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Klask

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 14:32


Ce n'est pas la première fois que j'en parle, mais je l'aime bien ce Ronan. Il croit à son projet et la démarche en langue bretonne est vraiment sincère. Voici donc une entorce au règlement, un peu de pub pour Stered, la marque inspirée par la Bretagne! Avec Gwenvael comme mannequin pour ces dames...

Bien sûr, je ne suis pas forcément un fana du street wear (bien que j'aime ses T-shirts), mais il est clair que la langue bretonne doit dépasser les clichés de ringardise. Aujourd'hui, les jeunes bretonnants sont principalement des urbains. Rennes, en Haute Bretagne, est la ville de Bretagne où le nombre d'apprenants en breton est le principal (devant Vannes).

Félicitations donc pour cette charte Ya d'ar brezhoneg. Une belle récompense.

Deskiñ a ran brezhoneg ha plijus eo. Muioc'h yezhioù a deskomp, muioc'h vo savet sevenadurioù en Europa, pe e lec'h all. Echu eo an amzer ar brezhoneg oa un dra fall. Ar re yaouank o deus c'hoant d'ober kalz a dra gant div pe teir yezh, ket gant galleg nemet ken. Brezhoneg bev!
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:36
travailleuses-du-sexe.jpgHier soir à l'UBS avait lieu la projection d'un film qui a fait débat lors de sa diffusion sur France 2. Intéressé par la question, je me suis rendu à cette projection des "travailleuses du sexe" de Jean-Michel Carré afin d'écouter ce qu'avait à dire le réalisateur et me faire ma propre idée du film. Je dois préciser que j'avais été sollicité par une élue verte, Claudine Le Goff,  afin de soutenir la porte-parole du Nid, mouvement abolitionniste. Je m'y suis donc rendu en compagnie de Laurence Chevrel, une camarade de l'UDB conseillère municipale.

Je ne suis pas du genre à faire comme si la prostitution n'existait pas, ni à voir les choses de façon binaire ou simpliste, mais je dois dire que ce film m'a franchement dérangé en ceci que son parti pris aurait du être expliqué dès le début. Jean-Michel Carré donne en effet la parole à des prostituées qui s'affichent, qui ont "choisi" cette activité et au client sympa décomplexé. Comme si c'était la majorité...

A l'issue du film, j'ai donc posé une question simple: est-ce un choix ou une opportunité? Je m'explique. Les hommes et femmes qui témoignaient m'ont fait penser à ces enfants qui, aujourd'hui, ne rêvent plus d'être boulanger, médecin ou pianiste, mais footballeur, acteur ou chanteur. Les enfants d'aujoud'hui sont malins et savent que ce sont ce que j'appelle "les voies d'exception" qui pourraient leur permettre de vivre comme ils rêveraient. Bref, au lieu de critiquer un système qui les exclus (l'ascenseur social scolaire n'existe plus), ils cherchent à briller grace à celui-ci, acceptant donc une règle du jeu pour laquelle ils n'ont jamais donné leur aval. Le Politique n'a plus sa place, c'est l'Economique qui dicte sa loi! Ma question a trouvé sa réponse quand le réalisateur, fier de lui en plus, me dit: "oui, la plupart de ces filles ou garçons travaillent deux ou trois jours par semaine et étudient ou profitent le reste de la semaine". Moralité: devenez prostitué!

J'exagère comme d'habitude, mais si ce film ne promeut pas la prostitution, il ne condamne pas du tout la marchandisation du corps. Disons, plutôt que "condamner", qu'il pourrait au moins être nuancé car le message du film est vraiment: "pute et fière de l'être". Je doute que l'ensemble des prostitués pensent ainsi et apprécient la banalisation de cette activité. Mais je me garderai bien parler à leur place, moi qui n'aie jamais discuté avec une prostituée.

Alors oui, je suis sans doute réac', mais je pense que ce film est facile et capitaliste. Jean-Michel Carré se targuait d'avoir réuni sur France 2 trois millions de spectateurs, confirmant ainsi ma première impression: ce film est au même niveau que Capital ou les émissions de M6: des paillettes et de la fascination, du divertissement à défaut de solutions. Du discours de petits bourgeois désirant montrer que le fric n'est pas mal. Certes non, gagner de l'argent n'est pas honteux, mais pour en faire quoi? Ici, il s'agit de l'appât du gain pour le gain... capitalisme.

Au final, en prenant quelques exemples ultra-spécifiques (la sexualité des handicapés), ce type se permet de décrédibiliser le travail des associations qui tentent de venir en aide aux prostitués soumises. "Changez de discours" a-t-il dit à Marie Renée Jamet  (84 ans) qui côtoie des prostitués chaque jour depuis 38 ans! Confondre courtisanes et prostitués, quelle connerie! De même que mélanger homosexualité, transexualité, SM, prostitution et Sida. La mafia, le raquet, la drogue, le proxénétisme sont tout de même la majorité. Accepter la prostitution, c'est finalement se contenter d'une société de frustration, d'un marché de la solitude, d'une ère de la non-communication. Désolé, mais quitte à paraître vieux jeu, je ne cautionne pas.

Mouvement-du-Nid.jpgAlors maintenant oui, la prostitution existe, il ne s'agit pas de dire le contraire. (d'ailleurs le Nid ne ferme pas les yeux). Je suis tout aussi choqué de savoir que les prostitués n'ont aucun droit de retraite alors qu'elles payent des impôts. Je suis aussi contre la loi de mars 2003 (Sarko) contre le raccolage passif qui n'a fait que déplacer le problème et rendu plus sordide encore les "passes", mais par pitié, ne justifions pas tout au nom d'un pragmatisme crétin. Agir concrètement oui, mais par la pédagogie, par l'apprentissage de la sexualité dès l'enfance, pas par le laissez-faire. Sans cela, nous acceptons que des étudiantes se fassent payer une pipe pour finir leur mois.

Je terminerai par dire que la prostitution n'est pas un "métier", c'est une source de revenu. La monétarisation du sexe pose le problème du rapport au travail et du rapport au corps. Le vivant est donc marchandable: esclavage, OGM... Aimer faire l'amour ou même "baiser" est une chose, s'envoyer en l'air chaque jour n'a rien de choquant, mais se faire payer pour nécessite mieux qu'un film qui banalise un vocabulaire de multinationales (business, plan communication, niche économique, services...).

Je me posais des questions sur la pertinence ou non des maisons closes avant de rentrer dans la salle, je ne m'en pose plus.
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 14:40

Assises pour les droits de la jeunesse en Bretagne
envoyé par Jeunes-UDB.

Mon camarade Gwendal que j'ai pourtant entendu faire un discours sympa devant la caméra n'en dis pas long après le montage. Mais il est vrai que Matthieu Theurier, jeune vert de Rennes pour lequel j'ai le plus profond respect, a assuré. Hier, nous rencontrions une jeune permanente de l'AFEV et les propositions qui pourraient ressortir des Assises pour les droits de la jeunesse prévues à Rennes le 3 février se concrêtisent.
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 15:10

Christian GUYONVARC'H - Europe Ecologie Bretagne
envoyé par Europe_Ecologie_Bretagne.

Setu Christian Guyonvarc'h, emsaver UDB ha penn listenn (daou) Europa Ekologiezh e Mor Bihan. Voici Christian Guyonvarc'h, militant UDB et tête de liste (2nd) Europe Ecologie dans le Morbihan.

Beau parcours pour notre vice-président en charge des affaires européennes et internationales au Conseil régional de Bretagne. Il transparaît de cette petite vidéo l'ouverture sur le monde de Christian tout au long de son engagement politique, ouverture que l'UDB défend depuis sa création en 1964 par l'intermédiaire de ses partenariats, tant en Europe (ALE) que dans le monde (avec les Kabyles et les Mapuches entre autre). Un autonomiste n'est pas un type qui prône le repli sur soi.

Deux autres vidéos disponibles: l'une de Mona Bras, tête de liste dans les Côtes d'Armor et l'autre de Herri Gourmelen (gant brezhoneg evit krogiñ). Chom a ra Naig c'hoazh! (il reste Naig encore).
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:30

hemicycle-courcy.jpg

Dernière session plénière du Conseil régional de Bretagne. Disons, dernière du mandat. Poursuivrai-je l'aventure? Gwelet vo... Alors que tout le monde s'inquiète de l'avenir de cette collectivité (la réforme institutionnelle/la recentralisation proposée par Nicolas Sarkozy détruit le fait régional et condamne l'avenir de notre région).

Je retiendrai de ces sessions les longues interventions du président du Conseil régional (souvent très bonnes), la crédibilité dont est créditée Christian Guyonvarc'h (UDB) pour sa délégation internationale, mais aussi Gérard Lahellec (PC) pour les transports, les discours à la Fidel Castro de Daniel Gilles (PC), l'étonnante mauvaise foi de M. De Le Lege (UMP) toujours teintée d'humour, le timbre de voix ronronnant de M. Joncour (Modem), le rapport du budget de M. Massiot (PS), les larmes de Mme Crolais (Modem) concernant le sort des agriculteurs productivistes, les coups de gueule de Naig le Gars (UDB) en breton comme en français, l'extraordinaire démagogie de Françoise Louarn (UMP) notamment en ce qui concerne la langue bretonne, le rocambolesque Christian Troadec (OVNI) souvent critique, mais très peu présent en session!

J'ai aussi énormément apprécié l'humour des services et notamment du DGS Gilles Ricono. La simplicité d'Yvan Le Mevel, le directeur de cabinet du président et également les services restauration (depuis le collège, j'ai toujours entretenu d'excellents rapports avec les cuisines) et celui des assemblées.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 12:05

Copier cloner | Copy and clone from louis rigaud

 

Voici une super vidéo découverte par une copine (Trugarez Amélie) qui résume assez bien le pourquoi du comment des pandémies et autre. Dé-territorialisation! Détruisons ce capitalisme qui nous aliène. Quand les laboratoires agro-chimiques et les lobbies parmaceutiques ont le total soutien de l'Etat (bah oui, ça rapporte plus que trois vaches dans un champ!), il y a de quoi s'inquiéter. Mais on continue à dire qu'un système paysan n'est pas possible!

Rendez-vous donc le 21 janvier à Gourin, à 20h au cinéma "le Jeanne d'Arc" (il est pas inventé celui-là!) pour la projection du film "vague à l'âme paysanne" suivi d'un débat avec René Louail, Anne-Marie Boudou et Christian Guyonvarc'h (candidats d'Europe-Ecologie Bretagne). On peut sortir de l'agriculture productiviste et aider les gros exploitants à reconvertir leurs exploitations, mais pas ménager la chèvre et le choux comme veulent faire certains candidats. Voter toutes les extensions d'exploitation d'un côté et après se faire le pourfendeur des algues vertes n'est pas sérieux!

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 01:32
Lola.jpgJ'ai appris la sortie de ce petit polar par l'intermédiaire du Peuple breton et la curiosité m'a vite gagné: d'abord parce que l'auteur est un de mes camarades de Loire-Atlantique, Pierre Emmanuel Marais, mais également parce qu'il traitait d'un sujet pas évident  (même plutôt casse-gueule) puisque "Ne m'appelle pas Lola" traite du nationalisme aveugle et du terrorisme et de la manipulation qui peuvent en découler.

J'entends d'ici les huées criant à l'amalgame! Je conseille à ceux à qui il viendrait cette idée de se procurer ce roman et de le lire. D'une part parce que cela se lit très bien (style efficace, rapide) et ensuite parce que le thème est abordé sans complexe. Il ne condamne absolument pas le fait de vouloir l'indépendance, mais met en évidence le cheminement intellectuel du héros, Malo, vers la conscience que la violence est une impasse.

Principalement située à Nantes, l'intrigue nous fait voyager entre Lorient, Groix, Vannes, mais aussi Bruxelles et Dusseldorf. Entre un héros qui parle à son amour perdu, un ami obsédé par le Rivage des Syrtes de Julien Gracq (Nantais) et l'indépendance de son pays, un flic rongé par cette "affaire Askolenn", la course poursuite dure, mais ne nous ennuye pas. Surtout si les basques s'en mêlent. Et Lola qui ne répond pas...

Violence absurde comme est absurde l'attente d'une guerre contre l'ennemi chez Gracq. Conflit ouvert qui n'existe plus, conflit larvé plus dur que jamais entre l'Etat et la Bretagne, ce livre a plus d'un niveau de lecture et c'est aussi ce qui fait sa richesse. Ponctué de phrases en breton, le roman est un plaidoyer pour la prise en considération d'une langue méprisée par un Etat borné, mais aussi d'un territoire coupé de son giron historique. Le mépris créé la violence. A l'heure où l'identité nationale refleurit, l'épouvantail du communautarisme n'est pas loin...

Merci donc aux éditions Yoran Embanner d'avoir publié ce bouquin, il vaut le détour.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 14:29

voeux-Gael-Briand-2.jpg

Fin 2009, L'UDB signe la Charte "Ya d'ar brezhoneg" (voir ici) à son tour après avoir longuement hésité. Pourquoi cette hésitation alors que nous sommes un parti qui défend la diversité culturelle (précision: le Peuple breton a signé la charte depuis longtemps)? Parce que la Charte, en ce qui concerne les partis politiques, n'a pas de niveaux contrairement à celle proposée aux communes et qu'à ce titre, nous faisions déjà ce que les autres avaient signé (Parti Breton et Verts). Pourquoi donc la signer? Et bien, pour nous pousser un peu au cul et en faire davantage.

J'ai donc décidé de faire mes voeux pour cette année 2010 en deux langues histoire de montrer que je fais ma part du boulot (je continue parallèlement mes cours à Skol an Emsav). Remarquez, l'année dernière, ils étaient bilingues (
voir ici).

Cette année, je souhaite une cessation de l'expression "c'est impossible". Je souhaite de la réussite à la liste Europe Ecologie Bretagne pour les Régionales et du succès à la gauche en général. Je souhaite que la réforme institutionnelle de Sarko soit retoquée, que la Bretagne se réunifie et obtienne un statut d'autonomie pour qu'enfin, nous puissions régler les problèmes quotidiens des Bretons. Je souhaite enfin qu'en terme d'écologie politique, on passe de la "prise de conscience" (ceux qui ne savent pas sont sourds) à l'action. Et du point de vue personnel, je souhaite me remette à écrire (géographie et littérature).

C'est beaucoup vous trouvez? Comment ça, "c'est impossible"!!!

Photo: L'éléphant de la compagnie nantais Royal de Luxe.
Crédit: le Peuple breton / Gael Briand.

voeux-2010-Gael-Briand--francais-.jpg

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 16:32


Algues vertes: le réveil paysan.

Le 1er décembre, la cour d'Appel de Nantes a condamné l'État. Il est tenu pour responsable de la prolifération des algues vertes en Bretagne car il a privilégié la productivité au détriment de l'environnement en autorisant des extensions d'élevages alors qu'il y avait déjà saturation. Conscients du problème, dans le cadre des mesures agro environnementales (MAE), des agriculteurs Bretons s'engagent à limiter l'apport d'azote dans leurs champs. Le film fait le point sur quelques unes de ces mesures.

Réalisation : Benjamin Lucas

Cette vidéo participe à un concours dont le lien est indiqué ici:
http://www.youtube.com/user/PlaneteReporter#p/c/7782905304A04EF5/3/MJLDZIwHpDc

Ce jeune fils de paysan a réalisé une vidéo plutôt pas mal, sans langue de bois, mais sans stigmatisation non plus. Les algues vertes ne sont pas inéluctables, mais les pratiques doivent changer. De la part des agriculteurs certes, mais également de la part de l'Etat et de la PAC dont les aides à la production favorisent les gros éleveurs. J'ajoute évidemment de la part des consommateurs!

Le chemin sera long ne serait-ce que pour "normaliser" les taux de nitrates dans l'eau bretonne. Autant commencer tout de suite! Une des nombreuses bonnes résolutions de 2010? Gwelet vo...

(Au passage, le Peuple breton de décembre contient un dossier complet sur les algues vertes et s'abonner n'est pas très cher!)
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 14:30
univers-et-chimeres-4.png
Il fut un temps où je ne vouais pas ma vie à la Politique et où j'écrivais autre chose que des discours. De treize à vingt-deux ans (tranche d'âge approximative), j'ai sillonné les forums consacrés à la science-fiction, littérature qui m'est chère, et écrit moult nouvelles avec des compagnons aussi mordus que moi. La plupart de ces compagnons d'un peu partout s'occupent aujourd'hui de sites consacrés à la SF ou de fanzines ("univers et chimères", mais aussi "marmite et micro-onde" pour lequel j'ai déjà écrit des nouvelles humoristiques), réalisent des anthologies ou même éditent. Tous continuent d'écrire...

Aujourd'hui, 24 décembre 2009, j'ai reçu mon premier cadeau de Noël car une de mes anciennes nouvelles a été choisie par un fanzine dont le numéro est consacré aux monstres en tout genre. Elles sont lisibles gratuitement en cliquant sur l'image.

Merci à l'équipe et à tous mes anciens camarades d'écriture (dont beaucoup ont écrit dans ce numéro). Merci à Lucie aussi qui, régulièrement, me replonge dans "la bande du PUAT". I'll be back comme disait l'autre!
 

Joyeux Noël
Nedeleg Laouen

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