Par Chacalito
Mardi 7 juillet 2009
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14:55
Vous trouverez ci-après le communiqué de l'UDB que j'ai co-écrit, ravi que j'étais de l'annonce du cimentier Lafarge de renoncer
au projet d'extraction de sable au large de Quiberon.
Suite au procès perdu du Peuple des dunes, malgré leur tenacité et la justesse du propos de ce collectif, on aurait pu penser la multinationale plus motivée que jamais. C'était sans compter
sur l'avis défavorable du Préfet maritime.
Il est tout de même triste de constater (pour un anti-militariste comme moi) que c'est l'armée qui préserve, par sa présence, les milieux qui, sans cela, seraient urbanisés. Le combat
environnemental n'est cependant pas gagné et d'ailleurs Lafarge n'a pas l'intention d'abandonner le sable marin en général. S'il investit au port de Rohu à Lanester, c'est parce qu'il a
l'intention de dominer l'ensemble des marchés publics de Bretagne sud. Souvenons-nous en!
Après l’abandon contraint de Lafarge, l’UDB appelle à une cohérence dans la gestion du littoral.
La fédération UDB du Morbihan se félicite de l'abandon du projet d'extraction
de sable marin au large de Quiberon par Lafarge et félicite le Peuple des dunes qu’elle a activement soutenu.
Nous avions raison de dénoncer "l'insoutenabilité environnementale" du projet!
Les experts ont confirmé que l'extraction du sable fragiliserait le secteur dunaire qui se prolonge sous la mer, et détruirait à terme un espace dunaire remarquable encore préservé d'une
urbanisation anarchique. La décision de Lafarge fait suite à un avis défavorable donné par le Préfet maritime, jugeant plus prudent de ne pas
extraire de sable sur un site utilisé par la Marine dans le cadre d'exercice de tir. Le principe de précaution a donc primé. La fédération UDB du Morbihan regrette toutefois que ces
considérations aient été prises pour des raisons militaires et non environnementales.
C’est le signe que la vigilance est encore d’actualité face aux intérêts
financiers qui lorgnent sur le littoral de Bretagne-sud.
De nombreux élus locaux, dont les élus de l'UDB, s'opposent à cette logique
mercantile et nuancent les arguments du cimentier qui, pour justifier son implantation au port du Rohu à Lanester, estime que "la Bretagne a besoin de sable". Certes, il n'est pas question de
geler les constructions neuves, mais peut-être pourrait-on en premier lieu réfléchir à de nouvelles façons d'habiter, à travailler sur les logements vacants ou encore à recycler le béton! Les
collectivités qui ont soutenus le Peuple des dunes doivent affirmer leur cohérence par une diversification des matériaux et modes de construction. Les marges de manoeuvre sont
énormes.
Le responsable de la fédération UDB du Morbihan,
Jean-Jacques Page.
Par Chacalito
Jeudi 18 juin 2009
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22:45
Le Peuple des dunes contre Larfarge, ça fait deux ans que ça dure! C'est un peu comme un match de football Vannes-Lyon: tout le monde défend le petit, mais au bout
du compte, c'est le gros qui l'emporte... et pourtant, j'y crois encore malgré le rejet mardi du recours déposé par le collectif d'associations à l'encontre du permis de construire du sablier du
Rohu, à Lanester.
L'objectif de Lafarge est de prélever du sable au large de Quiberon, ça tout le monde le sait et pour l'instant, le permis de recherche a expiré. Le second objectif de Lafarge, c'est de trouver
un pied à terre et le verdict du tribunal administratif vient de lui en donner l'occasion. C'est donc de Lanester que se réalisera le troisième objectif de Lafarge: maîtriser les appels
d'offre de Bretagne sud en contrôlant l'ensemble de la chaîne (de l'extraction à la vente). Cette multinationale soi-disant écolo va inonder le marché de sable sans se soucier de savoir s'il est
ou non nécessaire.
Certains politiques disent qu'il y aura toujours besoin de sable. Ils n'ont pas tort, mais ils oublient de dire que ce sable sert à faire des routes (alors que l'on peut améliorer le recyclage et
le concassage) ou des maisons individuelles perdues au milieu des champs et voraces question espace. C'est toute la problématique du logement qui est en jeu derrière, c'est aussi toute la
problématique de notre littoral breton qu'il nous faut revoir si nous ne voulons pas créer une Côte d'Azur bis.
Je regrette simplement que le dossier d'accusation soit un peu fouilli (bien documenté, mais mal présenté). Trop d'asso qui n'ont rien à voir avec les faits s'engagent dans la procédure, trop de
points abordés (résidents, pollution, droit d'urbanisme)... la plaidoirie est un peu nébuleuse ce qui, à mon avis, dessert le but. Les avocats des collectivités ou de Lafarge sont généralement
précis.
Bon courage à vous, ô peuple des dunes! Mon soutien indéfectible. J'étais au procès pour le permis de recherche, j'étais au procès pour ce procès-ci, je serai aux prochains...
Par Chacalito
Lundi 9 mars 2009
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20:27
Je me suis coltiné les 130 pages du
rapport Balladur, mais je dois avouer que c'était un plaisir à lire... finances locales, efficience de l'action publique, architecture territoriale, certains passages m'ont rappelé mes années en
aménagement du territoire.
Hors de question de vous recopier ma synthèse qui fait tout de même huit pages, mais plutôt de vous donner quelques réflexions sur cet épais rapport dont le préambule laisse rêveur: "il est
temps de décider" (sous-entendu: jusqu'à présent, nous ne l'avons pas fait).
Et bien en premier lieu, je constate que ce rapport ne décide de rien car il ne fait pas de choix clairs. Un rapport peut pourtant se permettre quelques libertés puisqu'il n'a pas vocation a être
repris tel quel. Mais non, ici, point de mesures chocs comme celles d'Attali! Simplement, un rapport consensuel qui ne change finalement pas grand chose.
Toutefois, j'ai noté avec plaisir que l'idéologie jacobine en prend un coup. Aujourd'hui, la centralisation est perçue comme une perte d'efficacité tant économique que politique car cela ne
répond pas aux attentes des citoyens.
Le rapport s'attache à valoriser les régions même si, en ne remettant pas en cause le département, il fait perdurer la situation d'empilement des échelons. Dommage!
J'ai aussi pu constater que la fameuse "République Une et Indivisible" était battue en brèche. Aujourd'hui, le rapport propose trois collectivités à statut particulier: Paris, outre-mer et Corse.
J'en déduis donc que notre statut particulier pour la Bretagne écrit en 1999
est légitime...
Question modification des limites territoriales, le rapport a étouffé tout exemple en se déclarant incompétent, mais il préconise tout de même 15 régions au lieu des 22 actuelles (France
métropolitaine). Il estime aussi que le périmètre de certaines limites territoriales sont contestables.