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Klask

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 14:29

Il y a des informations qui font peur à certains et qui en réjouissent d'autres. Une étude du journal "les échos" lue ce matin m'a redonné le sourire...

Selon cette étude, les ventes de produits alimentaires dans les grandes surfaces ont stagné en volume au premier trimestre 2008. On sait d'ores et déjà que les hard-discount tirent leur épingle du jeu dans un contexte de crise économique, mais selon cette étude, la baisse du pouvoir d'achat n'est pas la seule raison. En effet, "la stabilité des prix dans le hard-discount ne permet plus de compenser la baisse des ventes dans les grandes surfaces", selon Olivier Geradon de Vera, vice-président de la société d'études
.

Vous ne pouvez pas savoir comme ces contre-performances me réjouissent! Plus encore lorsque je constate que les experts imputent cette baisse à l'augmentation du carburant. Cette explication confirme donc l'analyse que je faisais dans le Peuple Breton du mois de septembre (voir ici). J'y expliquai que le supermarché ne pouvait vivre sans automobile puisqu'il était situé essentiellement en périphérie de ville et donc qu'il dépendait de la sur-mobilité des ménages.

Dès lors, si les déplacements en voiture se réduisent, les ménages commenceront peut-être à trouver pertinent la relocalisation de l'économie et donc la valorisation des commerces de proximité ou des marchés qui ne nécessitent pas de voitures. Cela nécessitera bien evidemment une révision de leurs modes de consommation puisque le supermarché pousse à l'achat impulsif, à l'achat de masse, au gaspillage.

J'ajoutai dans mon article que le supermarché était un modèle d'exclusion tout comme la voiture, un modèle fait pour les personnes aptes à se déplacer et donc en relativement bonne condition physique. Ici encore, cette étude me donne raison: ceux dont le pouvoir d'achat a baissé et qui, de ce fait, utilisent moins la voiture, se sont moins rendus au supermarché.

Cette première victoire est l'occasion de s'opposer aux extensions de supermarchés ou au projet de loi visant à autoriser la multiplication des sites pour les grandes surfaces. Hérésie en totale contradiction avec les objectifs environnementaux (je ne parle même pas des conditions sociales).

Je prie pour une mutation progressive de modèle, mais peut-être est-ce là utopique. En tout cas, l'augmentation du carburant n'est pas une utopie et ce n'est pas terminé... donc il serait temps de réfléchir à l'alternative!

Illustration dans son contexte original: ici.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 18:12

Juin/Mezheven 2008

C'est par une belle photo de la Brière et un sommaire riche que présente le numéro pré-estival. Au menu:

Un article sur les dérives de l'intercommunalité écrit par mon pote Matthieu Mallégol.
Un retour sur Ar Redadeg (qui a, au passage, gagné un Prix de l'avenir de la langue bretonne vendredi dernier au Conseil Régional de Bretagne. J'y étais!).
Un retour sur les 30 ans de Diwan à Carhaix.
Un point sur l'inscription des langues régionales dans la Constitution.
L'affaire "Jean Groix", militant de l'UDB qui se donna la mort dans une cellule parisienne après avoir été accusé à tort des viols et meutres commis par Michel Fourniret (qui vient d'être condamné à la prison à vie). 
Un point social avec la situation de France Télécom en Bretagne.
La Une titre sur les espaces remarquables en Bretagne.
Une interview de Michel Démion sur le nationalisme chinois que j'ai eu le plaisir d'écrire.
Un éclaircissement sur les résultats électoraux au Pays de Galles.

...

Et toujours possibilité de s'abonner! De l'info originale directement dans votre boîte aux lettres. 35€ les 11 numéros et 17,5€ seulement pour les chômeurs et les étudiants.

Fêtes, baptèmes, anniversaires, mariages, pertes de dents de lait, bons résultats scolaires, prompts rétablissements, fête des pères... toutes les occasions sont bonnes pour faire découvrir le Peuple Breton!
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 02:01

Comme vous pourrez le lire en cliquant sur l'image, ce n'est pas encore la panacée, mais il semblerait que le clan du néon fasse plus de bruit qu'il n'y paraît!

Nos expéditions nocturnes ont fait plus parler la sphère internaute que Lorient, mais petit à petit, les discussions s'installent. A quand un véritable débat sur l'éclairage public?

Une petite piqûre de rappel ne fera pas de mal à ce collectif. En attendant une future émission de radio (compagnie des ondes) dans les cartons...

Voir le site du clan du néon.
Article du clan du néon à Lorient
Voir notre vidéo.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 07:24
Qui suis-je? Voilà une question que tout le monde s'est déjà posée. Qu'est-ce qui fait de moi ce que je suis? Est-ce ma langue? Est-ce mon sang? Est-ce ma carte d'identité? Est-ce mon nom? Est-ce mon intelligence? (...).

Un seul élément peut-il définir un être aussi complexe que l'Homme? Je ne le crois pas et c'est la raison pour laquelle je crois en mon concept de "multi-appartenance".

Si j'aborde cette question dans cet article, c'est aussi pour parler du traitement infligé à l'Homme par certains Etats du monde dont la France. Quand on sait que c'est par fax que le maire de Carhaix, Christian Troadec (accessoirement conseiller régional auprès du groupe UDB), a su que la maternité et la chirurgie serait fermée, on se rend compte à quel point le "facteur humain" est considéré d'un point de vue statistique.

J'ai déjà dit que la France ne reconnaissait pas les groupes. Mais j'ajouterai que l'Etat français est à ce point administratif qu'il considère les hommes et les femmes en fonction de fichiers (état civil). Combien de numéros êtes-vous? Qu'êtes-vous sans votre carte d'identité? Pour l'Etat, pas grand chose! Vous n'êtes pas officiel. De même, les régions administratives sont "vraies", mais pas le sentiment régional. C'est ainsi que nos livres de géo au collège nous apprennent bêtement que Nantes n'est pas en Bretagne.

Saviez-vous qu'outre Manche, il n'y avait pas de carte d'identité? D'ailleurs, peu de gens font aujourd'hui la différence entre identité et état civil. On ne devrait pas dire "carte d'identité", mais "carte de citoyen" ou "carte d'état civil". Car votre carte d'identité prouve que vous êtes citoyen d'un Etat (donc que vous jouissez de droits civiques et de devoirs envers cet Etat), mais n'explique pas qui vous êtes! En l'occurence, je suis citoyen français. Cela veut-il dire obligatoirement que je me sente français? Si dans mon cas, c'est juste, cela l'est-il absolument pour un immigré qui vient en France uniquement car il ne trouve pas de travail chez lui? A-t-il envie d'être français ou est-il obligé de l'être pour manger?

Je trouve que notre société se rigidifie parfois un peu trop. Les frontières sont forcément des barrières infranchissables et les découpages administratifs sont expliqués comme s'ils allaient durer 1000 ans. L'identité n'est pas affaire de cartes. Je suis breton sans qu'il y ait d'Etat breton. Mais à quoi servirait de se revendiquer breton si on ne reconnait pas de place à une identité bretonne? Reconnaître cette identité ne veut pas dire renier une autre identité.

Un peu plus de souplesse et un peu moins de "fichage" permettrait sans doute d'avoir des relations plus pacifiées. Une conception plus humaine de la géographie permettrait d'éviter un certain nombre de problèmes. Aujourd'hui, il semblerait que l'Etat soit plus nécessaire que le citoyen... à cogiter!
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 11:33


Je me rends à Rennes pour voir les élus UDB du Conseil Régional de Bretagne (Christian Guyonvac'h, Naïg Le Gars et Mona Bras). Sauf imprévu, je vais travailler pour eux dès juin!

Donc, en attendant que je reprenne la plume, je rappelle la tenue d'une manifestation en faveur de la réunification le 20 septembre prochain à Nantes.

Plus d'info ici.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 09:50

Je suis allé vendredi soir voir Nicolas Hulot à l'Université Bretagne Sud (voir ici) et j'en suis ressorti plus remonté que jamais. La cale du paquebot (nom donné au hall d'entrée de l'université) était pleine d'une foule qui vient rarement à l'université. Nicolas Hulot, tenue décontractée, nous abreuve de sa poésie et je me dis que nous restons sur une logique individualiste où il faudrait que chaque individu prenne conscience de la crise environnementale qui nous frappe.

Pourquoi faire peser la responsabilité sur l'individu et non le groupe? Parce que notre société n'est plus capable de faire des choix! Prenons l'automobile, objet phare du capitalisme fordien et principal moteur de l'industrie occidentale: alors que les politiques nous serinent en parlant de "pic pétrolier", de "raréfaction des ressources énergétiques", de "développement durable", quel est celui qui osera dire qu'il faut réduire la construction d'automobile? Aucun.

Pire! Certains se vantent même de pouvoir stopper les délocalisations (voir ici). Le développement durable, c'est considérer l'aspect humain et nous avons tort de faire croire aux ouvriers de l'industrie automobile qu'ils vont pouvoir continuer leur activité professionnelle pour toujours. Par peur du chômage, les gouvernements successifs refusent d'aborder le sujet et, consécutivement, participent à la destruction de la planète en valorisant un modèle qui marche sur la tête.

Mais ne soyons pas cynique! Il ne s'agit pas de dire aux ouvriers qu'ils ne servent à rien! L'économie aidée par le gouvernement devrait amorcer un transfert de compétences de l'industrie automobile à l'industrie ferroviaire ou navale. Cela inclut un investissement différent et une réduction (voir un gel) des projets routiers nouveaux. Cette manne financière permettrait de se payer la société soutenable qui transpirent des discours, mais qui ne dépasse pas le stade de vœu-pieu.

Illustration: construction automobile. Photo issue du site du Figaro (Bouh!).
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 08:38

Un petit schéma que j'ai découvert par hasard sur le net et dont je suis incapable de donner la source. Néanmoins, cette définition de ce qu'il faut pour être un Homme me convient assez: une vie digne, une vie à l'abri du besoin, une vie à l'abri de la peur.

D'un point de vue mondial, il est clair que ces besoins ne sont pas assouvis, mais je ne m'aventurerai pas dans des chiffres qui ne veulent absolument rien dire (tant de personne vivent avec tant d'€/jour). La France, pour sa part, est à l'abri d'un certain nombre de besoins contrairement à beaucoup de régions du monde, mais ne remplit pas bien les autres conditions!

Je m'interroge surtout sur l'aspect sécuritaire. Aujourd'hui, ce n'est plus tant le monde qui est dangereux et dont nous devons nous protéger que nos propres gouvernements qui insufflent la peur dans nos esprits pour conserver le pouvoir! Car il est clair qu'il est plus simple de maintenir son emprise sur une population craintive qui demande de l'ordre que de chercher à libérer l'Homme en le faisant réfléchir par lui-même! Bref, dans notre société, on préfère ouvrir des prisons que des écoles!

Parallèlement, le gouvernement nous fait croire que la France s'appauvrit ce que je trouve scandaleux au regard du creusement des inégalités! On est en droit de se demander ce qui prime dans notre société quand un footballeur gagne en un mois ce que gagnerait un prof en 10 ans. Et ça, ce n'est pas bien digne!

Je ne parle même pas du "problème SDF" que l'association
"les enfants de Don Quichotte" a bien mis en avant dans la presse prenant le relai de l'abbé Pierre. Car s'il est difficile de mourir de faim en France, il reste possible de mourir de froid.
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 01:57

Jeudi 22 mai 2008:

Une info qui tombe bien pour mon 400e article!

Je ne voudrais pas jouer le rabat-joie face à l'euphorie du milieu culturel breton suite au vote d'un amendement de l'article 1 (et pas 2) de la Constitution Française, mais tout n'est pas encore joué! Comme le rappelle le député Jean-Jacques Urvoas, "nous ne sommes qu'au début d'un processus dont le terme demeure incertain".


Je suis allé chercher l'article 1 de la Constitution car contrairement à un de mes amis (un jacobin), je ne connais pas la Constitution par coeur:

"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race, de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée". (source).

On se souvient que les lois de décentralisation Raffarin (2004) avait permis l'ajout de la dernière phrase (qui, entre nous, est une blague à laquelle je ris encore!).

L'amendement voté cet après-midi se traduirait donc (sous réserve d'un vote défavorable au Sénat) par une phrase libellée comme suit: "les langues régionales appartiennent à son patrimoine".

Je ne sais qu'en penser! Pourquoi l'article 1 et pas l'article 2 puisqu'il s'agit des langues? Parce que l'on ne touche pas à la NATION FRANÇAISE qui transpire dans le deuxième article. La présence du terme "indivisible" rappelle que la Bretagne n'est juridiquement PAS une nation.

Ce qui me fait craindre que le terme "patrimoine" ne soit interprêté que comme "une chose à préserver". Langues musées? Vieilles pierres? J'espère me tromper, mais pour l'instant, je persiste: la France donnera les moyens nécessaires à la préservation des langues, mais donnera-t-elle assez pour promouvoir ces langues? (voir ici
) Au final, Claude Nadeau se posait la même question!

Illustration: François Laforgue.
Ce qu'en pense l'UDB:
voir ici.
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 09:04

Retour sur mes premières amours avec un petit article de géographie: un problème bien breton que celui de l'artificialisation des sols. Depuis quelques années, la Bretagne est victime de son succès et se meurt des maisons secondaires. Parallèlement, l'envolée de la spéculation immobilière poussent certains ménages bretons à préférer construire. Autant de nouvelles maisons qui "mitent" le territoire. N'importe quel géographe me rétorquera que le mitage est une caractéristique bretonne, mais pas ce mitage là!

Aujourd'hui, la surface utilisée pour la construction d'une maison est nettement plus importante qu'auparavant. De même, les "gens" évitent le "trop plein de voisinage" et construisent des maisons en plein milieu d'un terrain. Ce que nous autres, aménageurs, appelions "le château et ses terres". D'un habitat breton sous forme de hameaux, on passe à un habitat standard sous forme de raquettes (comme aux Etats-Unis). Résultat, la surface destinée à l'agriculture se réduit considérablement au profit d'une résidentialisation réfléchie en terme de zonage.

Le mitage a cet autre inconvénient qu'il génère une extension des infrastructures ce qui imperméabilise le sol, l'appauvrit (bétonisation) et multiplie le ruissellement (donc les inondations). Un ruissellement qui pourrait être évité par la reconstitution de bocages soit dit en passant.

En tant qu'apprenti géographe, je suis consterné par les politiques urbanistiques menées en Bretagne et j'appelle les élus (et notamment les maires détenteurs du permis de construire) à se former! Je suis frappé d'entendre que nous subissons une "pénurie de logement"! Certes, les divorces, l'accession des jeunes au logement, l'augmentation des personnes vivant seules (...) créés un besoin de logement, mais est-il si important que cela? La population bretonne n'a pas doublé que je sache? De même, l'argument selon lequel la Terre ne nourrit plus tout le monde est ridicule: la population mondiale n'a pas doublé en 10 ans...

Pour ma part, je considère qu'il n'y a pas une pénurie de logement comme au sortir de la guerre, mais une inflation des prix ce qui est nettement différent. En somme, il y a des logements, mais nous ne pouvons pas les occuper (trop chers)! C'est la raison pour laquelle les jeunes de l'UDB ont signé l'appel du collectif "jeudi noir"  (voir ici
).

Bref, l'artificialisation étant quasiment irréversible, je serai partisan d'un gel quasi-total des nouvelles zones urbanisables (cela éviterait la spéculation). Le risque est de voir le prix de l'immobilier continuer à grimper alors qu'il stagne aujourd'hui. Cette mesure devrait donc être accompagnée d'autres actions telles que la réquisition des logements vacants (en tout cas, forcer les propriétaires à louer s'ils n'occupent jamais la maison), la rénovation du bâti, la généralisation de la collocation pour les étudiants, la réduction du COS (coefficient d'occupation des sols)... Bref, tout ce qui permet une densification.

J'en ai assez d'entendre toujours la même rengaine: plus de logement social (comprenez construction neuve), plus de supermarché, plus de parking, plus de routes, plus plus plus! Les enjeux environnementaux nous incitent à faire moins au contraire! Mais moins peut vouloir dire plus de confort! J'en suis, pour l'instant, la preuve. Simple question aux urbains: combien vous coûte une voiture par jour?

Source de l'image: IFEN
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 11:35
Le Combat Ordinaire de Manu Larcenet est, sans conteste, l'une des meilleures BD du marché! Vous vous demanderez pourquoi j'en parle ici et je vous répondrai que c'est sans doute car je me retrouve dans les phrases écrites sur ces 4 tomes.

Des réflexions sur la vie quotidienne qui nous balancent nos 4 vérités. Le dernier a
encore de sacrées répliques  (qui font écho chez moi et me réjouissent):

"Aujourd'hui, c'est à la mode d'avoir des racines (...). connerie, oui! C'est rien d'autre que de la glorification de la tradition imbécile! Ça nous colle au sol, ça nous empêche d'avancer! Les racines, c'est bon pour les ficus!"

"ça regarde la télé, ça a internet à la maison, un 4x4, ça vote et ça a encore peur des chats noirs. Vive la France."

"Ceux qui pensent que seul
compte le résultat ne se soucient pas du processus... c'est pourtant le processus qui fait les civilisations."

Bref, je ne ferai pas parler l'auteur (je ne suis pas sûr qu'il apprécierait venant de la part d'un militant tel que moi), mais j'adore ce qu'il fait! Je trouve que son analyse est souvent pertinente même s'il semble désabusé parfois.

Si j'avais du talent, je dessinerai et je mettrai des images sur mes idées car une image vaut tous les discours! Pas plus tard qu'hier, ma soeur et ma mère qui me reprochaient gentiment de "vivre pour mon parti". A la réflexion, je ne vis pas pour mon parti, je vis pour mes idées...

Chacun cherche sa voie et j'ai trouvé celle que je voulais suivre pour l'instant. Ai-je raison? Je n'en sais rien, mais donner sa vie à ses idées, c'est, je crois, une bonne façon d'occuper son temps sur Terre... un combat ordinaire!
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