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Klask

Archives

9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 09:27
carte-lorient.jpg
C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert l'existence de ces visites... et très curieux que je m'y suis rendu! Jeudi dernier avait donc lieu à l'Hotel de Ville de Lorient un "casse-croûte architectural" durant lequel deux guides nous ont fait découvrir le bâtiment et les archives situées sous l'édifice. Loin de moi l'idée d'égaler ces guides, mais je vous propose de découvrir quelques éléments que j'ai appris grâce à eux!

Il est coûtume de comparer l'Hotel de Ville au style stalinien tant le bâtiment est sobre et imposant. Les lorientais appellent d'ailleurs la place (disons plutôt le parking) située devant l'Hotel de Ville, la "place rouge". Bien loin des ors de la République, ironise notre guide! Il faut dire que l'Histoire de Lorient est récente: pas de Moyen Âge, puisque la ville est créée en 1666 par Colbert et détruite par les Alliés en 1943.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle les archives lorientaises sont "les mieux gardées de France"? Pour y accéder, badges, escaliers tortueux en sous-sol dans un blockhaus qui date de la guerre (logique puisque construit par les allemands!). Certes, les pièces sont emplies de déshumidificateurs, mais au moins, si la ville est rasée à nouveau, les archives resteront!

Seuls hics, ces archives sont réparties sont plusieurs sites. L'objectif de la municipalité est de centraliser les bureaux afin de réduire les coûts de fonctionnement (dixit M. le Maire). A venir donc un jour, un espace archives dans lequel on pourrait visiter le fond photographique d'Anita Conti?

Ici, on conserve tout: documents officiels, historiques (boîtes noires) ou non (blanches) et même les objets dans l'attente d'avoir un musée propre à la ville. Croix de la Légion d'Honneur et Croix de guerre, elles, sont toujours exposées dans la salle de réception, la même où se déroule les résultats des élections, les voeux du maire, les réceptions officielles... et que peu de monde dans le groupe connaissait au final!

C'est aussi dans cette salle, non loin de la salle des mariages, que nos guides nous apprennent que Lorient a bien failli ne jamais bénéficié de fonds d'Etat pour la reconstruction. La présence de la plus grande base de sous-marins de l'Atlantique a valu à notre ville le statut de "ville martyre" et les habitants restés après-guerre (12 000 environ en 1946) ont logé pendant des années dans les fameuses baraques dont se souviennent nos aînés!

Voilà un petit exposé rapide (d'autant que je n'ai quasiment pas pris de notes) afin de vous donner envie de vous plonger dans l'Histoire de notre ville que les cerbères (autrement appelés "archivistes") conservent précieusement. Loin d'être de vilains "molosses", ils seront, j'en suis persuadé, ravis de vous guider et vous renseigner. Vous pourrez consulter ces documents sortis des entrailles de la terre en salle de lecture, tranquillement!

Illustration: Projet de plan d'extension et d'embellissement. 1942. Collection AML.
Source: archives de Lorient.

A paraître un article sur cette visite dans le Lorient Mag, disponible en format PDF sur le site de la mairie.


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 09:20

undefinedLa semaine dernière, j'ai assisté à un café-philo à Lorient où il était question du concept et de la métaphore.

La métaphore est une transposition de sens: un mot qui a habituellement un sens A est utilisé avec un sens B. Cette substitution se fait sur la base de propriétés communes aux deux termes. C'est pourquoi l'on peut dire que la métaphore suppose toujours une comparaison implicite sans être une simple comparaison car cette dernière laisse intact le contenu de chacun des mots.

J'ai utilisé cette illustration (trouvée un peu au pif) pour visualiser ce que peut être une métaphore. Ici, c'est une empreinte écologique qui est représentée. J'aurais pu citer une expression comme "un tonnerre d'applaudissement", mais en visuel, ça rend bien aussi.

On nomme concept une représentation de l'esprit qui résume quelque chose de complexe. On reproche donc souvent au concept de simplifier, de compresser une idée.

Je ne serai pas aussi critique envers le concept. Le concept est infiniment humain puisqu'il permet de prendre des repères, de s'aggriper à des choses admises pour avancer dans la recherche d'une Vérité. C'est un pur produit de l'esprit.

Ainsi, Dieu est un concept qui peut être représenté de mille et une façons. Sous forme poétique comme l'écrit Cecyl, un lecteur assidu de ce blog, dans son recueil Yavhé (voir site) ou sous forme philophique comme le fait Spinoza qui estime que Dieu peut-être assimilable à la Nature. Toujours est-il que concevoir Dieu permet de répondre à des questions dont l'Homme n'a pas les réponses, permet d'émettre des hypothèses comme le ferait un scientifique.

Descartes, par exemple, conceptualise Dieu par des mots: infini, perfection... et tente de prouver son existence! Savant jeu qui n'a comme but que de poursuivre une idée comme une métaphore filée poursuit un exercice de style.

Bref, on s'y perd! Mais qu'il est bon parfois de jouer avec les idées, de s'élever en revenant aux fondamentaux. Je vous conseille de réfléchir à un couple de concepts: Homme-Nature. Ces deux-là nous font percevoir toute l'absurdité de notre système...



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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 15:14
clinton_obama.jpgAlors que John McCain semble être assuré d'être investi par les Républicains pour la présidentielle américaine, il n'en est pas de même entre Barack Obama et Hillary Clinton chez les démocrates (voir ici).

Si l'ex-first lady est en tête, son rival n'en reste pas moins redoutable car plus le temps passe et plus son nom est connu! Or, les résultats définitifs pourraient être donnés en août...

Etant de "gauche", je me sentirais plus proche des démocrates même si le clivage français droite-gauche n'est pas applicable aux Etats-Unis.

Clinton est soutenue par les femmes, les latinos, les personnes âgées et par les salariés les moins diplômés (plus les asiatiques de Californie). Obama est supporté par les hommes, les noirs ainsi que les électeurs plus aisés et plus éduqués (sources: Le Monde). Quelque soit le favori, la bataille n'est pas gagnée aux Etats-Unis car chacun de ces candidats représente un groupe: femme/noir.

Malgré tout, cette élection américaine est d'autant plus cruciale que ces deux candidats sont populaires et que McCain, s'il est désigné, ne fait pas l'unanimité chez les Républicains. Bref, une chance incroyable à saisir pour les Démocrates. A tel point que beaucoup de citoyens évoquent la possibilité d'une "dream-team" Clinton-Obama ce qu'Obama essaye d'éviter car il serait assuré d'être second!

D'un côté, je me dis qu'élire Clinton, c'est considérer que la présidence américaine est une sorte de dynastie: Bush, Clinton, Bush, Clinton... mais l'expérience et le côté social qu'elle défend m'incite à me tourner plus vers elle que vers Obama qui propose le changement sans dire où il va (la rupture?). Sans compter qu'élire une femme compétente aux Etats-Unis, c'est délivrer un message clair aux Etats du monde dans lesquels la femme n'a aucun droit!

A l'inverse, on peut s'enthousiasmer de ce jeune Obama qui est persuadé que "quand on veut, on peut". Malgré ça, et comme me le rappellait un ami catalan (voir son blog), il est contre la guerre, mais cela s'arrête là! Malgré des origines kenyanes, il ne fit pas un mot sur le conflit qui fait rage là-bas. J'ajoute que son admiration pour Nicolas Sarkozy (rumeurs?) me font penser que c'est un "Monsieur Communication": de beaux discours, mais un programme encore à définir!

Ce clip de campagne nous montre toutefois qu'au jeu de l'image, il est très doué! Mais que dit-il au final?


Yes We Can - Will I Am


Mon point de vue sur ces élections n'a pas évolué depuis quatre ans. Au-delà du programme que je pourrai commenter si j'habitais les Etats-Unis moi-même ou si j'avais une vision juste de ce qui s'y passe (ce qui n'est pas le cas), je considère que c'est une mascarade.

Premièrement, le président américain ne peut-être QUE riche pour concourir. Deuxièmement, c'est un show médiatique incroyable qui ne laisse aucune place aux petits partis! Troisièmement, les primaires divisent ces partis quand l'objectif est d'être rassemblés (parti unique = division interne = ce qui arrive au Parti Socialiste ou à l'UMP).

Bref, pouvoir présidentiel accentué, pouvoir des médias accru, bi-partisme, pouvoir de l'argent, présidentielles passionnées... ça ne vous fait penser à rien?


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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 07:34
undefinedL'émission Ripostes d'avant-hier soir, sur France 5, était consacrée au traité de Lisbonne. Y étaient invités entre autres: MM. Besancenot, Peillon, Bourlanges et Gollnish. Cette émission me donne l'occasion de reparler de ce sujet en m'appuyant sur mon stage à Bruxelles et sur les réponses de ces intervenants.

Avant tout, je pense que l'Union Européenne paye sa construction antérieure. Je m'explique: la construction de l'Union était, à la sortie de la seconde guerre mondiale, une nécessité. Elle s'est donc , mais malheureusement, cette construction a été peu expliquée et du coup, le projet actuel est incompréhensible par la majorité des citoyens européens.

Pour rappel, la partie III que tout le monde critiquait en 2005 est une compilation du traité de Nice (actuellement en vigueur) et de traités plus anciens. On demandait donc, par voie référendaire, de donner son avis sur un texte dont la plus grosse partie était déjà votée. Il aurait fallu ne voter que sur les deux premières parties.

Bref, pour revenir à l'émission, je tiens à saluer l'intervention de M. Peillon qui, bien que favorable à un référendum, a rappelé que la voie parlementaire n'était pas anti-démocratique (contrairement à ce qu'affirmait M. Gollnish). Noter ce geste dans votre calendrier car il est  rare que je complimente un membre du PS, mais ici, j'ai trouvé ses interventions justes!

Je salue également les interventions de M. Bourlanges qui, même si je ne partage pas son point de vue dans tous les domaines, a montré que sa connaissance des institutions européennes n'était pas usurpée. Dans les grandes lignes, sa thèse est la même que la mienne: "si l'Union Européenne ne fonctionne pas, c'est que les Etats-Nations ne jouent pas le jeu".

Enfin, l'émission m'a donné l'occasion de voir un Olivier Besancenot toujours aussi contestataire et dont les propositions sont assez floues. Son côté trotskyste s'est illustré hier lorsqu'il est intervenu sur un salaire minimum. Car pour M. Besancenot, les classes sociales dépassent les clivages culturels! Deux ouvriers, quelques soient leurs origines, pensent la même chose! Pratique pour une révolution mondiale sauf que M. Besancenot l'a très bien prouvé hier, ce sont les valeurs françaises qu'il défend et qu'il entend imposer à l'Union Européenne.

Bref, pour résoudre la crise, inventons un moyen d'expliquer l'Europe simplement
(Une émission "C pas sorcier" spéciale en première partie de soirée?). Parlons-en en tout cas et associons systématiquement les citoyens au processus de construction pour qu'il puisse constater par eux-mêmes à quel point leurs élus ne jouent pas le jeu européen!
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 15:57
CG-66.jpgPassé inaperçue, cette information m'a été transmise par un ami membre de l'ERC (gauche républicaine indépendantiste de Catalogne) qui travaillait avec moi à l'Alliance Libre Européenne.

Le Conseil Général des Pyrénées Orientales (66) a voté en décembre dernier une charte volontariste en faveur du catalan. Une bonne initiative qui mérite d'être saluée...

Les couleurs du drapeau catalan sur le logo du Conseil Général laissaient prévoir un engagement de ce côté. Mais mieux vaudrait une région catalane tout de même...

Pour plus d'info, cliquez sur le logo.

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 10:38
undefinedFévrier/C'hwevrer. Le Peuple Breton du mois est tout naturellement consacré aux élections municipales et cantonales (evel just). 

Bien évidemment, la couverture n'est pas représentative de notre implantation puisque l'UDB lance près de 200 candidats dans toute la Bretagne lors de ces élections!

A noter également un édito de Christian Guyonvac'h à propos de la suppression du département (structure du passé, structure dépassée). Vous me direz, pourquoi se présenter puisque nous sommes contre les départements (voir ici)?

Sûrement car nous sommes conscients que le département ne disparaîtra pas de lui-même et qu'il faut des voix en son sein pour le remettre en cause et valoriser le pays. Sans oublier que ces élections nous permettent de négocier une écoute médiatique qui nous fait défaut le reste de l'année!

Outre les pages en breton, le magazine consacre deux articles à l'environnement: l'un traitera du sort réservé aux oiseaux marins suite aux changements climatiques, l'autre de l'extraction de sable au large de Quiberon (voir ici).

La rubrique internationale nous replonge dans un pan du "problème belge" avec l'évocation des "rattachistes", ces groupuscules qui demandent que la Wallonie soit française à l'instar de notre ennemi préféré, JP Chevênement. 

Pour le reste, les traditionnels Livrioù e brezhonek ha Silaouit.
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 08:15
grenouille.jpgCette rainette sympathique sur une échelle est la mascotte du projet du Réseau Cohérence que j'ai décidé de soutenir de mon mieux.

Ce projet inédit en France intitulé "le baromètre du développement durable et solidaire" a pour objectif de mesurer l'engagement des communes bretonnes. Ce baromètre prend la forme d'un questionnaire que l'enquêteur et l'élu remplissent ensemble.

L'objectif n'est pas de distribuer les bons et mauvais points, mais de faire un constat global qui permettra d'engager des pistes d'actions.

Le questionnaire aborde quatre dimensions: l'économie, les solidarités, l'environnement et la gouvernance.

Le Réseau Cohérence fait donc appel aux élus pour s'emparer du questionnaire et aux citoyens et associations pour aller au devant des élus et retourner le questionnaire!

Celui-ci est disponible sur le site du baromètre du développement durable et solidaire.




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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 08:52
chaudi--re----branche.JPGAprès "l'Art s'emporte", Nadine Thouvenin récidive à Lorient! Depuis quelques mois, elle et d'autres "colocréateurs" ont investit une tour du quartier de Kervénanec dont la destruction est programmée.

Objectif: rendre vie à une tour condamnée ! C'est aussi une façon pour ceux qui y ont habité plus de 20 ans de lui dire adieu dans la joie et la bonne humeur!

Deux étages dans lesquels on plonge dans des univers hétéroclites, passant du loufoque au sérieux. Une pièce tapissée de gazon synthétique dans lequel l'artiste invite les visiteurs à s'affronter avec des assiettes côtoye une salle de bain défendant la culture bretonne.

Valoriser les jeunes créateurs/trices (j'en profite pour saluer trois copines: Audrey, Marion et Virginie), dénoncer les expulsions ou simplement rêver! Chaque pièce a son message que chacun peut interprêter comme il l'entend.

Au final, la plus grande force de ce projet est d'avoir créé du lien, d'avoir ouvert le quartier de Kervé au reste de la ville qui, bien souvent, l'oublie! C'est aussi la preuve qu'avec de l'imagination et une forte volonté, tout est possible. Ah... si chaque immeuble pouvait disposer d'une pièce commune!

Le musée est gratuit et ouvert à tous jusqu'à fin mars. Pour plus d'infos, cliquez ici.
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 17:29
EFA-Speakers02_NELLY.JPGEdimbourg, le 19 janvier 2008. 

Pour la première fois dans l'histoire de l'Alliance Libre Européenne (ALE), cinq ministres des cinq partis au pouvoir parmi les membres de l'ALE, se sont réunis afin de discuter sur les changements constitutionnels ainsi que sur le rôle des politiques culturelles et linguistiques dans la construction d'une nation.

Les ministres ont signé une déclaration commune de coopération culturelle et linguistique entre les cinq gouvernements auquels ils appartiennent.

Nelly Maes, présidente de l'ALE (photo), déclara juste avant cette occasion:

Cet évènement historique est le symbole des avancées réalisées par plusieurs de nos membres (de l'ALE) dans différentes parties de l'Europe. La conférence d'Edimbourg apportera cinq ministres venus d'autres pays et c'est un signe du progrès de l'idée d'autonomie ou d'indépendance à l'intérieur même de l'Europe.

Les parlements de toute l'Europe vont bientôt voter la réforme du traité de Lisbonne. Mais à Edimbourg, nous discuterons de la réalité de l'Europe et des changements qui ont déjà eu lieu. Au moins trois de nos pays sont dans un processus de consultation majeure qui conduiront à un référendum sur des changements constitutionnels (Pays Basque, Ecosse, Catalogne).

La conférence d'Edimbourg a été présidée par la porte-parole chargée de la Culture du SNP, Linda Fabiani (la même qui passa au Festival Interceltique de Lorient l'année dernière). Y sont intervenus:


* Linda Fabiani (Ministre Ecossaise chargée des affaires extérieurs, de l'Europe et de la Culture)
* Joan Manel Tresserras (Ministre Catalan pour la Culture)
* Tontxu Campos (Ministre Basque pour l'Education)
* Rhodri Glyn Thomas (Ministre Gallois pour le Patrimoine)
* Bert Anciaux (Ministre Flamand pour la Jeunesse, la Culture, le Sport et le Patrimoine)

Les interventions étaient menées par l'intermédiaire du Catalan Bernat Joan i Mari (un type super!).

Participants: Josep Lluis Carod Rovira (President de l'ERC), Unai Ziarreta (President de l'EA), Bettina Geysen (Presidente de Spirit) ainsi que les députés européens Jill Evans (Plaid Cymru) et Ian Hudghton (President du SNP).

Je félicite l'ALE pour ce sommet et particulièrement ceux qui ont galéré pour qu'il voit le jour (je le sais, j'y étais!): Günther Dauwen, Jordi Perales et Eva Bidania.
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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 09:15
undefinedLa dévolution est le terme employé outre Manche pour parler d'un transfert de pouvoir politique d'une entité à une autre. Dans le cas d'un passage de pouvoir de l'Etat aux régions, on appelle cela également "décentralisation" ou "autonomie" selon le degré et la nature du transfert.

Malheureusement pour la France, l'Etat reste campé sur ses positions: Un Etat, Un Peuple, Une Organisation Unique. On peut critiquer la stalinisme, nous n'en sommes pas bien loin! Evidemment, l'autonomie nécessite de revoir un des principes fondateurs de la République: l'Egalité!

Notons toutefois que l'unité territoriale permet des entorces quand cela arrange le pouvoir: l'Alsace et la Lorraine sont toujours sous le régime du Concordat (pas de laïcité donc); la Corse (de même que les départements d'outre-mer) ont un statut particulier... je ne parlerai même pas de Paris qui, sous prétexte d'être la capitale et de surcroît la ville la plus peuplée de France, bénéficie de fonds publics plus que scandaleux au regard de la situation du reste du territoire français!

Bref, la remise en cause de ce principe - galvaudé de toute façon - est la condition à la mise en place d'autonomie régionale. Il s'agirait, grace à l'autonomie, de libérer les forces des régions et consécutivement de relancer la "Machine France" comme l'appelle le géographe Jean Ollivro!

Les enjeux sont rarement d'ordre "nationaux" et le bon sens voudrait (c'est aussi ce qu'on appelle le principe de subsidiarité) que les décisions se prennent à un échelon plus réactif! Les inégalités seraient corrigées par la péréquation (voir ici). 

Pour les géographes et les "pro-réunification", il n'est pas inutile de dire que l'autonomie de la région Bretagne serait dommageable pour son dynamisme si elle n'était suivie (et mieux encore précédée) d'un retour de son morceau de territoire amputé: la Loire Atlantique! Un territoire bien découpé et respectueux des identités serait nettement plus compétitif dans une Europe où les régions françaises apparaissent comme des nains économiques.

La Bretagne historique est donc recommandée (Hastan la reunificacion siempre!) et je ne vois pas véritablement à quels jeux jouent les architectes de cette pseudo-région "Pays de Loire" (illustration plus que flagrante de la technocratie à la française qui trace les frontières comme les apprenti-urbanistes jouent à Sim City!). Quel intérêt si ce n'est celui de nuire à la Bretagne et son identité?

Rappelons pour finir que le Conseil Général de Loire-Atlantique a voté en faveur de la réunification et que les multiples sondages réalisés dans ce département montrent toujours un souhait de réunification. Alors, à quand un "Che" breton pour tenir tête aux partisans d'une France du XVIIIe?
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