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Klask

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:05


Ce schéma complexe tiré du journal Le Monde nous explique pourquoi il faut que l'Etat finance la crise économique! Première observation dans ce schéma: l'Homme n'existe pas! La sphère macro-économique est la plus petite et la micro la plus importante, nouvelle preuve du prisme de lecture de l'économie.

Je détaille comme le béotien en économie que je suis: les banques font des investissements douteux et croissent pendant une dizaine d'année à des taux qui feraient pâlir la Chine. Malgré de forts bénéfices, les banques ne prêtent PAS à la micro-économie malgré parfois des plans de financement crédibles. Ainsi, des agriculteurs bio, des conchyliculteurs ou des artisans ne peuvent pas s'installer sous prétexte qu'ils n'ont pas de caution. Un peu comme ces agences immobilières qui vous demandent deux cautions "solidaires" (les vaches à lait) pour avoir un toit (je plains les orphelins!).

Explosion de la bulle immobilière (chronique d'un déclin annoncé avec 100% d'augmentation en moins de dix ans, ce n'était plus tenable) qui conduit à des défaillances d'emprunteurs. Les banques américaines rapatrient leurs capitaux pour éponger leurs dettes et fragilisent l'économie de ceux chez qui elles ont investit (c'est ça l'économie dé-territorialisée). Aujourd'hui, la crise risquerait de faire chuter les banques? Je n'y crois pas un instant! Ce que je crois, c'est que les réserves ont été bouffées et que la crise sera répercutée sur le citoyen qui paye donc doublement: d'une part, les frais bancaires pour ouvrir et avoir un compte (obligatoire pour son salaire!) et les taux d'intérêts exorbitants pour avoir un toit et d'autre part, la soit-disante crise économique par ses impôts. 

Nicolas Sarkozy vient d'engager la France sur une garantie de 360 milliards d'euros pour les banques. Il faut restaurer la confiance dans le système bancaire nous dit-il en substance! Mais faut-il financer la confiance en un système dont personne ne veut plus? Cette confiance sera de plus en plus coûteuse! Il est temps de réformer notre économie...

Vous croyez que la leçon sera comprise? Mais c'est mal connaître le système capitaliste! La seconde guerre mondiale a enrichit certaines personnes. Ce sera pareil dans ce cas présent. On nous dit que les carnets de commande se vident dans les entreprises européennes. Etrange: la crise vient des Etats-Unis, or les 3/4 de nos échanges sont intra-européens. Les entreprises anticiperaient-elles et profiteraient-elles de la crise pour licencier?

La première chose à faire est de forcer les banques à cesser d'investir n'importe où et n'importe comment! Prenez exemple sur la NEF qui, avec de faibles moyens, investit sur des activités équitables et durables.

360 milliards d'euros! 1200 milliards d'euros à l'échelle européenne si j'ai bien compris. 12 zéros! Avec une telle somme, on change de système économique sans problème. Dire que Nicolas Sarkozy gère bien la crise est vraiment la pire ineptie que j'ai entendu depuis des lustres! Le vent tourne et il devient gauchiste... qu'il le fasse jusqu'au bout! J'attends qu'il demande aux banques responsables de payer!

Illustration:Boligan (tiré du Courrier International).

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 10:38

Vous vous souvenez sans doute de mon article sur la Kabylie dans lequel je faisais allusion à ma rencontre avec Me Salah Hannoun, avocat et défenseur des Droits de l'Homme (voir ici). Ce dernier a consacré une interview au journal "le Soir d'Algérie" pour la 20 ème commémoration des évènements sanglants d'octobre 1988. Le 5 octobre, des soulèvements éclatent un peu partout en Algérie (Alger, Annaba, Oran, Constantine et Tizi Ouzou, capitale de la Kabylie).

Entretien réalisé par Rosa Mansouri

Le Soir d’Algérie : 20 ans sont passés sur les événements du 5 Octobre 1988 et la justice algérienne n’a pas livré tous ses secrets sur cette tragédie. Les crimes sont restés impunis à ce jour. Est-ce qu’il y a une raison juridique pour expliquer cette impunité ?

Me Salah Hannoun : Les événements d’Octobre 1988 restent une plaie saignante dans l’Algérie postindépendance. Ils représentent aussi un certain repère, dans notre tentative de compréhension de la suite des événements politico-sécuritaires ayant ensanglanté l’Algérie depuis. Dans la même lignée de la réaction du pouvoir, face à certains événements politiques d’avant 1988, («Tafsut imazighen» en 1980, création de la Ligue des droits de l’homme en 1985, événements de Constatine en 1986, etc.), la répression était inéluctable, car elle constitue le prolongement de la politique liberticide engagée par le pouvoir algérien depuis l’indépendance. Et comme dans toute dictature qui ne se respecte pas, en Algérie, l'impunité est érigée comme mode de gouvernance. Un pouvoir sans légitimité populaire, imposé par les chars, n’a que faire des notions universelles que sont la vérité et la justice. Des notions qui sous-tendent politiquement et judiciairement une réelle démocratisation de la vie politique, avec une véritable séparation des pouvoirs et une concrétisation, de fait et de jure, de toutes les prérogatives régaliennes qui reviennent constitutionnellement aux trois pouvoirs.

Le ministre de la Justice, M. Ali Benflis, installé le 23 novembre, juste après les événements, avait donné des instructions aux procureurs généraux pour porter, devant les tribunaux, les affaires de torture de jeunes manifestants. Pourquoi la justice n’a-t-elle pas exécuté ses ordres ?

A démarrer du postulat de base que M. Benflis ait été, un tant soit peu, de bonne foi dans sa demande (le code de procédure pénale lui permet de faire ces demandes), on est en droit de s’interroger, dans l’absolu, quant à la pertinence desdites demandes dans un système complètement fermé et obsolète. M. Benflis était ministre d’un gouvernement, vitrine constitutionnelle d’un système militaire, ayant ordonné de tirer à balles réelles et de pratiquer la torture sur des jeunes. On ne voit pas comment ce même système se fera hara-kiri en demandant à la justice de faire son travail. En plus de cela, dans le contexte de l’époque de parti unique/inique, n’oublions pas que la justice n’était qu’une fonction, conformément à la Constitution, programme de 1976. En 1988, il n’était pas encore question, dans la norme constitutionnelle, de la notion de pouvoir judiciaire. Cela signifiait que la justice avait comme objectifs de contribuer à la réalisation des objectifs de la révolution socialiste. Traduit en termes claires, cela donnera : «Les luttes démocratiques sont des luttes réactionnaires portant atteinte à la révolution et aux constantes nationales… » Pour la vérité historique, politiquement, M. Benflis, et la justice algérienne avec, n’étaient pas en mesure d’engager de réelles poursuites judiciaires contre un arbitraire d’Etat exécuté par les «troupes», mais théorisé par des commanditaires bien assis dans leurs confortables fauteuils de pouvoir.

A ce jour, la liste définitive des victimes est restée secrète dans les bureaux du département de l’Intérieur. Pourquoi la justice n’a pas exigé cette liste et la rendre publique, pour lever l’équivoque sur le nombre des victimes, qui peut atteindre 1 000 personnes ?

Dans tous les systèmes répressifs des dictatures, il y a une réelle répartition des tâches. La hiérarchisation de la fonction répressive, avec son entretien en privilèges, est une donne importante sur laquelle sont édifiés ces systèmes. Le socle de l’arbitraire d’Etat, ce n’est pas simplement le théoricien, mais aussi l’exécutant. Sans les milliers d’agents de la Sécurité militaire, les «chefs» ne pourront aucunement maintenir le pays sous leur chape de plomb. Sans la justice, la répression des militants politiques et des «émeutiers» n’aurait pas l’effet dissuasif de la légale détention. Durant les événements d’Octobre 1988, la propagande officielle justifiait la répression par son laconique «rétablissement de l’ordre public». Pour ce faire, les forces de l’ordre sont assujetties au sacrosaint principe de «la légalité» qui les oblige à respecter la norme juridique dans leurs interventions. Dans cette logique, il est donc important de minimiser au maximum le nombre des victimes et l’ampleur des dégâts humains. Que l’Etat avoue avoir tué mille personnes pour rétablir l’ordre public, cela porte un nom : «Répression planifiée et généralisée à grande échelle». Et c’était vraiment le cas. Même dans une dictature, y a certaines limites qui ne sont pas franchies. Sauf quand l’Etat algérien reconnaît, en avril 2002, dans une ordonnance présidentielle, que pour le parachèvement de l’identité nationale, il a fallu assassiner 123 jeunes et en blesser des centaines d’autres. Il fallait l’oser. C’est chose faite.

Des noms des hauts responsables militaires ont été cités, pour avoir superviser des séances de tortures et aucune enquête n’a été menée pour faire la lumière sur l’implication ou non de ces personnes ?

On reviendra toujours sur le sacro-saint principe de l’impunité qui est érigée en mode de gouvernance. Quelques subalternes, pour les besoins d’une mascarade politico-judiciaire, on les juge, mais pour des motifs n’ayant rien à voir avec leurs actes : homicide involontaire, alors que souvent c’est de l’assassinat qu’il s’agit puisque l’acte de tuer est précédé d’une préméditation de l’acte. Certains bouc-émissaires, on les jette en pâture pour assouvir la colère du peuple. Mais pas plus. On n’ira pas jusqu’à extraire les radicelles du mal ; les commanditaires ne seront jamais inquiétés, car ils sont protégés par la manipulation de la fonction et de ses tentacules politiques.

C’est pour cela que la réponse à tous les assassinats politiques ne pourra être trouvée que dans un cadre réellement démocratique. Un cadre qui permettra de juger le responsable pour ses actes criminels, lors d’un procès équitable répondant à toutes les garanties universellement reconnues. L’indépendance de la Justice est, dans ce cas, une condition sine qua non, pour la réussite d’une telle transition.

Pour le moment, les velléités dictatoriales des Hommes au pouvoir, aux visées islamisantes, laissent penser fortement qu’une telle option est toujours lointaine ;

Mais faudra-t-il rester les bras croisés, « en attendant Godot » ? Evidence que non. En tant que militants des droits humains, nous avons des solutions de rechange, même si elles ont aussi leurs limites : la justice universelle, à commencer par la Cour Pénale Internationale de Justice, le cadre légal défini par la convention de New York sur la torture de 1984, etc.

La lutte pour la vérité et la justice, ipso facto contre l’impunité, est une exigence qui transcende les générations. Elle doit fédérer nos énergies, aux noms de tous les suppliciés, torturés et autres assassinés… Et en Algérie, malheureusement, les listes ne sont toujours pas closes…

Source: Blog de Salah Hannoun

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 08:13

Qu'il est grand ce Shakespeare! Comme ses textes sont modernes! Comment mieux décrire la condition humaine qu'en lisant Shakespeare, un auteur du XVI-XVIIème siècle qui a su traverser les âges et garder toute sa fraîcheur? Quel sociologue de génie! Et comme l'exagération et la maîtrise des mots sont jouissives!

Ce n'est évidemment pas la première pièce du maître que je vais voir, mais j'avoue être toujours séduit par la portée du message. Hier soir, c'est Othello qui se jouait au Grand Théâtre de Lorient et le jeu a été à la hauteur du texte. Interprêté par Samir Guesmi, le Maure de Venise a parlé à mon intellect à la perfection.

Pièce dont le thème est le doute, la mise en scène a porté sur le jeu entre le noir et le blanc. Chaque personnage porte un costume noir sauf l'élément perturbateur, l'aiguillon du doute, Iago, le serpent qui revêt un habit blanc malgré la noirceur de son âme.  Iago utilise les autres personnages (même sa femme) comme des marionnettes dans l'unique but de nuire à celui qu'il hait parce qu'il a choisit Cassio plutôt que lui comme lieutenant. Sa vengeance sera d'autant plus facile qu'Othello est intimement persuadé qu'il est bon et loyal (jeu de masque).

Le Maure, lui,  revêt des tenues en noir ET blanc, comme pour illustrer le doute qui le ronge, l'équilibre du héros entre Raison et Folie. Etrange d'ailleurs de penser que l'équilibre parfait (le ying et le yang) équivaut à la sérénité, sérénité qu'Othello possède au début de la pièce (parce qu'il est droit, bon et juste), qui s'ébranle au fur et à mesure que le projet de Iago est en marche et que le héros n'aura de cesse de vouloir récupérer en demandant des preuves (certitude). Parfois, la Raison est une illusion et c'est le coeur qui a raison.

Comment quelques mots distillés de façon détournée peuvent ébranler la foi, l'Amour d'un homme vertueux et le transformer en bête jalouse ("monstre aux yeux verts") et écervelée? Une fois le doute installé dans son esprit et alimenté par l'habile Iago, Othello ne peut s'en défaire et se torture l'esprit jusqu'à commettre l'irréparable et perdre tout ce qu'il avait de plus cher (la femme qu'il aime, l'honneur et la vie).

Autre facette de la pièce, l'utilisation politique d'Othello par le doge de Venise. Envoyer un mercenaire à Chypre pour chasser les ottomans et en échange, accepter qu'il s'empare du coeur de Desdémone, fille d'un sénateur de Venise. La Raison d'Etat n'est pas nouvelle.


Et pendant ce temps-là, Chypre est toujours coupée en deux...
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 17:57


J'ai découvert Bruno Candida durant la campagne présidentielle de 2007. A l'époque, je l'avais trouvé drôle et gonflé. Avec un an de recul, je le trouve effrayant (mais toujours drôle). Le programme de Nicolas Sarkozy n'a pas pris une ride. Rappelez-vous, il nous avait prévenu...
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 16:19

Philip Hosking, un collègue du Mebyon Kernow (l'équivalent de l'UDB en Cornouailles à peu de choses près), m'a fait part d'une nouvelle dont je n'avais jamais entendu parler, pas même chez la part d'Emsav qui se drogue au net!

La Cornouaille, désireuse d'obtenir au moins les mêmes droits que leurs voisins gallois (ou que les écossais) ont entamé une collecte de fonds destinée à poursuivre en justice le gouvernement britannique.

Les revendications de Cornouailles se rapprochent de celles des bretons à savoir droits culturels et éducatifs (pour l'apprentissage du cornique, langue qui a ressuscitée). Cette action s'appuie sur les traités internationaux et européens signés par le Royaume-Uni. Ces lanceurs d'alertes estiment que la négation de la Cornouailles entraîne une assimilation qui contraste singulièrement avec la diversité culturelle.

Site: Cornish Fighting Funds

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 15:30

Octobre/Here 2008

Si si, vous lisez bien! L'ONU s'implante en Bretagne grâce au discret, mais néanmoins efficace travail de notre camarade Christian Guyonvarc'h au Conseil Régional de Bretagne. Ajoutons à la fin du mois le sommet mondial des régions sur le sommet climatique et vous admettrez que, du point de vue international, l'UDB a pleinement rempli son contrat dans cette instance. Cela ne veut évidemment pas dire que c'est terminé et que le vice-président aux affaires internationales va se tourner les pouces!

Brest va donc devenir une plate-forme internationale et une référence en matière de changement climatique. Mais ce n'est pas la seule actualité! Les fidèles savent que le mois d'octobre fait le point sur la rentrée de l'enseignement bilingue qui, on le sait, est assez catastrophique cette année à cause du problème de surdité récurrent à l'Inspection Académique (voir ici).

Vous retrouverez également un VRAI bilan de la festimanif autrement plus intéressant que les quelques articles ridicules qui ont été pondus par la presse soit-disant indépendante (Un concert au marché de Merville aurait pu être plus médiatique que 10000 manifestants à Nantes!).

Et puis, on ne boudera pas son plaisir à lire quelques lignes sur l'université de Régions et Peuples Solidaires à Corte...

Abonnement 35€ ou 17,5€ pour les étudiants ou chômeurs.
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 12:33

J'ai appris hier le décès d'Eric Louis Mélénec sur ABP (voir ici). Je ne vais pas prétendre que je le connaissais bien, mais il fut mon premier maître de stage donc cela m'a fait tout drôle d'apprendre sa mort! J'ai travaillé à l'Agence de Coopération pour l'Europe de la Mer (une petite maison à Ploemeur) lors de ma première année d'aménagement du territoire en 2004. Sujet de mon rapport: l'opportunité de crééer un observatoire du transport maritime en Bretagne (si mes souvenirs sont bons).

Ami d'Yves Lebahy, je peux simplement dire que M. Mélénec a influencé ma vision de l'aménagement de par mon stage, mais également de par les cours de M. Lebahy, spécialiste lui aussi de la question du cabotage.

M. Mélénec n'était pas médiatisé malgré sa bonne connaissance du milieu maritime et sa vision alternative du cabotage. Espérons que d'autres reprendront le flambeau sur le sujet...

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 18:42
L'édito de Ouest-France du jour (voir ici) m'a rassuré sur mes analyses économiques et mis du baûme au coeur! On nous martèle constamment que la crise économique arrive, mais jamais le modèle n'est remis en cause! Un peu comme si quelqu'un s'affolait de scier la branche sur laquelle il était assis sans pourtant arrêter son ouvrage!

Il est évident que le monde actuel vit au rythme d'un modèle économique qui nous dépasse et que certaines personnes guident de manière complètement irraisonnée (soit par appât du gain soit par populisme).

Comme le disait M. Biggi à l'université Régions et Peuples Solidaires de Corte, "un économiste est quelqu'un qui est capable de vous dire comment va se produire la crise et, s'il s'est trompé, va vous expliquer pourquoi il ne pouvait pas le prévoir"! Je me fous pas mal de ce que disent les économistes, je constate plusieurs choses:

Cette crise n'est pas la nôtre (même si l'économie est mondialisée). C'est un écran de fumée utilisé par Nicolas Sarkozy pour justifier les mauvais résultats de sa politique en matière économique, mais aussi pour annoncer les restrictions à venir. Cette technique, comme me le rappelait Antoine, est utilisée depuis des lustres par la droite et le patronat.

S'il est vrai "qu'il y a des choses plus importantes" que la non-ouverture de classes de breton, que le salaire ridicule d'un balayeur, que la disparition d'un bureau de poste en centre-bretagne, cela nous empêche-t-il de lutter contre cela? De la même façon, il y a des choses plus importantes que l'argent: la faim dans le monde, l'urgence écologique... Qu'attend-t-on pour s'en occuper au lieu de crier au loup pour une économie que personne ne veut sauver?

La France est la cinquième (sixième?) puissance économique du monde et on nous fait croire que nous sommes pauvres? Moi, je dis que Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme économique dogmatique et qu'à ce titre, cet homme est dangereux.
Le vent tourne et notre président voudrait nous faire croire qu'il veut réguler l'économie? Le costume de Robin des Bois lui va très mal.

Et si nous écoutions les rares idées intéressantes du MEDEF (voir ici)? Si nous commencions par retrouver une économie saine, proche des individus, dans laquelle la spéculation (= jouer avec son argent et celui des autres) est proscrite, dans laquelle l'argent (les pièces, pas les chiffres) retrouve sa vocation première d'échange qui n'a aucune valeur en soi. De quoi avons-nous besoin que nous n'ayons déjà?

Les Etats-Unis veulent réparer les erreurs des banques en injectant 700 milliards de dollars (c'est de la SF?) pour éponger les créances douteuses des banques dans l'immobilier.  Les libéraux sont ceux qui disent que l'Etat ne doit pas intervenir dans le marché pur et parfait et qui, en période de crise, quémandent des aides!
Qui payera la note? Que ces requins crèvent, je ne lèverai pas le petit doigt.

Pour filer la métaphore, rappelez-vous que quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 12:58

Lors de l'université d'été Régions et Peuples Solidaires à Corté (voir ici), j'ai eu l'occasion de rencontrer un type super aussi cultivé que sympathique. Cet homme, c'est Salah Hannoun, militant culturel et politique, avocat bénévole des victimes de la répression dite "du printemps noir" en 2001-2002 en Kabylie, avocat aujourd'hui de la veuve de Matoub Lounès, qui se bat (juridiquement parlant) pour connaître la vérité sur l'assassinat du chanteur kabyle en 1998.

L'Algérie est un Etat qui a copié son modèle sur celui de la France à savoir un pouvoir centralisé qui asphixie les cultures présentes sur son territoire. Il n'y a de citoyens qu'Algériens en Algérie, les kabyles n'existent pas officiellement. D'un point de vue linguistique, le pouvoir algérien impose l'arabe à l'école alors que les kabyles parlent kabyles (la langue est décrite comme "nationale", mais pas officielle dans la Constitution algérienne).

Lounès Matoub qui a eu l'audace de dire qu'il était kabyle et qu'il n'était pas obligé d'être musulman s'est fait assassiné et on ne sait toujours pas qui de l'Etat ou des intégristes religieux l'a abattu. Depuis, Lounès Matoub est devenu le symbole de la résistance du peuple amazigh et les berbères de Kabylie se sont organisés: un parti appelé "Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie" (MAK) a vu le jour.

Je profite de cet article pour véhiculer un communiqué de ce parti à propos de l'inauguration en juillet dernier à Paris d'une plaque portant le nom de Lounès Matoub (voir ici). Vous verrez encore une fois qu'en France, les nations sans Etat sont ignorées, mal connues (pour rester poli).

Je conclue en relayant le point 4 de la motion finale (1) et la motion de solidarité (2) du congrès de Régions et Peuples Solidaires, fédération de partis politiques à laquelle appartient l'UDB:

1. La situation faite à la communauté berbère/amazigh en Afrique du Nord est inconciliable avec la promotion d’un espace politique commun en Méditerranée. La résolution de ce conflit est une cause prioritaire pour notre fédération qui a décidé d’établir un partenariat avec les organisations amazighs qui ont participé à notre université d’été.

2. La fédération Régions et Peuples Solidaires, réunie en congrès à Corti le 27 août 2008 exprime sa solidarité avec le peuple amazigh en lutte pour la reconnaissance de ses droits culturels, identitaires, politiques et sociaux. Elle dénonce plus particulièrement la répression qui s'exerce actuellement au Maroc (interdicton du Parti Démocrate Amazigh, incarcération abusive de militants) et en Algérie (interdiction de la tenue du Congrè Mondial Amazigh). La fédération, convaincue que le peuple amazigh a un rôle fondamental à jouer dans la construction d'un espace de paix, de démocratie, d'échanges et d'enrichissement mutuel de chaque côté de la Méditerranée est favorable à la mise en place
d’une coopération avec les associations et partis amazigh et à la relayer à l’échelle de l’ALE.

J'en profite enfin pour dire qu'il existe en Bretagne une association culturelle des berbères de Bretagne (voir ici) dont la responsable des affaires internationales de l'UDB  est membre.

Info en Amazigh: Tamazgha
Un point de vue sur Lounès Matoub: ici

Salah Hannoun en compagnie de quelques jeunes de l'UDB sur le ferry pour la Corse.
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 13:55


Et voilà, démonstration de force à la festimanif de samedi dernier même si les journalistes nous ont encore sous-estimé en annonçant 6000 participants soit à peine plus que la police qui parle de 5500! J'en ai fait un paquet de manif' de la sorte et je suis prêt à parier que nous étions au bas mot 10000. Plus d'une heure de cortège dans les rues de Nantes!

Parmi la foule, une vague jaune scandant slogans sur slogans et plus déchaînée que jamais: l'UDB! Honnêtement le seul parti politique visible pendant la manifestation même si l'on a pu apprécié la présence de Jean-Yves Le Drian, invité de poids pour la revendication. 250 militants du parti et plus d'une centaine de sympathisants sans compter les élus qui défilaient en tête et les camarades dispatchés dans les différents groupes: Ai'ta, Bretagne Réunie, Diwan, Div Yezh, Dihun...

Le rassemblement fut donc un succès d'autant plus important que cette manifestation a été investie par la jeune génération: des jeunes de l'UDB en passant par Ai'ta, le collectif 44 = BZH, les jeunes de Diwan, des bagadoù... il est bien loin le temps où l'on disait que les militants bretons étaient de vieux barbons!

Bras dessus, bras dessous, ce sont plusieurs générations qui ont défilé pour la réunification, des droits pour la langue bretonne, des compétences supplémentaires pour la Région (qui s'est transformé chez nous en "autonomie", normal) et pour contester de cette réforme mis au placard qui viserait à professionnaliser les amateurs.

Vidéo disponible ici.
Une deuxième disponible là.

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