Par Chacalito
Lundi 5 octobre 2009
1
05
10
2009
12:04
Samedi après-midi, 2 millions de personnes se sont déplacés dans des bureaux de vote plus ou moins sauvages pour s'opposer à la privatisation de la Poste. Suivant
le mot d'ordre du parti, j'ai assumé mon rôle et ai accompagné quelques camarades à Lorient (Laurence, Jean-Paul et Yann pour ne pas les citer) pour tenir un bureau. Un résultat sans appel: notre
bureau comptait à peine 10 "oui" sur plus de 700 bulletins.
Ce score stalinien me fait surtout dire que le gouvernement joue
avec le feu avec ses projets tous plus dogmatiques les uns que les autres! La vision économique de l'école de Chicago est périmée et la droite décomplexée n'a qu'à bien se tenir si elle souhaite
appliquer cette méthode libérale pour résoudre les crises. Laissez croire aux gens que le gouvernement ne veut pas privatiser la Poste, c'est un mensonge de plus. Le gouvernement a commencé le
mouvement thatcherien de privatisation: énergie, transport et bientôt Poste et Education Nationale.
Si le collectif n'a pas juger bon d'interroger les formations régionales, on notera que la présence de l'UDB sur le terrain s'est remarquée: les clichés de la presse le prouve. Ni autocollant, ni
drapeau, mais un militantisme de terrain que personne ne met en doute! Bravo à Laurence Chevrel, conseillère municipale de Lorient qui a tenu son bureau, dehors dans le vent, de 10h à 15h30.
La Poste doit rester publique tant du point de vue du service, de l'emploi, mais aussi de l'aménagement du territoire. La Poste est primordiale, particulièrement en milieu rural.
Par Chacalito
Lundi 21 septembre 2009
1
21
09
2009
13:35
Hier après-midi était retransmis au Galway Inn (Lorient) le match de football gaëlique Cork-Kerry (la photo ne représente pas ces équipes), le sport national
irlandais le plus populaire. Grosso-modo, ce sport ressemble à un mélange entre football (soccer) et rugby bien qu'on le dise moins violent que ces derniers car ni le tacle, ni le placage ne
sont autorisés.
Deux mi-temps de 35 minutes chacunes pendant lesquelles 15 joueurs par équipe courent, courent et courent pour marquer des buts soit au-dessus d'une barre en H, soit dans les filets. Un but dans
les filets comptent trois buts au-dessus. Le sport se joue à la main et au pied.
Hier, c'est Kerry qui a emporté la finale face à Cork. Je ne suis pas un connaisseur puisque je préférai, lors de mes séjours en Irlande en 2000 et 2001, le hurling au football gaëlique, mais j'ai vu meilleur match que celui-ci. Kerry jouait assez perso (avec quelques très bons joueurs), mais a su marquer
contrairement à Cork qui a peu tenté et a raté beaucoup de points.
Cet article me donne surtout l'occasion de rappeler qu'il existe des équipes de football gaëlique en Bretagne: Brest, Rennes, Vannes, Pornichet, St Quai Perros et une équipe souhaite se monter à
Lorient. Si cela intéresse certains des lecteurs de ce blog, je peux fournir des contacts.
Ce sport vaut vraiment le coup. Non parce qu'il est irlandais, mais parce qu'il est original et très convivial. Et puis, évidemment, il a son histoire propre lié à l'Histoire de l'île. D'où la
volonté de certains irlandais de ne pas en faire un sport "celte", mais bien irlandais.
Par Chacalito
Vendredi 31 juillet 2009
5
31
07
2009
02:30
Voici une réflexion rapide qui fait suite à un
débat assez enflammé que j'ai eu sur internet il y a peu. Pour résumer, un capitaliste assumé m'affirmait que je ne pouvais pas comprendre la galère puisque je ne l'avais pas connu (je précise
que le type en question ne me connaît ni d'Eve ni d'Adam). Lui le pouvait puisque ses parents étaient respectivement "marin-pêcheur et serveuse".
Outre la stupidité d'une telle association d'idées, je me pose donc aujourd'hui cette question: doit-on être pauvre pour parler de la pauvreté?
La question mérite d'être posée car, après tout, les révolutions ont été principalement menées par des bourgeois. De la révolution française en passant par la révolution cubaine (Fidel Castro
était avocat et le Che médecin) ou la révolution russe... Il n'y a guère que les révoltes des paysans sans terre actuelle qui constituent des exceptions bien qu'encore une fois, ce sont des
intellectuels qui mènent la danse. On me rétorquera que tous les intellectuels ne sont pas riches! Vrai.
Pour ma part, je pense que la perception d'un problème ne dépend pas de son origine sociale. On peut tout à fait comprendre que le capitalisme détruit tant les cultures que les individus, détruit
la planète et fabrique un monde injuste sans pour autant crever la dalle. Ceux qui prétendent le contraire se complaisent surement dans une vision malsaine où il existe de "pauvres" gens.
Raisonner ainsi donne-t-il au "pauvre" le statut d'être humain ou le conditionne-t-il dans une étiquette? La valeur d'un individu se détermine-t-elle à son porte-monnaie? (pauvre = bien, riche =
mal ? Inversement?). N'est-ce pas aussi tirer vers le bas de penser ainsi puisque l'objectif n'est pas "pauvreté pour tous", mais bien "répartition des richesses équitable"?
Une fois cette remarque faite, on peut effectivement se poser la question des "observatoires" gouvernementaux, chargés d'étudier la situation à un moment T, mais incapable de résoudre le
problème. Je me souviens d'ailleurs que cette réflexion sur les observatoires faisait l'objet d'un de mes premiers articles de blog, en mars 2007 (voir ici).
Alors oui, je suis anticapitaliste. Ni communiste, ni marginal, je vis dans la société le plus possible en accord avec mes idées et en espérant qu'elle puisse changer. J'ai fait de multiples
petits boulots tout en sachant que je n'étais pas pauvre et même relativement privilégié. Je milite pour une économie au service de l'Homme, pour un système économique où le travail prime sur le
capital, où l'argent n'est pas une fin en soi... sans pour autant faire croire à mes interlocuteurs que je suis pauvre! Car c'est cela le non-respect: se faire passer pour ce que l'on est
pas.
Illustration: Tignous.