaye et tant mieux s'ils réussissent. Comme tu le vois sur ce lien, ils sont aussi aidés par les collectivités:
http://www.bertaeyn-galeizz.com/

La division haute et basse-bretagne, même si elle existe, est largement surestimée à mon goût: j'en ai assez que l'on oppose les deux comme on oppose KLT(G) et Vannetais. C'est stérile. 

Quant au nationalisme civique ou culturel, peux-tu préciser? J'avoue que je ne suis pas trop. Ne te contredis-tu pas? Puisque tu dis plus haut que la Bretagne est bi-culturelle (tri-culturelle
même), selon toi, quand on revendique, c'est pour UNE des trois cultures?

Nous scandions "droits pour NOS langues" lors de la festimanif, pas uniquement "justis evit ar brezhoneg".


cecyl 23/09/2008 17:05

ça pourrait faire une belle statueun peu de ciment là dessuset voici la statue de la liberté de bretagnepsles chapeaux ronds ca protège mieux du soleilqu'un magazine - le peuple breton peut être

Christo 23/09/2008 14:22

Sur les 10000 combien sont réellement nantais? Dans ce débat on oublie aussi largement les habitants des autres habitants/politiques de la région Pays-de-Loire. Quant au débat sur Nantes en Bretagne ou non il n'a d'intérêt que pour les nationalistes bretons qui parlent de bretagne historique en oubliant que l'histoire de nantes a débuté avant la bretagne, et que le nantais fut réellement annexé au duché après les plantagenêts. Enfin, Nantes capitale, laissez moi rire, elle le fut uniquement aux dépends de Vannes sous François II.

Concernant JF, autant le laisser où il est mais vous ne pouvez pas négliger le malaise qui commence à se faire sentir en Haute-Bretagne devant la monopolisation du débat par l'Emsav qui est exclusivement bas-breton dans ses revendications. Malaise qui est un mélange de condescendance, culpabilité (les enseignants haut-bretons ont été ceux qui ont appris le Fr aux écoliers de basse-bretagne), mais aussi de défiance devant un envahissement de la sphère public par le tout breton.

L'UDB participe largement à cette ambiguïté. On peut raillé un JF aux propos provocateurs mais il faut ce souvenir que ceux qui ont commencé à barbouiller des panneaux étaient moins de 300 pékins. Toute action dans un sens entrainera inévitablement une réaction. Est-ce que le fait de mettre un affichage en breton dans le métro de rennes a un intérêt? un sens? Comment est-ce ressenti par les autochtones? Apparemment une minorité s'interroge.

Maintenant, l'ajout de Nantes à la Bretagne aura une incidence plus que néfaste dans l'équilibrage régional où encore une fois, le centre de gravité économique sera encore plus déplacé à l'est. Personnellement, nous n'avons rien à y gagner. Et même si votre programme d'autonomie venait a être appliqué il y a 120% de chances que cela ne change rien et qu'au contraire cela affaiblisse encore plus le centre bretagne et l'ouest. Mais le développement de l'économie n'est pas votre priorité. Personnellement j'ai un peu l'impression que les partis breton ne sont en rien différents des Jacobin avec une bretagne une et indivisible et plus symptomatique, un Peuple breton qui serait unique, avec une seule histoire, une seule culture (celte bien évidemment), une seule langue (le breton forcément). En tout cas derrière cette manifestation aux revendications diverses (droits associatifs, Nantes en bretagne, langue bretonne) on ne voit pas très bien ce qui est autre chose qu'un nationalisme de bas étage. Pourquoi l'UDB ne brandissait pas de drapeaux tricolores? j'aimerai bien savoir en quoi moi qui me sent très bien français je peux adhérer à cette vision d'une bretagne où j'ai de plus en plus le sentiment que tout est bon pour dénigrer mon pays (et le plus souvent de manière irrationnelle). C'est à devenir fou car j'aime aussi ma région comme tout le monde. Mais l'heure est à la monté des nationalismes en Europe (basques, catalans, corse, kosovars, ossètes, hongrois de roumanies, flamands, etc.) ce qui ne laisse pas présager d'un avenir radieux et d'une amitié entre les peuples. Est-ce finalement l'échec de l'Europe? Je commence à le croire.

Chacalito 23/09/2008 19:57


Bonjour Christo,

Le ton étant nuancé et assez honnête, je ne jouerai pas le sarcastique même si le terme de "région Pays de Loire" m'amuse beaucoup.

Je crois que vous vous trompé sur de nombreux points. En premier lieu sur le fait que Nantes en Bretagne n'intéressent que les nationalistes bretons. Certes, pour nous, c'est une question
sentimentale aussi, mais ce projet a également une justification territoriale. Moi qui ait étudié l'aménagement du territoire, je peux dire que l'Etat français a fait en sorte que Nantes se tourne
vers Paris quand en réalité l'axe Quimper-Nantes est une réalité.

D'un point de vue géographique, une Bretagne réunifiée est cohérente et puissante. Mais la France a toujours eu beaucoup de méfiance vis-à-vis de ses régions (justement par peur du
séparatisme).

J'ai lu aussi Alain Croix dans le mag' nantais "place publique" (fort bon au passage) et je sais pertinemment que Nantes n'est pas plus la capitale que Rennes ou Vannes ou même Carhaix. Cependant,
et ça vous ne pourrez le nier, Nantes a toujours été le poumon économique de la Bretagne et l'arracher aux bretons était aussi une manière d'affaiblir ce qu'ils étaient (ou ce qu'ils auraient pu
être). Bref, toujours tirer vers le bas...

Déplacement du pôle économique. Mais il existe déjà! Croyez vous que sous prétexte que Nantes n'est administrativement pas en Bretagne, les bretons l'ignorent? ça n'a rien à voir. La
métropolisation résulte du libéralisme croissant et de la non-volonté politique de donner sa chance aux villes moyennes voire aux campagnes. Je suis partisan au contraire d'un retour au pays et je
déteste ici comme en général la centralisation. ça ne m'empêche pas de revendiquer que Nantes soit en Bretagne (et j'y ai vécu).

Envahissement? C'est amusant ce que vous me dites quand on voit la pauvreté du breton dans la sphère publique! Quoi bas-bretons? Il n'y a que les haut-bretons qui parlent ainsi. Pour moi, il y a
UNE Bretagne (mais pas indivisible) avec plusieurs langues.

Est-ce que le breton dans le métro de Rennes a un intérêt? Est-ce que l'anglais à l'office du tourisme à un intérêt? Est-ce que les cours de Chinois ont un intérêt? Est-ce que manger des
galettes-saucisses à rennes a un intérêt? A partir du moment où certains voient un intérêt, oui! D'ailleurs, ce n'est pas comme si on demandait de mettre du corse! Nous sommes encore en Bretagne et
où, mieux qu'en Bretagne, pourrait-on voir du breton?

Je pense que les rennais (pour ne parler que d'eux) sont encore plus pris au piège par la métropolisation. D'un côté, un développement important, de l'autre, une population de Basse-Bretagne comme
vous dites qui arrive. Et qui fait donc bouger la limite linguistique (qui avait bougé au détriment du breton il y a quelques dizaines d'années).

Maintenant revenons sur votre deuxième erreur de mon point de vue: votre vision de l'UDB et de nos revendications. Contrairement à ce que vous pensez, nous n'avons que faire de la Bretagne Une et
Indivisible. Nosu prônons aussi pour un redressement du gallo... mais que je sache, c'est quand même la Bretagne! L'économie ne nous concerne pas? Ah bon! retour au pays, c'est du développement
endogène ce qui veut dire valoriser les potentiels locaux non délocalisables. Ce n'est pas de l'économie ça? Parce que l'UMP connait mieux l'économie peut-être? Quand on entend les discours de
Sarko sur la banque, sur les industries... on comprend qu'il n'y comprend rien!

Dire que l'UDB fait la culture celte est encore plus ridicule car tout bon historien sait que les celtes sont communs à toute l'Europe et que la seule chose qu'il reste de celte en Bretagne, c'est
la langue! Pour le reste, nous avons des mélanges gaulois, celtes, romains sans doute un peu (même s'ils avaient des gouverneurs pour éviter de stationner ici)... je ne suis pas un pur race! Et
pensez cela de moi me choque car c'est un peu comme si vous me traitiez de raciste!

Une seule langue? ça c'est encore mieux... n'est-ce pas l'Etat français qui refusait la reconnaissance des langues régionales? Quelle langue parle-je maintenant? Si je ne voulais qu'une langue, je
parlerai uniquement breton et je ne daignerai pas vous parler. Nous revendiquons la CO-officialité de la langue bretonne soit un statut identique au français! Je n'ai pas la moindre envie
d'interdire au gens de parler français ni d'ailleurs d'imposer le breton à qui que ce soit.

Je concluerai sur l'Europe puisque ce sujet me touche. Je crois que vous avez trop lu les livres d'Histoire du collège qui impute la WW2 au nationalisme. C'est archi-faux. C'est la folie d'une
minorité couplée à une crise financière qui déclencha la guerre. Hitler et cie ont développé un nationalisme violent, intolérant, fermé, expansif contrairement à ce que prône l'Alliance Libre
Européenne qui au final demande une Europe fédéral.

L'échec de l'Europe, c'est justement les Etats-Nations! Je suis nationaliste, mais je me sens français ET breton. Et si vous repassez par là et que vous lisez mes articles, vous verrez que je n'ai
rien d'un homme fermé. Que le racisme pour moi n'a aucun sens et que les frontières sont franchissables sans problème.

Quel rapport entre la volonté d'avoir un Etat (ce qui n'est pas mon cas) et l'amitié entre les peuples? Cessez d'agiter le chiffon rouge. Ce sont vos craintes qui sont irrationnelles! Jusqu'à
preuve du contraire, c'est la France qui refuse l'existence (même minime) du peuple breton. Le Royaume-Uni n'a pas ce problème.