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Klask

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 16:32

Europe-Ecologie-BreizhCandidat sur la liste du Morbihan et moi-même adhérent de l'association Géographes de Bretagne, je me devais de répondre au courrier qu'Yves Lebahy a lancé aux candidats. La lettre officielle d'Europe Ecologie Bretagne sera publiée ou non, mais je me permets de publier ici, sur mon blog, ma réponse par respect pour ma formation initiale. Après tout, il ne reste que 5 jours avant le premier tour donc c'est maintenant ou jamais.



G-ographes-de-Bretagne.jpg

Lorient, le 4 mars 2010

 

 

 

Objet : réponse à l’association des « Géographes de Bretagne » au sujet des élections Régionales.

 

 

Chers collègues géographes,

 

N’ayant pas connu l’époque du CELIB, je me plais à imaginer cette période d’espoir durant laquelle géographes, politiques et acteurs du monde économique ont lutté pour faire reconnaître des spécificités bretonnes dans un Etat hyper-centralisé. Il est indéniable que ces acteurs, par la seule volonté politique, ont réussi à sortir la Bretagne du marasme économique.

 

L’esprit du CELIB, j’en suis persuadé, est toujours présent et se manifeste sous forme de frondes sociales et de mobilisations tant sur la désertification hospitalière que judiciaire ou sur la privatisation de la Poste, bref sur le refus d’un monde ultra-libéral. Mais loin d’être simplement contestataire, cet esprit se traduit par les constructions ici ou là d’alternatives portées par des associations (AMAP, Système d’Echanges Locaux…) que j’ai toujours suivies avec attention. Les écoles Diwan (le germe) sont un parfait exemple de l’inventivité de la société bretonne refusant la résignation.

 

Les Régions ont ici un rôle essentiel à jouer car elles sont l’échelon pertinent pour répondre efficacement aux urgences auxquels nous faisons face. L’UDB le clame depuis 45 ans et pour la première fois de l’histoire, l’ONU vient de s’aligner sur cette position au sommet de Copenhague.

 

Croyez bien que je partage vos constats tant en matière d’urbanisme et d’étalement urbain qu’en matière de politique maritime. Toutes ces problématiques font en réalité partie d’un tout, d’un système. Emprunter une route équivaut à ne pas s’attarder sur les autres et je pense que notre société est dans une impasse et refuse de l’admettre. Mon engagement à l’UDB et consécutivement dans ce rassemblement Europe-Ecologie Bretagne repose sur la volonté de proposer des alternatives à ce système :

 

-         Alternative au système de gouvernance centralisé qu’a adopté la France. La centralisation a vidé les territoires de leur matière grise, de leur originalité culturelle ou sociale et conduit à la monopolisation par quelques villes des bénéfices produits par tous. « Paris nous pompe » n’est pas un slogan très flatteur, mais il n’en reste pas moins vrai. Je milite au contraire pour une autonomie qui laisse la possibilité aux Bretons de décider d’une part de leur avenir eux-mêmes. Régulièrement accusé d’être féodaliste, je constate au contraire que les parlements régionaux seraient un formidable contre-pouvoir et permettraient de renforcer la démocratie remise en cause petit à petit par Nicolas Sarkozy. Lui qui se targue d’être républicain ferait bien de relire Montesquieu ! Créer des métropoles, c’est adopter un système féodal, créer l’autonomie, c’est appliquer le principe de subsidiarité.

 

-         Alternative au capitalisme qui laisse sur le côté les personnes les plus fragiles. Aujourd’hui, les acteurs politiques se contentent trop souvent d’accompagner les décisions économiques rabaissant le Politique au rang de subalterne de l’Economique. Ce suivisme et le manque d’imagination ont abouti à la situation que vous décrivez si bien dans votre courrier : polarisation des activités économiques, éloignement des jeunes des centres actifs, urbanisation insoutenable sur le littoral, désertification du centre-Bretagne, zonage de l’espace de façon arithmétique et non plus humaine, continentalisation et métropolisation à Rennes et Nantes…

 

-         Alternative au découpage technocratique du territoire français. Retrouver un rapport à notre environnement et ainsi faire coincider administration et territoire vécu me semble primordial. D’où mon engagement en faveur de la réunification de la Bretagne. L’UDB a, en 2007, proposé une alternative au découpage de « l’ouest français » : réunification des deux Normandies, réunification de la Bretagne, intégration de la Vendée (Bas-Poitou) au Poitou-Charentes et création d’une région Val de Loire. Une proposition comme une autre qui mérite au moins qu’on s’y attarde.

 

-         Alternative au tout routier. La réunification est une opportunité de réouverture sur la mer. A l’heure actuelle, aucun plan stratégique du Conseil régional n’intègre le port de Nantes-St Nazaire, administrativement… ailleurs ! Or, il est impossible de mener une politique maritime cohérente sans en tenir compte. Le cabotage, par exemple, est un serpent de mer que chaque liste ressort lors des élections. Pour quel résultat effectif ? L’idéal serait que le Conseil régional se dote d’une flotte de caboteurs et puisse enfin changer les règles du jeu car il faut être conscient qu’en adoptant la règle internationale, les ports Bretons sont condamnés. Il faut donc trouver un moyen d’associer les chargeurs routiers au transport maritime pour éviter les concurrences route-mer et enfin cesser ce jeu stupide qui consiste à adapter nos ports aux navires ! Dans quel système ubuesque vit-on ?

 

-         Alternative à l’axe ouest-est Breton. La Bretagne, région maritime, était historiquement tournée vers la mer. La concentration des pouvoirs de décisions à Paris et aujourd’hui à Bruxelles a tourné la Bretagne vers l’est et s’est accompagné du développement d’infrastructures, notamment ferroviaires, vers ces deux capitales. Résultat, il est aujourd’hui plus rapide d’aller de Lorient à Paris en train que de Lorient à Lannion ! La réhabilitation des lignes ferroviaires Nord-Sud m’apparaît donc comme une priorité du mandat à venir. Ces lignes permettraient en outre de s’insérer plus efficacement dans l’Arc Atlantique, projet politique qui ne parvient pas à s’imposer, parallèlement à la centralisation bruxelloise ou à l’élargissement à l’est de l’Union.

 

-         Alternative au productivisme agricole. En premier lieu, il faut favoriser la consommation de produits locaux, non par préférence nationale, mais bien par nécessité écologique. Notre empreinte écologique doit être la plus faible possible à l’heure où les Etats les plus riches font peser sur le monde entier un risque de catastrophe climatique majeure. Le paysan (Breton), longtemps considéré comme un plouc regagne aujourd’hui ses titres de noblesse eut égard à son utilité sociale : fixation d’une activité sur le territoire, production de qualité, emploi non délocalisable… C’est pourquoi le Conseil régional doit engager un processus de valorisation de l’agriculture soutenable et encourager les productivistes à reconvertir leur activité.

 

-         Alternative à la résidentialisation et au tourisme de masse. L’économie de villégiature a conduit au mépris du territoire et à une urbanisation complètement irraisonnée. La tempête de la semaine dernière est une preuve de plus que lutter contre les éléments est une chimère et il ne tient qu’à nous d’adapter l’urbanisme à notre environnement et pas l’inverse. Pour ne prendre qu’un exemple, on se souvient du sort du centre aquatique de Trégastel, les pieds dans l’eau, lors de la tempête de 2007. Foncier de Bretagne, l’établissement public, devrait permettre d’apporter quelques réponses à ces problèmes. Favoriser la mixité générationnelle plutôt que de laisser faire la ségrégation spatiale actuelle (taux de résidences secondaires phénoménaux dans certaines communes) permettrait sans doute d’éviter la mono-activité, celle qui « tue l’activité permanente » pour reprendre les termes de Jean Ollivro.

 

-         Alternative énergétique. La Région Bretagne doit prendre sa part de responsabilité et tenter d’enrayer le gaspillage énergétique. Pour cela, il serait utile de revoir notre rapport au transport et à la vitesse. En effet, ce que l’on a appelé « progrès » durant des décennies nous a conduit à adapter la ville à la voiture de même que s’adaptent aujourd’hui les ports aux navires. Une fuite en avant qui est digne d’une pièce de Ionesco… Les jeunes ménages sont rejetés dans les terres et alimentent des villes dortoirs dans lesquelles le travail est absent et les condamnant à se déplacer toujours plus loin. Or, l’énergie que l’on ne produit pas n’est-elle pas la moins polluante ? En parallèle d’une véritable politique énergétique, la Région Bretagne devra donc se pencher sur ces économies d’énergie : reconstitution des bocages permettant de meilleurs rendements contre le vent, vision stratégique du transport permettant des coopérations plutôt que de la concurrence, concentration et réhabilitation de l’habitat, répartition du travail sur l’ensemble des pays...

 

-         Alternative à l’uniformisation culturelle. La Bretagne est riche de ses identités et il est triste de constater que les Bretons ne s’en rendent souvent pas compte. Au folklore, nous opposons une réelle prise en compte culturelle. Réconcilier Nature et Culture n’est plus une option, mais une nécessité eut égard aux urgences écologiques, sociales et économiques que connaît notre planète. Or, les langues sont les principaux vecteurs de ce territoire : parler une langue, c’est lire un paysage !

 

Je terminerai cette lettre par un appel à l’aide. Vous n’êtes pas sans savoir que Nicolas Sarkozy prévoit une réforme des institutions qui devrait prendre effet à partir de 2014. Or, ce projet ne règle pas le mille-feuille institutionnel (puisque le département jugé inutile par de nombreux observateurs perdure). Il complexifie davantage la lisibilité politique en créant des « métropoles » aussi puissante que des Régions et même plus puisque le fait régional, eut égard au mode de scrutin, risque de n’être à l’avenir qu’un doux rêve. Or, si je suis persuadé que notre empreinte écologique doit être la plus faible possible, je crois au contraire que nous avons tous le droit d’imprimer notre empreinte culturelle sur nos territoires. La Bretagne, terre de marins et de paysans, terre de solidarités et de cultures devrait-elle être uniformisée par un Etat qui ne reconnaît la diversité culturelle qu’à des dizaines de milliers de kilomètres ? J’espère que vous nous aiderez à dénoncer ce projet réactionnaire et dangereux pour la démocratie.

 

Ma gwellañ sonjoù a hetan deoc’h.

 

Gael Briand

Candidat de la liste Europe Ecologie Bretagne.

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:12


C'est parti! Notre député François Alfonsi poursuit son boulot au Parlement. Aidé de son attaché parlementaire Bruno Le Clainche, notre camarade de l'UDB, il a participé à l'organisation de ce colloque Verts-ALE du 4 mars dernier. L'UDB y était représentée. Jill Evans (galloise du Plaid), Davyth Hicks, Oriol Junqueras... autant de personnes dont on connait l'engagement en faveur des langues!

L'UDB, par le biais de François Alfonsi, élu de Régions et Peuples solidaires aux élections européennes de juin 2009, sera au coeur de l'action au Parlement européen durant tout le mandat.
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:00

Europe-Ecologie-Breizh.jpg
Dernière ligne droite avant les élections. Je ne vais pas faire une séquence nostalgie car les élections sont loin d'être la période politique la plus agréable. Je préfère nettement la période hors campagne puisque mes jeunes camarades et moi-même sillonnons aussi la Bretagne pour faire de la pédagogie. Voici donc, pour ceux qui pensent qu'EEB est un rassemblement de tocards, notre programme! Et qu'une autre liste me démontre que le leur est aussi avancé...

Je suis assez attaché au fond idéologique et je suis plutôt satisfait du programme. Bien entendu, le jour où nous arracherons l'autonomie à cet Etat centralisateur, les leviers seront nettement plus importants. Cette campagne se termine et je ne regrette pas mon choix. Quelque soit le résultat, l'UDB a démontré que le fond prime sur la stratégie au premier abord la plus payante. Je trouve ça courageux et honnête.

N'oubliez pas de voter ou de donner une procuration. Même si certains trouvent ça ringard, c'est important pour la démocratie!

Téléchargez donc en cliquant sur la thématique de votre choix:

Présentation

Agriculture

Aménagement du territoire

Biodiversité

Culture

Economie

Energie

Formation

Habitat

Institutions

International

Langue

Littoral

Recherche

Santé

Solidarité

Transports

+ Téléchargez le programme résumé en breton.

+ Téléchargez Koulmig du mois de mars.

J'en profite pour annoncer le meeting du clôture qui aura lieu à Lorient, mercredi 10 mars à 20h30 au Palais des congrès.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:16
Pb-mars.jpg


Miz meurzh, mars!

Le mois tant attendu par les politiques! L'édito d'Herri est claire sur le sujet: la Bretagne doit rester à gauche. Mais l'enjeu sera plutôt de savoir quel sera le taux d'abstention et cette info fait franchement peur sur l'état de la démocratie en France. A l'heure actuelle, seule l'élection Présidentielle draine un peu de monde. Sommes-nous toujours en République car cela ressemble drôlement à une monarchie dans laquelle seul le leader guide. Quid du Parlement? Quid des idées politiques? D'où mon aversion pour le bipartisme.

Bref, un canard encore bien rempli:
L'invité est mon ami Günther Dauwen, directeur de l'ALE
Trois pages de campagne EEBzh
Un article de Fiévet sur les élections (très bon)
Un article de fond sur l'écologie urbaine par Patrick d. Morvan
Une page pour la promotion de la Redadeg (nous avons laissé la parole à Jean-Michel Sanner)
Les échos de Brest à Nantes
Internet sur les télévisions locales
Pobl Vreizh avec un article sur les Prizioù France 3, un autre sur la Gourenn et un troisième sur les risques du téléphone portable par Paol ar Meur
L'article d'Histoire sur le commerce malouin à l'époque de Louis XIV
Un super article de Ned Thomas, notre ami journaliste gallois du Plaid Cymru, à propos de la dévolution au Pays de Galles
Deux pages d'international (Le Kerala et Haïti)
Un jour avec... Bruno Lesteven, tisserand breton, écrit par votre serviteur
Ainsi que les pages livres et musiques, Iffig, le courrier des lecteurs...


Le Peuple breton, c'est toujours 35€ pour s'abonner et 15€ pour les moins de 25 ans.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:00

hal.jpgComme promis (mais un peu tard pour cause de guerre sans merci contre Orange), la suite...

Je vais faire vite car ce n'est plus d'actualité et que nous entrons dans la dernière semaine de campagne pour les Régionales.

Je n'ai pas non plus chômé à Bruxelles. Au passage, une pensée pour les morts dans l'accident de train de Hal dont j'ai pu voir la carcasse en passant. A noter d'ailleurs que cet accident a ralenti le trafic vers la Belgique pendant des semaines.

Eva-Gun-Iria.JPG

sur la photo, ma trogne, Eva, Günther et Iria

Mon objectif initial était d'aller voir mes amis de Bruxelles car cela faisait deux ans que je n'avais pas mis les pieds dans cette ville. Objectif réussi car je suis tout de suite passé au bureau de l'ALE voir Günther Dauwen (flamand), le directeur, et Eva Bidania (basque), la collaboratrice, tous deux de bons amis. J'ai également croisé Iria Epalza (basque), la coordinatrice de la fondation Maurits Coppieters et ancienne assistante parlementaire de Mikael Irujo (député basque de la dernière mandature).

Ma seconde visite a été pour l'ambasse Bretonne de Bruxelles (en réalité, un bureau commun avec les Pays de Poire et le Poitou Charentes). Je n'ai pas pu croiser Martine Allais (absente), mais j'ai discuté assez longuement avec sa collaboratrice, une bruxelloise très au fait des questions bretonnes et qui m'a dit le plus grand bien de Christian Guyonvarc'h (chargé des relations européennes dois-je le rappeler). Rien de tel que de parler politique à des belges!

Puis, visite du parlement et tour des bureaux en compagnie de Bruno Le Clainche, attaché parlementaire de François Alfonsi et par ailleurs membre de l'UDB. Un petit mot à Ian Hughton (SNP), Alyn Smith (SNP) et Oriol Junqueras (ERC), un petit regret de ne pas avoir vu Jill Evans (Plaid), au Pays de Galles. J'ai croisé également Frieda Brepoels (N-VA) en coup de vent et me suis contenté de discuter avec ses attachés. Pas de Nicole Kiil-Nielsen, ni de Yannick Jadot lors de mon passage. Petite discussion avec Tudi Kernalegenn néanmoins. Et évidemment, j'ai passé toute ma soirée avec François Alfonsi: l'occasion de faire un point sur les élections régionales un peu partout et notamment en Corse où notre partenaire du PNC s'apprête à faire un sacré carton!

friendship.JPG

ici, Csaba Sogor, Tatjana Zdanoka, François Alfonsi, Bairbre de Brùn et Oriol Junqueras.

J'ai ensuite assisté à la relance d'une commission baptisée "Friendship" ayant pour but la mise en place d'un processus de Paix au Pays Basque. Siègent à cette commission tous les députés qui le souhaitent. Pour le moment, tous les membres de l'ALE + Bairbre de Brùn, députée du Sinn Fein très sympa, Eva Britt Svensson et Csaba Sogor, député de droite qui, malgré les tensions de son groupe, s'est joint au processus. La commission est animée par Eva Bidania, membre d'Eusko Alkartasuna et fin connaisseur de la situation basque.

Bairbre de Brùn (Sinn Fein) me semblait d'ailleurs particulièrement motivée. Sans doute car c'est son deuxième mandat et qu'elle a une expérience dans ces sujets complexes (élue d'Irande du Nord). Il faut dire que l'Etat espagnol ne joue pas dans la finesse en interdisant Batasuna alors que le mouvement s'écarte de la violence. On finit par croire que l'Etat souhaite la violence!

Dernière anecdote, chapeau bas aux métros Bruxellois dont toute la signalétique est bilingue. A faire pâlir d'envie les copains d'Ai'ta!

métro bxl
Bref, un petit séjour très enrichissant. A mon retour, je me suis dit, comme Renaud, que "le roi des cons, il est français et ça, j'en suis sûr" quand j'ai entendu deux personnes discuter dans un train et affirmer que les gens de Perpignan étaient "bizarres". Ce à quoi je leur ai répondu: "ils n'ont rien de bizarres, ils sont catalans". Réponse: "c'est ça, bizarres". Affligeant.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:13

UDB-44-BZH-Redadeg.JPG


Voici à quoi ressemble mon agenda! La semaine dernière fut très chargée. Semaine de campagne électorale me direz-vous? Oui et non puisque j'étais en exil d'abord à Paris puis à Bruxelles. Cet article consacré à ma visite à Paris (Bruxelles suivra) vous prouvera qu'il est possible de militer hors de Bretagne... différemment!

En premier lieu, j'avais rendez-vous avec Marc, un nouveau camarade jeune vivant à Paris. L'occasion de faire plus amples connaissances car nous nous étions vu la semaine précédente à Carhaix lors du week-end jeunes de l'UDB (
voir ici).

JN-place-des-vosges.JPGJ'ai également été rendre visite au collectif Jeudi Noir qui vient juste de perdre son procès pour occupation d'un logement vacant de 1500 mètres carré, près de la place des Vosges. Jugez donc la vue (photo)! De vrais rupins nos squatteurs. Il n'empêche que la somme qu'ils doivent payer est assez exhorbitante eut égard à l'action citoyenne qu'ils mènent. C'est la raison pour laquelle ils organisaient des portes ouvertes et de l'animation. Au menu:
Jolie Môme, excellente troupe de théâtre chantante. Un peu anar, l'équipe donne du peps à la lutte contre le logement cher et a permis d'attirer du monde et d'aider financièrement les jeunes squatteurs. J'ai d'ailleurs versé à l'obole puisque les Jeunes de l'UDB sont signataires. Sur le fond, la jeune fille qui nous faisait visiter nous expliquait que la loi sur le logement opposable était impossible à exécuter si bien que l'Etat se payait à lui-même des amendes!

La veille, j'avais rendez-vous avec ma meilleure amie, jeune prof à Paris et déjà syndiquée jusqu'aux dents. J'ai donc suivi l'une des manifestations contre la réforme du lycée imaginée par Luc Chatel (vous savez, le Ministre de l'Education Nationale, celui qui, à peine nommé osait dire qu' "enseigner, c'est obéir"). Une grosse mobilisation et un dossier sur lequel je reviendrais sans doute d'ici peu. J'ai d'ailleurs été ravi de constater que l'UDB était un peu connue puisque pas moins de trois personnes m'ont interpellé (il faut dire que je porte les couleurs): deux Bretons et un type qui connaissait Régions et Peuples solidaires (dont je vous invite à signer le soutien d'ailleurs).

Philip-Hosking.JPG
Puis, rencart avec un copain de la section jeune du
Mebyon Kernow, Philip Hosking. Les Cornouaillais, eux non plus, n'ont aucun statut malgré celui de leurs voisins gallois. On se souvient que Gwendal avait fait la Une de Cornish Nation à l'époque où il était allé les soutenir au nom de l'UDB. Nous essayons de nous soutenir quand nous le pouvons.

Enfin, petit passage par la maison de la Bretagne qui honnêtement n'est guère plus qu'une agence touristique. Un peu dommage à mon avis, mais les employés semblaient plutôt au fait de l'actualité. Bon, j'oublie sans doute au passage un certain nombre de petites choses anodines, mais en tout cas, je n'ai pas chômé!

JN jolie môme

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 01:48
Divroan.jpgAvant de lire les aventures du petit Gael à Paris puis à Bruxelles, je tenais à écrire cet article sur la pièce de théâtre que j'ai vu ce soir. C'est la seconde fois que je vois une pièce de la troupe Strollad ar Vro Bagan (voir ici) et je suis à nouveau émerveillé de voir la créativité de Goulc'han Kervella. Ayant appris la tournée de cette pièce en breton par le Peuple breton, j'ai couru acheter une place au plateau des 4 vents à Lorient.

Cette pièce avait pour thème l'émigration. Bretagne, terre d'Exil, terre d'Asile? A l'heure où l'immigration est un sujet phare de la politique, cette pièce remet les pendules à l'heure et nous rappelle qu'avant d'accueillir, nous avons été nous-même accueillis. Un flash-back essentiel pour qui ne connaît pas bien l'histoire de Bretagne.

En plusieurs tableaux, les acteurs (dont d'ailleurs Yannig Bigouin, second de la liste Europe-Ecologie Bretagne en Finistère) jouent des scénettes décrivant la vie de Trélazé entre 1865 et 1890, celle du Canada entre 1904 et 1906, de la Dordogne dans les années 30, des Bretons de Paris entre les deux guerres, des réfugiés espagnols fuyant Franco en 1939 (Plougasnou), de la "guerre des jupons" à Huelgoat opposant Bretons et Italiens en 1930, des Bretons d'Amérique, à nouveau des Bretons de Paris à partir des années 50 puis de la Bretagne actuelle, terre d'immigration.

Breizh-amerika.jpgDe l'extrême pauvreté aux Maliens de Montfort-sur-Meu en passant par les slogans UDB des années 60 ("non à la mobilité du travail") et aux militants ayant accueillis des basques, cette pièce a un goût de révolte. Breizh-America, 500 ans de résistance! Devant l'intolérable ministère de l'identité nationale, la troupe léonarde sait montrer subtilement où se cachent le racisme et l'exploitation capitaliste. La conclusion m'a fait penser à cette vidéo dans laquelle mon pote Gwendal dénonce le racisme des Identitaires et promeut la Bretagne de Stivell et de Youssou N'Dour (voir ici).

Toujours aussi populaire, la troupe expose des thèmes de façon complexe (l'exil des Bretons vers Angers dans les ardoisières en pleine grève ouvrière, la misère qui suivit et le rêve d'exil en Argentine, le rôle de la religion, les bécassines, la famille Gwernig à New York et le fils ne reconnaissant pas la Bretagne comme son pays...). Un vrai régal et une mise en perspective utile pour nous autres jeunes.

La soirée s'est terminée par une vente du Peuple breton par votre serviteur avant de rejoindre quelques bretonnants à la Taverne ar Roue Morvan! Ha komzet 'm eus brezhoneg evel just!
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 15:00

baie-de-lannion.png
Vous vous souvenez certainement de la bataille qui fit rage dès 2007 au large de Quiberon. Elle opposait quelques associations regroupées sous le nom de "Peuple des dunes" et la multi-nationale Lafarge (cimentier). Cette bataille a pris fin temporairement suite à l'abandon de Lafarge il y a quelques mois, abandon qui s'est décidé après un avis négatif du Préfet maritime. Moi qui n'est jamais aimé le Droit, j'avoue avoir apprécié la tenacité du Peuple des dunes et sa compétence en droit de l'environnement.

Lors du week-end jeunes UDB à Carhaix la semaine dernière, Radio Bleu Breizh Izel nous a interviewé Gwennoline, Gwendal et moi (le 3G !). Parmi les questions, je m'en souviens d'une en particulier: "que pouvez-vous apporter en tant que candidat Morbihannais?". Je me souviens aussi de la réponse: "je ne suis pas Morbihannais, je suis Breton". Comme exemple, j'ai pris justement celui du Peuple des dunes. Je savais qu'un tel projet d'extraction de sable se profilait en Baie de Lannion. Je pense que la côte sud bretonne peut faire partager son expérience à la côte nord! D'autant qu'un de mes co-listiers Europe Ecologie Bretagne n'est autre qu'Alain Bonnec, le toujours porte-parole du mouvement (mille excuses Alain, mon estime pour toi n'en était pas moins grande!).

Mais revenons sur le projet de la Baie de Lannion (carte du
SHOM). Début décembre, on apprenait que la CAN (compagnie armoricaine de navigation) était venue faire des prélèvements dans la baie avec pour objectif l'extraction de 200000 mètres cube par an. La zone convoitée par la compagnie se situe à 1,5 km des côtes de Trébeurden, dans la zone finistérienne (au large de Locquirec), à l’ouest du Plateau du Crapaud, sur une dune sableuse de 15 km². La zone d’extraction délimitée par la Can mesure 4 km². Elle est située entre deux zones Natura 2000. 

C'est parti donc pour un nouveau combat procédurier. Certes ici, la compagnie est bretonne, mais le sujet reste le même et les risques aussi. A priori, les pêcheurs sont contre (l'étude d'impact a été confiée au comité des pêches de Paimpol à la demande de la CAN) de même que mon ancien professeur Yves Lebahy (
voir ici). Le collectif Sauvegarde du Trégor s'y oppose également. Bref, tout le monde est contre...

Rappelons que l'écosystème marin est complexe et que retirer du sable massivement peut entraîner de graves conséquences sur le trait de côte breton. Finalement, cette demande de sable démontre simplement que les choses ne changent pas à terre. Toujours la logique équimentière, toujours cette croissance, toujours ce non-recyclage, toujours cette consommation d'espace...

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 17:50
bandeau-EEB.jpg

Militant d'arrache-pied hors de mes activités professionnelles pour le Peuple breton, la dynamique jeune d'EEB, la communication, la mise en réseau ou quelques points du programme, je n'ai même pas eu l'occasion d'annoncer que je suis candidat sur la liste du Morbihan d'EEB (voir ici). A noter d'ailleurs que deux de mes co-listiers ont fait la même formation que moi en géographie.

Cet article se veut un petit aperçu de mon avis à un mois du premier tour et un rappel du pourquoi s'engager dans cette dynamique.

Pour ceux qui n'ont pas suivi le feuilleton, cela a commencé par un bon score aux européennes d'Europe Ecologie auquel l'UDB a participé. Puis, par une division chez les Verts et le choix d'une stratégie différentes par quelques uns d'entre eux (dont beaucoup de personnes que j'apprécie). Cette division a déposé le nom de "Bretagne écologie" et entendait négocier avec JY Le Drian dès le premier tour. Puis, l'UDB a fait le choix de poursuivre le rassemblement Europe Ecologie au premier tour estimant que cela ne desservait pas la gauche vu le mode de scrutin et que les idées du parti étaient idéologiquement plus proches des Verts que du Parti socialiste et du Parti communiste. Ensuite, il y a eu une scission chez les communistes qui entendaient relancer le "front de gauche" et la constitution des listes du PS. Christian Troadec, de son côté, avait lancé sa liste dans l'espoir de faire pression et d'obtenir une place éligible sur une des listes (EE ou PS). Stratégie foirée qui, au grand bonheur des "purs et durs" qui allaient enfin montrer au monde la puissance du milieu breton, a débouché sur la constitution d'une liste autonome! Sauf que Breizhistance (Emgann mod-nevez), dénonçant une dérive droitière, (comme c'est étonnant) s'est retiré des négociations et soutient aujourd'hui Europe Ecologie Bretagne, "seule liste plaçant au coeur de sa campagne un travail d'information sur l'évolution institutionnelle de la Bretagne" (dixit Gael Roblin). L'UMP s'est déchirée trop longtemps entre gaullistes et libéraux pour que les séquelles cessent sans souffrance et le Modem... honnêtement, je ne les entends pas!

oiseau-seul.gifPourquoi donc ai-je défendu la poursuite du rassemblement EE au congrès de l'UDB? Premièrement par idéologie. En 2004, les Verts et l'UDB atteignent 9,7% et gagnent leur siège par une fusion réussie avec le PS et le PC qui permet de faire gagner la gauche. Aujourd'hui, la donne est différente. Le bilan régional est bon (et nous en assumons une part faut-il le rappeler!) et Le Drian a bonne presse, surtout dans les médias. La droite, c'est un secret de polichinelle, n'imagine même pas gagner! Cela dit, il ne suffit pas d'aller dans la bonne direction, il faut aussi y changer de vitesse au regard des urgences (écologiques, mais aussi sociales, culturelles et économiques). Dès lors, le choix était simple:

Troadec? Je refuse de rentrer dans la danse de l'Emsav pré-pubère qui, par dogmatisme (anti partis français), se cherche des leader capables de mener une certaine idée de la Bretagne au pouvoir sans partage. Donc, pas de Troadec. Comme a dit Stivell, "bon courage", c'est tout ce que je souhaite aux militants sincères que je connais là dedans. Mais qu'on ne me parle pas d'idéologie ou de sincérité de la part du baron du Poher. D'ailleurs, il est le meilleur allié de Le Drian dans ce jeu de billard à trois bandes (PS-EE-Troadec). Et croyez-moi ou pas, le "pur et dur" a eu 6 ans pour parler d'autonomie, il n'a guère fait mieux qu'un gentil régionalisme.

Le PS? Oui, ça aurait pu être un choix. Un bon choix même puisque Le Drian entendait mettre son parti sous silence pour incarner, lui, la Région. Un choix pragmatique donc qui nous aurait permis d'écrire ensemble le programme. Mais jusqu'à quel point? Et c'est là que ma décision s'est prise. JY Le Drian, tout bon président qu'il est, n'est pas assez ambitieux pour moi. Se contenter de quelques compétences quand l'autonomie pourrait permettre de répondre plus efficacement à la plupart des problèmes que nous connaissons, cela se résume à une acceptation des règles du jeu dictée par l'Etat. Je veux un bras de fer avec cet Etat jacobin! Car quoi, pourquoi devrais-je avoir honte d'être autonomiste? L'Etat central a-t-il un si bon bilan qu'il puisse me juger ainsi? Regardons le Pays de Galles qui va d'ailleurs bientôt se prononcer pour augmenter son pouvoir législatif. En 10 ans, quel boom culturel! Quel boom économique! Quel rempart contre le libéralisme! Qu'on nous donne ces dix ans à nous aussi. Nous n'avons jamais eu notre chance de prouver quoi que ce soit car les électeurs sont frileux et conservateurs.

affiches-ben.jpgEurope Ecologie Bretagne n'est pas une alliance parfaite, mais elle propose une véritable conversion écologique de l'économie. C'est une révolution digne des urgences actuelles et pas un simple coup de peinture vert à un programme productiviste ou équimentier. C'est une liste qui  a accepté les exigences de l'UDB en matière de promotion d'un modèle de gouvernance, mais s'appuie aussi sur son expertise en matière culturelle et sociale.

Les sondages hexagonaux au moment où je parle sont assez bas pour Europe Ecologie. Il n'est même pas certain que nous ayons des élus! Disons-le clairement, les gens sont blousés par le syndrome 2002 (Jospin) qui ne peut en aucun cas arriver pour des régionales, élections à deux tours qui permettent à ceux qui ont fait 10% de se maintenir. Croyez-vous vraiment que JY Le Drian ne fera pas ces 10%? Avec la presse dans la poche? Quand en Une du Ouest-France, on titre que le TER est une réussite, c'est un appel à voter pour lui même si UDB et Verts étaient membres de la majorité. Nous disons simplement: voter Le Drian bien entendu, mais avec nous au second tour!

Je sais que les socialistes craignent Europe-Ecologie. A tel point que mes copains de Bretagne écologie sont médiatiquement plus importants que les militants PS ou PC de la liste. On ne vote pas le PS, on vote Le Drian! Comme si un homme seul changeait le monde! En arriver à une telle extrêmité, n'est-ce pas l'aveu d'un échec du PS au niveau hexagonal? Faire ce constat ne veut pourtant pas dire qu'il faille cracher sur la gauche (nous en sommes clairement), ni sur le PS qui n'est pas homogène. La présence d'Europe Ecologie en autonome aura permis la mise en avant des thèmes écologiques dans tous les partis et  - sans doute aussi du fait que l'UDB soit présent dans cette alliance - le choix d'un régionalisme plutôt qu'un départementalisme. Et la réunification est devenu un thème de campagne! Plutôt encourageant...

Je ne regrette pas mon choix et même si nous nous plantons, j'estime que nous aurons joué notre partition. C'est aussi ça la démocratie! Faire entendre ses idées et ne pas céder au bipartisme. La gauche plurielle, c'est parfois un bon moyen de contrer la droite, mais c'est un peu comme les langues. Il y a toujours une majeure et une mineure. Dix bretonnants parlent entre eux à une table. Un non-bretonnant arrive et tout le monde se met à parler français!

Nos documents de campagne laisse la place au breton, cinq de nos candidats potentiellement éligibles sont bretonnants, l'exigence de réunification n'a pas posé de problème et a même débouché sur un accord avec EE PdL (malgré la difficulté), l'autonomie est promue et un gallois nommé Ned Thomas a même fait une série de conférences en Bretagne sur le thème de "10 ans d'autonomie au Pays de Galles" (excellentissime), la thématique sociale a largement trouvé sa place dans le projet de reconversion écologique de l'économie, René Louail est une pointure qui vaut tous les José Bové de la planète; que des membres influents de réseaux tels que "les Enfants de Don Quicotte" ou "Jeudi noir" s'engagent dans cette démarche prouve que le social est loin d'être la cinquième roue du carosse. Il y a 1001 raisons de choisir EE et la première, c'est sans doute que nous sommes capables de gouverner.

fresque-nantes.jpgQuant à moi, j'ai l'occasion de militer comme d'habitude un peu partout en Bretagne. Comme le week-end dernier à Carhaix avec mes camarades jeunes de l'UDB (voir ici) ou à Brest, Gourin, Lorient evel just, Rennes ou St Malo, St Brieuc et bientôt Paris, Bruxelles et Nantes pour la fresque humaine du 27 février. Et j'apprends plus que jamais avec Ronan Leprohon chaque mois pour faire le Peuple breton.

Voilà quelques bribes dans un long post. Mon pronostic? Ça ne se fait pas, mais au diable le politiquement correct. Je dirai 30-32% pour Le Drian, 13% pour EE. Peut mieux faire pour nous, mais la politique, c'est comme le tennis! Tant que la fin n'est pas sifflée, tout est possible... Neuze, votomp!



* L'artiste Ben fait partie des soutiens d'Europe-Ecologie ou plutôt de R&Ps (voir ici). Il n'est pas le seul bien sûr, mais certains n'ont pas encore appelé officiellement et la déontologie fait qu'on ne parle pas au nom d'Autrui.

* La première synthèse du programme est téléchargeable ici.
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 14:15
PB-fevrier-2010.jpg

Pour la deuxième fois depuis ma collaboration au Peuple breton, un de mes articles fait la Une! En réalité, il s'agit d'un travail collectif que je signe puisque c'est le fruit d'une rencontre avec José Nadan (voir ici), un camarade apiculteur du Faouët.

Ce numéro est encore une preuve de l'engagement écolo de l'UDB. Outre cet article sur les abeilles, Patrick D. Morvan signe deux pages sur la limitation du trafic routier. Trois pages de campagne électorale dont la dernière opération du clan du néon à Lorient que j'organisais il y a quelques jours (voir ici et ).

L'édito s'attache à expliquer notre choix de partir avec Europe-Ecologie dans la région bidon des Pays de la Poire. Grace à l'UDB, la liste sera officiellement en faveur de la réunification administrative de la Bretagne. Un choix pragmatique pour certains qui auraient préféré nous voir partir avec Christian Troadec et sa liste témoin (pas si pragmatique que ça car vous savez déjà que nous ne voterons pas Auxiette au second tour et n'avons aucune prétention de siège).

N'étant pas un grand fana de l'engagement vert en Loire-Atlantique sur cette question, je ne peux que me réjouir de cette décision d'inscrire cet engagement dans la profession de foi, ce qui élargit un peu plus notre combat hors emsav. D'autres militants sincères mais naïfs préfèrent penser que l'ensemble des gens pour la réunification voteront Troadec ce qui laisse présager (puisque 70% des gens sont pour) un score fleuve! Nous verrons comment interprêter les quelques % de sa liste de bric et de broc (ni droite-ni gauche, bien au contraire, mais quand même un peu de droite). Nulle doute que nos adversaires, eux, sauront en faire bon usage pour enterrer l'idée de réunification! Va t'en apprendre à lire à un âne...

Pour le reste, une super caricature de Nono, une nécro de Bernard Le Nail, un jour avec... Dieu Alan Stivell ! Les articles en breton seront consacrés au nouveau magazine Nidiad lancé par trois jeunes bretonnants, aux caméras et à la campagne evel just. L'international au Pays Basque et au référendum en outre-mer.

Encore un beau numéro qui n'attend plus que vous! D'ailleurs, je les entends les numéros suivants piailler, piaffer d'impatience que vous les achetiez. S'abonner, c'est aussi rendre heureuses ces pages! 15€ pour les moins de 25 ans et 35€ plein tarif, c'est pas le Pérou!
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