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Klask

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 08:00

Généralement, j'utilise le terme barbare de "technocratie" lorsque je parle de la pseudo-région Pays de la Loire (et sa diversivie à la Ségolène Royal), du serpent de mer appelé "Grand Ouest" ou des départements. Cet article a pour objectif, suite à une discussion fort intéressante avec Maman (bisou), de vous rappeler qu'il n'y a pas que du point de vue institutionnel que la "technocratisation" de la société est en marche et que la France est en pointe dans ce domaine.

Est-ce la multiplicité des échelons administratifs, la complexité et la surenchère de sigles tous plus affreux les uns que les autres, l'ultra-sécurisation de ce monde jugé dangereux qui me fait dire que la France souhaite créer des boeufs (n'était-ce pas De Gaulle qui prétendait que les français étaient des boeufs?). Tout est fait pour que l'individu ne réfléchisse pas par lui-même et que la société soit compliquée (je ne dis pas complexe, je dis bien compliqué).

Comment expliquer que quand des parents ne surveillent pas leur môme dans un parc  et que celui-ci se blesse, la responsabilité retombe sur le maire? Pourquoi doit-on remplir des formulaires à gogo pour une excursion au cinéma avec des élèves (nous ne sommes pas loin du film de SF Brazil)?  Pourquoi multiplier les réunions quand trois mots suffisent? Est-il réellement plus valorisant pour un balayeur de se faire appeler "technicien de surface"? Un non-voyant n'est-il pas aveugle? Qui comprend ce que veut dire une ZNIEFF?

Tout ceci, en breton, s'exprime par une petite expression: châtrer des poux (spazhañ laou) autrement dit couper des cheveux en 4. On est bien loin de l'auto-gestion, de la responsabilisation. Au contraire, couplé au gavage télévisuel (les jeux sans le pain), tout est fait pour rendre l'individu à la merci d'une structure qui veille sur lui en lui ôtant sa liberté et par la même occasion sa cervelle. Bref, une glissade vers l'autoritarisme ou le totalitarisme (ne pensez plus, l'Etat le fait pour vous!)...

Et si l'avenir, c'était la simplicité?
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:08

Il y a peu de moment où l'on rencontre un esprit aussi fraternel que celui qui existe chez nous! Peut-être faisons-nous mal passer notre message, sans doute avons-nous beaucoup d'efforts à fournir pour améliorer notre communication, assurément la route sera encore longue avant que l'on respecte nos droits et notre projet politique, mais qu'il est bon de revenir d'un congrès aussi réussi! Qu'il est bon de sentir ce lien entre les générations, ce passage de témoin et malgré tout la même foi en une Bretagne debout dans un monde solidaire.

Je ne dis pas cela parce que j'ai été élu, mais parce que je me rends compte que le temps que j'ai donné à mon parti après deux ans d'exercice est bien récompensé! Combien d'amis me suis-je fait en deux ans? Combien de projets ai-je mis en place? Combien de lieux ai-je découvert? Je ne saurai les compter! Des communications jeunes aux manifestations, des articles pour le Peuple Breton en passant par  mon stage à Bruxelles, la distribution de tracts, la rhétorique au sujet de l'autonomie de la Bretagne, les voyages pour l'Alliance Libre Européenne! Qu'il est grisant de savoir que son parti raisonne en couleur et non en noir et blanc!

L'UDB, un discours complexe assumé sans complexe!

Avant de vous exposer les deux jours à Plérin, je tenais à saluer l'arrivée de Gwenoline, une nouvelle adhérente et à féliciter mon camarade et ami Gwendal qui a porté l'amendement du Trégor-Goëlo à bout de bras... et réussit à le faire voter à la quasi-unanimité! Désormais, le responsable jeunes de l'UDB aura un droit de vote au Bureau Politique.

La première partie de notre congrès consistait à débattre du texte du congrès. J'avais réussi à faire inviter Rhisiart Tal-e-bot, responsable des jeunes de l'ALE pour une petite présentation de la structure européenne jeune, et Lucy Collyer, la nouvelle coordinatrice des jeunes de l'ALE.

Les débats terminés, la commission des résolutions à laquelle j'appartenais (voir photo ci-dessus) était chargée de classer, trier, corriger, fusionner les articles, trancher et proposer les articles définitifs le lendemain pour les votes. Le dimanche matin fut d'abord consacré aux votes. Votes qui, on peut le dire, on été plutôt consensuels... preuve de l'unité des courants.

Puis, nous avons accueilli Alain Retière, le coordinateur du projet Climsat qui verra le jour à Brest en 2009 grâce à Christian Guyonvarc'h, vice-président du Conseil Régional de Bretagne. Alain Retière nous a dressé en quelques minutes les risques du changement climatique et quelques pistes pour y remédier en concluant sur la nécessité de relocaliser l'économie et les institutions. Son discours s'est d'ailleurs conclu par le mot "autonomie" ce qui nous a fait, vous vous en doutez, extrêmement plaisir! Suivait François Alfonsi, pilier du Parti pour la Nation Corse (autonomiste) et futur candidat aux élections européennes de 2009 dans la coalition proposée par Daniel Cohn Bendit.


150 congressistes et beaucoup plus de jeunes que ce à quoi je m'attendais (une vingtaine de moins de 30 ans). Comme pour témoigner du passé, une exposition des anciennes affiches trônait à l'entrée: "Armorique, réserve d'indiens", "non à la désertification de la Bretagne", "Bretagne colonie"... un passé riche de lutte sociale et de combats pour la reconnaissance du peuple breton (l'UDB fêtera ses 45 ans en 2009).

Quand à moi, je vous l'ai dit, j'ai été élu au congrès pour deux ans. Le Bureau Politique qui a suivi marquera sans doute un tournant dans mon parcours de militant puisque l'on a bien compris que ces deux années seraient cruciales pour le parti tant du point de vue de la formation que de celui du Peuple Breton. J'ai été chargé de "seconder" Ronan Leprohon dans le Peuple Breton, le magazine de l'UDB que je présente chaque mois sur ce blog. Une place qui me permettra d'allier mon plaisir de l'écriture avec celui de la réflexion.

Même si parfois, je crains de devenir un moine copiste, être formé par Ronan Leprohon himself est un atout supplémentaire qui ne desservira pas ma carrière professionnelle (bien au contraire). C'est le métier de journaliste que Ronan compte m'apprendre en deux ans. Le quatrième pouvoir il paraît...


Bref, un congrès plus que réussi: un esprit de camaraderie, du fond idéologique, des rencontres, des conférences, des invités internationaux (Le drapeau kabyle flottait au même titre que le Gwen-ha-du à côté de celui de l'ONU!)...

C'est reparti pour deux ans durant lesquels nous devrons faire comprendre que l'autonomie n'a rien de cauchemardesque et que c'est le meilleur moyen de réaliser notre projet de société écologique et de justice sociale. Hag evel just, me zo vont da deskiñ muioc'h brezhoneg.



La Bretagne au coeur et le coeur à gauche!
Breizh gant kalon ha kalon a-gleiz.

Voir l'article des jeunes
Voir la vidéo des jeunes


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 19:23


Miz Du. Novembre.

Mais comment fait-il, Ronan Leprohon, pour trouver des photos si sympa? Ceci dit, la forme ne joue heureusement pas sur le fond. L'édito de Christian Guyonvarc'h sur les dangers qui pèsent sur la timide régionalisation ont de quoi nous inquiéter. On ne sait pas encore ce qui se prépare vraiment, mais ce que l'on sait, c'est que ça risque de ne pas être au désavantage du département et que la Région a tout à y perdre.

Le Peuple Breton fera une petite rétrospective de la journée formation de l'UDB à Silfiac en compagnie d'Yves Lebahy, mon ancien professeur. Puis, un petit mot sur le congrès qui se tient ce week-end à Plérin. Tout cela avant de passer au dossier de fond: les énergies propres en Bretagne.

Ah oui, j'en avais oublié que j'ai rédigé pour le rédac chef un papier sur la formation des agents à la langue bretonne (bon, pour moi, c'est un peu compliqué car je suis un titulaire éjectable! A mi-temps en plus donc je fais une formation à l'extérieur). Je tiens à préciser que lorsque j'ai écrit l'article, je n'étais pas sûr que Skol an Emsav soit l'organisme retenu. Depuis, mon élue m'a dit que si donc je m'excuse à l'avance si je n'ai pas citer l'école dans laquelle j'étudie (malgré son engagement pour la langue, essentiel pour Rennes).

L'international est consacré au Liban, mais aussi à Madagascar et à la Kabylie. Notre responsable des affaires internationales, Nicole Logeais, s'est en effet rendue à Meknès, au Maroc pour assister au congrès mondial des amazigh.

Un jour avec... sera consacré à Olöf Peturdottir, une islandaise poète bretonnante qu'une copine (Virginie) à interviewé. 

Le Peuple Breton, ce sont de bons articles, de bonnes info, des belles photos, c'est instructif et ça ne coûte que 35€ par an... 17,5€ pour les jeunes et les chômeurs (pour 11 numéros dont 2 spéciaux). En novembre, c'est quand même mieux de recevoir un PB qu'une pub pour Noël, non?

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 15:26

Lundi dernier, les Jeunes de l'UDB annonçaient la parution de Koulmig numéro 0, numéro test que mes camarades ont distribué lors du fest-noz UDB annuel de Paimpol. Cette modeste "feuille de choux" n'a pas vocation à remplacer l'excellent Peuple Breton, mais à illustrer par divers articles le dynamisme de la branche jeune.

D'après mes reseignements, la distribution s'est admirablement bien passée (logique puisque le fest-noz était organisé par le parti). Il sera distribué dorénavant lors du Tro-Breizh des facs initié il y a quelques semaines.

Prochaine étape: Brest le 5 novembre.

Voir la vidéo réalisée à cette occasion
Téléchargez Koulmig 0
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:45

Le temps passe et les choses se précisent dans ma tête. Certes, cet article ne va pas m'attirer que des amis, mais par honnêteté intellectuelle et par soucis d'efficacité du mouvement breton, je pense que rentrer dans le tas ne fait pas de mal de temps à autre.

Vous vous dites sûrement pourquoi j'ai choisi cette illustration du joueur de flute de Hamelin! Et bien, pour la simple et bonne raison que je trouve que l'Emsav, alors qu'il passe son temps à crier "Ni hon unan" (nous-mêmes), copie un peu trop souvent sur ses voisins européens. D'aucuns utilisent les campagnes de com', d'autres les logos d'autres partis, d'autres encore se prononcent pour l'indépendance de telles ou telles régions/nations d'Europe sous prétexte qu'eux, sont indépendantistes en Bretagne. Moi, je parle d'endogénéïté (ce qui implique idées du cru), d'auto-détermination (ce qui implique pas d'ingérence).

L'Agence Bretagne Presse, aussi complète soit-elle sur la "matière bretonne" (moins complète quand même que le Peuple Breton!) a une grande part de responsabilité dans ce suivisme ambiant. Depuis quelques mois, les partis politiques bretons se regardent en chien de faïence pour savoir qui dit quoi et qui est le premier à dire quoi! Puis, tous les autres suivent (j'ai de nombreux exemples, mais pour ne pas froisser certains lecteurs, je fermerai mon clapet). Bref, l'Agence Bretagne Presse est devenue la lecture quotidienne du petit monde auquel j'appartiens et qui, à force de ne regarder que ce qui le touche, vit en huit clos.

Oui, mes chers amis politiques bretons, nous marchons en vase clos malgré notre ouverture sur le monde! Cessons un peu de nous regarder le nombril et assumons les problèmes tels qu'ils sont vraiment:

1. Procès Quévert. En ce moment, Gael Roblin, Pascal Laize et Christian Georgeault sont en passe de passer en procès à nouveau. J'apprécie beaucoup, pour le peu que je le connais, Gael Roblin, mais je suis assez choqué de voir ce monde breton parler d'un procès qui, pour le moment, est on ne peut plus flou. Soyons clair: un procès en appel est une procédure normale. Si les actes d'accusation porte sur l'aspect politique (en gros, sur le fait qu'ils sont indépendantistes), c'est scandaleux car la liberté d'expression existe. Si le procès par contre désire faire la lumière sur l'affaire "Quévert", que l'Etat prouve qu'il a de nouveaux éléments, alors je ne vois pas au nom de quoi nous le refuserions. S'il n'a pas de preuves et que le procès est équitable (ce qui n'est pas certain), alors, les accusés (qui ont DEJA purgé une peine de prison) seront acquittés. Cela dit, je ne suis pas dupe et je sais que l'Etat a besoin d'un coupable et que bousiller la vie d'un jeune indépendantiste de 35 ans qui rue dans les brancards ne lui ferait pas un pli sur le ventre! Tant que je n'ai pas du solide, ne comptez pas sur moi pour faire un chèque en blanc: la Justice n'est pas affaire de sentiment!

2. La réunification. Je viens de recevoir le "courrier de l'Unité" de Bretagne Réunie, association dont je fais partie et que je soutiens de toute ma force politique et militante. Surprise! En lisant la lettre envoyée par Christian Guyonvarc'h qui se démène sur le sujet depuis 2004, je lis que pour Bretagne Réunie, la commission mixte B4 + CG44 n'est pas représentative de la diversité politique et que, dans les grandes lignes, ce n'est pas assez. Certes, ce n'est pas assez! Mais que propose Bretagne Réunie? L'Union Démocratique Bretonne est un parti minoritaire, ne l'oublions pas et il serait un peu trop facile de rejetter la faute de la partition et des avancées trop timides sur son dos. Je rappelle que la réunification se fera lorsque nous parlerons aux gens qui ne sont pas dans le monde breton (un mouvement social à créer... c'est le rôle de Bretagne Réunie! Critiquer l'UDB quand 1/4 de ses membres appartiennent à ce parti, c'est assez amusant!). A nous de leur montrer que la Loire-Atlantique à tout à gagner à rejoindre B4. De son côté, à nous de lancer la guerre de la communication. J'ai dit plus haut être contre l'ingérence à condition d'avoir un vrai débat. Ce débat là est boycotté donc investissons les panneaux d'affichage et expliquons de façon pédagogique.

3. Les outils de la Charte. Raz-le-bol aussi de ce sujet-là. Voilà comment, moi, jeune de 24 ans, je vois les choses. Le monde culturel breton s'est structuré dans les années 70. Depuis, ce sont les mêmes personnes qui sont à la tête des institutions qui ont été créées. L'Ofis ar Brezhoneg semble être le seul qui soit en forme. Le Conseil Culturel de Bretagne nécessite une réforme et j'approuve le projet du Conseil Régional de Bretagne qui devrait laisser une autonomie de décision à la nouvelle structure tout en reconnaissant l'identité bretonne. Certes, être reconnu par une Région croupion qui n'a quasiment aucun pouvoir, c'est peu, mais c'est la première fois! Cela veut dire que l'ensemble de la société bretonne (car la structure intègre la Loire-Atlantique), et non les quelques milliers de militants culturels qui ne vivent que pour cela, assument leur appartenance à cette culture!

4. La jeunesse. Le mouvement breton, fatalement, se renouvelle. Cependant, certains anciens ont du mal à laisser monter les jeunes et cela est valable dans tous les partis. Je suis bien placé pour dire que la politique, en France, n'est pas un monde de jeunes. Même le PS omniprésent dans certains coins de Bretagne (Lorient, Rennes) mentirait en disant que sa branche jeune est puissante! Chez nous, cela va plutôt correctement question dynamisme, mais quelques militants supplémentaires ne seraient pas de refus! Cela dit, je persiste: vous, jeunes bretons qui lisez ces lignes, choisissez un parti pour son programme et non pour sa com', choisissez un parti pour des idées et non parce qu'il est plus breton qu'un autre! Je n'ai jamais prétendu être plus breton que quelqu'un d'autre.

Ne sachant pas comment finir cet article coup de gueule, je dirai simplement que "J'ai la Bretagne au coeur et le coeur à gauche"! Et désormais, je vais imposer MON timing! Fini les lobbyistes, les pleurnichards, les rabats-joie, les critiques... j'avance! La Bretagne en a besoin politiquement, culturellement, environnementalement, économiquement et surtout socialement.
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:59


Télé Nantes organisait un débat sur le thème Ô combien brûlant: "La Loire-Atlantique en Bretagne?". J'avoue qu'après l'avoir visionné sur le net (à cette adresse), je suis assez affligé et me rend compte que "grand débat public" ne veut pas forcément dire "débat de qualité"! A vrai dire, j'y ai retrouvé les mêmes poncifs qu'à l'accoutumée: "fermeture", "repli sur soi", "à quoi ça sert?", "pourquoi faire?" et le meilleur: "c'est comme ça" signe du non-débat par excellence.

Etaient invités Rachid Bara, chanteur des Baragouineurs, Patrick Mareschal, président du Conseil Général de Loire-Atlantique, Jean-Luc Harousseau, conseiller régional UMP, Michel Esnault, simple habitant (choisi au hasard, ça m'étonnerait, nous le verrons plus loin).

Je commencerai par le côté historique. M. Harousseau, en homme de droite, soutient que les découpages administratifs ne sont pas faits pour coller à une réalité culturelle, mais économique! Il prouve donc par ce genre de propos que la pseudo-région des "Pays de la Loire" est une structure technocratique qui ne correspond à rien. Au contraire, de nombreuses études ont démontré que la culture et l'économie étaient liés. Non de manière folklorique en estampillant un beurre salé "Produit en Bretagne", mais parce que l'économie la plus stable est bien l'économie endogène.

Deuxième élément historique: pourquoi la Loire-Atlantique a été détachée? Selon "M. Economie", c'est la concurrence Nantes-Rennes qui est un élément déterminant. Je suis persuadé que Pétain, en grand ruraliste, se souciait bien peu de ces villes! A l'époque, Rennes n'avait pas la puissance économique d'aujourd'hui et d'ailleurs, Rennes n'est jamais arrivée à la cheville de Nantes de ce point de vue. Pour ma part, le débat sur les capitales est stérile. De même que l'UDB n'a pas de chef, la Bretagne n'avait pas de capitale (ni Nantes, ni Rennes) puisque la cour des Ducs était itinérante! Non, la véritable question, c'est: pourquoi n'a-t-on pas annulé le décret Pétain au sortir de la guerre.

Bref, nos adversaires nous disent que nous sommes tournés vers le passé! Ces personnes qui s'attachent à un Etat centralisé archaïque, à des structures complètement artificielles et au département complètement inutile nous disent que c'est un débat du passé et que cela ne sert à rien. Amusant. Tournée vers le passé la Bretagne? Nous sommes donc, nous autres autonomistes, des ringards selon eux! Mince, mes sabots...

Je note d'ailleurs que le secrétaire général de Bretagne Réunie estime que les autonomistes et indépendantistes ont "des méthodes déplaisantes". Je suis membre de Bretagne Réunie et j'ai toujours respecté la neutralité de ce mouvement. Je n'ai jamais ni brûlé de drapeau, ni casser de voitures pour la réunification. Je suis pour la voie démocratique (consultation populaire) tout comme les membres de mon parti. Je ne suis pas certain que le secrétaire de Bretagne Réunie, Michel François, autonomiste convaincu, soit ravi de savoir que ses méthodes sont "déplaisantes". Idem pour les 200 militants (?) UDB membres de Bretagne Réunie! J'ajouterai que militer pour la réunification est un acte politique!

Autre question: celle des frontières. Je me souviens il y a quelques temps, j'entendais un type me dire que si la Loire-Atlantique était rattachée à la Bretagne, les vendéens ne pourraient plus aller à la fac à Nantes! Exact, car ce que nous oublions de vous dire, c'est que nous comptons ériger un mur de barbelé pour que personne ne passe! Avec mirador, chiens, mines et tranchées. J'en pleure de rire! Nous proposons un autre découpage (voir ci-dessous), cela ne veut pas dire que la Bretagne va devenir un pays étranger tout de même!

On nous considère toujours comme racistes (exemple des affiches de ces connards d'Adsav!). M. Harousseau nous dit d'ailleurs qu'utiliser l'histoire et la culture comme revendication est un terrain glissant. Juste avant de dire que Nantes est un "mélange de race"! Pour ma part, les races n'existent pas, M. Harousseau. Je suis d'accord pour dire que Nantes est cosmopolite, mais elle le restera si elle est rattachée à la région  de Bretagne administrative!

Dernier point qui m'a fait encore plus frémir: celui du découpage de l'ouest. Le simple citoyen n'a sans doute pas été choisi par hasard, mais plutôt car il défendait une fusion des régions BZH et PDL. L'Horreur suprême! Dilution totale de l'identité bretonne (ah oui, M. Harousseau, une identité sans culture, je n'ai jamais vu ça).

Bref, j'assume mes positions sans complexe et j'aimerai que l'on invite des gens compétents pour parler de ces sujets: dans mon camp, je connais de nombreuses personnes ressources qui pourraient battre en brèche ses pingouins. Mais serait-il politiquement correct de les interroger?

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 22:26

Vous savez sans doute que je travaille pour les élus UDB-GA au Conseil Régional de Bretagne. Jeudi et vendredi derniers avait lieu le point culminant des cycles de l'institution régionale: la session plénière. C'est à ce moment que les élus prononcent des discours et décident des orientations à tenir. Je dis "décident" tout en sachant que le Conseil Régional de Bretagne n'est qu'un organe exécutif et que son pouvoir de décision est TRES limité (de même que les collectivités territoriales en général en France).


L'UDB demande l'autonomie pour la Bretagne soit une délégation d'une part du pouvoir législatif pour la région réunifiée. Souvent, mes interlocuteurs me disent qu'il y a "sûrement des choses plus importantes". A ceux-là, je réponds souvent que parler de ces sujets n'empêche pas de parler du reste: social, économie, environnement... ce que les journalistes choisissent de publier  (ou pas) n'est pas de notre ressort!


Cette session plénière avait quelques enjeux: premièrement le discours de politique général, destiné à émettre la vision de l'actualité par les groupes politiques, l'accord pour la création de l'Etablissement Public Foncier Régional voté par l'ensemble des groupes (jusqu'à présent, la droite refusait ce projet pourtant Ô combien important chez nous (voir l'intervention ici)), et enfin, l'accord pour la mise en place d'une "troisième assemblée" consacrée à la Culture et à l'identité bretonne (au sens large: pas de ségrégation). La droite a voté contre au passage en jouant sur les mots. Le président de l'Institut Culturel de Bretagne, Yvonnig Gicquel, est décédé hier et il ne verra malheureusement pas cette réalisation même si l'ICB n'était pas concerné par cette assemblée (Bodadeg).


Je reproduit ici le discours tenu par Christian Guyonvarc'h et dont le squelette fut écrit par mes soins. Vous trouverez la vidéo en cliquant ici.


Monsieur le président, chers collègues,

 

Face à la crise financière américaine et à sa contagion en Europe comme ailleurs, Nicolas Sarkozy vient de garantir une caution au bénéfice des banques françaises de l’ordre de 360 milliards d’euros, 360 années du budget de notre Région. L’Etat rassure les investisseurs mais aussi les spéculateurs sur la capacité des banques à assurer leurs placements. Nous commencerons donc, Monsieur le Président, par constater que l’Etat intervient pour rétablir la confiance dans un système critiqué de tous ! Mais bon puisqu’il paraît, discours de Toulon oblige, que, je cite, « cette crise n’est pas la crise du capitalisme »…

 

Mais dans quel monde vivons-nous ? D’un côté l’Union européenne et les Etats-Unis viennent de garantir le système financier, leur système financier en mobilisant plus de 2.400 milliards d’euros. De l’autre, près d’un milliard d’êtres humains ne font que tenter de survivre jour après jour, alors que la FAO, l’organisation des Nations Unies en charge de l’agriculture et de l’alimentation, estime que sortir l’humanité de la famine et de la malnutrition demanderait 22 milliards d’euros par an. 22 milliards impossibles à réunir nous dit-on…

 

Il est clair que l’économie mondiale avait et a toujours largement les moyens de se réformer et de prendre enfin la voie du développement durable et solidaire tant vanté par les politiques. Cette crise est avant tout le résultat d’une absence générale de régulation et de contrôle, mais aussi d’une déterritorialisation de l’économie, en clair le résultat de la déréglementation économique prônée par l’Ecole de Chicago. Pour ces économistes qui confondent l’économie de marché et le casino, seul le rendement financier est important et l’Etat (ou quelque forme que ce soit d’intervention publique) n’a pas à intervenir dans un marché réputé pur et parfait. Or cette vision idyllique se prête à toutes les spéculations et encourage l’évasion fiscale. Les paradis fiscaux sont le produit du capitalisme financier.

 

A notre niveau, au niveau régional, le meilleur remède contre cette déterritorialisation est de compter avant tout sur nos propres forces. Non pas de manière autarcique mais en privilégiant l’économie de proximité, notre environnement et ses ressources qui sont autant d’atouts non délocalisables. C’est en retissant les liens entre économie et territoire qu’il sera possible de lutter contre les mouvements spéculatifs liés à la financiarisation du système économique capitaliste. Retisser les liens entre économie et territoires, c’est revenir à ce que d’aucuns appellent l’économie réelle.

 

A ce titre il est heureux, Monsieur le Président, que vous ayez invité le président du gouvernement de la communauté autonome du Pays basque à venir témoigner de l’expérience de sa région lors des Assises des territoires le 22 novembre prochain à Saint-Malo. Que nous apprend l’expérience du Pays basque où le taux de chômage a été réduit de 25 à 5% en 20 ans ? Que développement endogène et ouverture internationale sont non seulement compatibles mais complémentaires quand la priorité est donnée au facteur humain sur le capital.  Les « clusters », qui sont une mise en réseau des compétences, les Basques les pratiquent depuis plus de 15 ans.

 

Comme le Pays basque la Bretagne a la chance de disposer d’un réseau de pays historiques, des pays qui assurent les besoins fondamentaux des personnes qui y vivent. Pour garantir la pérennité de ces bassins de vie, les services publics doivent être forts partout sous peine de voir une métropolisation croissante (autour de Rennes, de Nantes et du littoral) et une désertification des territoires les plus fragiles, le Kreiz Breizh notamment.

Or, le gouvernement s’acharne, pour des raisons financières, à faire l’inverse : suppression d’hôpitaux, de postes, d’écoles, de tribunaux… Comment garantir le polycentrisme et le maillage des territoires si les besoins des personnes et des entreprises locales ne sont pas pris en compte ?

 

Peut-on agir sur une crise aussi profonde que celle que traverse la France, et qui avait débuté bien avant la plongée des marchés financiers américains, sans des institutions territorialisées elles aussi ? L’Etat, en enclenchant une réforme des collectivités, ouvre le débat. Le président de la république déclarait le 25 septembre que le moment était venu, je cite, de « poser la question des échelons de collectivités territoriales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences sont une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires ». Sur ce constat, le groupe UDB-GA ne peut qu’être d’accord, je dis bien sur le constat.

 

Pour nous, il est clair que le département est une structure dépassée. Non pas que ses élus et ses personnels soient moins qualifiés que les nôtres mais nous ne sommes plus au temps de la voiture à cheval qui avait guidé sa création et ses délimitations ; à l’ère d’internet ses missions pourraient être remplies par la Région ou les intercommunalités. Or, si l’on en croit les déclarations récentes d’Edouard Balladur que Nicolas Sarkozy a chargé hier d’une mission sur la réforme des collectivités il pourrait être question de fusionner les départements et les régions en transformant le Conseil régional en une sorte d’hydre interdépartementale. Pour le groupe UDB-GA ce serait une régression de 40 ans quand le Conseil régional n’était qu’une addition d’intérêts locaux ou catégoriels. Ce serait tuer la régionalisation encore bien timide que la France a amorcée il y a 25 ans.

 

D’autres rumeurs évoquent la fusion des Régions entre elles et là encore il faut se montrer inquiet quand aux volontés sous-jacentes. Dans d’autres fonctions François Fillon s’était révélé le promoteur le plus actif d’un « grand Ouest ». Cette chimère technocratique, en plus d’être incohérente, est une menace directe pour l’identité bretonne et la cohésion territoriale de la Bretagne.

 

Nous avons toujours demandé le redécoupage administratif de l’ouest de la France, mais sur des bases cohérentes culturellement, économiquement et socialement. La Normandie pourrait être réunifiée nous disent les rumeurs de couloir. L’Alsace aspire à n’avoir qu’une Région en y fondant ses deux départements. Nicolas Sarkozy laisse entendre que l’Ile de France ou le Grand Paris accéderait à une forme de statut particulier. Pourquoi la Bretagne n’aurait-elle pas le droit de faire valoir sa demande de réunification ?

 

Si nous comprenons qu’il faille entretenir des relations institutionnelles avec la région dite des Pays de la Loire car certains dossiers économiques ou celui du  transport ferroviaire n’attendront pas la réunification administrative de la Bretagne, pour autant nous pensons qu’il est temps de pousser plus loin nos revendications et d’agir en conséquence. Le succès de la manifestation de Nantes le 20 septembre avec ses 10.000 manifestants nous conforte dans l’idée que la Loire-Atlantique, comme le reste de la Bretagne, aspire à la réunification. Son président était d’ailleurs au nombre des manifestants.

 

Parce qu’on ne peut pas tout attendre de Paris et que la balle est aussi dans notre camp nous demandons à nos parlementaires bretons qu’ils prennent solidairement l’initiative d’une proposition de loi en faveur d’une consultation populaire sur la question de la réunification administrative de la Bretagne comme la Constitution le permet depuis 2003. Il revient aux citoyens de Loire-Atlantique d’une part et à ceux du reste de la Bretagne d’autre part de trancher la question par la voie démocratique des urnes. En fin de session, notre groupe soumettra à notre assemblée une motion en ce sens.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 18:47

L'anarchie, éthymologiquement "absence de commandement, de gouvernement", est un courant de philosophie politique né au XIXème siècle. Si l'objectif d'ordre sans pouvoir est louable et même souhaitable, j'estime pour ma part que la philosophie anarchiste part d'un principe de base erroné: selon cette idéologie, les Hommes sont raisonnables et savent ce qui est bon pour l'intérêt général.

Certes, je suis d'accord pour dire que l'Homme est un animal doué de Raison, mais comment croire que cet Absolu est d'ores et déjà une réalité? Dire que l'Homme est un animal raisonnable n'équivaut pas à dire qu'il l'utilise! L'actualité économique, sociale ou écologique nous incitent plutôt à penser le contraire.

Bref, je suis parfaitement d'accord pour dire que la Liberté peut être source d'Ordre (naturel). Je suis même plutôt porté à préférer la philophie libertaire de l'Arnarchie à la philosophie égalitaire du Communisme. Après tout, les anarchistes sont pour l'auto-gestion que l'autonomie défend. L'UDB est un parti sans chef, mais avec un "bureau politique" (notre gouvernement à nous).

Les anarchistes sont aussi des individus anti-Etat. Sans aller jusque là (puisque j'ai rappelé que la philosophie initiale partait d'un dogme), je crois moi aussi que l'Etat existe pour les citoyens et non l'inverse. J'en ai assez de cette perpétuelle confusion entre Etat et services publics. L'Etat n'existe pas par essence et pourrait très bien disparaître sans remettre en cause la nation française.

J'aime les chansons d'Henri Tachan, anarchiste de toujours, même si je ne partage pas sa vision des nations, forcément négative. Je partage sa vision du monde anti-guerre et, comme lui, je fais peu de cas des hymnes (qu'ils soient français, breton ou corse). Je n'irai pas jusqu'à les sifler pour autant, mais ceci pourrait faire l'objet d'un autre article. Se définir de quelque part n'empêche pas d'être un citoyen du monde.

Une chose par contre me peine: la plupart des adolescents ou post-adolescents qui se revendiquent de l'anarchie modulent cette philosophie politique à leur gré. Dans leurs bouches, les intellectuels sont des individus à abattre alors qu'au contraire, l'anarchie est une philosophie qui a été développée par des idéologues lettrés. L'anarchie se veut proche du peuple, mais cela n'en fait pas une philosophie populiste. C'est pour cela que je ne comprends pas l'anti-politique des positions "officielles" (si elles existent puisqu'il ne peut y avoir d'ordre). L'anarchie est politique.

Dernier volet que je voulais aborder: l'anti-religion. Certes, pas d'ordre implique pas de Dieu! La laïcité me fait toutefois rigoler de la part d'étudiants qui ont tous des idoles! Dieu, idoles, n'est-ce pas la même chose?


Bref, si les anarchistes lisent cet article, j'aimerai leur faire comprendre que je suis ouvert au débat philosophique. Pour le populisme et l'anti-société, inutile de m'adresser la parole. Il n'y a rien de pire que des gamins qui vous regardent de haut car "vous ne pouvez pas comprendre". Je crois en savoir suffisamment sur l'anarchie pour en parler. Si les anarchistes sont anti-humanité, c'est mal comprendre cette philosophie humaniste!

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 17:24

C'est assez rare pour communiquer sur le sujet: les jeunes du SNP ont invité les jeunes de l'UDB au 74ème congrès du parti au pouvoir en Ecosse! A l'origine de cette invitation, nos relations avec Rhisiart Tal-e-bot, président de l'Alliance Libre Européenne jeunes, organisation jeune à laquelle je siège!

Du coup, voilà Gwendal propulsé en Ecosse, chez le partenaire historique de l'UDB: le Scottish National Party. Je savais que Gwen aurait assuré, mais il l'a fait au-delà des espérances que nous avions. Il est clair qu'il n'est pas passé inaperçu et que sa présence sera à nouveau sollicitée en Ecosse et ailleurs. Car outre l'UDB, les jeunes du Vlaams Progressieven (que j'ai fréquenté à Bruxelles), du Plaid Cymru ainsi que Rhisiart himself étaient présents.

Sur la photo, Gwendal et Alyn Smith, député européen que j'ai eu le plaisir de rencontrer quelques fois lors de mon stage à l'ALE. On se souvient de sa prise de position pour la dissolution du groupe d'Extrême droite au parlement européen (voir ici)

Voir article sur Agence Bretagne Presse.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 00:10

Dans la catégorie insolite, je demande le prix de la communication équitable 2008! Le groupe Verts-ALE du Parlement Européen* vient de remporter un prix pour son "brocoli nucléaire" issu de la campagne "de bonnes recettes pour l'Europe".

Le prix a été décerné par AgroParisTech et le Musée du vivant au groupe par l'intermédiaire d'Erik Orsenna. A noter que le groupe avait déjà reçu un prix spécial l'année dernière. Cette année, le jury a apprécié, au-delà de la question de la dangerosité des pesticides, que ce visuel tente de mettre l'accent sur d'autres problèmes liés à leur aspect caché et à leur interaction.

C'est vrai qu'il a de la gueule ce brocoli...



* L'Alliance Libre Européenne (ALE) est une fédération de partis régionalistes, autonomistes ou indépendantistes. Ils comptent 6 députés au parlement européen et forme un groupe parlementaire avec les Verts dont ils sont idéologiquement les plus proches. L'UDB est membre de l'ALE.
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