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Klask

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:04
melange.jpgCette superbe caricature de Colcanopa me donne l'occasion de faire le point sur "la nouvelle politique", la recomposition politique en marche et la communication à la veille du second tour des municipales et cantonales (pas dans toutes les villes!).

Le Télégramme réalisait il y a peu un très bon article dans lequel il affirmait que très peu de candidats s'étaient revendiqués de la majorité présidentielle (comprenez UMP) durant cette élection. Il est vrai qu'à Lorient, seul Morin se reconnaissait comme tel. Les autres se disaient "majorité départementale", "divers droite" ou "liste d'ouverture". La liste de Fabrice Loher non plus ne se reconnaissait pas vraiment à droite sous prétexte qu'elle avait débauché une socialiste.

Au final, cette stratégie de politique sans parti politique s'est révélée désastreuse! D'une part car les électeurs ne sont pas dupes et que les représentants de Sarkozy locaux se sont fait giflés sans appel. D'autre part, car en brouillant le jeu politique, ce sont les programmes qui en ont souffert.

Je viens de recevoir un tract de mon ex-concurrent de droite dans ma boîte ce matin et franchement, ce n'est pas sérieux! Non content de tutoyer son électorat, il nous sert une présentation savoureuse:

"Je suis dynamique, j'ai 35 ans, j'ai un programme top, je suis chef d'entreprise, artisan et commerçant, je dois nous représenter. Dimanche, faites confiance en votre jeunesse, je suis un fils de Ker-V et né à An Oriant."

La fin appelle à "taper 2" (vote électronique) comme si nous étions à la télévision et que le conseiller général était élu comme le gagnant de la Star Ac'. Un jeunisme détestable et qui cache mal l'incompétence crasse de ce candidat de droite. Pour dire, la seule chose qu'il trouvait à me dire en me croisant, c'est "j'adore le breton" comme si l'UDB n'était qu'un lobby bretonnant. Nous défendons un projet politique breton complet...

Ces élections étaient sociologiquement intéressantes tout de même. On constate que la politique est affaire de médias et que les électeurs votent pour des enjeux nationaux plus que locaux. Les gens votent pour des étiquettes et ne désirent pas vraiment de changement. Un coup UMP, un coup PS. Alors que les élections locales sont l'occasion de bâtir une alternative...

J'aimerai savoir comment le gouvernement tirera un bilan de cette élection sachant que la droite a tout fait pour éviter la mention UMP?

D'un point de vue politique, ces élections ne nous apprennent pas grand chose car elles ont été polluées par le contexte national. Sarkozy est impopulaire et cela se retrouve dans les urnes. Le PC croit toujours qu'il va ressuciter alors qu'il a sombré dans la critique contestataire; le PS savoure son succès quand il devrait préparer les européennes qui risquent de lui être fatales (sauf peut-être en Bretagne grâce au travail fait par JY Le Drian à ce sujet); le Modem est confiant alors que la bulle internet donnait de nettement plus gros scores à ses candidats. La Bretagne confirme quand même que le FN n'est pas le bienvenue...

Notons également que la plupart des partis bretons se sont positionnés sur l'échiquier en appelant à voter majoritairement pour des candidats de droite lors de ces élections municipales. C'est une défaite pour eux également et cela montre à quel point leur stratégie "ni droite-ni gauche" est ridicule!


Pour ma part, un petit score, mais une candidature revendiquée à gauche!


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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 22:01
undefinedAvant toute chose, je voudrai remercier les électeurs, amis, parents et compagnons de route qui m'ont suivi pendant cette élection. J'ai pris un peu de repos suite à cette longue campagne et je n'ai pu le faire avant.

Je remercie tout particulièrement ma suppléante et mon comité de soutien breton que je reproduis  à la fin de ce message. J'en profite pour donner un mauvais point pour Ouest-France qui n'a pas publié l'article dans lequel j'annonçais qu'Yves Lebahy soutenait ma candidature. Ça n'aurait pas changé grand chose, mais c'était important pour moi. OF n'a pas dû juger cela nécessaire...

 

De retour ce soir d'une réunion PS pour le second tour des cantonales, j'annonce que je soutiens la candidature d'Yves Lenormand, l'actuel Conseiller Général. J'invite donc mes électeurs à voter à gauche dimanche afin de donner toute la légitimité possible à un élu que j'aurais l'occasion de revoir et avec lequel je pourrais échanger...

Ce soutien est d'autant plus facile que le PS lorientais a accepté de proposer au Conseil Général une filière bilingue au collège (canton-centre puisqu'il s'agirait de Brizeux) comme je le proposais moi-même. Pour l'anecdote, Yves Lenormand espérait que le Morbihan passe un jour à gauche comme les "quatre autres départements bretons".

Kenavo ar wec'h all evit ur votadeg nevez.

Par ordre alphabétique:

Pays de Lorient:

Martine Blanleuil, professeur d’histoire-géographie au collège Anita Conti, Lorient
Solenn Briand, étudiante en histoire de l’Art à Rennes
Xavier Burban, agent SNCF et syndiqué à la CGT, Ploemeur
Hervé Cagnec, naturopathe, Lorient
Jean-Paul Chevrel, agent hospitalier
Marie-Lou Cosquer, retraitée, ancienne présidente de Bugaled an Oriant
Michel Hado, fonctionnaire des impôts et syndiqué à la CFDT, Quéven
Annick Lecuyer, restauratrice, Lorient
Christian Le Meut, militant associatif (Sten Kidna), Hennebont
Jean-Yves Letallec, retraité de la Marine
Mathieu Nestour, ouvrier dans le bâtiment
M. Sadonis, délégué FO société AGORA, Lorient
Jérôme Soudan, coordinateur socio-culturel
Alice Tassin, retraitée et conseillère municipale à Lorient.
Nadine Vergauwen, assistante maternelle, Lorient
René Vergauwen, retraité, Guidel
Yann Syz, adjoint à la santé de la mairie de Lorient

Ailleurs en Bretagne:

Mikael Briant, professeur de breton à Pontivy, Pluméliau
Jeannine Chevrel, retraitée ASSEDIC, Chartres de Bretagne
Ronan Divard, universitaire, Université Bretagne Occidentale (UBO).
Michel François, trésorier de Bretagne Réunie, 44.
Herri Gourmelen, président de l'Association Elus Municipaux Bretons (AEMB), St Malo
Kevin Gravier, musicien, Rennes
Christian Guyonvac'h, vice-président du Conseil Régional de Bretagne, Brest
Yves Lebahy, professeur de géographie à l’Université Bretagne Sud, St Nolff
Ronan Leprohon, rédacteur en chef du magazine Le Peuple Breton, Brest
Nicole Logeais, institutrice en retraite, Cancale
Jean-Jacques Page, fonctionnaire des impôts, Vannes
Gwendal R., responsable du secteur jeunes de l'UDB, Guingamp


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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 09:25
A-page-1.jpegMars/Meurzh 2008

Le boulot continue après les élections...

Ce mois-ci, la Une du Peuple Breton est consacrée aux problèmes du littoral breton et notamment à la pression foncière. Un numéro un peu spécial dans lequel vous retrouverez:

- Jean-Pierre Pichard, l'anicne directeur du Festival Interceltique de Lorient.

- Un édito de Ronan Le Prohon, le rédac' chef du PB consacré à la maîtrise de l'espace breton.

- Une vulgarisation du problème immobilier dans le Morbihan écrit pas mes soins.

- Un article environnementale traitant du recul des côtes bretonnes par Patrick. D. Morvan.

- Le deuxième partie du dossier d'Yves Lebahy intitulée "la necessité d'une politique de a mer bordière en Bretagne".

- Un retour sur "l'affaire Angelini" (voir ici).

- Une interview de Claude Nadeau.

- Ainsi que les traditionnelles pages en breton (dont une consacrée à Ar Redadeg qui aura lieu en début mai).

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 10:00
undefined64% pour la liste PS-Verts-PC-UDB... un score assez incroyable! Qui aurait pu prédire que des électeurs de droite votent Métairie plutôt que Loher? On note également que l'abstention est plus faible que d'habitude (47% contre 53%) et que le FN n'atteint pas 5%!

Pour l'UDB, cette configuration correspond à 4 sièges soit un de plus que lors du dernier mandat! L'UDB voit ses places dans le Morbihan se multiplier.

Du point de vue des cantonales, je n'atteins malheureusement pas la barre des 5%. En étant de mauvaise foi, je pourrai vous trouver beaucoup d'excuses à cela:

1. Un score fleuve pour le socialiste: 49,3% (de mémoire).
2. Une erreur de débutant sur l'impression de mes bulletins qui fait que les électeurs ont voté pour mon nom et pas pour mon parti (quel con!).
3. Un parachuté qui n'habite pas Lorient, qui n'apparaît pas dans les journaux, qui ne fait pas campagne (...) qui bouffe des voix de gauche. Résultat: 3,96%! Les gens rêvent d'une autre politique il paraît!
4. Personne ne lit les professions de foi.
5. Les cantonales, tout le monde s'en fout!

Cela dit, j'assume ce score qui n'est au final pas si mal. Je dois passer du capital sympathie au capital crédibilité! Ça viendra...

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 09:27
undefinedVous vous souvenez sans doute de la lettre que j'ai écrite à M. Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne (voir ici)? J'ai reçu sa réponse le 12 février et j'attendais son accord pour la publier. Il me l'a donné hier lors du meeting de la gauche à Lorient et je l'en remercie.

Je note avec un grand intérêt que Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne, n'est pas opposé à un débat sur l'autonomie! Certes, il ne la soutient pas vraiment, mais l'Union Démocratique Bretonne ne demande qu'à exposer sa vision d'une autre organisation de la République Française de manière équitable... sans préjugé, sans fausse rumeur!


Rennes, le 12 février 2008

Monsieur,

C'est avec un vif intérêt que j'ai lu la lettre ouverte que vous m'avez adressé à l'issue de la publication de ma tribune parue dans Libération.

Cette dernière avait pour objectif d'ouvrir les yeux de nombre de nos concitoyens sur les potentialités bretonnes, présenter notre dynamisme économique, rappeler que la Bretagne n'est pas seulement une terre de repos et de vacances mais aussi une région de production, d'imagination et d'engagement. C'est tout cela que j'ai voulu dire à la France entière car nous devons aussi mener la bataille de l'image et contrer les idées reçues nous concernant.

C'est aussi pour cela que j'ai voulu rappeler mes convictions profondes visant au développement du fait régional, à l'accroissement des compétences administratives et financières de cette jeune institution dans un contexte politique difficile et compliqué.

Votre position sur l'autonomie mérite en effet un vrai débat qui ne peut se satisfaire d'une simple réponse par courrier. La place de l'Etat dans la hiérarchie constitutionnelle est un élément qui ne pourra se suffire de quelques déclarations rapides. Pour ma part, il est plus question de mieux d'Etat que de moins d'Etat, de plus d'efficacité de l'action publique passant par une réorganisation institutionnelle. Je suis un militant de la régionalisation des politiques de l'eau, des politiques économiques car je nous sais plus attentif à notre quotidien que l'Etat central.

C'est aussi cela qui fait la force de la majorité que je conduis; une pluralité d'analyse qui se vit et se construit dans une unité d'action pour la Bretagne.

Nous continuerons à débattre ensemble des meilleurs moyens pour atteindre notre objectif commun, mais ce que je sais, à vous lire, c'est que nous pourrons toujours compter sur votre engagement à nos côtés pour la Bretagne.

Veuillez recevoir, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Yves Le Drian.
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 10:47
undefinedMercredi 5 mars,
Palais de Congrès de Lorient
Meeting de la gauche plurielle

En présence de:
Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne.
Françoise-Olivier Coupeau, députée de la circonscription de Lorient.


Voici reproduit ici mon discours, écrit avec mes petits doigts au nom de l'UDB:


        Bonjour à tous et à toutes, Demat d’an holl.

Beaucoup d’entre vous ne me connaissent pas et pour cause, c’est ma première campagne électorale active… disons de cette importance !

Permettez donc que je me présente comme je l’ai fait aux réunions de quartier au côté de M. Métairie durant ces semaines de campagne. Je m’appelle Gael Briand et je sors tout juste de l’Université Bretagne Sud où j’ai étudié l’aménagement du territoire avec des géographes tels qu’Yves Lebahy ou encore Florence Gourlay qui a travaillé sur la gouvernance Lorientaise notamment.

Je ne suis pas né à Lorient, mais j’y ai fait toute ma scolarité, me suis engagé partout où il était possible de le faire aussi bien dans les associations que dans les bureaux de votes. En dix-neuf années dans cette ville, je crois avoir gagné le droit de me revendiquer Lorientais !

Cela peut sembler étrange que je prenne la parole ici, moi qui suis le benjamin de la liste, mais je ne suis pas novice dans le milieu politique ! Quelques personnes dans cette salle savent que j’ai toujours donné de mon temps pour faire vivre mes idées...

Après un stage de trois mois au Parlement Européen, à Bruxelles, me voilà revenu chez moi, à Lorient, pour cette campagne électorale. Mon parti, l’Union Démocratique Bretonne a choisi la liste de Norbert Métairie dans une logique de cohérence régionale et de solidarité avec les partis de gauche.

"Solidaires", c’est bien ainsi que je conçois la politique. S’il est clair que l’UDB ne peut imposer son projet de société seule, il en est de même pour les autres partis et il ne tient qu’à nous de nous écouter mutuellement afin de construire une société plus juste.

C’est, je crois, ce qui se passe au Conseil Régional de Bretagne auquel l’UDB siège depuis 2004 en compagnie de Jean-Yves le Drian et c’est, je le crois également, ce que l’équipe de Norbert Métairie entend mener pour notre ville.

Mes quatre camarades et moi-même avons donc contribué à la composition de la liste ainsi qu’à son programme. Yann Syz, actuel adjoint à la santé ; Annick Lecuyer, restauratrice ; Laurence Chevrel, secrétaire à l’ENIM et Pierre-Yves Burban, ouvrier dans l’agro-alimentaire m’accompagnent sur cette liste ouverte aux sensibilités de gauche se reconnaissant dans des valeurs communes.

L’Union Démocratique Bretonne, ici comme ailleurs en Bretagne, s’est associée à des listes de gauche, écologistes et humanistes. 200 candidats portent nos couleurs dans les cinq départements bretons. Chacune de ces listes a su écouter nos revendications en matière de promotion de la culture bretonne, de la langue, en matière d’aménagement du territoire et de préservation de l’environnement…

Notre exigence de départ était de raisonner à l’échelle de l’agglomération de Lorient afin de dépasser les conflits de chapelle. Nous sommes fiers, aujourd’hui, de pouvoir dire que cette exigence a été pleinement prise en compte. De même que notre volonté de valoriser la rade, de renforcer les liens avec l’Université Bretagne Sud, de poursuivre la politique de repas bio dans les cantines scolaires, de développer l’économie sociale et solidaire…

Bien entendu, l’Union Démocratique Bretonne sera attendue plus particulièrement sur les questions culturelles et nous sommes disposés, particulièrement en cette année internationale des langues,  à pousser plus loin la reconnaissance de la langue bretonne et à la faire découvrir sans préjugé, sans fermeture. (Je profite de cette occasion pour dire qu'il ne s'agit pas d'imposer comme j'ai pu l'entendre, mais de proposer l'apprentissage du breton).

Lorient est au contraire une ville d’ouverture. Ouverture au monde grâce au Festival Interceltique et ses milliers de spectateurs par an en période estivale. On peut également parler de son patrimoine historique et la base sous-marine est là pour nous le rappeler. Ouverture à l’Europe également de par ses nombreux jumelages : Ludwigshafen où j’ai eu la chance de me rendre, Vigo, Galway, Ventspil. Ouverture à l'Europe également grâce aux échanges ERASMUS de l'Union Européenne auquel beaucoup de Lorientais participent. Tout ceci pour dire que malgré la petite taille de notre ville, le monde sait la placer sur une carte ! (c'est important dans un contexte de mondialisation).

Lorient a également une tradition d’accueil. Même si l’on peut déplorer que pendant longtemps, les jeunes quittaient Lorient pour d’autres cités universitaires bretonnes telles que Rennes, Brest ou Nantes, on sait que les jeunes ménages qui s’installent à Lorient y restent… N’est-ce pas une preuve suffisante pour dire que la ville est appréciée ? Bien sûr, on ne saurait prétendre que tout est parfait, mais Lorient part de loin et ce n’est pas moi qui vais vous l’apprendre !
   
Ce meeting sonne la fin d’une campagne longue dans laquelle j’ai eu l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes dont l’engagement n’est pas contestable. Bien sûr, j’imagine que nous aurons des prises de bec dans le mandat à venir, mais je suis persuadé que, comme le mandat qui vient de s’achever, nous saurons prendre du recul et nous focaliser sur l’intérêt général.

Aujourd’hui, plus que jamais, Lorient a besoin du soutien de ses habitants. Face à un gouvernement autiste qui gère les dossiers plutôt qu’il ne les traite, face à un président dont la langue fourche trop souvent en ce qui concerne les bretons, face à une paupérisation croissante de la société. Enfin, face (et ce sujet me touche particulièrement moi qui chercherait bientôt un logement) au refus de l’Etat de créer un Etablissement Public Foncier Régional en Bretagne, Lorient doit poursuivre son ancrage à gauche.

Nous n’avons pas à rougir de notre bilan ! Nous n’avons pas non plus à rougir de notre programme qui contraste singulièrement avec celui de Fabrice Loher qui promet la Lune qu’il sait pertinemment hors de sa portée… Ce même Fabrice Loher qui s’offre le luxe d’être contestataire lui qui se présentait comme le candidat « Sarkozy » aux législatives. Je n’ai pas l’intention de critiquer  l’Homme, mais j’aimerai être en mesure de vous citer d’autres points de son programme que le creusement du bassin à flot (800000€ soit le prix de certaines maisons dans le Golfe du Morbihan) ou la suppression du passage à niveau. La politique, ce n'est pas exploiter les serpents de mer. Qu’il laisse le populisme au Front National…

D’ailleurs parlons-en du Front National ! Lorient est la seule ville bretonne dans laquelle le Front National se présente à ma connaissance. Ce scrutin fera donc figure de test pour ce parti. Nous devons passer dès le premier tour pour prouver que la politique de Nicolas Sarkozy ne nous convient pas ! Chacun est libre de son vote bien entendu, mais rappelons-nous que l’abstention ne fera que renforcer le FN dont les électeurs, eux, ne se privent pas d'aller aux urnes…

A l’heure où la politique ressemble plus à un spectacle qu’à un choix de vie, je suis fier de participer à cette liste renouvelée, jeune et dynamique ! L’UDB s’inscrit pleinement dans ce projet de société humaniste, écologiste et breton. Car si nous avons la Bretagne au cœur, notre cœur est bel et bien à gauche !


Je vous invite donc à voter pour la liste municipale de Norbert Métairie. Pour Lorient, une nouvelle ambition. Ur youl nevez evit an Oriant

Trugarez / Merci 

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 08:16
DSC00397.JPGSuite à mon premier tract (voir ici), je publie ma profession de foi, celle que tous les électeurs du canton-sud de Lorient recevront dans leur boîte aux lettres.

Ma suppléante, Laurence Chevrel, est secrétaire à l'ENIM (la sécu des marins) et mère de deux filles scolarisées à l'école de Merville de Lorient. L'une d'entre elle a été scolarisée en bilingue français-breton avant de renoncer faute de poste (merci l'inspection académique!).

Cette petite présentation me permet de mettre les points sur les "i" avec quelques personnes qui sont persuadées que je souhaite imposer le breton! Il ne s'agit nullement d'imposer, mais de donner la possibilité d'apprendre la langue de son choix! Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui...

Quelques soient les projets, les candidats de l'Union Démocratique Bretonne entendent s'appuyer sur des logiques de pays.

Une fois les présentations faites, voici quelques points du programme (inédits):

Soutenir l'emploi social et solidaire

De mémoire, l'emploi social et solidaire représente 14% de l'emploi breton. Il est vrai qu'à l'heure où le chômage continue de sévir, il convient de réfléchir au type d'emplois que nous voulons. L'industrie automobile par exemple a eu une Histoire dans le pays de Lorient avec la SBFM notamment, mais comment imaginer que la demande en automobiles puisse continuer à croître quand chaque ménage français possède une voire deux voitures! 

La reconversion industrielle est plus qu'urgente, et ce, en conformité avec les ambitions écologiques que nos élus passent leur temps à exprimer!

Coopératives, SCOOP, partage... sont autant de moyens de faire des économies d'échelle et de réfléchir à un système dans lequel l'Homme, plutôt que la machine, est au centre de la réflexion. Point d'actionnaires qui décident dans l'unique perspective de s'enrichir, mais des sociétaires qui réfléchissent au meilleur moyen de péréniser leur activité et donc leur emploi!

Mener une politique culturelle volontariste en adaptant la Charte Ya d'ar brezhoneg au département

Je m'engage à travailler de concert avec l'Office de la Langue Bretonne pour promouvoir la richesse liguistique de notre région dans le département. Pour cela, je demanderai au Conseil Général d'adapter la Charte Ya d'ar Brezhoneg pour le Morbihan.

Il va sans dire que cette charte n'est pas suffisante et qu'il faudra promouvoir aussi la langue bretonne au-delà de l'administration. Pour cela, en veillant toutefois à ne pas faire de discrimination avec d'autres associations culturelles, une politique de soutien des initiatives en langue bretonne sera mise en place.

Le département du Morbihan pourra également s'associer à différents évènements culturels portant sur la mise en valeur de l'Histoire bretonne, de la musique bretonne... Je porterai également au Conseil Général une motion en faveur de la réunification administrative de la Bretagne.

Bien entendu, la culture en Bretagne ne se limitant pas à la culture bretonne, le département du Morbihan devra mener les politiques adéquates pour mettre en valeur les artistes et rendre le territoire attractif. N'oublions pas également que la culture est un tremplin pour l'insertion et qu'à ce titre, elle est plus qu'utile.

Soutenir une agriculture paysanne

L'Union Démocratique Bretonne s'est toujours opposée aux OGM, au nucléaire, aux pesticides. Depuis sa création, en 1964, ce parti écologiste milite pour une agriculture paysanne, c'est à dire respecteuse de l'environnement.

La gestion a progressivement remplacé la connaissance de la terre. Or, chercher perpétuellement à dominer la Nature créé de réels dysfonctionnements sur la faune et la flore, mais également sur notre propre santé. Or, de nombreuses études ont prouvé que l'alimentation avait un impact sur la santé.

C'est la raison pour laquelle, je suis favorable à l'intégration de clauses environnementales dans les appels d'offre afin de valoriser les filières bio locales. L'éducation à l'alimentation doit se faire dès le plus jeune âge afin de retrouver le goût des aliments.

Je m'oppose à la production hors-sol qui part du principe que tout peut pousser partout!

Promouvoir les énergies renouvelables

Inutile de faire un long laïus sur le sujet. L'écologie doit être transversale à toutes les politiques menées par le département. S'agissant du volet énergétique, la France dépend bien trop du nucléaire et gaspille l'énergie. Dans ce contexte, la Bretagne a une carte à jouer pour réduire sa dépendance à une énergie qu'elle ne produit pas!

Afin de rendre la Bretagne autonome sur le plan énergétique dans les décennies à venir, il est nécessaire que les collectivités montrent l'exemple dès aujourd'hui. En premier lieu, il s'agit de réduire notre consommation en gelant le zonage du territoire, en arrêtant la politique du tout routier...

Je propose également de développer les énergies renouvelables sur tous les bâtiments publics (solaire notamment), bâtiments dont les normes devront passer au THQE. La filière bois, en partenariat avec les paysans entretenant les bocages, devra être elle aussi soutenue.

Enfin, le département devra participer aux financements de la Recherche sur le sujet (en local).

Refuser l'extraction de sable marin

Ce point a été ajouté pour rappeler aux élus que 12000 personnes se sont réunies à Erdeven en mars 2007 pour rejeter le projet d'extraction de sable marin au large de Quiberon par le cimentier Lafarge.

Or, l'extraction de sable marin n'est que la conséquence d'une demande en sable croissante sur le littoral de la Bretagne Sud. La Bretagne-Sud et particulièrement le Morbihan ne pourra soutenir une telle croissance de l'artificialisation des sols.

Le département, en partenariat avec les autres collectivités territoriales, mais également avec les associations devra trouver des moyens d'Habiter autrement le territoire en développant la colocation étudiante, la mutualisation des espaces...

Le Conseil Général devra également lutter contre la spéculation foncière en portant la création de l'Etablissement Public Foncier Régional auprès de l'Etat qui, aujourd'hui, le refuse à la Bretagne.

Améliorer la qualité de l'eau

La Bretagne est tristement célèbre en Europe pour la qualité exécrable de ses rivières. Pourtant, nous possédons un patrimoine naturel exceptionnel! Imitant en ceci les initiatives d'association comme Cap 2000, le Conseil Général devra piloter des réunions de concertation sur les bassins versants afin de développer le dialogue entre citoyens (pollution domestique), agricultueurs et éleveurs ainsi que pêcheurs et conchyliculteurs.

Rappelons tout de même que l'Etat aurait du payer 28 millions d'euros à Bruxelles pour ne pas avoir respecté ses accords vis-à-vis de la pollution des rivières en Bretagne. Au final, il semblerait que la France ne paye pas... à nous de lui rappeler que les fonds financiers ne se trouvent pas comme l'or, au fond des rivières!

undefinedPour Lorient:

Soutenir la création d'une classe bilingue à Merville

L'Histoire de cette classe n'est pas terminée. L'Union Démocratique Bretonne demande l'ouverture dès la rentrée prochaine d'une classe bilingue français breton en primaire à Merville (CP).

Dès lors que la demande est suffisante, l'inspection académique devrait autoriser l'ouverture d'une classe! Cette pratique s'inscrit aussi dans la recherche de l'excellence scolaire puisque les élèves qui pratiquent le breton suivront également d'autres langues.

Laurence et moi sommes plus ambitieux et entendons prévoir la scolarisation future des élèves au collège.

Lancer une concertation inter-professionnelle sur la pêche

Les maigres fonds offerts par le gouvernement pour résoudre le problème de la pêche ne laissent personne dupe! Aujourd'hui, le réel problème ne vient pas du gasoil, mais de la ressource.

C'est la raison pour laquelle nous proposons de lancer une concertation inter-professionnelle sur la pêche en Bretagne: aides à l'installation, nouvelles techniques de pêche, valorisation de nouvelles espèces, mutualisation des moyens, travail entre les places commerciales, aides à l'artisanat... les sujets sont nombreux et même si la compétence "pêche" est du domaine de l'Union Européenne, les collectivités territoriales ainsi que les comités locaux peuvent participer à la remise à flot de cette activité.

Renforcer les liaisons maritimes entre Lorient et Nantes

Nantes est de loin le premier port breton. Le tonnage de Lorient est dix fois plus petit, mais les deux places portuaires ont possibilité de s'associer pour créer à terme avec d'autres ports, un véritable hub breton.

Parce qu'il est propriétaire des bâteaux qui mènent aux îles et qu'il dispose d'une compétence transport maritime de passagers, le Conseil Général doit aussi réfléchir à la promotion du cabotage le long des côtes bretonnes.

Relancer l'idée d'une ligne Nord-Sud en Bretagne

Enfin, nos ports ont besoin d'être reliés les uns aux autres. Or, les ports de Lorient, Brest et St Malo ne sont aucunement reliés par voie ferrée. Le Conseil Général devra donc porter la réhabilitation d'une ligne ferroviaire Nord-Sud afin de désenclaver l'arrière-pays et de réduire les déplacements par camions.

Ces lignes seront également utilisables pour les passagers qui, s'ils mettront bientôt 3H à relier Paris mettent toujours 5H pour faire Lorient-Lannion en train!
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 14:25
Hier soir, le clan du néon s'est exporté à Lorient. Résultat: passé 3H du mat', plus aucune enseigne ne brillait dans les rues de la ville!

Une action militante, non violente, qui permet de sensibiliser l'opinion sur la pollution lumineuse et le gâchis d'électricité la nuit.  A l'heure où l'on parle d'économie d'énergie, rare sont ceux qui mettent leurs actes en conformité avec leurs dires!

Bemnoz, e bro an Oriant, gouloù nann trugarez... E Breizh ivez!

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 07:54
bonnet-d--ne.jpgNON MAIS ÇA VA PAS BIEN !!!

Scandalisé je suis par l'ouverture de sites permettant aux élèves de noter leurs profs (voir ici)! Qu'est-ce que c'est que cette société dans laquelle l'élève "prend le pouvoir"? Si tout ce que dit Attali dans son rapport n'est pas dénué de sens (voir ici), cette mesure est plus que populiste!

Si je suis le premier à dire que notre société ne donne pas assez la parole aux jeunes (voir réflexions sur la jeunesse débutées par les jeunes de l'UDB), je ne souhaite pas non plus le contraire! Sur quels critères des élèves de collège ou même de lycée peuvent évaluer un professeur? Comment savoir si la méthode du prof est à revoir ou si c'est l'élève qui a d'autres préoccupations?

La société semble oublier que les profs sont notés par des inspecteurs! Ils reçoivent déjà des notes et n'ont pas besoin d'être évalués par des jeunes qui, plus que le programme, risque de juger la sympathie du prof.

Rappelons qu'un professeur n'est pas un "bon pote", mais quelqu'un qui doit faire passer un enseignement. Il doit déjà éduquer l'élève au civisme, jouer la nounou pendant que certains parents travaillent plus pour gagner plus, sensibiliser à la sécurité routière (...) et, avec de moins en moins d'heures (c'est le cas pour l'Histoire-Géo par exemple), finir son programme! D'Instruction Publique, on est passé à l'Education Nationale... tout un symbole!

Marre de cette société qui dénigre constamment le milieu enseignant! Les profs travaillent et subissent une pression énorme de la part d'élèves qui s'ennuyent autant qu'eux. La privatisation de l'Education Nationale en cours ne risque pas d'arranger les choses...

Résultat, résultat, résulat. Mais Bon Dieu, l'école n'est pas une entreprise!
Notre société marche vraiment sur la tête!
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 10:05
garesb.JPGLes français aiment les trains... la plupart du temps sur carte-postale ou en maquettes miniatures! Dès qu'il s'agit de véritables trains, plus personne: trop cher, trop long, trop bruyant, trop contraignant!

La Bretagne ne déroge pas à cette règle. Je ne polémiquerai pas une fois de plus sur les futures lignes Brest-Paris et Quimper-Paris jugées indispensables pour le bon développement de la Bretagne, mais force est de reconnaître que nous ne parvenons pas à imaginer une Bretagne émancipée de la région parisienne!

Je dis la Bretagne, mais au final, il en est de même partout. Combien d'heures faut-il pour relier Nantes à Bordeaux? Combien d'heures faut-il pour relier Cherbourg à Rennes? 

Mais surtout, surtout, combien d'heures faut-il pour relier la Bretagne-Sud à la Bretagne-Nord? 5h pour un Lorient-Lannion, cela paraît normal à tout le monde? C'est pourtant le temps qu'il faut en passant par Rennes, temps qui laisse perplexe quand on sait que le futur TGV placera Paris à 3h de Quimper seulement! Autant dire qu'il sera deux fois plus long d'aller d'un point A à un point B en Bretagne que d'aller à Paris.

Mon programme cantonales prend position sur ce sujet. Je désire relancer l'idée d'une ligne ferroviaire Nord-Sud (Auray-St Brieuc). Il ne s'agirait pas de la contruire puisqu'elle existe déjà... néanmoins, le chantier nécessite de gros investissements pour le fret comme pour le transport de passagers. D'un point de vue breton, j'aimerai aussi que soient améliorées les lignes Rennes-Nantes et Quimper-Brest.

Ces investissements sont plus que nécessaires ne serait-ce que pour relier les ports de commerce bretons et desservir l'arrière-pays, le dynamiser. Le développement durable se juge en actes! Or, je constate que tout est fait pour que nous dépendions de plus en plus d'une capitale lointaine quand nous pourrions très bien vivre notre quotidien "au pays"!

Illustration: vieille carte postale représentant la gare de St Brieuc



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