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Klask

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 12:50

hokusai la vague

 

Paol Keineg est un des fondateurs de l'UDB (qu'il a quitté depuis), mais c'est surtout un poète breton d'une rare force. Malheureusement, certains de ses ouvrages ne sont plus publiés. Je cherche moi-même une édition du "Poème du Pays qui a faim"... à bon entendeur! Des dires de certains de mes anciens camarades, "Quand Paol a sorti ce poème, ça nous a foutu une sacré claque, lui qui était si discret. Un poète breton reconnu par Aragon!"

 

Je n'ai pas l'intention de faire ici sa biographie, moi qui ne le connais pas, mais je voudrais vous faire partager ce poème que m'a transmis mon camarade Alain Kervern, amateur de poésie.

 
L'émigration, le chômage, le mépris,
les fausses promesses, les ruines,
l'hiver de notre vieillesse,
et puis quoi encore?
Tout le reste:
un peuple dispersé
comme un peu de cendre au vent.
Mais ce que l'homme a fait
l'homme peut le défaire.
Ce que l'homme a défait
l'homme peut le faire.
Assez de mélancolie
assez de complaisance
de lamentations.
Il nous reste les immensités
de l'enthousiasme et de l'intelligence.
Il nous reste
le parfum violent d'une patrie à construire.

 

Paol Keineg
Le Printemps des Bonnets Rouges
P.J. Oswald, 1972.
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 17:23

Al-Liamm-niverenn-380.jpg

Lennet em boa ma "istor-berr" gentañ e brezhoneg penn da benn! "Dorioù an Uzin" skrivet gant Pierre-Emmanuel Marais, Al liamm niverenn 380. Emsaver UDB eo Pierre-Emmanuel hag lennet 'm eus dija un dra bennak eñ 'neus skrivet (click amañ).
 
Un istor brav eo "Dorioù an uzin", met trist kenañ ivez. Serret eo uzin daneveller an istor-mañ ha chom a ra dilabour, e-unan. He gwreg zo bet douaret ha bugale 'neus ket. Sell a ra an olifant-mekanik (E Naoned eo) ha ne gompren ket perak eo posubl da lakaat kalz arc'hant e-barzh draioù evel-se (evit an douristed) ha ket 'barzh fabrikoù. Un istor sokial eo, met diwar-benn an digenvez ivez. Aes eo da lenn evit ar re o teskiñ brezhoneg egedon.
 
Ma digarez evit ar fazioù!
 
---
 
Al Liamm (le lien) est une revue littéraire en langue bretonne qui existe depuis 1948. Elle a vu défiler un certain nombre d'écrivains et poètes bretons dont Per Denez, Youenn Gwernig, Roparz Hemon, Anjela Duval, Yeun ar Gow, Goulc'han Kervella... Je dois avouer à ma grande honte que c'est la première fois que je me plonge sérieusement dans cette revue. Pourtant, j'ai toujours annoncé que si je savais parler breton correctement, j'écrirai quelques nouvelles dans cette langue. Mon père y a d'ailleurs écrit lui qui est abonné depuis des lustres!
 
L'article ci-dessus expliquait que j'ai lu ma première nouvelle entièrement en breton. Il s'agit d'une nouvelle intitulée "Dorioù an uzin" (les portes de l'usine) écrite par un camarade, Pierre-Emmanuel Marais, dont, décidément, j'aime beaucoup les textes, simples, mais sympas.
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 19:30

logojeunessocialistes.jpgJ'ai appris lors de la dernière session plénière du Conseil régional par mon collègue socialiste que le MJS s'apprêtait à voter une motion en faveur des langues régionales. Réjouis j'étais!

 

Je vous laisse prendre quelques minutes pour la lire à cette adresse:

http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/07/la-promotion-des-langues-regionales

 

Une fois lue, voici ce que j'en pense. Pour commencer sur une note positive, disons que je suis ravi que les jeunes socialistes trouvent du temps pour un sujet aussi "secondaire" que les langues régionales. Evidemment, j'approuve leur demande de promotion des langues régionales dans les collectivités ainsi que l'enseignement optionnel dès la maternelle. Mais puisqu'il est connu que nous luttons uniquement pour des futilités pendant qu'eux jouent dans la cour des grands, nous (jeunes UDB) nous sommes permis de leur rappeler quelques vérités.

 

Cette motion en apparence très ouverte est en réalité un écran de fumée permettant de dire qu'on s'intéresse à un sujet, mais qu'en réalité, on se contente bien de ce qui existe. La motion commence mal dès le début puisqu'ils ne remettent pas en cause la non-inscription des langues régionales à l'article 2 de la Constitution.

 

Les langues régionales ne sont pas "constitutives de la diversité de la culture française" puisqu'elles ne font pas partie de la culture française. Elles sont une richesse de la France certes, mais en aucun cas une bizarrerie de la culture française. C'est malheureusement cela qu'ont beaucoup de mal à imaginer les socialistes à gauche et les populistes l'UMP à droite: il existe en France plusieurs cultures différentes qui peuvent co-habiter, vivre en harmonie pourvu qu'on leur donne la possibilité d'exister. Pas une culture unique! Or, cet article 2 tue tout essor des langues bretonne, corse, basque, occitane, alsacienne... République une et indivisible!

 

Un seul exemple: récemment, un éditeur breton a demandé s'il pouvait bénéficier des financements européens pour traduire une pièce de Shakespeare. Réponse: nous ne pouvons pas car la langue bretonne n'est pas co-officielle. Voilà donc le premier verrou à la promotion du breton!

 

Second verrou, c'est la mauvaise volonté de l'Etat en matière d'ouverture de classes bilingues. Et là encore, en excluant les écoles par immersion, ils oublient que ce sont principalement ces écoles qui ont permis la survie des langues telles que le basque, le breton ou l'occitan.

 

On pourrait aussi parler de la continuïté scolaire, du manque de moyens octroyés aux langues régionales en France (voir ici)... je préférerai juste que le MJS suive la route de Delanoë sur cette question plutôt que celle de Charasse ou Mélenchon, gardien d'un temple d'un autre âge.

 

Voir le communiqué des Jeunes de l'UDB.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 14:52

sur-le-ring-jack-london.JPGDeux nouvelles dans ce recueil de Jack London. Je ne connaissais pas l'auteur et je dois avouer que j'ai été "frappé" par son talent pour rester dans l'ambiance du thème du livre: la boxe!

 

La première s'intitule "L'enjeu". Un jeune champion de boxe rencontre une jeune fille qui n'y connait rien. Pour Joe, la boxe, c'est le "Jeu", mais London aurait pu dire la "Vie" sans rien enlever à sa nouvelle tant il est clair qu'elle illustre le combat qu'est l'existence. La boxe donne un sens à la vie de Joe Fleming. A l'inverse, Genevièvre a été protégée de ce milieu par ses mentors, les Silverstein. Elle souhaite que Joe se détourne de la boxe pour elle ce qu'il accepte, lui prouvant ainsi son amour. Mais il lui reste un dernier match... 

   

  

La seconde nouvelle a pour titre "la brute". Un entraîneur reçoit un jour une lettre d'un ancien champion lui demandant de prendre sous son aile son fils et de le faire boxer. Sam se rend dans les montagnes et fait la connaissance de la légende de la boxe que certains croyaient morts et surtout de son fils dont le corps d'athlète contraste avec son goût pour la poésie. Entraîné par son père, le gaillard n'a pas une réelle volonté de combattre, mais il le fait pour son père qui sait que personne ne peut le vaincre. Arrivé dans la ville, Pat Glendon junior ne fait qu'une bouchée de ses adversaires et l'entraîneur lui fixe alors des règles... des règles qui permettent les trafics. Or, Pat, comme son père, n'est pas un tricheur. 


Au final, les deux nouvelles de London se ressemblent. Les valeurs déjà sont les mêmes. Joe Fleming a beau être un champion, il ne vit pas "dans le péché" et reste humble. C'est la raison pour laquelle M. Silverstein l'aime bien car il ne fait pas partie de ce système dévoyé. Pat, lui, est un candide qui se fait rouler et découvre la vérité en même temps que l'amour. Véritable force de la Nature, il décide de révéler au monde l'univers souterrain de la boxe. Les héros, tant hommes que femmes, sont les mêmes.


Deux nouvelles relativement intemporelle tant il est vrai qu'il y a un fossé entre le sport au sens noble du terme et ce que le système économique en a fait (la dernière coupe du monde en est un triste exemple). D'un côté le monde du fric et de l'autre le monde des valeurs. London m'a ravi tant par son sens de la narration (on se croirait dans un stade enfumé, de retour au début du XXème avec des foules d'ouvriers venus dépenser leur solde pour voir un combat) que par la morale qu'il veut faire passer. A lire...

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 11:55

llenguadoc.gifLa France compte 10 communautés linguistiques d'après le bureau européen des langues moins répandues (EBLUL): breton, catalan, corse, langues créoles, allemand/alsacien, basque, luxembourgeois/mosellan, néerlandais/flamand, occitan et langues d'oïl (dont le gallo). Rien que pour l'occitan, on compte entre 500000 et un million de locuteurs auquel il faut rajouter 270000 brittophones, plus de 100000 locuteurs du corse... je suis incapable de donner un chiffre du nombre de locuteurs, en France, d'une langue dite "régionale", mais ça fait un bon paquet.

 

Alors quand j'entends M. Urvoas, dans la presse du 29 juin, annoncer que Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, lui aurait répondu, suite à une demande de ce dernier, que le budget de l'Etat consacré aux aides aux langues régionales (hors enseignement j'ose espérer) s'élève à 500000€, je frémis. Apparemment, l'Etat n'est pas sûr!

 

Entre nous, j'espère qu'il se trompe car si l'on fait un calcul rapide (histoire de donner une idée), on constate l'ampleur du "problème" des langues régionales en France.

 

Jugez plutôt:

 

L'Etat. Environ 350 Mds d'€. 500000€ pour un budget culture de l'Etat qui avoisinne les 3 Mds d'€, cela représente 1/6000ème du budget culture consacré aux langues (toutes). Ramené au budget global cela représente environ 1/700000ème.

 

En face, la Région Bretagne, amputée de son cinquième département. Environ 1,1 Mds d'€. Un budget consacré aux langues de Bretagne de 5,1 millions d'euros sur un budget culture ET sport de 40 millions environ. Les langues (breton et gallo) représentent donc 1/6ème du budget culture et 1/220ème du budget global.

 

Vous excuserez les imprécisions car cet article est simplement destiné à donner des ordres de grandeur. Mais quand on sait cela, on est en droit de se demander pourquoi l'Etat refuse à la Région Bretagne le droit de s'occuper elle-même de ses langues. Puisque lui-même n'en a que faire... Et qu'on cesse de nous dire que nous coûtons cher!

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:14

matoub_lounes.gifAzul!

 

 Je n'en ferai pas un article majeur puisque je ne connais pas bien l'oeuvre musicale de Lounès Matoub, mais je souhaitais tout de même rendre hommage, aujourd'hui, à cet artiste assassiné le 15 juin 1998 pour avoir revendiqué haut et fort son identité kabyle.

 

Devenu une figure politique, symbole de la résistance à un Etat oppresseur (l'Algérie), mais également à l'intégrisme islamiste, Lounès Matoub est aujourd'hui le chanteur kabyle le plus apprécié, avant un autre artiste que j'apprécie énormément: Idir. Un homme libre qui gêna le pouvoir en utilisant les mots plutôt que les armes.

 

Le fait que ce soit un assassinat politique est un secret de polichinelle et j'espère qu'un jour, la lumière sera faite sur ce meurtre qui témoigne de l'intolérance d'Autrui dans un Etat qui a copié la France en matière de négation des identités. Colonisés colons?

 

Solidarité envers les peuples!

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 18:14

sarko-autonomiePoursuivant sur sa lancée contre cette réforme territoriale, l'UDB a envoyé il y a quelques jours une lettre aux maires de Bretagne. En voici la teneur:

 

Madame, Monsieur le Maire,

De nombreux élus locaux estiment que notre système institutionnel est trop complexe, peu lisible pour le citoyen et qu'il est très centralisé au regard de celui en vigueur dans les autres démocraties européennes. Depuis 1964, l'Union démocratique bretonne (UDB) milite pour une évolution institutionnelle qui permette aux Bretons de prendre part plus largement à la construction du projet de société de leur région.

Nicolas Sarkozy a engagé un projet de réforme territoriale qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée Nationale le 8 juin dernier. De notre point de vue, ce projet est une régression de la démocratie, il ne simplifie en rien le « mille-feuilles », mais remet en cause l'idée même de décentralisation. Le texte n'a d'ailleurs recueilli que 276 voix contre 240, plus de 30 députés de l'UMP ayant refusé de voter, traduisant ainsi un réel malaise.

Cette réforme prévoit la suppression de la clause de compétence générale pour les conseils régionaux et généraux au risque de transformer les nouvelles assemblées en chambres d'enregistrement de décisions prises à Paris. Les 191 conseillers territoriaux de Bretagne administrative prévus (pour lesquels il faudra construire un nouvel hémicycle!), élus sur une base cantonale – ce qui contredit la notion même de région, au scrutin uninominal (donc au détriment de la représentation féminine), n'auront guère de poids face à un Etat qui veut tout contrôler mais dont on sait qu'il n'exerce plus ses missions de redistribution des richesses et d'accès pour tous aux services publics. De plus, l'évolution de la taxe professionnelle augmente fortement la dépendance financière de la Région Bretagne vis-à-vis des dotations de l'Etat. L'autonomie fiscale de la Région, aujourd'hui proche de 50%, sera réduite à 10%.

Les communes sont évidemment aussi concernées. Si le projet de loi prévoit de leur laisser la clause de compétence générale, elles pourront moins compter sur les cofinancements pour leurs investissements locaux du fait de la fragilité budgétaire des conseils régionaux et généraux qui, déjà, sont contraints de réduire leurs aides.

local/cache-vignettes/L250xH333/Adaozan_ar_vd5f5-62088.jpgPar ailleurs, l'un des aspects les plus inquiétants de la réforme est la création de métropoles. En guise de simplification, on crée un échelon supplémentaire et des « enclaves » au sein des régions. Ces métropoles disposeront de compétences élargies et de budgets renforcés réduisant ou annihilant le rôle régulateur et redistributeur des conseils régionaux. En Bretagne, le risque est grand de voir Nantes et Rennes concentrer encore plus le développement au détriment des petites et moyennes communes, accentuant ainsi la fracture territoriale entre l'est et l'ouest, l'armor et l'argoat, le continent et les îles. Il faut en effet rappeler que le budget de la Région Bretagne (1,1 milliard d'euros), toujours amputée de la Loire-Atlantique, dépasse à peine les budgets cumulés de la Ville de Rennes et de sa communauté d'agglomération.

Pour l'UDB, la « métropolisation » est un réel danger pour le polycentrisme breton, ce maillage de villes moyennes et organisation en pays. C'est en ce sens qu'une de nos élues s'est opposée au vœu de Rennes métropole visant à élargir le périmètre de l'agglomération pour franchir le seuil des 450 000 habitants permettant de prétendre à ce nouveau statut.

De même, alors que la carte de l'intercommunalité est pratiquement achevée en Bretagne, l'UDB refuse que les limites administratives soient modifiées arbitrairement sans l'avis des populations concernées et sans projet cohérent pour les territoires.

C'est pourquoi nous proposons un projet alternatif appelé « autonomie régionale » dans le cadre d'une République rénovée et régionalisée. A titre d'exemple, l'Ecosse, qui dispose d'un tel statut et d'un budget de 32 milliards d'euros, est devenue en quelques années, le leader mondial des énergies marines.

Cette réforme territoriale qui pourrait être adoptée dans les prochaines semaines (l'examen en seconde lecture au Sénat doit commencer le 28 juin) est dénoncée très au-delà du clivage droite-gauche. Nous savons que les questions institutionnelles sont difficiles à appréhender pour les citoyens, mais cette réforme des collectivités territoriales risque d'avoir des conséquences désastreuses sur leur quotidien. Face à la menace sur les libertés locales que représente ce projet, l'union de tous les élus défenseurs de la démocratie locale, soucieux du développement équilibré du territoire breton, est nécessaire.

Nous espérons donc, Madame, Monsieur le Maire pouvoir compter sur votre implication dans cette lutte pour la « démocratie d'en-bas » en interpellant les parlementaires.

Recevez nos salutations bretonnes les plus sincères.

Pour l'Union démocratique bretonne,
La porte-parole, Mona Bras

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:32

dechirureplagepbm.jpg

 

Voilà quelques temps que je n'ai pas consacré un article entier à la réunification. Pourtant, l'article deux de la Charte de l'UDB stipule que "l'UDB agit dans l'ensemble de la Bretagne et milite pour sa réunification administrative". Un petit article d'information générale ne fera pas de mal.

 

Voilà donc où en sont les choses approximativement. Durant les auditions de comité Balladur, le cas de la Loire-Atlantique et de son retour au giron historique (Bretagne) a fait noircir beaucoup de pages tant dans l'Emsav que dans la PQR. Aujourd'hui, silence radio ou presque malgré la mobilisation constante des partis politiques bretons (rejoint sur le terrain par d'autres composantes) et des collectifs ou associations type "Bretagne réunie" ou "44 = BZH".

 

Côté Conseil régional de Bretagne, les élus UDB et Europe Ecologie Bretagne ont déposé lors de la dernière session plénière une motion pour réaffirmer le souhait pour la nouvelle assemblée de voir la Bretagne réunifiée et constituer le fameux nouveau "groupe de travail". Surprise: alors que cela aurait du être une formalité, le PC rechigne et Jean-Yves Le Drian, soucieux de préserver l'unanimité sur la question, demande à Christian Guyonvarc'h de bien vouloir repousser sa motion. Chose que nous acceptons à condition qu'elle soit votée lors de celle qui vient, jeudi et vendredi prochain (24 et 25 juin). C'est ce que nous avons expliqué au collectif "44 = BZH" qui nous avait demandé un rendez-vous.

 

Depuis, nous avons envoyé un courrier, mais tout le monde se retranche derrière un "groupe de travail préalable". La réalité, c'est que le sujet fait débat dans les partis et que le vote de principe est difficile à justifier en interne (surtout pour l'UMP qui détient les rennes du pouvoir central). Néanmoins, si on en croit les procès verbaux, le PS votera la motion puisque M. Ferrand (président du groupe PS) annonçait lors de la dernière session qu'il était pour:

 

"La motion proposée s'inscrit dans ce que, par le passé, cette Assemblée a eu l'occasion de voter. Cela correspond également aux positions que nous avons pu prendre dans la période récente. Donc, sans marquer d'opposition aux propositions d'amendement qui viennent d'être formulées, le texte tel quel nous paraît conforme à la continuité de la position à prendre sur cette question."

 

Que fera le PC? Si nous préférons l'unanimité, il est hors de question que nous intégrions dans la motion la référence à l'amendement de Legge (sénateur UMP et conseiller régional). Un amendement qui arrange bien le PC si soucieux des lois.

 

Julian-Beever-trompeoeil-eiffel.jpgEn effet, sachez que M. de Legge est un artiste, adepte des trompe l'oeil. Son amendement au Sénat a donné un droit de veto à la Région Pays de la Loire qui doit donner son accord au passage d'un département à une autre région. Que répondriez-vous à la question "voulez-vous vous tirer une balle dans le pied"? En somme, pour paraphraser mon camarade Michel François, "M. de Legge a dessiné une porte sur le mur et nous fait croire que c'est une avancée". Chapeau l'artiste!

 

De même que le collectif "44 = Breizh", je me fous pas mal de l'unanimité si celle-ci ne débouche pas sur des mesures concrêtes. Or, le militant que je suis est fatigué de voir la lenteur administrative traduisant avant tout (mais pas seulement) le manque de volonté politique. Car s'il est clair que la réunification est dans les mains du gouvernement ou du parlement, il ne serait pas compliqué d'harmoniser certaines politiques entre CRB et CG 44. La débretonnisation par contre avance à grand pas: communication de M. Auxiette, dictionnaire des lycées bretons légitimant les découpages administratifs, procès successifs des militants pour des motifs de plus en plus mineurs (photo de tag!).

 

Suite après la session plénière...

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 11:51

Make-tea--not-war.jpg

 

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager la carte que m'a envoyé mon ami Stan de l'île de Man. Décidemment, l'humour british a du bon...


Une occasion de rappeler qu'à l'heure où l'on cherche désespéremment à combler le trou de la sécu, à financer les retraites, à investir dans la recherche, dans les énergies renouvelables (...), le budget de l'armée française atteint près de 40 milliards d'euros, que la France est l'un des principaux exportateurs d'armes, que "l'armée de terre recrute", c'est ce que disent les affiches publicitaires dans les abri-bus et payées par le contribuable!


Sans doute cet article est-il un peu populiste et je sais que nous ne vivons pas dans le pays des bisounours, mais j'en ai assez que la France joue les pauvres alors qu'il ne s'agit que de choix. Choix de créer du travail pour tous pour financer des retraites méritées par exemple! Les intérêts des lobbies pharmaceutiques, celui des armes ou des produits phytosanitaires sont tellement proches de ceux de l'Etat qu'on a du mal à se souvenir que c'est le Politique qui a la légitimité et pas le Business.


Créons donc une armée européenne, réserviste des forces de l'ONU, seule puissance légitime à mon goût. Ainsi, en plus de réduire les conflits d'égoïsme, on réduirait les dépenses et entamerait une décroissance des armées mondiales. La diplomatie type 19ème siècle a trop duré... Ce n'est pas en fabriquant des armes qu'on réduit le risque de guerre!

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 14:18

troupe-a-Ouessant.jpg

Photo Anthony Boigné

 

J'étais le week-end dernier à Ouessant dans le cadre de l'AG de l'association "Géographes de Bretagne" dont le président est mon ancien professeur, Yves Lebahy. Accueillis par la locale de l'étape, Françoise Péron, nous avons eu l'opportunité de visiter l'île, mais également de rencontrer le Maire et bien évidemment de parler géographie.

 

La réforme territoriale était dans les esprits de chacun puisque si elle venait à être adoptée, elle aurait forcément des conséquences en terme d'aménagement en Bretagne et notamment un déséquilibre accentué entre l'est et l'ouest de notre région. Mon week-end fut très instructif et outre les géographes que j'ai pu cotoyer durant mes années d'études (Ronan Le Délézir, Jacques Lescoat, Alain Le Sann), j'ai pu faire la connaissance de gens dont les noms m'étaient familiers. C'était le cas de Pierre-Yves Le Rhun, notre herblinois, mais aussi de Loeiz Laurent dont l'ouvrage "la fin des départements" a été l'une de mes premières lectures de géo!

 

Je remercie d'ailleurs Loeiz Laurent pour nos discussions historiques. J'en ai appris encore sur le mouvement breton!

 

Je terminerai sur Ouessant et sa difficulté, comme nombre d'îles, à maintenir un taux de population suffisamment élevé. Le taux est relativement stable pour le moment, mais il est vrai que les activités dépendent de peu de choses (motivation des habitants, école, commerce...). Nous avons abordé divers sujets comme l'autonomie énergétique ou le commerce. J'ai d'ailleurs pu rencontrer l'agriculteur (bio) de l'île lors d'une virée au bar le soir, je lui souhaite bon courage car ses pommes de terre m'ont l'air plutôt pas mal.

 

A noter pour finir que les sites touristiques (du phare du Créac'h au musée en passant par les plaques) sont bilingues. En voici une preuve. Une île à ne pas louper...

 

kloc-h-dindan-vor.jpg

 

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