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Klask

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 20:40
Lors de ma scolarité, il était un exercice qui me plaisait: l'explication de textes. C'est ce que je vous propose ici même en ayant conscience de la difficulté de l'exercice. Difficile car le discours de Marine Le Pen est diablement bien foutu et que, pour être tout à fait honnête, je retrouve dans la vidéo que j'ai choisi des pans de rhétorique que je pourrais utiliser notamment sur l'aspect critique du capitalisme. Difficile enfin car il est coutume de dire qu'il n'y a pas pire sort que d'être ignoré ce que nous devrions faire avec le FN. La belle affaire! Quand le FN a des chances d'arriver au second tour d'une élection présidentielle à venir, on a deux choix possibles: jouer les autruches, votre utile en sacrifiant un peu plus de démocratie et faire de la démagogie du type "le FN, c'est mal" OU expliquer le pourquoi il est impensable de voter FN. Pour cela, il faut posséder les clefs qui permettent de percer l'armure des chemises brunes.

Revenant de Berlin, quelques musées dans la tête, me voici frais dispo pour ce numéro d'équilibriste (avec en tête le drame norvégien d'abord attribué à Al Quaida puis à un taré d'extrême-droite). J'ai choisi cette vidéo car elle est à l'image du Front national: parsemé de multiples demi-vérités. Omettre est-il mentir? Pour ma part, la réponse est oui.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3d/Marine_Le_Pen_Palais_des_Sports_2007.jpgD'abord, définissons l'objet. Le Front national a été créé en 1972. Il reste à un niveau très bas jusqu'en 1984 où il obtient un gros score aux européennes. A sa tête, un homme charismatique et habitué des dérapages: Jean-Marie Le Pen. Je ne m'attarde pas. Simplement, je remarque qu'en janvier 2011, c'est Marine Le Pen qui prend le flambeau. La figure sacrée, le vénérable, reste président d'honneur. Et oui, c'est un truc assez courant chez nous ça, l'identification à un chef (ce n'est plus "Marine le Pen", mais "Marine". Moderne? branchée? Terriblement réac' oui!). On retrouve un premier trait pas vraiment porté sur la démocratie. Quand en plus, on fait dans la dynastie, ça commence à puer sérieusement. Mais n'allons pas trop vite en besogne et revenons à notre vidéo.

Passé le bla-bla de présentation, on constate que Marine Le Pen va droit au but. "Nous (FN) = combat pour la nation et la liberté", "eux (méchants) = islamisme et mondialisme". Ce qui nous donne déjà trois informations capitales pour décrire le parti frontiste.

  • La première, c'est qu'ils sont nationalistes, mais pas n'importe lequel: français. Un type comme moi, dans leur jargon, c'est un communautariste ("la République ne reconnait aucune communauté", c'est dans leur programme). Bref, encore une qui a raté un cours d'histoire sur le 19ème siècle et qui confond Etat et nation. Passons...
  • Le deuxième point, c'est nommer l'ennemi. L'islamisme, c'est la menace extérieure, c'est le métèque, l'Autre, celui qui n'est pas comme nous (français). Pas de racisme non! De la xénophobie. Nuance de taille. Le FN ne demande pas l'extermination d'une quelconque "race inférieure", elle demande le chacun chez soi et pas trop de contact. Cela étant, certains de ces membres ont été condamnés pour propos nazis et leur positionnement ni-droite, ni gauche affirmé, l'extrême-centre est un des axes forts de la rhétorique moderne des nazis. Le nazisme, c'est une troisième voie... le national-socialisme.
  • Autre ennemi, le mondialisme et voilà pourquoi le FN attire des "classes laborieuses" comme on les appelait au temps de l'Union soviétique. Le FN, c'est un discours de sécurité national face à l'atrocité de la mondialisation. L'Europe, c'est la dilution de son identité et l'atomisation qui transforme les citoyens en consommateurs.
Sur le capitalisme, le FN n'a pas tort et c'est ce qui le rend dangereux. Mais dit-il toute la vérité? La mondialisation (ajoutons "actuelle") écrabouille les identités au profit de l'individualisme le plus poussé. Mais faut-il pour autant critiquer la possibilité de communiquer avec le monde? Se replier sur ces frontières a-t-il un sens et  est-ce une réponse pertinente? A mon sens non et ce, pour deux raisons. Premièrement, quitter l'Union Européenne, c'est nous condamner soit à l'autarcie (sympa comme perspective), soit à la crise économique car il faudrait que tout le monde joue le jeu. Or, le franc était une monnaie faible qui aurait subi des dizaines de dévaluation si nous n'étions pas rentré dans l'euro (euro qui est une monnaie forte). On pourrait s'attarder sur le rôle de la monnaie, mais là n'est pas le propos. Ce que l'on peut dire, c'est que malgré un constat intéressant: ("prééminence de l'économie sur le politique"), la réponse est un peu réductrice: recréons des frontières! Oui, c'est de notoriété publique: face à la violence de rue, construisons un mur. Ubu ne ferait pas mieux!

Que nous dit ensuite Marine Le Pen? Qu'il existe des menaces (voir plus haut) et que le FN se pose en garant de la paix! La paix, c'est la pérenité des nations ou plutôt des Etats nations car un peu plus tard, elle fustige les libertaires.  Oubliant au passage que l'existance même de moults Etat-Nation est source de conflits quand ce n'est pas de guerre comme en Afrique. Pour elle et son parti, il existe donc une "compétition féroce entre civilisations" ("racines chrétiennes de l'Europe"). Stratégie classique d'opposition. Pas de nuances. Le discours devient choc: les immigrés volent vos emplois. Sur ce point, il est permis de se révolter, mais de surcroît de douter! Premièrement, l'émigration d'un pays dit "en voie de développement" (en réalité pas développés -économiquement parlant bien sûr- du tout) n'est jamais choisie. Deuxièmement, les Etats d'Europe ont besoin de main d'oeuvre car ils ne "produisent" pas assez d'enfants. J'ajouterai: quels emplois sont réservés aux immigrés? (ci-contre le type même du noir qui réussit... courant en France, non?) http://htdocs.kelbtp.com/images/articles/images/emplois-immigres.jpgDe surcroît, le brassage a toujours constitué une richesse importante. La révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV et la fuite des protestants a enrichit les Pays Bas et l'Allemagne et contribué à la ruine de la France sous l'empire du Roi Soleil. Mais enfin, décidément, les cours d'Histoire n'étaient pas la matière préférée de celle qui adûle Jeanne d'Arc, cette espèce de cinglée qui agissaient non selon la volonté des hommes, mais de Dieu donc tout aussi fanatique que les terroristes islamiques que Marine Le Pen dénonce (ceci fait d'ailleurs partie d'une autre critique du FN à venir). 

Anti-fa-Berlin.JPGViennent après la stigmatisation des ennemis intérieurs: les trotskystes, les communistes, les libertaires, les intellectuels (surtout ne pas penser), les élites et les médias au service de ces derniers. Il faut bien comprendre que le national-socialisme a besoin d'un Etat fort pour imposer son programme ou plutôt son non-programme. Les trotskystes entretiennent envers le FN une haine farouche. Internationalistes, ils prônent une révolution mondiale et sont donc plutôt éloignés d'un nationalisme du type FN. Les communistes sont l'ennemi juré, mais pas pour les mêmes raisons. Ils sont les ennemis parce qu'ils incarnent une idée collective et totalitaire (au sens systémique) comme la leur (avec un Etat fort). C'est donc clairement un concurrent. Le libertaire est pire que tout: il est anti-Etat, anarchiste donc dangereux et pour la liberté individuelle (peut-on dire pour un ordre naturel et pas imposé?). Enfin, critiquer "l'élite", c'est le gagne pain du FN: plus la corruption est forte, plus le FN clame: "regardez, nous sommes la morale face au vol". Que dire contre cela? Simplement qu'il faut investir la sphère politique et virer les pourris (peu nombreux au final).

Vidéo 2 (cherchez la suite). Nous en étions donc aux libertaires qui auraient une haine pour la nation et une haine pour la famille. Voilà un des fondamentaux du FN: conservatisme, morale ("travail, famille, patrie"... c'est plus de Pétain que le FN se réclame que d'Hitler). Non que la famille ne soit pas un lieu important, mais l'Etat doit-il s'immiscer dans la vie des ménages? Pour le FN, clairement oui. Il y a, comme dans les religions qu'elles soient catholique, juive ou musulmane, des règles strictes à respecter. Ce faisant, on entre dans une forme de totalitarisme qui veut soumettre l'individu à la tutelle d'une norme. La sphère privée n'existe plus.

J'avoue avoir une faiblesse pour la description de la ville américaine faite par Marine Le Pen. Le géographe qui sommeille en moi ne peut en effet que critiquer la spécialisation des territoires et notamment des villes, les zones d'activités qui saccagent la Bretagne. Oui, j'avoue que jusqu'à sa description de la France, je suis conquis! Hélas, immédiatement après suit la pensée prédominante de ce type de nationalisme: la volonté de briller. Car le FN n'est pas pour l'autarcie comme j'ai pu le laisser supposer plus haut. Le FN est pour que les valeurs de la France soit partagées par le plus grand nombre et singe, ce faisant, le colonialisme d'antan. Ah, l'Algérie Française, c'était quand même plus stable! Ah, l'Indochine française, ils étaient plus heureux tout de même. Le rayonnement de la France, une idée partagée bien au-delà de l'extrême-droite! N'est-ce pas M. Mélenchon?

La méthode du FN. Utiliser des mots durs comme "terrorisme", appliquer à d'autres les concepts que l'on attribue habituellement au nazisme (ainsi, les défenseurs du mondialisme souhaite la création d'un "Homme nouveau"). Enfin, marteler que la France est en danger, faire peur. Et surtout, surtout, flatter le sens patriotique des oreilles qui trainent. Marine Le Pen fustige (avec raison) ceux qui croient que l'Histoire à un sens, mais n'en rappelle pas moins que la France a 1000 ans (et le Troisième Reich alors?). Euh... la France telle qu'on la connait, non! D'où la négation des "communautés" type bretons, basques, corses et autres sous-nations.

Et voilà le couplet qui parle au peuple: une peinture sociale forte où l'Homme tient une place prédominante, où la chef du FN joue du violon sur le sort des miséreux que la charité chrétienne impose de sauver. Un paternalisme déconcertant pour un autonomiste comme moi! Car le bonheur, je ne l'attends pas de l'Etat moi! Cependant, il est nécessaire de constater que la gauche ne parle plus aux plus pauvres, aux déhérités. cet électorat ne vote plus ou s'est barré dans son immense majorité.
Entre les lignes, quelques références à Dieu (bah oui, le FN, c'est une union des plus bizarres entre catho intégristes, nazis, royalistes, fascistes, conservateurs, xénophobes...). A noter d'ailleurs que la présidente du FN s'identifie à la masse laborieuse, fustige les bobos elle qui, évidemment, a connu la pauvreté.

Oui donc à une critique de l'individualisme (je suis d'accord sur le danger d'une individualisation à outrance qui, entre parenthèses, n'a rien à voir avec l'individualisme absolu anarchiste), mais non à ce nationalisme dégoulinant, ce patriotisme qui voudrait que l'on meurt pour sa nation contre les civilisations menaçantes. Je suis nationaliste, mais sûrement pas de ce nationalisme là! Pour moi, la nation n'est qu'une volonté de vivre ensemble et dans "volonté", il y a la notion de choix, de libre arbitre. Il n'y a pas, comme dans le FN, de quelconque imposition, ni de hiérarchie entre les peuples ("notre peuple est un grand peuple"). Et je ne vois pas en quoi aimer son pays garantit le bonheur!

Tous ces discours torves ne prennent pas racine dans l'esprit de tous. Résister, c'est avant tout penser. Et penser par soi-même, c'est être informé. C'est à cela notamment que sert le Peuple breton. C'est ce que j'aspire à faire: informer. Cet article est sans doute incomplet, mais il donne quelques bases.

jesuisceuxquejesuis.JPG

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commentaires

jipe 29/08/2011 11:41



Le complément c'est à nous de le faire, réfléchir c'est le but, même si j'ai parfois et même souvent l'impression qu'une majorité de gens laissent les médias fabriquer pour eux de la pensée
prédigérée. De toute manière, donner des bases de réflexion ne peut pas être mauvais, merci d'y participer.


Jipe



Michel 17/08/2011 09:29



"Un de mes amis flamands m'a raconté que son grand-père, au sortir de la guerre, avait
été exposé dans un zoo par les gradés wallons"


 


Avez-vous des preuves de cela? Dans quel contexte est-ce arrivé? Qui étaient ces
"officiers wallons"?



Chacalito 23/08/2011 12:06



Dans le même contexte que les femmes qui ont été tondues et que les bretonnants stigmatisés pour collaboration. Cela dit, personnellement, je n'ai qu'un témoignage. Mémoire n'est pas histoire,
c'est aussi pour cela que je n'en parle que dans les commentaires et pas sur mes articles.



Jean-Marc 27/07/2011 18:02



Perso je pense que l'UDB est de gauche et n'a aucun rapport avec l'extrème-droite qui est représentée sur la scène politique Emsavienne par ADSAV.


 


Par contre la NV-A est indubitablement un parti douteux qui a des liens avec des partis ou groupes ouvertement fascistes. La fait que des fondateurs et cadres de la NV-A proviennent des ces
groupes ou du vlaams belang en est malheureusement la preuve. Bart de Wever savait pertinemment où il se rendait en donnant une conférence devant le NSV. Je ne crois pas que le président de l'UMP
irait donner une conférence devant les gens des Jeunesses identitaires. 


Je suis étonné par votre remarque sur les média français qui au contraire sont plus que réservés sur ce qui se passe en Belgique et ne parle quasiment jamais des discriminations que subissent les
wallons (que l'on nomme aujourd'hui francophones) en Flandre. N'oubliez pas que ce ne sont pas eux qui ont imposé le Français mais les élites flamandes lors de l'indépendance de la Belgique après
la lutte contre les hollandais. N'oubliez pas non plus que les flamands ont quasiment toujours contrôlé la Belqique et que le découpage régional actuel s'est fait sans tenir compte de la réalité
lingusitique.


Les mythes portés par les nationalistes flamands polluent toute la classe politique en Flandre ce qui explique l'affaiblissement des quelques voix discordantes de Groen et du Spa. 


En conclusion, je ne saurais vous conseiller que de contacter aussi des wallons/francophones de la périphérie pour en savoir plus sur ce qui se passe et ne regardez pas les choses que par le
prisme déformant de vos amis flamands. Ces gens ont aussi des choses à dire et ne sont pas des rats à faire dégager comme le disent les membres du NSV, VB, etc... et l'on aussi clamé des cadres
de la NV-A lorsqu'ils étaient dans ces mouvements.



Chacalito 28/07/2011 11:10



Si cela peut vous rassurer, je n'ai aucun contact avec la N-Va et je ne les apprécie pas plus que ça. Mais je maintiens ce que je dis sur les journaux français. J'ai vécu 3 mois en Belgique et
j'ai une vague idée de ce qui s'y passe. J'y retourne souvent et j'ai des amis de divers milieux, belges ou non, flamands ou non.


 


Enfin, si historiquement, votre affirmation selon laquelle ce sont les élites flamandes qui ont imposé le français est crédible (après tout, ce sont aussi les bretons qui ont voulu s'assimiler et
qui pensaient que leur langue était la langue du passé), dire que ce sont les flamands qui ont toujours contrôlé la Belgique me fait doucement rire. Un de mes amis flamands m'a raconté que son
grand-père, au sortir de la guerre, avait été exposé dans un zoo par les gradés wallons.


 


Quant à traiter quiconque de "rats", non! Pour ma part, le problème "belge" vient avant tout du fait que les deux nations vivent l'une à côté de l'autre et non pas ensemble. La N-VA fout la
merde, je l'accorde, mais dire qu'ils sont fachos, je ne suis pas d'accord. C'est tout ce que je dis et je ne fais pas de jugement autre. Mon article d'ailleurs ne traite pas du sujet.



simon 26/07/2011 23:01


Cet article est un peu gros de la par d'un mec qui est membre de l'UDB qui est alliée à la NV-A dans l'ALE. Bart de Wever ancien membre de la Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbond, qui donne des
conférence devant l'organisation néo-fasciste NSV (Nationalistische Studentenvereniging) et donc le parti est pour un débat sur l'amnistie des anciens collaborateurs de Nazis... Il y a quelque
chose de pourri dans vos analyses.


Chacalito 26/07/2011 23:11



Premièrement, je ne pense pas que la N-VA soit xénophobe. De droite, c'est un fait, mais je me méfie de "l'objectivité" des journaux français quant à leur propension à jeter le discrédit sur les
flamands. Lesquels journaux ne s'intéressent au final qu'à une chose: le français. Ah et puis l'hypothèse selon laquelle la Wallonie demanderait son rattachement à la France. 


 


Deuxièmement, je ne vois pas spécialement en quoi le discours de la N-VA m'engagerait une seule seconde. Je crois que je suis membre de l'UDB (comme vous le rappelez vous-mêmes) et que mon parti
est très clair sur le sujet traité. Donc, chercher à discréditer cet article sous le prétexte qu'un parti de l'ALE aurait des dérapages, c'est un peu court.


 


Enfin, je vous invite à aller jeter un oeil à la composition des groupes au Parlement Européen. Car les socialistes de l'est ne sont pas spécialement des saints (allez demander aux hongrois par
exemple), je ne parle évidemment pas du Parti Populaire européen, ni même des populistes de gauche.



Hervé 26/07/2011 22:11



Votre analogie avec les nazisme prouve malheureusement que vous n'avez rien compris au Front National. Il ne s'agit pas d'un parti fasciste mais d'un parti conservateur. Le nazisme avait un
programme révolutionnaire alors que le FN n'a qu'un programme rétrograde. Tant que la gauche sera obnibulée par le fascisme sans en connaitre les bases de la doctrine le FN aura de bon jour
devant lui. Autant traiter le Sida en se persuadant qu'il s'agit d'un cancer. 



Chacalito 26/07/2011 22:56



Hervé,


 


Je crois au contraire que j'ai bien évité cette analogie trop facile. j'ai simplement dit que certains membres avaient eu des discours nazis. J'ai qualifié, me semble-t-il, le FN
de nationaliste et xénophobe en expliquant justement que rien dans le programme ne laissait supposer qu'il existait des races supérieures ou inférieures.


 


Donc, vous êtes sympa Hervé, mais lisez les textes avant de les critiquer mar-plij.


 


Gael.