Une belle avancée de nos partenaires
européens du Plaid Cymru aux élections locales. Malgré la perte du comté de Gwynedd, le parti autonomiste gallois estime que ces élections sont une réussite: 33 conseillers municipaux
supplémentaires soit un total de 207 conseillers (résultats détaillés ici).
Ces résultats marquent un tournant dans l'histoire du parti qui augmente sensiblement ses voix partout au Pays de Galles et plus seulement dans des lieux spécifiques.
L'occasion pour moi de rappeler que le Pays de Galles bénéficie depuis 1999 d'un statut particulier le dotant de pouvoirs plus importants (inférieurs toutefois
aux pouvoirs écossais). D'un pouvoir réglementaire, le Pays de Galles est passé à un quasi-pouvoir législatif (Assemblée Nationale Galloise) qui peut:
Voter ses propres lois dans ses domaines de compétence sans passer par le Parlement britannique de Westminster.
Demander le transfert de compétence de nouveaux secteurs.
Organiser, à terme, un référendum pour mettre en place un véritable pouvoir législatif semblable au statut écossais.
Je ne parlerai même pas du budget gallois qui est sans commune mesure avec le budget de notre Région Bretagne amputée d'un morceau de son
territoire.
Je me joins aux jeunes de l'UDB pour souhaiter la bienvenue à la jeune République du Kosovo (voir ici).
Certes, je ne suis pas moi-même expert en géopolitique des Balkans, mais il me semble que cette proclamation d'indépendance par le Parlement est paradoxalement le meilleur rempart contre le
"nationalisme fermé" (celui qui mène à la guerre).
Si troubles il doit y avoir, il semblerait que cela vienne du grand frère russe. Le Kosovo semble vouloir lui prendre en main son avenir et, à l'instar de l'Afrique du Sud, élaborer une société
multiethnique!
Notons d'ailleurs que les langues officielles seront l'albanais et le serbe, que toutes les composantes religieuses sont respectées et que les sanctuaires et le patrimoine serbe sont préservés et
valorisés dans la Constitution.
Les deux premières étoiles du drapeau représentent les albanais et les serbes (en tant que minorité la plus forte). Quand à la troisième, elle est consacrée aux autres minorités. "Unis dans la
diversité" en somme.
Alors que John McCain semble être assuré d'être investi par les Républicains pour la présidentielle américaine, il n'en est pas de même entre Barack Obama et
Hillary Clinton chez les démocrates (voir ici).
Si l'ex-first lady est en tête, son rival n'en reste pas moins redoutable car plus le temps passe et plus son nom est connu! Or, les résultats définitifs pourraient être donnés en août...
Etant de "gauche", je me sentirais plus proche des démocrates même si le clivage français droite-gauche n'est pas applicable aux Etats-Unis.
Clinton est soutenue par les femmes, les latinos, les personnes âgées et par les salariés les moins diplômés (plus les asiatiques de Californie). Obama est supporté par les hommes, les noirs
ainsi que les électeurs plus aisés et plus éduqués (sources: Le Monde). Quelque soit le favori, la
bataille n'est pas gagnée aux Etats-Unis car chacun de ces candidats représente un groupe: femme/noir.
Malgré tout, cette élection américaine est d'autant plus cruciale que ces deux candidats sont populaires et que McCain, s'il est désigné, ne fait pas l'unanimité chez
les Républicains. Bref, une chance incroyable à saisir pour les Démocrates. A tel point que beaucoup de citoyens évoquent la possibilité d'une "dream-team" Clinton-Obama ce qu'Obama essaye
d'éviter car il serait assuré d'être second!
D'un côté, je me dis qu'élire Clinton, c'est considérer que la présidence américaine est une sorte de dynastie: Bush, Clinton, Bush, Clinton... mais l'expérience et le côté social
qu'elle défend m'incite à me tourner plus vers elle que vers Obama qui propose le changement sans dire où il va (la rupture?). Sans compter qu'élire une femme compétente aux Etats-Unis, c'est
délivrer un message clair aux Etats du monde dans lesquels la femme n'a aucun droit!
A l'inverse, on peut s'enthousiasmer de ce jeune Obama qui est persuadé que "quand on veut, on peut". Malgré ça, et comme me le rappellait un ami catalan (voir son blog), il est contre la guerre, mais cela s'arrête là! Malgré des origines kenyanes, il ne fit pas un mot sur le conflit qui fait rage là-bas.
J'ajoute que son admiration pour Nicolas Sarkozy (rumeurs?) me font penser que c'est un "Monsieur Communication": de beaux discours, mais un programme encore à définir!
Ce clip de campagne nous montre toutefois qu'au jeu de l'image, il est très doué! Mais que dit-il au final?
Mon point de vue sur ces élections n'a pas évolué depuis quatre ans. Au-delà du programme que je pourrai commenter si j'habitais les Etats-Unis moi-même ou si j'avais une vision
juste de ce qui s'y passe (ce qui n'est pas le cas), je considère que c'est une mascarade.
Premièrement, le président américain ne peut-être QUE riche pour concourir. Deuxièmement, c'est un show médiatique incroyable qui ne laisse aucune place aux petits partis!
Troisièmement, les primaires divisent ces partis quand l'objectif est d'être rassemblés (parti unique = division interne = ce qui arrive au Parti Socialiste ou à l'UMP).
Bref, pouvoir présidentiel accentué, pouvoir des médias accru, bi-partisme, pouvoir de l'argent, présidentielles passionnées... ça ne vous fait penser à rien?