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Klask

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 17:35

Ai'ta! au Festival Interceltique (off)
envoyé par Daktu.

Quadruple pub: l'une pour Ai'ta, l'autre pour Daktu (auteur du montage), la troisième pour le village solidaire et son équipe exceptionnelle et la dernière pour Stered qui m'habillait ce jour-là!

Ai'ta était invité au village solidaire, dans la yourte, pour donner des cours d'initiation au breton. Un petit coup de main au collectif malgré mon faible niveau en breton. Ça ne mange pas de pain, mais c'est très bon pour l'image car cela rappelle que la langue bretonne est vivante comme l'inscription sur le T-shirt de Dewi le signale: brezhoneg bev!
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 00:45

Aujourd'hui, au village solidaire, avait lieu la journée des "cultures minoritaires". Peu de fréquentation pour cause de pluie, mais un programme intéressant pour lequel je me suis décarcassé durant les quelques réunions du village solidaire auxquelles j'ai participé.

En premier lieu, le collectif Ai'ta était invité à faire de l'initiation au breton et j'ai pu donné mon premier cours accompagné de Dewi, Mikael (photo) et quatre ou cinq autres bretonnants dont je ne connais malheureusement pas (encore) les noms. La deuxième invitée était Brigitte Kloareg  de l'association Meagan (moi, je chante) venue à ma demande pour chanter quelques chansons en breton dans la salle de restauration du village. Et puis, pour finir, les ramoneurs de menhirs! Punk anti-UMP à souhait... (mais là, leur venue s'est faite par l'intermédiaire de Francky, le barman du village!)

Au-delà du village solidaire, laboratoire de militantisme, je suis assez satisfait de constater les avancées, certes insuffisantes, mais tout de même, du festival interceltique en matière de promotion de la langue bretonne. C'est, je crois, la première année que j'entends les annonces en breton (le festival des chants de marin de Paimpol le fait depuis plusieurs années) et j'ai aussi pu voir que les noms de sites avaient été traduits en breton. J'ai ouïe dire que les annonces étaient assurées par Radio Bro Gwened.

Pour finir, une fois n'est pas coûtume, je vais faire un peu de pub pour une marque. Cette marque a remporté l'un des prix Ofis ar brezhoneg pour son travail complètement bilingue. Elle a été créée par un couple, Ronan et Laura, que j'ai trouvé fort sympathique. Après les vieilles charrues (où ils étaient à côté du collectif 44 = BZH), le festival de Cornouailles, ils sont toute la semaine rue du port, à Lorient, pour l'interceltique. Cette marque, c'est Stered (étoile en breton).

Quant à moi, vous me trouverez 15 heures sur 24
au village solidaire, sur le stand du Peuple breton la plupart du temps. O teskiñ brezhoneg emaon ha gwelloc'h eo bremañ. 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 02:30
Voici une réflexion rapide qui fait suite à un débat assez enflammé que j'ai eu sur internet il y a peu. Pour résumer, un capitaliste assumé m'affirmait que je ne pouvais pas comprendre la galère puisque je ne l'avais pas connu (je précise que le type en question ne me connaît ni d'Eve ni d'Adam). Lui le pouvait puisque ses parents étaient respectivement "marin-pêcheur et serveuse".

Outre la stupidité d'une telle association d'idées, je me pose donc aujourd'hui cette question: doit-on être pauvre pour parler de la pauvreté?

La question mérite d'être posée car, après tout, les révolutions ont été principalement menées par des bourgeois. De la révolution française en passant par la révolution cubaine (Fidel Castro était avocat et le Che médecin) ou la révolution russe... Il n'y a guère que les révoltes des paysans sans terre  actuelle qui constituent des exceptions bien qu'encore une fois, ce sont des intellectuels qui mènent la danse. On me rétorquera que tous les intellectuels ne sont pas riches! Vrai.

Pour ma part, je pense que la perception d'un problème ne dépend pas de son origine sociale. On peut tout à fait comprendre que le capitalisme détruit tant les cultures que les individus, détruit la planète et fabrique un monde injuste sans pour autant crever la dalle. Ceux qui prétendent le contraire se complaisent surement dans une vision malsaine où il existe de "pauvres" gens. Raisonner ainsi donne-t-il au "pauvre" le statut d'être humain ou le conditionne-t-il dans une étiquette? La valeur d'un individu se détermine-t-elle à son porte-monnaie? (pauvre = bien, riche = mal ? Inversement?). N'est-ce pas aussi tirer vers le bas de penser ainsi puisque l'objectif n'est pas "pauvreté pour tous", mais bien "répartition des richesses équitable"?

Une fois cette remarque faite, on peut effectivement se poser la question des "observatoires" gouvernementaux, chargés d'étudier la situation à un moment T, mais incapable de résoudre le problème. Je me souviens d'ailleurs que cette réflexion sur les observatoires faisait l'objet d'un de mes premiers articles de blog, en mars 2007 (voir ici).

Alors oui, je suis anticapitaliste. Ni communiste, ni marginal, je vis dans la société le plus possible en accord avec mes idées et en espérant qu'elle puisse changer. J'ai fait de multiples petits boulots tout en sachant que je n'étais pas pauvre et même relativement privilégié. Je milite pour une économie au service de l'Homme, pour un système économique où le travail prime sur le capital, où l'argent n'est pas une fin en soi... sans pour autant faire croire à mes interlocuteurs que je suis pauvre! Car c'est cela le non-respect: se faire passer pour ce que l'on est pas.

Illustration: Tignous.
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 18:00

Dia da Patria Galega - Hymne de la Galice
envoyé par Jeunes-UDB.


Invitée à St Jacques de Compostelle par le BNG (parti politique galicien de gauche), l'UDB m'a envoyé comme représentant officiel du parti à la fête nationale de la Galice. Je n'en dis pas trop puisque je suis chargé d'écrire un article pour le Peuple breton à ce sujet. Je vous laisse tout de même juge de l'importance de la manifestation: 20000 personnes dans les rues et 2000 devant la scène. Quand tout le monde chante l'hymne galicien, ça fait tout drôle!

Bref, j'ai à nouveau rencontré des gens charmants et revus des amis de l'ALE. A chacun de mes voyages, je me rends compte à quel point notre situation institutionnelle et surtout culturelle est problématique en Bretagne.

Je doute qu'il lise ceci un jour, mais je remercie Yannig Laporte pour nos quelques échanges avant mon départ. Sachez que ce militant breton animera une conférence durant le festival interceltique de Lorient dont l'invitée cette année est: la Galice! Je lui dédicace cette photo. Il comprendra...

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 16:50
Haute (en rose) et Basse-Silésie (en bleue).
Source: eurominority




J'ai l'habitude de dire que l'autonomie est le quotidien de millions d'européens, mais il est vrai que tous les européens ne vivent pas dans des Etats très avancés question subsidiarité. C'est le cas de la Silésie dont le territoire s'étend de l'Allemagne à la Pologne en passant par la république Tchèque. L'histoire de la Silésie est assez édifiante et nous renvoie à des périodes sombres de l'histoire contemporaine (voir ici).

Samedi dernier, RAŚ, the "Silesia Autonomy Movement", organisait une marche pour l'autonomie pour la troisième fois. C'est un de mes copains silésiens qui m'a donné les informations qui suivent. Katowice, la capitale de l'actuelle haute-Silésie, était en Allemagne comme d'ailleurs la totalité du pays jusqu'à la fin de la première guerre mondiale. En 1920, une part de la haute-Silésie (incluant Katowice) rejoignit la Pologne. Cette petite portion de la Silésie eut une autonomie au sein de l'Etat polonais. Après la seconde guerre mondiale, la totalité de la Silésie rejoignit la Pologne ne laissant qu'une minuscule morceau à la République Tchèque.

la marche pour l'autonomie organisée samedi l'était pour rappeler et regagner l'autonomie que la Haute-Silésie avait dans les années 1920. Car aujourd'hui, la Pologne semble aussi centralisée que la France. Elle ignore la Silésie et tente même de ruiner la culture du pays ("pas simplement économiquement" me dit mon pote).

D'après un recensement fait au début des années 2000 en Pologne, à peu près 175 000 personnes se déclaraient silésiennes et 150 000 allemandes. 10 000 personnes se déclaraient silésiennes en République Tchèque.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:45

Je tiens avant tout à remercier Marie Gauteur, employée à l'observatoire du plancton, pour cette magnifique photo de larves d'oursin! C'est incroyablement beau et cela permet de se rencontre compte que l'infiniment petit est encore bien mystérieux... de même que l'infiniment grand dans l'espace.

En débarquant à Port-Louis (via le bateau-bus de la rade), j'ai été peu surpris de croiser Jean-Pierre Le Visage en pleine quête de plancton, armée d'une épuisette et d'un tube. Il faut dire que depuis la création de l'observatoire en décembre 2003, ces infatigables militants que sont JP Le Visage ou Pierre Mollo passent leur vie à étudier le plancton pour alerter le public sur l'état de l'eau. J'ajoute que l'observatoire du plancton est une des asso constituant le collectif du Peuple des dunes.

Le plancton végétal (phytoplancton) est à la base de la vie océanique si bien que lorsque celui-ci est touchée par la pollution, les conséquences peuvent être dramatiques. Or, depuis quelques années, l'observatoire remarque l'apparition de mauvais planctons que les prédateurs accumulent et que nous mangeons! L'exemple le plus flagrant reste l'intoxication par les coquillages allant des maux de ventre à la paralysie en passant par des troubles de la mémoire. Ces maladies s'attrapent via la pollution des eaux tant par les pesticides que par les produits ménagers utilisés par les citoyens. D'autant que la bétonnisation des côtes charrie toute la merde dans les océans alors qu'auparavant, il y avait des tampons!

Jeudi dernier avait lieu à l'observatoire du plancton de Port-Louis une conférence de presse visant à faire un appel aux scolaires et c'est la raison de mon article. L'objectif de l'observatoire serait d'intervenir dès le plus jeune âge pour faire comprendre l'intérêt d'étudier le plancton. Une façon comme une autre de parler de pollution! Avis aux amateurs...

L'observatoire du plancton sera présent cet été au festival du saumon ce week-end, à la fête du sel sur les marais de Lasné à St Armel le 18 juillet, au village solidaire le 2 août (pendant le Festival interceltique), à la fête de l'huître au port de st Goustan (Aurays) le 5 septembre et au départ de TARA à Lorient le 5 septembre également.

Pour les contacter:
Observatoire du plancton
bd de la cie des indes
56290 Port-Louis
www.observatoire-plancton.fr
mail
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 23:05
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 12:15
Na gwen, na ruz (ni blanc ni rouge) est une formule qui décrit les partis qui refusent de se positionner et entendent draguer un peu tout ce qui bouge. Je précise que ce type de position existe aussi bien dans le milieu breton que dans le milieu écolo que dans la sociale-démocratie. C'est, selon moi, un peu comme ce rosé  infect que Bruxelles nous concoquetait: un mélange de vin rouge et de vin blanc. Saviez-vous que certaines rivières continuent d'exister dans un même fleuve? Saviez-vous que l'huile et l'eau ne se mélange pas?

La politique "autrement" consiste, selon beaucoup, à débaucher des individus sur des points bien précis, à l'encontre de toute vision transversale. A chaque lendemain d'élections, le grand jeu des journalistes est de chercher qui a trahit, quels sont les transfuges, qui passe d'un parti à un autre! Ça me dégoûte. Non que l'on puisse voter sur une ligne différente de son parti ponctuellement, mais pourquoi rendre publique cette décision personnelle? N'est-ce pas un peu égoïste? Pourquoi ne pas respecter la démocratie? Après tout, n'est-ce pas la décision des militants?

Que l'on me traite de vieux con ou de manichéen, de vieille garde ou d'anti-pragmatique, je m'en tape car pour moi, même si le concept droite-gauche est soi-disant français, il représente quelque chose. Bien sûr, gouverner ne peut être fait seul et donc il faut négocier, mais pas à n'importe quel prix!

Nos objectifs peuvent être commun, mais pas nos méthodes pour y arriver. Je ne dis pas à la droite qu'elle refuse de s'occuper des problèmes environnementaux, j'estime siplement que ce n'est pas le marché qui réussira à trouver des réponses à ce problème civilisationnel. Donc, oui, tout le monde peut faire de l'écologie, mais j'estime que l'écologie de droite n'est pas suffisante pour atteindre les objectifs de réduction des GES.

Car que diable, il y a tout de même une différence entre rendre les moteurs moins polluants et privilégier le transport en commun à la voiture. Il y a tout de même une différence entre réguler l'agriculture productiviste et en proposer une autre. Il y a tout de même une différence entre le capitalisme destructeur et un système mutualiste et plus en phase avec le local.

A force de vouloir faire du lobby, on en arrive à faire une système moralisateur, mais incohérent.  On concilie une écologie de bobo (avec des 4x4 peu polluants) et une écologie minimaliste, réductionniste. L'écologie se vit de façon transversale d'où la démarche d'Agenda 21. France inter parlait l'autre jour du totalitarisme vert il me semble. Je connais un certain nombre d'écolo intransigeant sur le bio par exemple. N'est-ce pas ainsi que l'on braque les autres, que l'on oppose les individus? L'écologie ne peut et ne doit pas être un lobby de même que le combat breton.

Cette volonté de plaire à tout le monde, je la connaîs et je m'en suis guéri. Ni droite, ni gauche représente pour moi l'anti-projet de société par excellence. Le non positionnement peut même aller très loin dès lors qu'il est couplé au nationalisme. La préférence nationale est un concept raciste pur et simple qu'elle soit française ou bretonne. Je ne vote pas breton d'abord (Breizh hepken), je vote pour une Bretagne qui me convient. Sans quoi, nous n'avons qu'à banaliser le discours du FN ou d'Adsav. Après tout, leur argumentaire est de dire qu'il donne plus de droits aux français ou breton qu'aux autres! Moi, je ne trouve cela inacceptable car les Droits de l'Homme sont pour tout le monde, pas soumis à telle ou telle nationalité. Donc, je vote pour le projet de société qui me convient le plus (et je ne vote pas "utile" non plus).

Voilà un morceau de réflexion. J'assume ma gauche, je crois en un projet alter-capitalisme (et alter-Etat d'ailleurs). Ceci n'a rien à voir avec ceux qui soutiennent une moralisation du capitalisme. Je ne suis pas communiste pour autant, je privilégie juste les systèmes coopératif, mutualiste... Et j'apprécie toujours Michel Rocard pour autant! ;-)
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 14:55

Vous trouverez ci-après le communiqué de l'UDB que j'ai co-écrit, ravi que j'étais de l'annonce du cimentier Lafarge de renoncer au projet d'extraction de sable au large de Quiberon. 

Suite au procès perdu du Peuple des dunes, malgré leur tenacité et la justesse du propos de ce collectif, on aurait pu penser la multinationale plus motivée que jamais. C'était sans compter sur l'avis défavorable du Préfet maritime.

Il est tout de même triste de constater (pour un anti-militariste comme moi) que c'est l'armée qui préserve, par sa présence, les milieux qui, sans cela, seraient urbanisés. Le combat environnemental n'est cependant pas gagné et d'ailleurs Lafarge n'a pas l'intention d'abandonner le sable marin en général. S'il investit au port de Rohu à Lanester, c'est parce qu'il a l'intention de dominer l'ensemble des marchés publics de Bretagne sud. Souvenons-nous en!


Après l’abandon contraint de Lafarge, l’UDB appelle à une cohérence dans la gestion du littoral.

 

La fédération UDB du Morbihan se félicite de l'abandon du projet d'extraction de sable marin au large de Quiberon par Lafarge et félicite le Peuple des dunes qu’elle a activement soutenu.

Nous avions raison de dénoncer "l'insoutenabilité environnementale" du projet! Les experts ont confirmé que l'extraction du sable fragiliserait le secteur dunaire qui se prolonge sous la mer, et détruirait à terme un espace dunaire remarquable encore préservé d'une urbanisation anarchique. La décision de Lafarge  fait suite à un avis défavorable donné par le Préfet maritime, jugeant plus prudent de ne pas extraire de sable sur un site utilisé par la Marine dans le cadre d'exercice de tir. Le principe de précaution a donc primé. La fédération UDB du Morbihan regrette toutefois que ces considérations aient été prises pour des raisons militaires et non environnementales.

C’est le signe que la vigilance est encore d’actualité face aux intérêts financiers qui lorgnent sur le littoral de Bretagne-sud.

De nombreux élus locaux, dont les élus de l'UDB, s'opposent à cette logique mercantile et nuancent les arguments du cimentier qui, pour justifier son implantation au port du Rohu à Lanester, estime que "la Bretagne a besoin de sable". Certes, il n'est pas question de geler les constructions neuves, mais peut-être pourrait-on en premier lieu réfléchir à de nouvelles façons d'habiter, à travailler sur les logements vacants ou encore à recycler le béton! Les collectivités qui ont soutenus le Peuple des dunes doivent affirmer leur cohérence par une diversification des matériaux et modes de construction. Les marges de manoeuvre sont énormes.

Le responsable de la fédération UDB du Morbihan,
Jean-Jacques Page.
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 14:35
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