Par Chacalito
Mercredi 18 mars 2009
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16:30
Honte sur le pape Benoît XVI! Cela n'aura
échappé à personne que le pape vient d'affirmer que "l'on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" mais qu'"au contraire [leur] utilisation
aggrave le problème".
On savait ce pape réactionnaire (frange Opus Dei) et opposé au préservatif, mais ces propos dépassent franchement les bornes. D'ailleurs, à la veille d'une tournée en Afrique, ils tiennent
plus de l'incitation à l'auto-destruction qu'aux principes religieux à mon goût.
Vous savez que je n'ai aucune dent contre la religion même si je ne crois pas en Dieu (voir ici) et que je prône la laïcité (autrement dit la séparation du religieux et du politique). Mais que l'on m'explique en quoi ce
pape respecte la vie en niant la maladie? Aide-t-il son prochain en le sermonant? Lui rend-il service en appliquant la stricte morale de l'Eglise prônant l'abstinence ou la procréation? Sait-il
seulement que le sida ne s'attrape pas seulement par les contacts sexuels? Dès lors, même si une personne est fidèle, elle peut transmettre la maladie.
Ce pape a déjà levé l'excommunication sur un évèque négationniste, aujourd'hui, il porte atteinte au 6e commandement à savoir: tu ne commettras pas d'homicide! Plus personne en 2009 ne peut dire
"je ne savais pas". L'homicide est donc volontaire! Ici, c'est même un génocide tant le sida est un fléau en Afrique.
Vu son influence, il serait souhaitable que les catholiques lui fassent comprendre que son dogmatisme intégriste ne convient plus!
rappel de la position des Jeunes de l'UDB.
Par Chacalito
Samedi 31 janvier 2009
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11:58
Il est certaines choses qu'il est difficile
d'imaginer, d'autres quasiment impossibles. L'infini en fait partie. Parfois représenté comme un huit horizontal, parfois comme une boucle, d'autres fois avec une simple couleur unie dans
laquelle aucun point de repère n'existe ou encore comme ce noeud tibétain ou par le fameux π, l'infini a toujours été un problème insoluble pour l'Homme, quelque soit la civilisation dans
laquelle il évolue.
Et pourtant, il est possible de concevoir (au sens "se représenter par la pensée") le mot "infini". De même que nous ne savons pas sonder notre cerveau, ni comment exactement fonctionne
l'intelligence, il est possible de mettre un cadre au mot "infini" dès lors que l'on sait que ce cadre est lui même compris dans un autre cadre plus large et ce de façon infinie. C'est l'immense
avantage de la parole que de fixer l'infixable! Et Dieu créa le verbe!
Ainsi, le concept de Dieu, inventé par l'Homme, exprime de mon point de vue, une représentation de ce qui n'est pas entendable par l'esprit humain. Il faut aller au-delà de la conception
réductrice du Dieu créateur (même si l'on pourrait sans doute faire des parallèles entre l'Ancien Testament et certaines philosophies païennes). Dieu est d'abord un concept philosophique:
Dieu, c'est à dire la Nature, disait Spinoza, dépasse notre entendement, notre niveau intellectuel pour que nous puissions l'appréhender. Inutile donc de chercher l'existence de Dieu ou
non. Mieux vaut se concentrer sur l'élévation de l'esprit humain.
Si, de manière panthéiste, on part du principe que chaque chose a une place et qu'il existe un ordre naturel à l'univers (ce qui ne veut pas dire que les choses sont figées: le concept
de "Temps" mériterait d'être abordé aussi), alors on peut dire que pour comprendre Dieu (l'infini), il suffit de se connaître soi-même pour reprendre l'expression d'un autre philosophe. Dieu est
dans chaque chose: chaque chose est une constituante de l'infini et, parce qu'elle fait partie de cet infini, l'infini est dans chaque chose. Y-a-t-il un fond à notre esprit?
Certains savants en tout cas ont mis à jour certains paradoxes de l'infini. C'est le cas de Zénon d'Elée, un philosophe grec, qui énonce que la somme d'un nombre infini de longueur est un nombre
fini. Pour démontrer cela, il imagine Achille parcourant une distance finie. Il doit d'abord parcourir la moitié de la distance qui le sépare de la ligne d'arrivée (1/2) puis la moitié de la
distance restante (1/4)... jusqu'à l'infini. En divisant par deux chaque distance, on obtient jamais la distance finie et pourtant, Achille franchit la ligne! De même, l'infini profondeur de
notre esprit est contenu dans un cerveau. Serait-ce une démonstration qui prouverait que l'univers est fini?
Il est troublant (et je suis admiratif) de constater que la plupart des sociétés dites primitives avaient une conception nettement plus précise, et
nettement plus littéraire aussi, de l'infini. De la philosophie bouddhiste en passant par la conception indienne du monde ou celle des aborigènes, des incas (...), bref des peuples ayant
vécu au contact direct de la Nature, comment expliquer une telle proximité de pensée pour des peuples ne s'étant jamais croisés? Comment ne pas constater qu'à mesure que l'Homme se
dé-territorialisait, sa conception du rapport Homme-Nature évoluait? D'un homme égal de l'animal, on parvient à un homme au-dessus de toute chose!
Je concluerai ce simple exercice neuronale par une citation d'Einstein: "Deux choses sont infinies:
l'univers et la bêtise humaine ; mais en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue".
Par Chacalito
Jeudi 7 février 2008
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09:20
La semaine dernière, j'ai assisté à un café-philo à Lorient où il était question du concept et de la
métaphore.
La métaphore est une transposition de sens: un mot qui a habituellement un sens A est utilisé avec un sens B. Cette substitution se fait sur la base de propriétés communes aux deux termes. C'est
pourquoi l'on peut dire que la métaphore suppose toujours une comparaison implicite sans être une simple comparaison car cette dernière laisse intact le contenu de chacun des mots.
J'ai utilisé cette illustration (trouvée un peu au pif) pour visualiser ce que peut être une métaphore. Ici, c'est une empreinte écologique qui est représentée.
J'aurais pu citer une expression comme "un tonnerre d'applaudissement", mais en visuel, ça rend bien aussi.
On nomme concept une représentation de l'esprit qui résume quelque chose de complexe. On reproche donc souvent au concept de simplifier, de compresser une idée.
Je ne serai pas aussi critique envers le concept. Le concept est infiniment humain puisqu'il permet de prendre des repères, de s'aggriper à des choses admises pour avancer dans la recherche d'une
Vérité. C'est un pur produit de l'esprit.
Ainsi, Dieu est un concept qui peut être représenté de mille et une façons. Sous forme poétique comme l'écrit Cecyl, un lecteur assidu de ce blog, dans son recueil Yavhé (voir site) ou sous forme philophique comme le fait Spinoza qui estime que Dieu peut-être assimilable à la Nature. Toujours est-il que concevoir Dieu permet de répondre
à des questions dont l'Homme n'a pas les réponses, permet d'émettre des hypothèses comme le ferait un scientifique.
Descartes, par exemple, conceptualise Dieu par des mots: infini, perfection... et tente de prouver son existence! Savant jeu qui n'a comme but que de poursuivre une idée comme une métaphore filée
poursuit un exercice de style.
Bref, on s'y perd! Mais qu'il est bon parfois de jouer avec les idées, de s'élever en revenant aux fondamentaux. Je vous conseille de réfléchir à un couple de concepts: Homme-Nature. Ces deux-là
nous font percevoir toute l'absurdité de notre système...
ti_bug_fck