Par Chacalito
Lundi 7 décembre 2009
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J'étais invité jeudi soir dernier à une conférence de la liste de gauche à laquelle l'UDB participait en 2008 ("St Malo avenir" siège dans l'opposition),
afin de dresser un portrait des ports en Bretagne et des stratégies à mener. Cette invitation m'a été proposée par Herri Gourmelen qui savait que j'avais réalisé mon mémoire de Master 2 sur la
thématique portuaire bretonne (Nantes-St Naz' comprise evel just). Je comptais au départ mettre mon intervention en téléchargement sur ce blog, mais vue la période électorale qui
s'annonce et le peu d'idées de certaines listes, j'aime autant m'abstenir. Je roule pour l'UDB donc pour Europe-Ecologie moi!
En tout cas, j'étais très satisfait de l'accueil puisque la salle était comble (60 personnes dont beaucoup de professionnels). Bien évidemment, je sais que le public était venu écouter Gérard
Lahellec, chargé des transports au Conseil régional de Bretagne et qui a suivi mon intervention. Allez, je le dis ici, mais M. Lahellec est mon communiste préféré à la Région!
Représentation mentale, logique portuaire, stratégie portuaire, développement économique, conflits d'usage... les sujets sont variés! Je tiens d'ailleurs à dire, suite à une intervention d'un
membre du comité des pêches, et ce même si je ne suis pas spécialiste du sujet, qu'en terme de conflits d'usage, les ports de pêche sont soumis à la même problématique que les ports de
commerce. N'en déplaise à ce conseiller municipal UMP qui, grand sourire, nous disait qu'il n'y en avait pas puisque, plaisancier lui-même, "il saluait toujours les pêcheurs". Et de rétorquer que
dans le plan portuaire, il avait été arrangé "la possibilité pour les bateaux de pêche de passer"! On croit rêver... la pêche qui passe après le tourisme!
C'est Yves Lebahy qui aurait apprécié cette conférence!
Par Chacalito
Mercredi 25 novembre 2009
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Je rebondis sur un article de Christian sur Rezore dans lequel il parle du nouvel attrape-couillons appelé "Breizh banque"
et créé par le Crédit Papates. Quand on se rend sur le site, non seulement, la Bretagne est considéré comme une région à 4 départements, mais en plus, il n'y a pas un mot de breton.
Bref, un folklorisme franchement mauvais dont je me demande quel breton il pourra séduire! Sûrement pas les militants...
Rajoutons, car cela Christian ne l'a pas noté, que ce site, pour être lu, nécessite une application publiée par Dassault Systèmes. Tout pour me faire adhérer... Quand, en plus, cette fumisterie
est estampillée "Produit en Bretagne", ça laisse songeur... Je préfère une banque non bretonne, mais plus éthique qu'une banque bretonne complètement amorale. A ce propos, je tiens à dire que je
suis très déçu par l'attitude du Crédit Mutuel de Bretagne qui, pour je ne sais quelle raison, a décidé de ne plus sponsoriser la Redadeg!
Bref, cet article me donne l'occasion de rappeler à quel point ce folklorisme ambiant est pénible. Avez-vous remarqué que quasiment une voiture sur cinq arbore la petite bigoudène
de la marque A l'Aise Breizh. Le point positif, c'est que cela veut dire que le fait d'être breton n'est plus une tare. Mais par pitié, vous qui achetez des T-shirts de cette marque, faites du
forcing pour qu'ils aident la langue bretonne: des écoles Diwan à la presse militante! Leur site est traduisible en anglais ou en espagnol, mais pas en breton. On ne peut pas dire que la marque
est frappée par la crise pourtant! Une traduction en breton par Ofis ne coûterait pas grand chose...
Cette logique est omniprésente. Aujourd'hui fleurissent les Breizh bâche, Breizh Eolienne, Elektra Breizh... qui n'ont de Breizh que le nom et qui jouent sur un sentiment d'appartenance sans
faire le moindre effort. A tel point que le marquetting d'aujourd'hui privilégie le mot "Breizh" à une phrase complète en breton. Rares sont les marques vestimentaires comme Stered a faire un réel effort linguistique. D'ailleurs, le faire relève plus du militantisme que du choix mercantile comme le rappelle Ronan dans le Peuple
breton.
Par Chacalito
Mercredi 9 septembre 2009
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Un petit rassemblement était organisé lundi dernier à Rennes par la confédération paysanne pour manifester contre les politiques agricoles. Les élus étaient invités
à s'exprimer et j'ai tenu à accompagner Mona Bras car je crois que le combat paysan est le combat du 21ème siècle.
La faim dans le monde ne cesse de s'aggraver (voir l'article de Christian Guyonvarc'h dans le Peuple breton du mois), les externalités négatives de l'agriculture productiviste sont de plus en
plus criantes, les éleveurs laitiers ne parviennent même plus à couvrir leur coût de production, la déprise agricole continue son cheminement au profit de l'économie résidentielle et les pouvoirs
publics continuent de soutenir financièrement une agriculture qui endette les paysans!
Pour autant, faut-il taper comme des sourds sur les agriculteurs esclaves du système? Que nenni! Je connais suffisamment d'agriculteurs aujourd'hui pour comprendre leur situation: des dettes, une
exploitation à gérer, une famille à nourrir et des banques sur leur dos! Pour casser la spirale infernale, les pouvoirs publics doivent, parallèlement à la valorisation des produits de qualité,
mettre de l'argent sur la table pour reconvertir les agriculteurs qui souhaitent sortir du système. Rappelons tout de même que l'offre de bio n'est pas suffisante pour satisfaire la demande et
par conséquent que le lait bio ne connaît pas la crise! De même, il est indispensable de taper une bonne fois sur les banques qui refusent de prêter aux projets d'exploitation qui ne bénéficient
pas de subventions. Enfin, en ce qui concerne la crise du lait, il faut rétablir des quota laitiers correspondant à la demande afin de garantir un prix décent pour le producteur (et taper par la
même occasion sur la grande distribution qui s'en fout plein les fouilles comme d'hab').
J'ai déjà fait part aussi de mon opposition à la PAC telle qu'elle est mise en place par Bruxelles. Non aux aides à la production! Oui, aux aides à l'installation! La Bretagne, première région
agricole de France en volume est dans le peleton de queue dès qu'il s'agit de la valeur ajoutée. Comme quoi, tout n'est pas bon dans le breton... et ce fameux "modèle breton" est le même qui a
fait perdre 17000 agriculteurs à la Bretagne en 5 ans (dixit René Louail).
Evidemment, ces pistes sont loin d'être exhaustives, mais il serait temps que l'on ose s'attaquer à la source des problèmes plutôt que de faire comme François Fillon: se mettre la tête dans les
algues vertes et attendre Godot!