Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Klask

Archives

8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:00

hal.jpgComme promis (mais un peu tard pour cause de guerre sans merci contre Orange), la suite...

Je vais faire vite car ce n'est plus d'actualité et que nous entrons dans la dernière semaine de campagne pour les Régionales.

Je n'ai pas non plus chômé à Bruxelles. Au passage, une pensée pour les morts dans l'accident de train de Hal dont j'ai pu voir la carcasse en passant. A noter d'ailleurs que cet accident a ralenti le trafic vers la Belgique pendant des semaines.

Eva-Gun-Iria.JPG

sur la photo, ma trogne, Eva, Günther et Iria

Mon objectif initial était d'aller voir mes amis de Bruxelles car cela faisait deux ans que je n'avais pas mis les pieds dans cette ville. Objectif réussi car je suis tout de suite passé au bureau de l'ALE voir Günther Dauwen (flamand), le directeur, et Eva Bidania (basque), la collaboratrice, tous deux de bons amis. J'ai également croisé Iria Epalza (basque), la coordinatrice de la fondation Maurits Coppieters et ancienne assistante parlementaire de Mikael Irujo (député basque de la dernière mandature).

Ma seconde visite a été pour l'ambasse Bretonne de Bruxelles (en réalité, un bureau commun avec les Pays de Poire et le Poitou Charentes). Je n'ai pas pu croiser Martine Allais (absente), mais j'ai discuté assez longuement avec sa collaboratrice, une bruxelloise très au fait des questions bretonnes et qui m'a dit le plus grand bien de Christian Guyonvarc'h (chargé des relations européennes dois-je le rappeler). Rien de tel que de parler politique à des belges!

Puis, visite du parlement et tour des bureaux en compagnie de Bruno Le Clainche, attaché parlementaire de François Alfonsi et par ailleurs membre de l'UDB. Un petit mot à Ian Hughton (SNP), Alyn Smith (SNP) et Oriol Junqueras (ERC), un petit regret de ne pas avoir vu Jill Evans (Plaid), au Pays de Galles. J'ai croisé également Frieda Brepoels (N-VA) en coup de vent et me suis contenté de discuter avec ses attachés. Pas de Nicole Kiil-Nielsen, ni de Yannick Jadot lors de mon passage. Petite discussion avec Tudi Kernalegenn néanmoins. Et évidemment, j'ai passé toute ma soirée avec François Alfonsi: l'occasion de faire un point sur les élections régionales un peu partout et notamment en Corse où notre partenaire du PNC s'apprête à faire un sacré carton!

friendship.JPG

ici, Csaba Sogor, Tatjana Zdanoka, François Alfonsi, Bairbre de Brùn et Oriol Junqueras.

J'ai ensuite assisté à la relance d'une commission baptisée "Friendship" ayant pour but la mise en place d'un processus de Paix au Pays Basque. Siègent à cette commission tous les députés qui le souhaitent. Pour le moment, tous les membres de l'ALE + Bairbre de Brùn, députée du Sinn Fein très sympa, Eva Britt Svensson et Csaba Sogor, député de droite qui, malgré les tensions de son groupe, s'est joint au processus. La commission est animée par Eva Bidania, membre d'Eusko Alkartasuna et fin connaisseur de la situation basque.

Bairbre de Brùn (Sinn Fein) me semblait d'ailleurs particulièrement motivée. Sans doute car c'est son deuxième mandat et qu'elle a une expérience dans ces sujets complexes (élue d'Irande du Nord). Il faut dire que l'Etat espagnol ne joue pas dans la finesse en interdisant Batasuna alors que le mouvement s'écarte de la violence. On finit par croire que l'Etat souhaite la violence!

Dernière anecdote, chapeau bas aux métros Bruxellois dont toute la signalétique est bilingue. A faire pâlir d'envie les copains d'Ai'ta!

métro bxl
Bref, un petit séjour très enrichissant. A mon retour, je me suis dit, comme Renaud, que "le roi des cons, il est français et ça, j'en suis sûr" quand j'ai entendu deux personnes discuter dans un train et affirmer que les gens de Perpignan étaient "bizarres". Ce à quoi je leur ai répondu: "ils n'ont rien de bizarres, ils sont catalans". Réponse: "c'est ça, bizarres". Affligeant.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Michel 28/04/2010 17:55



La N-VA, parti démocratique ?


http://www.avoixautre.be/spip.php?article1756


http://destexhe.blogs.com/blog2007/2007/10/condamnation-de.html


 



Michel 27/04/2010 14:11



La Belgique n'est pas bilingue depuis la loi de juillet 1932. "Notre système prône un unilinguisme exclusif attaché à un territoire", comme le dit le doyen de la faculté Notre-Dame de la Paix à
Namur,  Paul Wynants. Votre détestation de la France vous font mettre les francophones dans le camps des méchants. Ce ne sont pas les Wallons qui ont imposé le français à la Belgique mais
les élites flamandes qui suivaient en cela la politique des Espagnols et des Autrichiens qui ont imposé le français (et oui). En suis-je responsable? Ce qui se passe en Bretagne est avant tout de
la responsabilité de l'Etat Français et aussi celui des Bretons qui l'ont majoritairement accepté. 


Les Flamands bilingues? Oui, a BXL, non dans le reste de la Flandre où l'Anglais est la 2e langue de la majorité des jeunes. Je ne m'en plains pas. Je veux juste que les francophones et ceux qui
veulent apprendre cette langue soient respectés. Ce à quoi nous assistons c'est la victoire du nationalisme, d'un ethnicisme radical qu'une majorité impose à la minorité. Cette minorité étant
francophone vous permet de ne pas vous sentir concerné si cela vous chante. Cela montre l'impossible construction de l'Europe où les intérêts particuliers primes sur le bien commun.


 


 


 



Chacalito 27/04/2010 16:15



Vous commencez sérieusement à me plaire avec vos petits taquets! Où avez-vu lu sur ce blog que je déteste la France? Je déteste simplement cet Etat, ces hommes politiques à la tête du pays. Il y
a une nuance, je ne suis pas anti-français, ni anti-francophone comme vous essayez de me faire passer.


 


Votre argumentaire n'est pas équitable car il caricature les flamands. C'est simplement ce que j'essaye de dire. Si la Belgique est unilingue et bien, pauvre d'elle. Ceux qui ont fait cela ne
valent donc pas mieux que nos élites jacobins! Les Bretons n'acceptent pas spécialement que leur langue soit délaissé, on ne leur a juste pas posé la question.


 


Plus je vous lis et plus vous me faites penser à ces tarés de l'observatoire du communautarisme qui sont tellement dogmatiques qu'il est impossible d'argumenter avec eux. Le Français doit avoir
des droits, les autres langues... s'il en reste!


 


Concernant la majorité et la minorité, je m'appuye, moi, sur un droit international qui parle de "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Si les flamands veulent leur indépendance, j'y suis
favorable. Je ne pense pas que cela nuise aux wallons. Mais ce n'est pas à moi de le dire. Comme vous le dites si bien, je décide chez moi, pas chez les autres! Je suis contre l'ingérence dès
lors que les choses sont faites démocratiquement.


 


L'Europe ne pourra jamais être construite "à la française"! Car la France n'a que faire de ce projet. Elle s'est arrêtée au début du XXème siècle, au summum de sa puissance coloniale, et
continue de penser que c'est "une grande nation". Pour moi, une "grande" nation n'existe pas. Il y a des nations et elles sont aussi importantes les unes que les autres. 


 


Le bien commun, ce n'est pas forcément la langue française monsieur! Et vous seriez le premier à hurler si les flamands investissaient des villes de Wallonie et demandaient que tout soit bilingue
et qu'ils puissent s'exprimer en flamand. Un peu de relativité ne nuirait pas à votre argumentaire...



Michel 26/04/2010 20:31



Un tableau trop Dual dites-vous? "En Belgique [...] les deux langues sont officielles donc elles ont des droits". Sauf en Flandre où parler Français est parfois risqué.


 


"Et comment interdire de parler sa langue à la maison?". C'est simple en coupant les allocations, en interdisant l'inscription dans les crêche, bref en faisant partir les gens. Dernière histoire
en date. Le gouvernement flamand qui critique tant les francophones ne parlant pas assez bien néerlandais empêche que les professeurs de néerlandais puissent exercer en Wallonie. comment? En ne
les payant pas (puisqu'en Belgique les prof de langue sont payés par leur communauté) s'ils vont en Wallonie. Après c'est la faute des francophones.


Contrairement à ce que vous dites BXL n'a jamais été en territoire flamand mais dans le brabant. Les parlés Germaniques y ont remplacé, en partie, les parlés romans avant que cela redeviennent la
langue majoritaire. Le tracé de la frontière linguistique a été imposée de manière non démocratique en empêchant un recensement pour entouré BXL. Les communes à facilité i.e. Bilingues
posent problèmes uniquement aux flamands, bizarre que celles du côté Wallonie ne connaissent pas de tels choses. 


 


En dernier lieu les Wallons ne sont pas des envahisseurs à BXL mais étaient là avant les flamands et ont toujours été là. Ne suivez pas la propagande du vlaams belang avec les rats fracophones
qui envahissent qui essayent de faire croire le contraire. D'ailleurs les noms fr ancophones des lieux ont été "flamandisés" aux XVIIIe puis à partir des années 40 (merci les Allemands) et enfin
de manière intensive après l'établissement imposé de la frontière linguistique.


 



Chacalito 27/04/2010 12:22



Je confirme oui: un tableau trop dual! Vous persistez à me cataloguer comme un adepte du vlaams belang ce qui est assez incroyable. Ai-je parlé de "rats" pour parler des francophones?


 


Je vous ferai remarquer qu'"interdire de parler sa langue à la maison" selon vos critères se fait chaque jour en France et ce depuis des années sans que je n'ai entendu une seule parole
critique sortant de votre bouche!


 


Alors? Deux poids deux mesures? Le français en Belgique a plus de droit que le breton en Bretagne? Non, parce que si vous voulez jouer aux exemples, j'en ai quelques uns concernant les profs de
breton qui enseignent de l'histoire ou du français pour leur éviter de transmettre le breton!


 


Encore une fois donc, je ne doute pas qu'il y ait des dérives, mais je doute par contre que les méchants flamands qui, EUX, parlent deux langues soient responsables de tout. S'il n'y a pas de
problème en Wallonie, c'est sans doute que les flamands parlent français. J'ajouterai que la frontière linguistique est une réalité. Vouloir la remettre en cause est forcément au détriment des
flamands puisque la langue majeure de Belgique est le français quoiqu'on en dise (puisque le français est plus international que le flamand et est plus parlée à Bruxelles).



Michel 23/04/2010 15:09



N-VA = Ext. Droite. Ils sont issus du Volkunie qui donna le Vlaams blok et la N-VA par la suite de sa dissolution à la fin des années 90/début 2000.


 


Est-ce que si des fascistes d'Adsav créaient un nouveau parti style N-VA vous collaboreriez avec eux? Non, je ne le crois pas. La Belgique n'est pas la France et en France la langue officielle
est le Français et vous trouvez des emplois en Français. En Belgique les langues officielles sont le Néerlandais (et pas le flamands), le Français et l'Allemand. En Belgique si vous êtes
francophone et que vous postulez à un emploi et même si vous parlez néerlandais vous serez discriminés. Des lois sont votées et appliquées pour interdire de parler une autre langue que le
néerlandais dans des relations privées. Des enfants (pas seulement francophones), sont interdits d'inscription dans des crêches car les parents ne parlent pas néerlandais à la maison. La N-VA a
participé à l'élaboration de certaines de ces lois et les soutient. Le peuple flamands de BXL ne soutient pas ses excès car ils sont largement protégés par la majorité francophone. On veut qu'en
retour il en soit de même. 


Votre amitié à la N-VA me pose légitimement problème, en tant qu'Ecologiste. Problème que je pose à Ecolo en Belgique même. Mais rassurez-vous je ne suis qu'un francophone limité de Belgique et
ne vote pas pour un parti français, donc pour le votre, mais pour des partis belges.



Chacalito 23/04/2010 17:22



Ce qui me gêne dans votre discours, c'est que vous brossez un tableau trop dual pour être crédible. D'autant que je sais parfaitement ce qu'était la Volksunie et que ce n'était pas un parti
d'X-droite! Nationaliste certes, mais pas d'X-droite! J'en veux pour preuve que mes copains (ceux là je les connais bien) du SLP (ex-Vlaams progressieven, ex-Spirit) sont AUSSI issus de la
Volksunie et n'ont franchement rien de fascistes...


En France, comme vous dites, c'est tous les jours que le breton est discriminé, mais cela semble vous être égal. En Belgique, comme vous le dites, les deux langues sont officielles donc elles ont
des droits. Qu'il y ait des dérives, je ne le nie pas et je ne nie pas plus que certaines de ces dérives peuvent émaner de la N-Va, je n'en sais rien en fait.


Votre argumentaire ne tient pas. Si vous êtes francophones ET néerlandophones, vous n'avez pas d'emploi? Donc, personne n'a de travail. Et comment interdire de parler sa langue à la maison? Il y
aurait donc à Bruxelles, un flic flamand dans chaque maison de francophones. Ils portent aussi une étoile jaune pendant que vous y êtes?


le souci de ce débat est bien Bruxelles qui est historiquement en "territoire" flamand, mais où l'on ne parle presque plus que français du fait de l'arrivée massive de wallons et de français. Je
ne dis pas que c'est mal, je dis simplement que la ville se "déflamise" si je peux me permettre ce néologisme barbare. C'est de cela dont ont peur les flamands... car après Bruxelles, Gant et
puis Anvers et Rotterdam. Et puis après tout, à quoi sert le flamand? Vous voyez la logique? le problème est donc épineux et je refuse de cautionner un discours qui vise à dire "les flamands sont
des racistes, tous pourris...". Surtout de la part d'un francophone (vous m'excuserez, mais là, le débat n'est pas raisonnable).


Pour ma part, je suis droit dans mes bottes. le N-Va est membre de l'ALE depuis février parce que Spirit est dans une position politique faible et qu'il a levé le veto. C'est le résultat de vote
et j'en suis désolé pour mes amis. j'ai dit de vives voix au président que je ne partageais pas toutes ses idées. Mais je sais aussi ce qu'est l'ALE: une fédération de partis. Et certains sont
plus conservateurs que d'autres (ex: à l'est). Mais quoi? Pendant que le PS européen est homogène? Allez donc voir en Hongrie ce que sont les "socialistes"!


 



Michel 23/04/2010 12:26



"Dernière anecdote, chapeau bas aux métros Bruxellois dont toute la signalétique est bilingue. A faire pâlir d'envie
les copains d'Ai'ta!"


 


Tout cela risque de devenir le passé quand on voit ce qui se passe aujourd'hui en Belgique avec les lois
anti-francophones, les discriminations qui vont croissantes, et tout, c'est à se demander si une politique linguistique de bilinguisme à un sens. Le résultat est que la majorité Flamande veut une
épuration ethnique et l'élimination (parfois physique comme le montre le parcours militant de certains à la N-VA, au Vlaams Belang ou au Voorpost) des francophones. D'ailleurs vos "amis"
d'extrème droite de la N-VA à l'ALE vous en pensez quoi?



Chacalito 23/04/2010 12:40



Premièrement, vous semblez faire comme si j'étais moi-même flamand! Je n'aime pas spécialement le ton que vous employez et je doute que votre ouverture d'esprit vous ait poussé à apprendre le
flamand. Or, je le répète, je n'ai quasiment pas rencontré de flamands qui ne savaient parler français. Rien que ça, c'est amusant...


Je rappelerai tout de même qu'en France, on ne trouve ni travail, ni rien du tout si on ne parle pas français. Est-ce dont anti-francophone ou anti-colonisation francophone? Il y a tjs une langue
majeure et le français l'est à bruxelles. On est loin d'être dans une ville inderdite que je sache.


Cela dit, je sais que les deux communautés ne se fréquentent pas suffisamment.


Pour ce qui est "de mes amis d'extrême-droite", veuillez utilisez du vocabulaire correct mar-plij sans ça je vais vous traiter de tous les noms sans justification. L'X-droite, c'est le Vlaams
Bloc, pas la N-VA qui est un parti indépendantiste de centre-droit. J'ai fait savoir à leur président que j'étais de gauche et autonomiste, mais je serais bien mal inspiré de leur dicter leur
conduite. Je n'aimerai pas qu'ils en fassent de même avec moi. Donc, j'en pense qu'ils sont élus. C'est tout ce que j'en pense. J'ai eu un bon feeling avec le nouveau président de l'ALE.