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par Chacalito
Jeudi 1 mai 2008
D'après une étude publiée le 12 février par Eurostat, "parmi les régions françaises, seule l'Ile de France figure parmi le peloton de tête des 42 régions les plus riches d'Europe". Source.

Si cette étude met en avant les fortes disparités entres Est et Ouest de l'Europe, elle met également en exergue la centralité française et prouve que l'Egalité Républicaine que l'Etat prétend défendre est un leurre, une farce! La répartition des richesses n'est pas une tradition française, voilà tout!

A 27, l'Union Européenne compte 271 régions (dont certaines inutiles comme les Pays de la Loire par exemple, mais la France acceptera-t-elle un jour de redécouper les régions de manière à prendre en compte des territoires pertinents?). Le PIB de l'Ile de France représente 173% de la moyenne européenne. Même si je suis assez critique vis-à-vis du PIB, cela veut dire tout de même qu'une très forte activité économique est concentrée sur la capitale.

Pour comparaison, l'Allemagne compte 8 régions dans ce groupe de 42, le Royaume-Uni et les Pays-Bas 5, l'Autriche 4 et la Belgique et l'Espagne 2. J'avais pourtant cru comprendre que la France était la 5e puissance mondiale? Cela voudrait-il dire que sans Paris, ville lumière, la France n'est rien? Ou doit-on plutôt interpréter ça comme étant une volonté de la France de brider ses régions?

En allant plus loin, on peut constater que, passée l'IDF et la région Rhônes Alpes (à la limite), les régions françaises sont des nains économiques.

Sans doute suis-je parano, mais je vois dans cette étude une remise en cause du centralisme paralysant à la française qu'il serait temps de remettre en cause une bonne fois! A quand l'autonomie des régions (modèle fédéral)... comme partout ailleurs en Europe?


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par Chacalito
Jeudi 10 avril 2008
Je reproduis ici un petit conte métaphorique dont l'explication est donnée à la suite. L'auteur de ce conte est Yann Le Meur (Ressources Consultants Finances) et je le félicite de tant de simplicité.

 

Sur une embarcation de fortune se trouvent deux rescapés d’un naufrage. L’un d’entre eux, ayant ces dernières années régulièrement grossi, pèse 200 kilos et ne peut pas ramer. Ayant autorité sur son compagnon, il délègue cette attribution à cet homme de 50 kilos ayant suivi, au cours de la décennie passée, un régime amaigrissant.

Les naufragés disposent bien d’une caisse de vivres, mais elle constitue le lest qu’il faut lâcher car le frêle esquif risque de chavirer dès lors qu’un poids supérieur à un niveau estimé à 250 kilos lui sera durablement imposé. Pourtant il faut, pour ramer, que l’homme maigre prenne des forces. Afin de faire fonctionner a minima la « machine », les hommes ouvrent, avant de la jeter par dessus bord, la caisse de nourriture et se sustentent... tous deux. Le maigre prend ainsi deux kilos, son comparse un seul, et l’embarcation chavire. Avant de se noyer, le plus gros dit à l’autre : c’est de ta faute, car les deux tiers de la cause du naufrage t’incombent.

Yann Le Meur


 

Commentaire:

 

Ce conte a été inspiré par la récente analyse, mathématiquement exacte, que Monsieur Eric Woerth, ministre du budget, a proposé pour expliquer la dérive des comptes publics en 2007 par rapport aux prévisions. Il a, en effet, mis en avant que les deux tiers de ce dérapage de 0,3 point de PIB étaient imputables aux collectivités locales.


En recherche d’une contre-analyse économique et mathématique, Y. Le Meur s’est finalement tourné vers la littérature pour traiter cette question sophistiquée sous la forme d’un "conte public".


On peut difficilement ne pas penser au cas des collectivités locales. Elles sont largement moins endettées que l’Etat alors qu’il leur incombe de plus en plus d’investir et de répondre aux besoins sociaux. Après un désendettement régulier constaté dans la dernière décennie dans les budgets des collectivités locales, quand l’Etat s’endettait non moins régulièrement, elles ont entamé récemment un processus de réendettement grandement destiné à financer l’augmentation de leurs investissements.

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par Chacalito
Jeudi 14 février 2008
st-valentin.gifCette année encore, la St Valentin est l'occasion pour les magasins de faire la promotion de leurs produits.

A tel point que le malheureux amoureux qui n'aura pas acheté un bouquet, un bijou, un parfum ou du chocolat sera traité comme le dernier des méprisables. Et cela même s'il est attentif à sa moitié tout le reste de l'année!

A-t-on besoin d'un cadeau pour se sentir aimé? Est-ce cela notre société? Moi qui pensait que l'Amour ne s'achetait pas... peut-être ai-je eu tort finalement?


C'est la raison pour laquelle (et aussi parce que je suis seul et aigri) je relaye cet appel: Faites l'amour, pas les magasins!

Protégez-vous des infections... comme la publicité!

Illustration extraite de Nuesblog, bloggeur également créateur de Six 35, le journal du blog.
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