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Klask

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 22:34

Perben:«On va mettre le turbo et on va les défoncer»
envoyé par 20Minutes

On se souvient de Patrick Devedjian qui traitait une opposante politique de "salope", de Nicolas Sarkozy qualifiant les bretons de "connards", les militaires de la Cross Corsen également de "connards" et gratifiant un visiteur du salon de l'agriculture par un "casse toi, pauvre con", aujourd'hui, c'est Dominique Perben qui s'y met pour sa campagne Lyonnaise.

Et bien moi, c'est Gael et je me demande si la vulgarité est une stratégie gouvernementale! La bande à Sarko ressemble plus aux "sauvageons" que dénonçait JP Chevênement qu'à de réels politiciens qui, s'ils peuvent parfois commettre des bourdes, ne vont pas jusqu'à insulter les gens.

Dominique Perben veut-il toucher les jeunes ou est-ce son langage habituel? Et quand il verra un noir, il lui parlera en "petit nègre" aussi? Qui sont ces élus qui en savent si peu sur la population qu'ils en oublient d'être naturels... ou peut-être le sont-ils ce qui serait pire!

Ok, je suis conscient du fait que ces pratiques ont toujours existé, mais qu'aujourd'hui, elles sont plus médiatisées. Il n'empêche que si l'on veut utiliser l'image, il convient de faire attention aux propos que l'on utilise. On ne tutoye pas un inconnu quand on est Président de la République, on n'insulte pas ses électeurs...

Ce mépris de la population et de l'opposition est symptomatique d'un gouvernement qui n'a que faire du dialogue et entend bien mener les réformes sans concertation, sans explication, par pur dogmatisme. Inquiétant...

Alors "salope", "connard"... Qui dit mieux?
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 19:08
bidonville.jpgLe gouverment Sarkozy est-il réellement constitué d'hommes et de femmes politiques? On peut en douter en entrevoyant des éléments du plan Boutin pour le logement social (voir ici).

Après la maison à 100 000€ proposé par JL Borloo, Christine Boutin récidive avec un projet de maison à 15€ ou 20€/jour. Comme si la maison n'était qu'un vulgaire bien de consommation et que l'investissement de toute une vie se faisait de la même façon que pour acheter un ordinateur!

Décidemment, je vomis ce gouvernement qui considère qu'au final politique et marketting font bon ménage!

Mme Boutin veut parler du logement social? Qu'elle commence par parler de la ségrégation (la photo présente un bidonville à Lyon dans lequel logent des Roms) et de la spécialisation des zones. Qu'elle continue en obligeant les villes comme Neuilly (ou plus près de chez moi, Larmor-Plage) à respecter la loi de 20% de logements sociaux. Qu'elle poursuive en rénovant la ville sur elle-même plutôt que de consommer l'espace avec des maisons de bric et de broc qui ne dureront pas 20 ans...

Les zones résidentielles modernes sont les nids à embrouilles des décennies à venir. Les "cités" ont été fermées sur elle-mêmes, ces lotissements sont exclus des centres... 

Se payer une maison à 15€/jour, c'est du flan! Ce qui est important, c'est de comprendre comment la Bretagne a pu connaître une telle flambée immobilière? Comment le marché de l'immobilier a été multiplié par deux en huit ans? La spéculation, l'extension urbaine, l'accroissement de notre empreinte écologique ont certainement contribué à augmenté les coûts pour la collectivité et cette solution de secours légitime cette augmentation scandaleuse des prix!

J'ajouterai qu'une maison à 15€ par jour fait fi du marché et ne prend donc pas en compte les écarts de prix des terrains! 15€ par jour à Arradon, c'est du pain béni... est-ce le cas à Berné?

Les pouvoirs publics ne doivent pas réparer les erreurs du marché, ils sont censés anticiper. Aujourd'hui, en Bretagne, le problème du logement n'est pas uniquement un problème de "pauvres" (les maisons existent, mais personne ne peut les payer). Et notre gouvernement nous refuse toujours l'Etablissement Public Foncier Régional...




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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 17:40
n-on.png
Après la géopolitique, revenons à des sujets plus terre-à-terre, mais tout aussi intéressant! Cet article a pour but de faire connaître un mouvement qui, je l'espère, génèrera un débat sur l'utilisation des néons la nuit...

Nombreux sont ceux qui critiquent la pollution lumineuse des enseignes noctunes. Outre le fait que les néons illuminent le ciel et cachent les étoiles aux promeneurs, ils génèrent également des coûts énergétiques difficilement justifiables. Très rares sont, en effet, les personnes qui se préoccupent des enseignes la nuit! Pourquoi, dans ce cas, sont-elles allumées?

Un groupe de jeunes motivés a trouvé la solution: armés d'un balai et de moufles, ils ont décidé d'éteindre les lumières... et ce, de façon tout à fait légale et sans détérioration. Le Clan du Néon, tel est leur nom!

Ce mouvement a pour ambition de créer un débat sur la pollution lumineuse en milieu urbain.
J'ai testé à Lorient avec deux amis (pas encore filmé) et je peux vous dire que cette petite expédition nous a égayé la soirée. Pour éteindre les néons des commerçants, rien de plus simple: cliquez ici.

Chacun les éteins à sa manière. Allez, pour se marrer un peu, voici de dangereux terroristes en action à Clisson (en Bretagne, faut-il le rappeler!!!).




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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 18:41
kosovo.jpgSuite à quelques réactions à propos de mon article sur le Kosovo (voir ici), je me devais d'aller plus loin dans la réflexion sur le concept d'Etat-Nation. En réalité, c'est plus les réactions de la communauté internationale que j'aimerai étudier ici.

Les faits: après le Monténégro en 2006 (désolé pour la carte périmé), le Kosovo vient de proclamer son indépendance dimanche dernier. Très rapidement, les Etats-Unis, ainsi que nombre d'Etats européens ont reconnu son existence.

Malgré cela, la contestation reste forte. Les serbes dénoncent cet acte jugé illégal ou en tout cas non-conforme au droit international qui avait statué sur le Kosovo.

D'autres Etats refusent de reconnaître ce nouvel Etat. Paradoxalement, ces Etats sont eux-mêmes confrontés à des tensions nationalistes ou à des mouvements indépendantistes: Russie (tchétchènes, peuples turkmènes...), Espagne (catalans et basques en particulier), Grèce (communauté macédonienne), Bulgarie (communauté macédonienne), Roumanie (roms)...

Personnellement, si je ne m'étonne pas vraiment du fait que le Royaume-Uni reconnaisse cette indépendance (après tout, les peuples du royaume ont toujours été reconnus), je me pose des questions quand à la schizophrénie française! En fait non! Je me dis simplement que la France, fidèle à ses principes, estime qu'elle n'est pas concernée par la reconnaissance des peuples. La reconnaissance officielle des communautés bretonne, corse, occitane, catalane, basque est inconcevable pour un Etat qui a bâti son Histoire sur l'illusion d'une unité uniforme (inverse de la devise européenne).

Je ne peux que vous inciter à lire le communiqué que Christian Guyonvarc'h, élu UDB au Conseil Régional de Bretagne, a écrit à ce sujet (voir ici). Pour ma part, je reste sur ces principes simples: dès lors que le Parlement ou le référendum se prononce pour l'accession à l'indépendance, alors le peuple qui s'est exprimé est dans son droit.

Je ne suis pas indépendantiste et certains commentaires m'on reproché de parler de ce que je ne connaissait pas à ce sujet. Concernant la Bretagne et l'idée qu'elle puisse être un jour indépendante, je paraphraserai Voltaire: "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".

On me rétorque que "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" ne serait valable que pour les territoires colonisés. Que nenni! Il existe des peuples sans Etat et cela me convient très bien dès lors qu'ils s'en contentent. Néanmoins, le monde actuel fait la part trop belle aux Etats-Nations et on ne peut reprocher à certains peuples de vouloir le leur: c'est légitime!

Le droit à l'autodétermination est légitime.
Les basques, les catalans et les écossais désirent un référendum: celui-ci n'est pas illégal. Toute l'hypocrisie repose sur le fait que, dans le droit international, c'est l'Etat qui est légitime pour décider... Les peuples désirant un Etat devraient donc demander à ceux qui ne leur reconnaissent aucune existence le droit d'exister? En Espagne, on reconnaît des droits aux cultures "minoritaires", mais on ne leur reconnaît pas le doit d'être un peuple. En France, nous n'en sommes pas encore au premier point.

On me rétorque qu'à ce rythme, il y aurait des milliers d'Etats. Et alors? N'est-ce pas le concept d'Etat qu'il faut revoir? Ne peut-on imaginer un monde post-Etatique? L'Etat n'est au final qu'un mode d'organisation du pouvoir.

Bref, cette indépendance du Kosovo est assez révélatrice de la crise de l'Etat-Nation. Sans doute est-ce la raison pour laquelle des partis comme l'Alliance Libre Européenne prônent une Europe des peuples et non une Europe des Etats...

Pour finir, je comptais réparer mon erreur en présentant le véritable drapeau kosovar. Plus d'étoiles, plus de diversité? Affaire à suivre...

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 10:47
Lebahy.jpgDe passage à l'Université Bretagne Sud hier, j'ai eu l'occasion de rencontrer quelques uns de mes anciens professeurs d'IUP Aménagement du Territoire dont Yves Lebahy avec lequel je continue de communiquer.

Et je suis assez fier de dire qu'il a accepté d'être inscrit dans mon comité de soutien.

Ce modeste article lui est consacré car il mériterait d'être plus reconnu qu'il ne l'est déjà malgré son caractère! 

Yves Lebahy est un géographe spécialiste des questions littorales. Il a récemment publié un ouvrage intitulé "Le littoral agressé" (éditions Apogée) dans lequel il fait état, avec quelques-uns de ses collègues, de la mutation de la société littorale en Bretagne et du problème de l'inflation immobilière.

Avant cet ouvrage, Yves Lebahy travaillait sur le concept de "Pays Maritime". Adepte du cabotage, je l'ai entendu rappeler durant mes quatre années en sa compagnie que la mer n'était considérée que comme un lieu de villégiature et que les activités professionnelles y étaient progressivement exclues.

Lui-même partisan d'une lecture maritime de la Bretagne allant à l'encontre de la vision terrestre française, Yves Lebahy s'illustre aujourd'hui auprès du collectif du Peuple des Dunes qui milite contre l'extraction de sable marin au large de Quiberon.

On dit que les chiens ne font pas des chats! Merci à lui...

Illustration: photo Ouest-France.
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 07:29
logo-CR.jpg La reconnaissance du Kosovo comme Etat par la France repose la question du statut de la Bretagne

A l'instar des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne ou de l'Italie, la France vient de reconnaître le Kosovo comme Etat souverain et indépendant. Comme l'ont admis les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne réunis à Bruxelles le 18 février, cette décision a été prise en dérogation du droit international. Il n'empêche, elle contraste singulièrement avec le refus persistant de l'Etat français d'ouvrir le débat sur les évolutions institutionnelles dont la Bretagne a besoin pour s'affirmer dans le concert des grandes régions d'Europe et surtout faire valoir ses atouts naturels et humains.

Le statut de la Bretagne aujourd'hui est celui d'une sous-région de France. Si l'expression peut choquer, elle correspond à une double réalité. D'abord celle d'un territoire démembré, puisque les lois dites de décentralisation qui se sont succédé depuis 1982 ont toutes entériné l'acte antidémocratique de séparation de la Loire-Atlantique du reste de la Bretagne posé par le régime de Vichy le 30 juin 1941 puis confirmé par la IV ème République à la création des régions-programme. Faut-il rappeler que l'appartenance du pays nantais à l'ensemble breton a été officiellement reconnu par la France... en l'an 851. Le démembrement récent de la Bretagne contraste objectivement avec le respect de l'intégrité territoriale de régions comme l'Alsace, la Lorraine ou la Corse.

L'autre réalité qui témoigne du statut inférieur qui est celui de Bretagne dans la France de 2008 concerne les ressources de l'institution régionale. L'Etat prive la Bretagne administrative chaque année de l'équivalent de 240 millions d'euros, soit  un quart de son budget actuel ou encore 40% de la contribution demandée à la Région pour la réalisation du projet ferroviaire « Bretagne Grande Vitesse » (Brest et Quimper à 1h30 de Rennes et 3h de Paris). Comment une telle injustice est-elle possible? se dira le lecteur. Elle s'explique par le fait que, bien que la Région Bretagne dispose parmi toutes les régions métropolitaines (hormis la Corse) du plus faible potentiel fiscal par habitant, l'Etat ne vient nullement compenser ce désavantage puisqu'il lui verse les dotations par habitant les plus faibles. Or, les dotations de l'Etat représentent aujourd'hui plus de 50% des recettes des régions. Comme les taux de fiscalité votés par la Région se situent dans la moyenne, il en résulte que la différence entre le budget par habitant de la Région Bretagne et le budget moyen par habitant des régions de métropole est de près de 80 euros par habitant et par an, soit une impasse globale d'environ 240 millions d'euros chaque année. Pourquoi ce traitement discriminatoire? Où est l'égalité républicaine?

Bien entendu le Kosovo et la Bretagne évoluent dans des contextes qui ne sont pas comparables. L'accession du Kosovo à l'indépendance est l'aboutissement d'une décennie de répression de l'Etat yougoslave puis serbe à l'encontre de la majorité albanophone, d'une guerre épouvantable et d'un protectorat international qui n'a pas su, depuis 1999, construire une alternative. L'histoire séculaire des relations entre la Bretagne et la France, quant à elle, est faite d'une alternance de conflits, parfois sanglants (conquête militaire de la Bretagne à la fin du XV ème siècle, répression féroce de la révolte paysanne des Bonnets Rouges en 1675, exécution du marquis de Pontcallec et de ses trois conjurés en 1720, abandon des soldats de l'Armée de Bretagne dans la boue de Conlie en 1870), de brimades et de vexations (généralisation de l'insigne infamant au cou des petits écoliers brittophones jusqu'au milieu du XX ème siècle, caricature de la Bretonne inculte au travers du personnage de Bécassine) mais aussi d'une forte implication des Bretons dans l'avènement de la République (Rennes vécut dès 1788 les prémices de la Révolution et la Brestoise Nathalie Le Mel fut une des pasionaria de la Commune de Paris) et dans sa défense face à la barbarie nazie (les Bretons ont constitué un tiers des Forces Françaises Libres et formé de nombreux maquis). Les Bretons sont attachés aux valeurs fondatrices de la République qui ont forgé sa devise et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils rejettent majoritairement l'idéologie du chacun pour soi.

Ce à quoi les Bretons aspirent, c'est que la devise de l'Union européenne, « Unie dans la diversité », soit déclinée en France. Ils veulent être reconnus et respectés pour ce qu'ils sont: un peuple doté d'une longue histoire, une culture à la fois singulière et plurielle, une identité linguistique où le français, le breton et le gallo forment un patrimoine indissoluble, un esprit ouvert au monde qui se traduit entre autres par une multitude de rencontres interculturelles. Ils veulent que cet héritage collectif soit protégé juridiquement, reconnu dans l'espace public et transmis à leurs enfants, notamment dans les écoles de la République, pour que, sachant d'où ils viennent, ils transmettent à leur tour les valeurs de solidarité, d'unité et de respect de l'autre qui sont autant de repères indispensables dans le monde souvent angoissant de ce début de millénaire où prime l'individualisme. Ils veulent une république vraiment fraternelle. Seule une régionalisation authentique, c'est-à-dire négociée entre l'Etat et les représentants élus de la Bretagne, y parviendra.

                                                Christian GUYONVARC'H
                                                vice-président du Conseil régional de Bretagne
                                                chargé des affaires européennes et internationales

Rennes / Roazhon, le 19 février 2008
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 23:22
kosovaflag.jpgJe me joins aux jeunes de l'UDB pour souhaiter la bienvenue à la jeune République du Kosovo (voir ici).

Certes, je ne suis pas moi-même expert en géopolitique des Balkans, mais il me semble que cette proclamation d'indépendance par le Parlement est paradoxalement le meilleur rempart contre le "nationalisme fermé" (celui qui mène à la guerre).

Si troubles il doit y avoir, il semblerait que cela vienne du grand frère russe. Le Kosovo semble vouloir lui prendre en main son avenir et, à l'instar de l'Afrique du Sud, élaborer une société multiethnique!

Notons d'ailleurs que les langues officielles seront l'albanais et le serbe, que toutes les composantes religieuses sont respectées et que les sanctuaires et le patrimoine serbe sont préservés et valorisés
dans la Constitution

Les deux premières étoiles du drapeau représentent les albanais et les serbes (en tant que minorité la plus forte). Quand à la troisième, elle est consacrée aux autres minorités. "Unis dans la diversité" en somme.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 09:53
coquelicot.JPGEn souvenir d'une super journée en Flandres en compagnie de l'ancien sénateur Lionel Vanderberghe (Spirit) et parce que j'adore les coquelicots, ces fleurs que l'on ne voit presque plus car déssimées par les pesticides!

Cette journée m'avait marqué au point d'écrire un petit mot dans le Peuple Breton de décembre dont voici un extrait:

"Durant la Première Guerre Mondiale, la patrie, ce n'était plus la Belgique, ni même la Flandres, c'étaient les petits sacs qui protégeaient la vie des hommes".

Et maintenant, le poème de John McCrae, un canadien ayant pataugé dans la boue des champs de bataille flamands, non loin de contingents bretons, en 1915:


In Flanders Fields

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields

Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields

Version française:

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 08:08
st-valentin.gifCette année encore, la St Valentin est l'occasion pour les magasins de faire la promotion de leurs produits.

A tel point que le malheureux amoureux qui n'aura pas acheté un bouquet, un bijou, un parfum ou du chocolat sera traité comme le dernier des méprisables. Et cela même s'il est attentif à sa moitié tout le reste de l'année!

A-t-on besoin d'un cadeau pour se sentir aimé? Est-ce cela notre société? Moi qui pensait que l'Amour ne s'achetait pas... peut-être ai-je eu tort finalement?


C'est la raison pour laquelle (et aussi parce que je suis seul et aigri) je relaye cet appel: Faites l'amour, pas les magasins!

Protégez-vous des infections... comme la publicité!

Illustration extraite de Nuesblog, bloggeur également créateur de Six 35, le journal du blog.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 08:57
encadr--par-les-arbres.jpgCeux qui ne sont pas Lorientais ou qui ne lisent pas la presse ne le savent peut-être pas encore, mais je suis candidat aux cantonales de Lorient Sud.

Mon premier tract étant sorti vendredi dernier (1500 exemplaires), je me devais d'en faire profiter mes lecteurs.

Voici donc mes orientations en quelques lignes pour le canton-sud (ma profession de foi fera l'objet d'un deuxième article):

- Soutenir l'économie de proximité (services, commerces) notamment à Kervénanec.

En dix-huit ans de vie dans mon quartier de Lorient, j'ai vu disparaître six commerces de proximité sur dix. Ces commerces sont bien souvent victimes des grandes surfaces que notre société
privilégie, persuadée que ce type de magasin est plus avantageux. Pourtant, les grèves récentes des employés ainsi que la provenance et la qualité des produits qui y sont distribués montrent que le supermarché est loin de défendre une société durable et solidaire.

De surcroît, les personnes les plus faibles ainsi que les personnes les moins motorisés sont exclues car incapable de se rendre dans des grandes surfaces qui se trouvent loin des zones résidentielles et accessible presqu'uniquement par la route (voir Peuple Breton du mois de septembre 2007).

- Améliorer la prise en charge et l'insertion sociale des personnes isolées, handicapées, âgées ou sans-emploi.

La solitude est l'un des pires fléaux de notre société. Or, bien souvent, les collectivités considèrent les personnes comme des statistiques. Le chèque du RMI remis ou la pension d'invalidité, on se soucie peu de comment vivent ces personnes isolées. Je propose d'offrir la possibilité à ces personnes de s'investir au frais du département dans une association de leur choix. L'investissement est le meilleur rempart contre la solitude!

Par ailleurs, les aides à domicile pourraient être généralisées par un coup de pouce du Conseil Général.

- Favoriser la création d'emplois "écologiques": recyclage des déchets, soutien aux énergies renouvelables...

Notre société pollue. Le Conseil Général, de même que les autres collectivités doivent donc avant tout tenter de réduire les déchets à la source. La généralisation des consignages pourrait de plus, permettre de réutiliser les bouteilles notamment comme cela se faisait jadis! La réutilisation est plus écologique que le recyclage.

Néanmoins, il n'est pas possible de supprimer totalement les déchets. Ces déchets ultimes doivent donc être recyclés ou transformer en énergie et être traités sur notre territoire car le transport des déchets est normalement limité par la loi. D'autre part, il est nécessaire que nous assumions notre mode de développement en constatant par nous-mêmes la masse de déchets que nous générons. Si nous les envoyons ailleurs, il est impossible de le quantifier...

Enfin, les énergies renouvelables qu'il s'agisse du bois, du vent, de la marée, du solaire, de la géothermie... sont une source d'emplois énorme et non délocalisable!

- Garantir à tous un logement à des prix abordables... même sur le littoral!


La crise du logement est plus que jamais d’actualité en Bretagne Sud. Pourtant, ce n’est pas une pénurie que nous subissons, mais une inflation immobilière scandaleuse. Résultat: même les travailleurs n'ont plus les moyens de se loger! Les jeunes et les plus démunis s’enfoncent de plus en plus dans les terres sans pour autant travailler en Centre-Bretagne.

En soutenant le collectif le Peuple des Dunes, l’UDB s’est engagée à limiter l’extension urbaine qui se fait au détriment des terres agricoles, à préserver la ressource marine et à réfléchir sur de nouvelles manières d’Habiter son territoire.

Cette orientation peut paraître impossible car ce n'est pas le politique qui fixe les prix de l'immobilier, mais il a la possibilité d'influencer le marché. Le Conseil Général devra par exemple s'associer à l'Etablissement Public Foncier Régional en cours et veiller auprès du Préfet à ce que la loi littoral soit respectée!

- Promouvoir la langue bretonne dans l'administration et les collèges.

L'énoncé est clair. Le Conseil Régional a voté une délibération reconnaissant la langue bretonne et le Conseil Général doit participer à cette valorisation en ayant une politique bilingue sur tous les nouveaux équipements notamment dans les collèges puisque le CG les a en charge.

Le Conseil Général n'ayant pas la compétence "enseignement", il est impossible de garantir un programme bilingue, mais le CG devra soutenir les parents d'élèves souhaitant la généralisation du bilinguisme auprès de l'inspection académique. L'UDB soutient d'ailleurs bien évidemment les parents d'élèves de l'école de Merville et elle l'a démontré à de nombreuses reprises par des actes et non par de belles paroles (envoi de lettres, membres impliqués personnellement, délégation auprès de l'inspection, manifestation...)!

Par cet engagement de promotion de la langue bretonne, je tire mon chapeau à l'association Ai'ta qui, bénévolement et de manière amusante et pédagogique, tente de promouvoir la langue bretonne. Voir ici.

- Accélérer la rénovation du collège Anita Conti.

Il y a dix ans, je fréquentais les bancs du collège de Kerolay (rebaptisé Anita Conti). Il était déjà question de la rénovation du réfectoire, des toilettes, des salles... Le Conseil Général a, il me semble, voté les budgets (en tout cas, répète qu'il est "pour"), mais depuis les travaux traînent...

Voici quelques éléments rapides de mon programme. Ce ne sont pas les idées qui me manquent pour faire campagne, mais plutôt des finances et une équipe à ma disposition comme c'est le cas pour les partis plus importants! Ma candidature est plus que jamais "maison" car tout est réalisé par mes soins ou par les soins d'amis et camarades que je remercie.


300€, c'est le budget approximatif dont je dispose! Autant vous dire que je vais le dépasser... 

Si vous souhaitez m'aider, vous pouvez adresser vos dons à mon mandataire financier:

Michel Hado
Kergrenn
56530 QUEVEN

66% sont déductibles des impôts.

La photo est extraite de mon tract. Elle a été prise sur les rives de l'étang du Ter, à Lorient, par Jérôme Soudan. Merci à lui.

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