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Klask

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 01:00

retraite.pngAprès un temps plutôt long, me voici de retour. J'annonce que mes articles risquent d'être un peu plus espacés car mon travail pro et militant s'intensifie!

 

Thème du jour: les retraites. Illustré par ce logo du collectif retraite, collectif dont sont membres les Jeunes de l'UDB.

 

Après des manifestations géantes, place à la réflexion. Le gouvernement nous annonce que la réforme des retraites est inéluctable, que nos vieux vivent plus vieux et que bientôt, il n'y aura plus assez d'actifs pour payer les retraites. Et en déduit qu'il faut repousser l'âge de départ. En apparence, une mécanique bien huilée.

 

Sauf que: premièrement, en repoussant l'âge de la retraite, il y a fort à parier que c'est l'âge de la mort que le gouvernement va avancer. Bof, ils ne sont pas à ça près et l'élément humain n'est finalement pas leur priorité.

 

Sauf que: sauf que leurs beaux calculs sont biaisés dès lors qu'ils mentent par omission. Je préfère laisser deux comiques ma foi plutôt talentueux vous expliquer cette partie. C'est plus rigolo. Certes, c'est une vision toujours basée sur la croissance, mais même ainsi, cette réforme est une farce.

 

 


Sauf que: le problème des retraites, c'est avant tout le chômage! Et oui. Moins de cotisants, on se demande pourquoi! Avec le taux de chômage des jeunes le plus fort d'Europe, rien d'étonnant à ce qu'un système de retraite par répartition ne fonctionne pas. "Partager" n'est pas un verbe figurant dans le petit lexique du capitalisme!

Alors où trouvez de quoi financer les retraites? En privilégiant le travail sur le capital pour commencer et en partageant le travail aussi... Dans mes cours d'économie au lycée, on nous faisait croire que les bénéfices étaient réinvestis ou servaient à l'embauche en plus de payer les actionnaires. Ils sont naïfs les profs d'éco? Je ne crois pas et cela explique peut-être que Sarko les saque pas mal. Faudrait pas non plus que l'on explique aux gens comment fonctionne ce système pourri!
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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 10:32

 

Brocéliande en lutte au festival interceltique de Lorient, 2010

 

Depuis quelques temps (à la demande de Loran des ramoneurs et des sorcières de Brocéliande), je suis ce dossier "déchets". J'ai rencontré l'une des associations de lutte contre le projet de déchetterie dans la commune de Gaël et me suis rendu une fois à Brocéliande pour voir le site.

 

Bien entendu, j'ai participé à cette journée lorientaise et présenté l'asso à Gwaldys, la présidente du village solidaire, afin qu'ils puissent tenir un stand (même s'il était improvisé). Je pense que malgré leur déception de n'avoir pu organiser un vrai débat de fond au village, la journée a été fructueuse. Fort heureusement car je puis vous dire que l'équipe qui s'est déplacée n'a pas beaucoup dormi!

 

A noter dans la vidéo, la présence d'Ai'ta et de notre stand du Peuple breton. D'ailleurs, que tient dans la main le monsieur qui écoute l'argumentation de Laurence à votre avis? Cela qui trouve de quel numéro du Peuple breton il s'agit le gagne. Je lui envoie gratuitement!

 

A suivre dans le prochain numéro du Peuple breton d'ailleurs, un article sur les déchets. Pas aussi complet que je ne l'aurais voulu, mais une première ébauche de réflexion (que je poursuis).

 

Mobilisons-nous pour une réelle réflexion autour des déchets car ce système ne tiendra plus longtemps. "Après nous, le déluge" n'a jamais été mon crédo! Je conseille à ce propos l'excellent ouvrage de Tristan Egolf, le seigneur des porcheries.

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 15:18

 

J'aimerai parfois annoncer autre chose que la pluie. Etre positif quoi! Mais c'est à croire qu'ils le font exprès! Comme si notre boulot, à nous militants UDB, était de répéter constamment la même chose.  Cette fois-ci, c'est le Comité Régional du Tourisme, organisme du Conseil régional de Bretagne, qui est en cause.

Apparemment, le concepteur de cette nouvelle pub est le directeur anglais: Michael Dodds. Assurément, il a du talent. Avec un ton jauni pour faire authentique ou au contraire très net pour réaliser un visuel sublimé. Du vrai travail de pro: ça ressemble à une pub pour une thalasso! C'est d'ailleurs la même clientèle qui est visée: golf, cheval, thalasso, parachute... c'est le quotidien des Bretons ça?

Passons sur ce côté bourgeois auquel on me rétorquera qu'il faut des capitaux pour développer une région (sous-entendu "de béotiens comme vous"). Moi, cette pub, ça me fait l'impression d'un Kinder, mais sans le jouet à l'intérieur. Du chocolat sans cacao. Bref, une sorte d'erzatz de culture où l'esthétique est un mensonge. "Be Breizh", il fallait l'inventer. Remarquez, après la "Glaz économie", la "Breizh Touch"... le "Breizh" est vendeur!

Mais si le mot Bretagne en breton est vendeur, pourquoi ne pas tenter l'expérience du breton carrément? "Be Breizh, mais pas trop brezhoneg quand même", voilà le slogan tel qu'il devrait être. Faire de la pub pour la mer n'a aucun intérêt: c'est une rente naturelle! Avec ou sans pub, les touristes seront là pour se baigner. Autant miser sur l'invisible, ce qui fait la richesse de notre pays, non? Je serai concepteur de pub, c'est ce que je ferais. Si ce n'était quelques paysages (la côte de granit rose, st malo), cette pub pourrait  être celle de n'importe quel coin en Irlande ou au Pays de Galles. M'enfin...

L'explication du slogan est encore plus nulle: "Be Breizh !" est une invitation au monde à être transformé par la Bretagne. C'est un processus unique qui permet à toute personne foulant le sol breton de retrouver la force qui est en elle en puisant dans celle de la Bretagne. "Be Breizh !" peut ainsi être utilisé pour souhaiter "bon courage ou bon vent !" à quelqu’un. Pour les aficionados de Star Wars, "Be Breizh !" est la déclinaison bretonne de "Que la force de la Bretagne soit avec toi !"

Aux reproches tels que le mien (demandant du breton), voici ce que dit Maria Vadillo, vice-présidente au tourisme:

« Je suis d'origine espagnole. Mickaël [le concepteur], lui, est Britannique. La Bretagne est une terre d'accueil et d'ouverture. Pourquoi opter pour un slogan breton qui immanquablement aurait ramené à l'idée d'un repli identitaire » (Le Télégramme 9 août 2010).

Je suis certain que cette réplique plaira à sa collègue Léna Louarn, vice-présidente aux langues de Bretagne et fervente défenseur du breton depuis 40 ans ou même à l'actrice de leurs petits clips (un peu plus drôle), Goulwena an Hénaff qui anime des émissions en breton et joue dans Ken tuch.

Sympa les petites phrases assassines du genre. En gros, le breton, c'est le repli, vive l'anglais! Qu'attendons-nous pour nous y mettre donc? Here we go! "Speakomp" in english and stop french! Ah, mais non, le français, "c'est pas pareil". Alors, pour souhaiter "bon courage", je dis "kalon vat" et pas "Be Breizh". Ce n'est pas parce que la TV nous transforme en âne sque la pub payée par la Région doit s'y adapter: les Bretons ont plus de deux mots de vocabulaire, essayons donc de tirer vers le haut!

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 18:45

JE_Nantes_2010.JPGDemain commencent les journées d'été des Verts/Europe Ecologie. Sur fond d'avenir du mouvement, deux lignes existent: ceux qui souhaitent un parti unique comme Cohn Bendit et ceux qui souhaitent conserver une fédération où chacune des composantes puisse s'exprimer. Il va sans dire que c'est ce dernier choix qui prime au sein de notre fédération Régions et Peuples solidaires.

 

Le congrès de l'UDB (en novembre) devra lui aussi décider d'un avenir au sein de ce projet écologiste ou non. A en lire le site consacré à cette université d'été, on se demande quel est notre place! Alors que Magnen que l'on savait plutôt emmerdé sur cette question de réunification s'est engagé par écrit à défendre ce dossier, on constate aujourd'hui, les élections terminées, que l'évènement est annoncé "au coeur des Pays de la Loire"! Et bien, messieurs, mesdames, certains de mes camarades et moi-même iront y faire un tour quand Nantes sera en Bretagne! La sincérité est une vertue en politique et quand on est contre quelque chose, qu'on l'assume...

 

chat-indecis.jpegJonathan Guillaume vient de publier sur le site du collectif "44 = BZH" une bonne contribution que je vous invite à lire (voir ici). Nous savons, comme dit Herri Gourmelen, que "l'alliance est un combat", mais il y a des limites. Nous intervenons finalement autant que Mélenchon! N'étions-nous pas une composante du rassemblement? Mona Bras n'est sans doute pas aussi médiatique, mais son discours est-il moins entendable? Si notre porte-parole, malgré deux grosses campagnes, ne parvient pas à nous imposer dans la presse nationale, n'est-ce pas la faute du centralisme contre lequel, dois-je le rappeler, les Verts sont censés lutter en tant que fédéralistes? Je ne mets pas tous les Verts dans le même sac sachant pertinemment que nombreux sont ceux qui estiment ces combats importants, mais bordel, mettez les choses au clair!

 

Entre les technocrates plus jacobins que les jacobins et ceux pour qui l'écologie est d'abord endogène, il serait temps de savoir ce qu'est la ligne d'Europe Ecologie. Si c'est pour créer un autre mastodonte ingérable où les egos se déchaînent pour remplacer le PS, ça ne m'intéresse pas! Je préfère l'occuper de la lutte des classes à la lutte des places...

 

C'est sûr, cette année, l'université d'été de Régions et Peuples solidaires à Mouans Sartoux, en Provence, va me manquer. Là-bas, tout le monde sait que Nantes est en Bretagne car les Pays de Loire n'ont d'existence que dans la tête des technocrates, de ceux pour qui territoire rime avec administration. Que la géographie leur viennent en aide!

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 18:42

JP-keriadenn-gengred.JPGQu'il a l'air épuisé mon camarade Jean-Paul! Dix jours de présence sur un stand presse au village solidaire où nous vendions le Peuple breton, notre beau journal militant. Dix jours, ça coûte énormément... en fatigue, en nourriture et  en boissons, mais c'est toujours un bon moment!

 

Grosse réussite cette année pour un festival qui, paraît-il, a battu des records de fréquentation. Pour moi, il reste le moment de l'année où je croise des amis d'enfance que je ne vois qu'une fois l'année, des militants à foison et où je retrouve des potes festivaliers (Virginie et Géraud, Gwaldys, "La Miche", Cyrille, Laurent, Francky...), où je découvre ou redécouvre des groupes également (de Digresk aux ramoneurs). Et puis, c'est un point de passage obligé pour les militants UDB. Merci à tous ceux qui sont passés et plus encore à ceux qui ont participé au stand.

 

Toutes mes excuses à ma famille et mes amis que je délaisse toujours un peu pendant ces 10 jours! Petite pub pour Stered à nouveau pour un festival qui "bilinguise" progressivement. J'ai d'ailleurs fait -laborieusement- ma première interview en breton sur Radio Bro Gwened. Trugarez Yaëlle! Elle est passée ce matin... je dormais!

 

Au passage, on attend toujours nos trois jeunes riantecois! Si l'un d'entre eux lit ce post, qu'il se manifeste... ;-)

 

Retrouvez le Peuple breton sur facebook.

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:21

pilleurs-d-ames.pngIl est une librairie rennaise où je vais essayer de passer plus souvent: Critic! Ex-mordu de science-fiction, écrivaillon à mes heures d'ado et toujours lecteur cela dit, j'ai eu un petit coup de coeur (on ne sait jamais comment ça arrive) pour ce premier livre des éditions Ad Astra: les pilleurs d'âmes écrit par Laurent Whale.

 

D'ordinaire assez peu inspiré par les contemporains, je découvre (même si je le savais déjà) que beaucoup ont du talent! Je viens de finir un bouquin de Poppy Z. Brite, une américaine plus que talentueuse pour ce qui est de la littérature disons "gothique", et je rempile avec un auteur franco-brittanique (si j'ai bien compris) à la plume légère et qui sait conter des histoires. Premier bon point. Après tout, c'est ce que l'on demande à un écrivain: nous faire rêver.

 

Le space opéra (dit space op') n'est pas un genre facile car on tombe rapidement dans le ridicule ou la pâle copie d'un Star Wars vu et revu. Laurent Whale nous livre une histoire très plaisante, sur fond historique puisque le récit se déroule dans les Caraïbes durant la grande époque de la flibuste (1666). Le héros, Yoran Le Goff  côtoye des pirates de renom tels que l'Olonnais (diantre, un vendéen!), Oexmelin (un pirate néerlandais qui écrivit sur la piraterie), Michel le basque... Mais Yoran, le breton, n'est pas Yoran! Et du même coup, malheureusement, il n'est pas non plus breton...

 

Plutôt bien documenté même si je n'ai pu trouver toutes les traces historiques, l'auteur livre une image plutôt réaliste de ce qu'on imagine être la vie des flibustiers (violence quotidienne). Autre bon point, Laurent Whale nous rappelle que les pirates n'attaquaient pas uniquement les navires, mais aussi les villes. Ici, c'est La Havane (Nau a-t-il pillé La Havane dans la réalité?), mais on sait que ce sanguinaire a dévasté une partie du littoral de l'Amérique centrale et du sud (Mexique et Nicaragua notamment)... comme son contemporain Henry Morgan, le gallois dont John Steinbeck a fait un super roman (la coupe d'or). On oublie trop souvent que le danger venait aussi de la mer, en Bretagne, comme partout ailleurs sur les côtes européennes (en Irlande notamment).

 

Au final, beaucoup de plaisir à lire ce livre surtout parce qu'il est bien écrit. Laurent Whale est assurément du côté des "gentils", la fin en témoigne. On reste un peu sur notre fin  (justement) cependant et au final, on se dit que la SF est un sacré prétexte pour utiliser un langage chartier et faire couler de l'encre pour le plaisir comme on boit du tafia! Evasion assurée...

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 17:20

 

Cet article se veut une vulgarisation pour ceux, de plus en plus rares, dont les yeux ne sont pas encore ouverts. L'extrait du film ci-dessus, Un idiot à Paris de Serge Korber (1967), est plus que jamais d'actualité. Bernard Blier campe un patron archétypal pas loin de ces mains invisibles qui font et défont d'on ne sait où nos économies locales. Dialoguiste: Audiard evel just!

 

Exagération? Que penser alors de ces "propositions", en France, de travailler plus pour le même salaire faite par des entreprises menaçant de fermer boutique? 39h ou le chômage! Si on vous demandait de vous tirer une balle dans le pied, vous accepteriez ? Pour moi, la ligne rouge a été franchie. En jouant sur la peur du chômage ("finie la petite auto, finies les vacances au Crotoy, fini le tiercé"), on met en marche ce que Marx appelait "l'armée de réserve". Cette armée, ce sont les miséreux qui attendent la chute des uns pour prendre leur place! 

 

Mais le capitalisme, c'est aussi la promesse de jour meilleur... je dis bien promesse! "30 tonnes de barbarc sur le carreau alors qu'on meurt de faim à Chandernaggor". Pas mal vu là encore... aujourd'hui, on nous assène que pour sauver les Somaliens de la famine, rien de tel que les OGM! Nourrir le monde, ces multinationales ne l'ont jamais fait. Monsanto serait altruiste qu'on le saurait depuis belle lurette. Culpabiliser les gens, c'est très simple: comment? Tu te plainds? Pense donc aux millions de personnes qui n'ont pas ta chance! Et oui, dans le monde capitaliste, on ne sauve pas un nageur en difficulté, on le noye!

 

Enfin, désignation des meneurs. Le capitalisme, c'est le règne de l'individualisme. Les dirigeants doivent donc casser tout système de solidarité pour pouvoir faire perdurer ce modèle économique qui les fait briller. Diviser pour mieux régner, c'est facile: détruire le syndicalisme permettant de protéger le droit du travail, détruire le rapport à la terre (supermarché plutôt que groupements d'achat) afin de pouvoir refourguer de la merde à bouffer à la population, monter les gens les uns contre les autres.

 

Et vous trouvez ça normal? La plupart d'entre nous non! Mais c'est pire encore. Cela démontre simplement que l'espoir n'existe plus, que tous ces lucides ne savent pas comment agir ou sont trop empêtrés dans le système pour faire marche arrière. C'est aussi ce que je reproche à la jeunesse actuelle qui, loin d'être incapable, laisse faire par pessimisme. War sav gast! Changez de banque (NEF ou Crédit coop'), faites un potager, achetez chez Emmaüs plutôt que chez Ikea, empruntez les outils de vos voisins et vice-versa, MILITEZ !

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:52

presse-champs-libres.jpgDepuis le 29 juin et jusqu'au 9 janvier prochain se tient à Rennes une exposition sur le thème du dessin de presse. Pour les fidèles de ce blog, vous vous souvenez sans doute que j'illustrai régulièrement mes articles par des caricatures de presse, art que j'affectionne particulièrement.

 

Je me suis donc rendu à cette expo entre deux activités militantes. "Plutôt sympa" serait ma réaction. Quelques bons dessins sur des thèmes très variés (politique, religion, faim dans le monde, conflits...). Mais trop peu d'auteurs à mon goût et la part un peu trop belle à Plantu. J'apprécie ce caricaturiste sévissant à la Une du Monde chaque jour, sans doute le plus connu en France (et qui réalisa l'affiche ci-contre), mais n'y-a-t-il que lui? La majorité des dessins de la galerie, deux ou trois émissions de télé sur "l'affaire Mahomet", une reconstitution de son bureau...

 

Notre Plantu régional, celui qui sévit au Télégramme et dans le Peuple breton, j'ai nommé Nono, lui, n'est gratifié que d'un (ou deux?) dessins, un ancien de surcroît. Ce n'est pourtant pas la matière qui manque. De même, un seul Goutal et un ou deux Schvartz. Dommage de ne pas valoriser ceux qui vivent en Bretagne.

 

Je suis toujours émerveillé de voir la perspicacité du caricaturiste et son sens de l'essentiel. Le dicton "une bonne image vaut tous les discours" est tellement vrai! Reste à savoir comment la caricature est prise et les champs libres nous font un micro-trottoir assez amusant qui permet de constater que selon son degré de connexion à l'actualité, on sait de quoi il est question.

 

En partenariat avec Courrier international dont les caricatures recueillies sont toujours excellentes.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:42

Colombe-sur-croix.gifQu'ont-ils donc tous à admirer ces automates en treillis? Qu'ont-ils donc tous à s'agglutiner devant les défilés tous plus longs les uns que les autres? Qu'ont-ils donc tous à applaudir des pantins armés jusqu'aux dents pour servir les intérêts de la "nation"?

 

Que l'on se comprenne bien, je ne suis pas un type qu'on peut qualifier de "zen" ou de "calme", mais je déteste la violence institutionnalisée! Quand je pense à l'arsenal des grandes puissances mondiales et que je la compare aux bombes à clous de quelques désespérés ou fanatiques, je me dis que le monde ne tourne pas rond.

 

Au lieu de jouer les effarouchés quand deux gamins se foutent des peignées dans les cours de récré, ils feraient mieux de voir la société qu'ils créent: son cortège de chômeurs, la violence du marché du travail, l'apologie de tout ce qui est liberticide, la pauvreté intellectuelle qu'on sert au JT, bouillie pour cochons analphabètes... guerre permanente.

 

Puisque l'Homme semble incapable de prendre exemple sur son cousin bonobo, prions pour qu'il existe un Dieu! Et restons couchés le sacro-saint jour du 14 juillet. Honte aux Etats militaires!

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:25

revolution.jpgQu'elle est pauvre l'époque dans laquelle nous vivons! Les intellectuels sont jetés aux oubliettes ou baillonés au profit de quelques sophistes, finalement pas si gênants, ou en tout cas labellisés par l'Etat pour faire les marioles sur les plateaux télé. C'est le cas d'un certain philosophe, Michel Onfray pour ne pas le citer, qui critiqua récemment BHL, trop médiatique à son goût pour être un "vrai" écrivain. C'est l'hôpital qui se fout de la charité... lui qu'on dit "philosophe" et chouchou des médias! Si philosopher, c'est savoir parler, alors je connais plus d'un philosophe!

 

Dans un article du Monde du 10 juillet (lire ici avant de poursuivre), le plus célèbre vulgarisateur de France, celui que tout le monde respecte parce qu'il a ouvert des cours de philo populaire à Caen, nous démontre qu'on peut avoir une bonne idée, mais dispenser des idées nauséabondes. Je lui conseille de plancher sur un sujet: tolérance ou respect?

 

La tolérance, c'est accepter ce qu'on désapprouve. Le respect, c'est considérer la chose ou la personne. En réalité, drapé dans sa vertue de républicain de gauche (caviar), M. Onfray est un petit Robespierre. Grands discours sur l'amour et contre la peine de mort, mais juge de ce qui doit être et ne pas être. Pour M. Onfray, soi-disant athée, il y a le bon et le mauvais (1). Moi, je dis: Démocratie ne vaut que si les gens sont éduqués... ou plutôt instruits (pour qu'ils s'éduquent eux-mêmes). Je crois l'être suffisamment pour critiquer cet âne qui montre jour après jour qu'il fait de la République une Religion et la langue française une sur-langue, vecteur de civilisation?

 

Assurément, les langues régionales, c'est mal. A nouveau j'oserai la comparaison avec Robespierre à ceci près qu'au XXIème siècle, croire aux "ennemis de l'intérieur" (2) avec une telle foi est un signe de déficience mentale: paranoïa on appelle ça! Ah, mais M. Onfray ne veut pas changer, c'est vrai que, pour lui, tous les psy sont des charlatans (voir son dernier livre). De même que, c'est bien connu, tous les profs sont des fainéants, tous les politiques sont pourris... une réthorique bien connu du FN et popularisée par Le Pen. Je me permets d'y aller franco puisque, selon ses dires, je suis (parce que je défends les langues régionales et, pire, que je pratique le breton) "un cheval de troie de la xénophobie", que "j'exclue l'étranger"...

 

Nous, les méchants, autonomistes, indépendantistes, on les connait vos discours! Ce sont eux qui dressent les uns contre les autres les langues au profit du français. Vous qui ne parlez ni esperanto, ni gallo, mais qui tentez de leur faire croire que si ces langues ne décollent pas, c'est de notre faute. Jeu de dupes puisque vous ne parlez aucune de ces langues. Elles sont simplement "pratiques". Un vrai roman d'intrigues où les alliances improbables se nouent... franc mac' à la con! Vous savez pertinemment que pour détruire une culture, il suffit de détruire sa langue. Détruire une langue, c'est détruire le rapport d'un peuple à son territoire, c'est déraciner un sentiment d'appartenance. Et quoi de plus facile quand l'Etat permet de le faire légalement, doucement, mais sûrement?

 

Les ennemis de l'intérieur! Paranoïa qui me donne envie de plonger dans les livres d'expertes de la Révolution Française: Mona Ouzouf et Suzanne Citron. Ah, c'est vrai qu'ils sont fortiches nos gardiens du temple, les Charasse et Mélenchon, véritables pastiches des révolutionnaires d'antan, mais qui n'ont pas évolué! Onfray nous taxe de "dinosaure", je me marre!

 

D'où la langue bretonne serait une menace pour la Nation française? Diwan, "une secte" dixit le Sénateur de l'Essonne au Sénat en 2008 (lire ici)? Je connais peu de bretons qui ne soutiennent la France dans les compétitions internationales (excepté l'équipe de football, mais cela est lié à leur qualité). Construire son identité au détriment d'autres, voilà bien votre rôle de péquenots, craintifs que vous êtes de voir s'effondrer votre beau chateau de sable. La France est un mythe, elle s'est construite dans le sang et le mépris d'Autrui. Suis-je anti-français en disant cela? Je ne crois pas. Car chaque nation est un mythe. Elle se construit parce que des hommes et des femmes y croient.

 

Mais tous ces fanatiques - et j'emploie du vocabulaire religieux à dessein - comprennent-ils la complexité du monde? Soucieux, eux les laïcards, de défendre les valeurs de la République (lesquelles? Liberté? Egalité? Fraternité?), ils pactisent avec l'Abbé Grégoire (voir ici) et tendent à l'uniformisation.

 

Jacobinisme est certes un mot désuet, mais il est toujours d'actualité. Un mot désuet pour individus désuets! Le jacobinisme s'accorde très bien de l'uniformisation capitaliste... dès lors que la langue française reste la tête hors de l'eau. Ne comprennent-ils pas que défendre la diversité linguistique et donc le breton, le corse, le basque, c'est aussi défendre le français dans le monde, fut-il la langue du colon? Un poids deux mesures pour ces Justes!

 

europe-langues-continent.gif

 

Je ne sais pas sur quel piédestal ils placent le français, mais il serait temps de leur apprendre que chaque langue est le produit d'une réflexion humaine. Que le breton n'est pas un dialecte, mais une langue distincte du français. Qu'il puisse co-exister des cultures en France n'était pas dans leur schéma de conquête du monde. Minus et Cortex de pacotille! Il existe effectivement divers breton comme il existe divers français, mais l'essentiel est que la communication puisse avoir lieu. Et le breton dit "unifié" est compréhensible, croyez-le! Cela doit-il empêcher les dialectes de vivre? Non. Mélenchon et Onfray ne font que colporter des ragots qui ont fait leur temps. Moi qui ne parle pas si bien breton que cela, je comprends un vannetais ou un léonard, un cornouaillais ou un trégorois!

 

Alors, oui, Monsieur Onfray, je suis tribal! Oui, je suis un farouche anti-universaliste car ce sont les gens comme vous, les missionnaires (qu'ils soient religieux ou laïcs), qui ont décimés des cultures entières! Indiens d'Amérique, d'Amazonie, peuples primitifs en Afrique ou en Asie, cultures minoritaires en Europe. Vous participez à l'extinction, comme M. Arthus Bertrand hostile aux langues régionales, d'une diversité aussi importante que la biodiversité! Car une langue est le reflet d'une idée du monde et un philosophe devrait comprendre ça. Et, pour le clin d'oeil, je reprendrais à mon compte une citation de Robespierre: « La plus extravagante idée qui peut naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à mains armées chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés… ».

 

C'est bien ce que vous faites non? Vous entrez chez les gens et leur imposez votre vision uniformisée du monde. Vous êtes un guerrier de la pensée. Vous niez l'individu et son droit d'exister tel qu'il est.

 

fardeau_des_privileges.gifJe passe sur vos conceptions politiques, elles mériteraient un article entier tant c'est risible! Que vous souteniez Mélenchon comme candidat en 2012 n'est pas étonnant, mais que pensez de vos positions publiques: post-anarchiste? Finalement, l'Etat n'est pas si mauvais? Personnellement, j'estime qu'il n'est qu'un outil et dès lors que cet Etat ne répond plus aux exigences du peuple, il doit disparaître comme a disparu la monarchie (quoique?). Et puis, finalement, le capitalisme n'est pas si mauvais? Et l'Etat peut être vecteur de positions libertaires! J'en parlerai aux punks que je connais, ils apprécieront la blague! Moi, j'en reste à l'idée initiale de l'échange, comme un bon barbare (celui qui n'est pas grec romain français). Sortir du système marchand est une utopie, mais cela veut-il dire qu'on ne doit pas y tendre?

 

Vous seriez révolutionnaire? Quel clown! Si c'est cela être révolutionnaire, alors je ne donne pas cher de notre planète. Je ne suis pas de cette révolution-là! Celle que vous adulez a troqué les nobles contre les bourgeois. Vous êtes moulé dans un conformisme ringard et avez peint la tolle en un camaïeu de rouge, noir et rose. Soit vous manquez d'imagination, soit vous êtes conditionné... plutôt problématique pour un "philosophe".

 

Gâgeons que ma prose ne vous arrivera jamais entre les mains et que, si c'était le cas, vous hausseriez les épaules en vous disant que je suis un jeune coq. Sans doute le suis-je, mais je déteste la fange intellectuelle et j'essaye, chaque jour qui passe, de faire en sorte que mes pattes ne pâtaugent pas dans le fumier! Difficile en France.

 

 

 

(1)  y a deux peuples en France : L'un est la masse des citoyens, pure, simple, altérée de justice et amie de la Liberté: c'est ce peuple vertueux qui verse tout son sang pour fonder la République qui en impose aux ennemis du dedans et ébranle les trônes des tyrans. L'autre est ce ramassi d'ambitieux et d'intrigants, c'est ce peuple babillard, charlatan, articificieux, qui se montre partout, qui persécute le patriotisme, qui s'empare des tribunes et souvent des fonctions publiques ; qui abuse de l'instruction que les avantages de l'ancien régime lui ont donnée, pour tromper l'opinion publique ; c'est ce peuple de fripons, d'étrangers, de contre-révolutionnaires hypocrites, qui se place entre le peuple franças et ses représentants, pour tromper l'un et calomnier les autres, pour entraver leurs opérations, pour tourner contre le bien public les lois les plus utiles et les vérités les plus salutaires.  (Robespierre, sur les ennemis de la Nation).

 

(2) « Domptons nos ennemis du dedans et ensuite marchons à tous les tyrans de la terre… » citation de Robespierre.

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