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Klask

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 16:25

Retour de Budapest en Hongrie où l'Union Démocratique Bretonne était invitée par l'Alliance Libre Européenne et la Fédération Internationale des Hongrois pour faire un discours sur le jacobinisme français et la situation (résumée) de la Bretagne. J'ai donc tenu le discours qui suit en anglais lors d'une conférence dédiée aux nations sans Etat (qui se déroulait en même temps que... 11 autres conférences sur l'identité hongroise!). Le compte-rendu sera disponible dans un prochain Peuple Breton. En attendant, je vous livre la version complète de mon intervention (kalon vat).


Quand le jacobinisme freine l’essor des régions…

Il y a sans doute parmi vous des personnes qui ne connaissent pas (encore !) la Bretagne, cette péninsule à l’Ouest de l’Europe qui fait face à la Cornouaille britannique. La Bretagne actuelle n’est en réalité que la petite Bretagne en référence à l’ancienne île de Bretagne appelée aujourd’hui « Grande Bretagne » d’où les premiers bretons ont migré. Ne soyez donc pas étonnés de retrouver des toponymes communs de part et d’autres de la Manche. Les langues sont très proches en témoignent les langues bretonne et cornique, deux des dernières langues celtiques issues de la branche brittonique. Mais point de celtomanie puisque la civilisation celte a marqué toute l’Europe et notamment l’Europe centrale (Hallstatt).

De quand date la conscience bretonne ? On peut estimer qu’il y eut plusieurs sursauts nationalistes dans l’Histoire de Bretagne. Il serait un peu anachronique de parler de « nation » à l’époque des rois de Bretagne, un peu moins à celle de la duchesse Anne de Bretagne (qui, à son époque, réalisa un tour de Bretagne) et de l’Etat breton. La Bretagne perd son indépendance en 1532, mais le tournant principal viendra avec la Révolution Française. J’y reviendrai…

Il serait plus juste de dire que le nationalisme breton naquit véritablement à la fin du XVIIIème siècle, s’intégrant ainsi pleinement dans le mouvement romantique européen (Eveil des nationalités dans l’Europe du XIXème siècle). Le vicomte Hersart de la Villemarqué et son
Barzaz Breizh fédère les bretons autour de ce recueil de chants populaire. Ces « romantiques » étaient également appelés « libéraux » au sens politique du terme. Le mouvement politique et culturel breton s’intensifie au sortir de la première guerre mondiale puis dans les années 1970 avec le cheval d’orgueil de Per Jakez Helias, Xavier Grall ou Glenmor, Alan Stivell…

Depuis, il est clair que la conception de la République Française imaginée de Paris est de moins en moins appréciée. Car à l’inverse des nations sans Etat qui la constitue, la France a bâti son identité autour de son Etat et souvent par la force. La centralisation a commencé avec la royauté et s’est trouvée renforcée après la Révolution Française quand la Révolution, menacée par les monarchies européennes a conduit les leaders politiques à choisir l’unité autour de l’Etat. Les bretons gagnent alors des droits individuels, mais perdent leurs droits collectifs. La Bretagne n’est plus considérée comme une entité parce que le nouveau contrat social ne donne de droits qu’aux individus. La Bretagne, de même que les autres régions/nations de France est dépouillée de son identité.

Aujourd’hui, en France, le débat entre les girondins (partisans d’une organisation décentralisée de la République) et les jacobins (partisan de la centralisation) renaît. La notion de « jacobinisme » est donc très française et est utilisée pour décrire la centralisation excessive du territoire. Un seul exemple : le budget de la Culture est destiné à 60% à la région parisienne alors que la région représente « seulement » 20% de la population et 2% du territoire. A l’inverse, les défenseurs de la reconnaissance de droits collectifs pour les minorités sont qualifiés de « communautaristes ». Ma question est donc la suivante: comment doit-on qualifier un tel privilège d'une seule région?

La centralisation française a toujours été de pair avec une politique continentale ce qui, d’un point de vue géopolitique, a affaibli la Bretagne, incapable de profiter de l’atout majeur que constituait la mer alors qu’aux XVe et XVIe siècle, elle possédait la première flotte de cabotage d’Europe. C’est encore la logique centre-périphérie qui prévaut pour l’octroi de certaines aides européennes : la Bretagne a bénéficié pendant un temps de fonds servant à « désenclaver » la région (elle qui fut un carrefour pendant si longtemps). (voir ici
)

Du point de vue de la langue, cette centralisation s’est accompagnée d’un dogmatisme féroce : l’abbé Grégoire, en 1794, publie son « Rapport sur la Nécessité et les Moyens d'anéantir les Patois et d'universaliser l'Usage de la Langue française » dans lequel il affirme que seule « l’usage unique et invariable de la langue de la liberté » (comprenez le français) ne devrait être valable en France.

Il faut attendre 1951 pour que la loi « Deixonne » donne timidement l’autorisation d’enseigner les langues régionales en France. Depuis cette date, et malgré de multiples combats, rien ! Cette idée de langue unique persiste malheureusement en France et explique pourquoi l’Académie Française et les sénateurs ont refusé l’intégration des langues régionales dans la Constitution en mai dernier. Pour ne pas être trop incisif envers ces institutions d’un autre temps, je constate que face aux incompréhensions de la population française et de nombreux parlementaires (tous bords confondus), le Sénat est revenu sur son refus et a accepté l'inscription des langues régionales non pas à l’article 1 de la Constitution, ni même à l’article 2 qui traite de la nation, mais à l’article 75. On savait que cette inscription n’apportait pas de droits nouveaux, elle n’apporte pas non plus le symbole d’une France respectueuse de ses identités. Il convient de noter qu’il ne saurait être question d’une co-officialisation des langues !

Alors qu’il est clairement entendu que l’unité française n’est pas menacée par le développement des langues régionales, l’Etat s’entête si bien que la situation linguistique du breton est assez dramatique. Si rien n’est fait, il est probable que la langue disparaisse à l’horizon de la moitié de ce siècle. En 2004, la Région Bretagne où l’UDB siège a voté à l’unanimité une politique linguistique ambitieuse qui visait à atteindre 20000 élèves scolarisés en filière bilingue d’ici 2010. Il est très peu probable que nous atteignons ce chiffre et ce, par le manque de volonté de l’Etat.

Le Conseil Régional de Bretagne a sollicité la compétence « politique linguistique » à plusieurs reprises au titre du droit à l’expérimentation de même que la possibilité de de création de poste afin de disposer d’un levier d’action. Refus. Malgré une politique volontariste de la Région et une forte demande sociale, l’apprentissage du breton stagne, voire diminue en ce qui concerne les lycées.

De plus, dans le contexte actuel marqué par la politique libérale du gouvernement qui consiste à supprimer des milliers de postes dans l’enseignement, la suppression des matières dites secondaires (Arts Plastiques, langues…) est accélérée. Comment sauver la langue quand le niveau demandé est d’une faiblesse telle qu’il est quasiment impossible de tenir une conversation ? La réalité, c’est que le breton ne survit en Bretagne que grâce au travail remarquable des associations et notamment de Diwan, l’école bretonne par immersion.

La France est, rappelons-le, l’un des rares Etats de l’Union à ne pas avoir ratifié la Charte Européenne des langues minoritaires alors que c’est une condition
sine qua non pour les nouveaux adhérents de l’Union ! Ironie de l’Histoire, la mention « La langue de la République est le français » avait été ajoutée pour protéger le français… de l’anglais ! Aujourd’hui, le Conseil Constitutionnel la retourne contre les langues régionales.

A tort ou à raison, l’Etat-Nation est perçu par les dirigeants politiques comme un rempart contre les méfaits de la mondialisation. Ce nationalisme d’Etat est couplé d'une crispation identitaire depuis la signature du traité de Maastricht. L’uniformisation culturelle autour de son identité contraste singulièrement avec l’idéal européen (unis dans la diversité), idéal en perte de vitesse évidente. La Mondialisation a bouleversé le rapport au monde : d’un monde qui croît, on passe à un monde fini, fragile, au village planétaire (d’où l’importance également du combat écologique). Chaque culture doit pouvoir s’exprimer et l’essor d’internet peut y contribuer.

Mais la conception du monde et des Droits de l’Homme française est restée la même : franco-centrée. La France, au sein de l’Union Européenne a toujours joué un rôle ambiguë : père fondateur, mais principal frein au développement des programmes majeurs. Pourquoi avoir refusé la Communauté Européenne de la Défense en 1954 ? Pour vous l’expliquer, laissez-moi vous citer quelques phrases d’anciens chefs d’Etat français :

De Gaulle :
Cette action vise à atteindre des buts qui, parce qu'ils sont français, répondent à l'intérêt des hommes (...)
Pompidou, premier ministre :
La France doit jouer le rôle de l'Europe (et non "un rôle en Europe".)
VGD :
La biologie profonde du peuple français en fait un groupe à part, à jamais distinct des autres peuples et destiné à devenir une élite pour le monde
Mitterrand:
Cet indéfinissable génie qui permet à la France de concevoir et d'exprimer les besoins profonds de l'esprit humain. 

Jacques Chirac, dans la tradition gaulliste a lui aussi exprimé cette vision dans ses discours et il est très probable que M. Sarkozy fasse de même…

Vous l’aurez compris, pour l’UDB, il ne s’agit pas d’opposer les identités, mais de les additionner ! Les régions constituent l’échelon essentiel pour mettre en contact le local et le global. Malheureusement, ici encore, la France impose son veto institutionnel en refusant l’autonomie pour ses régions. Alors que la quasi-totalité des Etats européens sont décentralisés ou dont les régions sont autonomes, la France persiste à croire que le pouvoir doit s’exercer de Paris, d’une voix unique. Cette vision a pour conséquence la déstructuration des territoires bretons, mais également corses, basques, occitans, flamands, alsaciens, catalans… Est-il concevable que les régions administratives ne gèrent que 3% de l’argent public ?

Le centralisme renforce les effets négatifs du libéralisme. L’actualité en Bretagne nous a donné raison à de nombreuses reprises nous qui développons le concept de « vivre et travailler au pays ». En quelques mois, l’Etat s’est attaqué aux services publics et notamment les tribunaux et les hôpitaux ce qui a mobilisé des milliers de personnes dans les rues au premier rang desquels le maire de Carhaix, une petite commune de Bretagne, Christian Troadec, également membre du groupe UDB-Gauche Alternative au Conseil Régional de Bretagne. Une fois n’est pas coutume, le pouvoir central a cédé face à l’ampleur de la mobilisation comme à l’époque de Plogoff où une centrale nucléaire devait s’installer en Bretagne.

La France, du fait de ses lourdeurs administratives, sclérose le développement régional malgré les politiques. La volonté de Michel Rocard de  « décoloniser la Province » se terminera lorsque les régions seront autonomes. Cette conception d’une République efficace ne va bien évidemment pas sans solidarité envers les régions les plus défavorisées. L’Europe des Etats-Nation défendue par la France est périmée.

Vous l’aurez compris, messieurs, mesdames, la France reste campée sur des positions archaïques au regard des autres démocraties européennes. C’est donc par nous-mêmes que nous essayons de faire entendre notre voix en répondant présent à ce genre d’invitations. Au nom de mon parti, au nom de la Bretagne et des peuples de France et d’ailleurs (j’en profite pour remercier également l’Alliance Libre Européenne qui donne aux peuples sans Etat la possibilité de s’exprimer), je vous remercie donc chaleureusement pour votre accueil et votre écoute.



Pour l'Union Démocratique Bretonne
Gael Briand, Budapest, le 18 août 2008

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 18:33
On rajoute la marche à pied et le vélo, la nage et la navigation et on est paré...
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 18:18

Travaillant sur le marché, je suis habitué au liquide! Mais il est une chose dont je me méfie comme de la peste, ce sont les faussaires! Un petit cours d'économie vulgarisé à la sauce Chacal suffira, je l'espère, à vous expliquer pourquoi:

J'imagine que le faussaire se dispute la place de plus ancien métier du monde avec celui de prostituée. Depuis que l'argent existe, j'imagine que certains essayent de copier cet argent et c'est la raison pour laquelle les banques centrales sont si protégées.

Néanmoins, deux facteurs de notre société pourraient expliquer pourquoi les faux billets se démocratisent si vite et que les banques doivent revoir leurs méthodes de protection régulièrement. Premièrement, la démocratisation de la technologie. D'une part, chacun peut se procurer un matériel performant, d'autre part, à chaque changement, TF1 nous explique dans les détails les nouveautés des billets (mode d'emploi pour faussaire). Le deuxième facteur est plus conjoncturel: le niveau de vie baissant, la tentation est plus forte de truander l'Etat (frapper la monnaie est un pouvoir régalien qui a été délégué aux banques centrales indépendantes).

Peut-être s'imagine-t-on que ce n'est pas si grave et pourtant, les faux billets entrainent des perturbations dans le jeu du marché (qui, en plus, n'a rien de "parfait"). En insufflant de la monnaie supplémentaire, on créé de l'inflation (= hausse durable des prix). Si bien que pour quelques individus qui arrivent à fourguer de faux billets, ce sont des centaines qui en payent les conséquences.

Car si les prix augmentent de façon durable, les salaires des ménages ne suivent pas... si bien que le pouvoir d'achat diminue de plus belle. On rentre alors dans un cercle viscieux!

L'inflation est un phénomène normal, mais les faussaires rajoutent une dose d'inflation que l'Etat ne prend pas (ne peut pas prendre) en compte. L'Etat ou plutôt les banques centrales (chez nous, la Banque Centrale Européenne) crééent de la monnaie en fonction de la situation économique.

Voilà la raison pour laquelle j'approuve généralement les décisions de la BCE. Sarkozy, en demandant de baisser les taux, prouve qu'il n'y connait rien en économie... ou alors souhaite-t-il réellement une nouvelle crise de 29 (aller chercher son pain avec une brouette de billets qui se dévaluent de minute en minute)? La BCE garde en tête les conséquences de cette crise en Allemagne.
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 01:26

Après une immersion au festival interceltique de Lorient durant 10 jours, je sors la tête de l'eau pour respirer un peu! Une dizaine d'heures par jour sur le site, c'est fatiguant... Cet article se veut une justification de mon absence sur la toile.

Comme vous le savez certainement, les Presses Populaires de Bretagne éditant le Peuple Breton/Pobl Vreizh ont tenu un stand au village solidaire, stand que j'ai animé un bon bout de temps en compagnie de mes camarades du parti. Il faut dire que ce stand marquait le retour du Peuple Breton sur le festival puisque la dernière participation remonte à 1999, année noire pour le journal car des militants bretons d'extrême-droite avait incendié le stand.

Bref, cette année, point de soucis de ce genre et de très bons rapports avec le public. Certes, pas autant que le stand de Bretagne Réunie (animé principalement par Iffig Cochevelou et quatre membres de l'UDB), mais une visibilité certaine pour un journal qui manque de reconnaissance.

Mais je remarque que certains ne voient pas vraiment le rapport avec le titre, ni même avec l'illustration! J'y viens... Parmi les spectacles que j'ai pu voir (Iwan B et les raggalendo, Red Hot Chili Pipers, Dominique Dupuy, bagad de Lorient, la grande nuit du Pays de Galles...) figurait un ovni artistique qui m'a laissé sans voix: l'oratorio pour Xavier Grall. Il faut dire que ma petite soeur est amie avec la petite fille du poète depuis sa plus tendre enfance et que je suis découvert une passion pour ses textes il y a quelques années (voir ici).

Récital, théâtre, chorale... tout y est passé et je n'étais pas déçu. D'abord parce que le public m'était familier, ensuite car je connaissais deux des choristes, enfin parce que l'un des poèmes fut interprêté par Yvon Le Men que j'ai eu l'occasion de rencontrer à quelques reprises et que je recommande aux amoureux de la poésie comme à ceux qui sont plus réfractaires à cette littérature.

L'excellente performance est doublée d'une magnifique partie e brezhoneg par Marthe Vassalo (qui s'illustra aussi durant le concert d'Idir). Il était d'ailleurs assez amusant de voir avec quelle énergie le public acclamait l'oeuvre de ce nationaliste breton qu'était Xavier Grall. Oserait-on dire la moitié de ce qu'il disait aujourd'hui?

J'attends toujours. Gortoz a ran...
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 00:55

Ouverture des JO de Pékin. Puisque le régime chinois utilise les Jeux pour briller, j'espère que les sportifs n'hésiteront pas à s'engager politiquement: que les drapeaux des minorités pavoisent, que les poigs se lèvent, que les discours dénoncent...

Ceux qui persistent à croire que le sport n'est pas une tribune politique sont bien naïfs. Le sport est le plus sur moyen de toucher les masses et c'est bien la raison pour laquelle Rome organisait les combats de gladiateurs et autres "joyeuseries". Tenez-vous tranquille braves gens et soyez éblouis par les paillettes pendant que nous votons des lois qui passeront inaperçues entre les résultats sportifs de la presse.

Quelques lignes supplémentaires ici.
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:27



Je suis très pris par le Festival Interceltique de Lorient 2008 donc petite pause internaute. Si vous souhaitez me voir, je navigue entre le village solidaire où nous tenons un stand des presses populaires de Bretagne (peuple breton) et le stand de Bretagne Réunie.

Pour suivre mes aventures, il y a aussi le site de la section UDB du pays de Lorient
. Je n'ai jamais vu autant de militants UDB sur le festival...
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 15:28

Je connaissais les mapuches par Luis Sepulveda, aujourd'hui, je peux dire que j'en ai rencontré! L'UDB a reçu officiellement lundi 20 juillet son partenaire politique mapuche, Gustavo Quilaqueo (orthographe légale du Chili), président du Wallmapuwen, nouveau parti autonomiste mapuche (chilien).

"Wallmapu" veut dire "le pays des mapuches". "Wallmapuwen" est un néologisme voulant dire "ceux qui sont du pays mapuche" si j'ai bien compris.

Troisième rencontre donc avec les représentants du peuple mapuche à laquelle j'ai eu la chance de participer. Gustavo élaborait une tournée européenne pour rencontrer les partenaires du tout jeune parti en Europe: Sein Fein, ERC, BNG, Plaid Cymru... La première rencontre date de 2005 avant l'élection de Michèle Bachelet.

Je ne vais pas développer de trop puisque le prochain numéro du Peuple Breton parlera de cette rencontre, mais une chose est certaine, nous avons une vision tronquée de ce qui se passe au Chili. Pour faire simple, nos amis nous ont avoué que le régime politique (socialiste pourtant) était toujours régit par la constitution de Pinochet! Les mêmes socialistes prétendent défendre les minorités alors qu'ils soutiennent un modèle ultra-libéral à la Thatcher qui spolie les dites minorités! Eux qui avaient appelé à voter pour Bachelet se
sont jurés -mais un peu tard- qu'on ne les prendraient plus!

Vous trouverez des informations plus précises dans le numéro de septembre du Peuple Breton et notamment des infos sur le modèle économique, sur les spoliations de terres, sur la repression, sur la condescendance qu'on subit les mapuches... En attendant, je vous invite à lire l'excellente revue Terra Economica de ce mois-ci qui consacre un article aux mapuches et fait mention du wallmapuwen (télécharger).

Bref, je vais troquer Sepulveda (qui paraît-il se soucie peu des mapuches même s'il pense qu'il faut les connaître) contre Francisco Coloane qui habitait sur les îles Chiloé, près du territoire mapuche. Et espérer décourvrir un Chili différent avec eux...

Autre lien:
Azkintuwe. Journal intéressant sur les mapuches.
Un grand merci à Claudio Cratchley pour la traduction.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 16:52

Il est aujourd'hui de bon ton de dire que les partis politiques "enferment", "réfléchissent à notre place", "magouillent"... bref, les partis politiques sont accablés des pires maux de la planète, mais jamais personne ne rejette la faute sur les moutons qui votent TOUJOURS pour les mêmes partis sans cesser de les critiquer. Pire, le slogan "tous pourris" de Le Pen semble récolter un gros succès à tel point que les partis qui construisent ont du mal à recruter tant les gens se détournent de la sphère politique et même syndicale. A l'inverse, les partis contestataires semblent toucher davantage les franges de la population qui se radicalisent face à un pouvoir qui n'a plus d'opposition.

Nombre de "personnalités" choisissent donc de jouer "la carte perso" pour percer sans être trop attaché à un parti. Le PS est l'exemple type du parti où il n'existe plus de solidarité de groupe, mais des conflits de personnes avides de pouvoir: Lang dernier en date, Fabius, Mélanchon, Royal (je crois qu'elle détrône tout le monde), Delanoë, Strauss-Kahn et même dans une certaine mesure, mon préféré, Rocard! Dans ce bateau à la dérive, seul Hollande, le plus méprisé de tous, semble vouloir conserver une unité de façade, une stratégie collective. Bref, les pontes du plus gros parti de gauche à l'heure actuelle passe leur temps à se demander qui prendra la tête du parti et qui sera le prochain présidentiable. Et pendant ce temps-là...

Mais le PS n'est pas le seul parti touché par cette "individualisation" de la politique: Sarkozy n'a-t-il pas joué cette carte avant d'être élu? La liste de ceux qui s'y essayent est longue: Kouchner, Besancenot, Bayrou, Cohn Bendit, Hulot, Bétancourt... (je pourrais sans problème faire le même listing  pour la Bretagne). Il est clair que la politique a changé! Aujourd'hui, on ne vote plus pour des idées, on vote pour un Sauveur, un Messie, un Justicier. Justicier qui prétendra détenenir la légitimité. De qui? Des médias sans doute.

La France suit une tendance mondiale qui, me semble-t-il, est le fruit de l'individualisation de la société et du rôle de plus en plus important tenu par la presse. Obama n'est-il pas le chouchou des médias? Il n'est pas nouveau que la presse ait le pouvoir de faire et de défaire des légendes, mais jusqu'à présent, elle respectait des règles: interviewer celui qui a "le mandat pour...". Aujourd'hui, la presse met devant la scène celui qui lui attirera le plus d'audience, celui qui joue le mieux un rôle.

Bref, je faisais part récemment à un ami
de ma répulsion pour ce modèle. Je dois être old school. Certes, je suis l'auteur de ce blog et par conséquent, je me construis une image. Mais je ne prétends pas avoir la bonne parole! Je fais partie d'un groupe politique car je crois que le bien-être ne se définit pas selon MES critères, mais ceux d'un groupe, le plus large possible. J'ai choisi un parti qui prône MES valeurs, mais je n'impose pas MA façon de faire à ce parti.

La démocratie, ce n'est pas réfléchir pour le peuple, c'est le respecter en le laissant décider ce qui est bon pour lui. Et il n'y a pas 36 solutions: le vote... en interne (au sein des partis) et en externe (élections). Quelle "autre façon de faire de la politique" existe-t-il?

Bref, au lieu de critiquer les partis, messieurs mesdames mes lecteurs, j'aimerai vous convaincre de vous rapprocher des partis qui vous touchent. Non pas forcément pour prendre une carte, mais pour apporter votre expérience, vos talents, au service d'idées auxquelles vous croyez. Oui aux personnalités, à condition qu'elles travaillent pour l'intérêt général... ce qui est rarement le cas!

Je ne crois pas au Messie de même que je ne crois pas en un Dieu Sauveur. Le pouvoir est entre les mains des Hommes et en fuyant les partis, ceux-ci le laissent à quelques individus persuadés de savoir ce qui est bon. Le culte de la personnalité n'a jamais arrangé les problèmes ni aujourd'hui, ni à aucune époque.

Un seul mot d'ordre: les idées au pouvoir! Vive l'idéologie.

Autre article sur le sujet: seules les idées comptent
.
Illustration:
Plantu.
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 19:39
Sarkozy à Batz (44) : un militant de l'UDB gardé à vue !

Sylvain, militant nazairien de l'UDB, travaille à Batz, dans un centre de vacances.  Pour éviter les inconvénients liés à la visite du président de la République le 24 juillet, il prend sa journée de congé.

Le 23 au soir, après avoir passé la soirée avec des amis au Croisic, il fait l'objet d'un contrôle d'identité par la gendarmerie, au cours duquel il exprime de manière formellement assez vive son indifférence totale à l'égard de la visite présidentielle : "J'en ai rien à f..., il peut bien crever !".

Le lendemain, le propos lui sera présenté comme... une menace de mort ! Et Sylvain sera placé en garde à vue de 9 h à 15 h 30, période pendant laquelle son logement temporaire personnel au centre de vacances sera perquisitionné, ainsi que son domicile nazairien, où seront saisis... des tracts de l'UDB.

Outre une journée de vacances gâchée, Sylvain se trouve pour cette affaire menacé de licenciement.

La fédération de Loire-Atlantique de l'UDB exprime son étonnement devant le traitement réservé à son adhérent, dont le côté "présidenticide" lui avait jusqu'ici échappé.

Des contacts sont en cours à toutes fins utiles avec un avocat et l'Union locale CGT de Saint-Nazaire, avec laquelle il a eu ces derniers mois plusieurs occasions de collaborer sur des dossiers de travailleurs immigrés.

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Commentaire personnel:

Je préconise, pour la sécurité de M. Sarkozy qu'il enferme également tous les collégiens et lycéens gauchistes, tous les syndicalistes ou politiques d'opposition dont la langue peut fourcher! Sans cette opposition, son Excellence aura enfin la paix sociale dont il rêve.
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:46


Spécial article pour mon meilleur ami (qui déprime en plus). Je sais que cet article fera plaisir à un autre de mes amis, mais lui est en plongée... dans un sous-marin! Bref, un petit article à destination de ces deux fans du Grand Bleu (désolé, je ne peux pas mettre la bande-son).

Apnéiste français, Jacques Mayol n'avait rien à envier au Dalaï Lama question méditation. C'est d'ailleurs cette technique de respiration qui a fait de lui une légende de l'apné. C'est à 55 ans, en 1983, qu'il atteint son record: 105 mètres de profondeur pour une descente qui a peu de chance d'être battue question temps!

Quand on pense à tout ce que peut faire notre corps, on se dit que l'Homme a encore du chemin à faire avant de se connaître lui-même (Socrate)... Un autre esprit sportif, celui que l'on voudrait voir plus souvent: non pas la compétition, mais une quête initiatique!

Avis à mes lecteurs: si vous souhaitez vous débarasser des ouvrages de Jacques Mayol (L'Homo-Delphinus (1986) et un roman Les Dix Rois de la mer (1989)), j'ai un preneur!
Contactez moi.
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