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par Chacalito
Samedi 19 avril 2008

Ami de Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire s'est éteint. Cet homme de lettre est le père du concept de "négritude" et un critique de l'anti-colonialisme.


A ce titre, il refuse l'assimilation culturelle française en Martinique et, même s'il était partisan de la départementalisation, il demandait également l'autonomie de la Martinique. Il fonde en 1958 le Parti Progressiste de Martinique.


Autonomiste et défenseur de la diversité culturelle, il était tout naturel que mon parti exprime ses condoléances au sien, ainsi qu'à sa famille:

 





Chers amis

C’est avec grande tristesse que nous avons appris la mort d’Aimé Césaire. Même si la distance nous sépare, nous prenons part à votre douleur et nous sommes à vos côtés par la pensée.


Nous tenons à rendre hommage à celui qui a su rendre à l’Homme Nègre sa dignité, à celui qui a combattu l’oppression coloniale et le racisme, à celui qui a tout fait pour apporter aux habitants de Fort de France et de la Martinique bien-être et culture, à celui qui a toujours défendu la démocratie et qui s’est battu pour l’autonomie de son peuple, à celui qui a fécondé la langue française de son inspiration.


Mais à l’heure où les émeutes de la faim se multiplient, où la misère s’étend, où le mépris sévit à l’égard des pauvres et des étrangers, où le bien public est vendu aux marchands, où trop de peuples restent opprimés et voient leur culture méprisée, le meilleur hommage à rendre à Aimé Césaire est de continuer son combat pour la dignité et la liberté.


Pour l’heure, le temps est au recueillement et en ce moment de deuil, nous adressons à la famille d’Aimé Césaire, à ses amis, aux membres du Parti Progressiste Martiniquais et au peuple de la Martinique, nos plus vives condoléances et toute notre sympathie.


Pour l’Union Démocratique Bretonne,

Mona Bras, porte-parole

Nicole Logeais, responsable des Affaires Internationales

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par Chacalito
Samedi 16 février 2008
coquelicot.JPGEn souvenir d'une super journée en Flandres en compagnie de l'ancien sénateur Lionel Vanderberghe (Spirit) et parce que j'adore les coquelicots, ces fleurs que l'on ne voit presque plus car déssimées par les pesticides!

Cette journée m'avait marqué au point d'écrire un petit mot dans le Peuple Breton de décembre dont voici un extrait:

"Durant la Première Guerre Mondiale, la patrie, ce n'était plus la Belgique, ni même la Flandres, c'étaient les petits sacs qui protégeaient la vie des hommes".

Et maintenant, le poème de John McCrae, un canadien ayant pataugé dans la boue des champs de bataille flamands, non loin de contingents bretons, en 1915:


In Flanders Fields

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields

Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields

Version française:

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
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par Chacalito
Samedi 29 décembre 2007

-Gracq.jpgAvant de finir cette année et pour ne pas la commencer de manière trop triste, je voulais rendre à mon tour hommage à Julien Gracq. Ce simple nom me bascule cinq ans en arrière, à l'époque, où je parcourais les couloirs du lycée Guist'hau à Nantes. C'est dans cet établissement que j'ai découvert le Rivage des Syrtes qui, bien que très difficile d'accès, m'a ouvert un monde littéraire jusqu'alors méconnu.

A l'âge de 97 ans, Julien Gracq s'est éteint le samedi 23 décembre 2007. Ecrivain atypique, on se rappelle surtout de son refus du prix Goncourt, mais également de sa fidélité à son premier éditeur José Corti.

Julien Gracq est aussi l'auteur d'un essai sur la ville de Nantes (La forme d'une ville), ouvrage qui n'a rien à envier à ceux écrits par les géographes, la touche littéraire en plus! Ce livre est une déclaration d'amour à la ville de Nantes pour cet homme rigoureux, ce styliste qui ne s'est jamais défini comme breton, mais qui était très lié à cette région.

J'ai lu ici ou là des artciles contradictoires à ce sujet, mais je préfère ne pas mêler Julien Gracq à la politique. Julien Gracq ne vivait que de livres, inutile de le politiser posthumement!

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