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Klask

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 23:15
liberte-parole.jpgAu commencement, il y eu le Verbe! Toute chose doit être dite pour exister. Le fait de nommer conceptualise une idée. Dieu en est le meilleur exemple! En nommant Dieu, nous conceptualisons l'inpensable.

Tout ça pour dire que pour structurer son esprit, il faut parler. J'irai même jusqu'à dire que la non-communication peut engendrer des maladies ou en tout cas, des maux.

Or,
dans tout ce brouhaha, dans tout ce bruit médiatique, j'ai finalement l'impression que nous sommes silencieux, que personne n'ose changer, que nous crions pour nous donner bonnes consciences! La société est malade.

Notre société nous apprend que nous sommes libres et pourtant, je ne vois que l'habitude, la tradition, la pensée unique. Les journalistes sont censés garantir une information, mais les médias privilégient le futile à l'essentiel, le fait divers au débat de société. Enfin, nous autres passons notre temps à râler, mais sommes au fond très conservateurs, trouillards à l'idée qu'un jour, il nous faudra partager nos richesses!

La parole, je l'ai toujours prise sans demander l'avis de quiconque car j'estime que c'est un droit et beaucoup me reproche de trop critiquer. Je répondrai à ces gens qu'ils sont trop habituer à écouter les contestataires (ceux qui ne proposent jamais: les "plan B" du traité de constitution européen pour ne citer qu'eux!). Je ne me suis jamais considéré comme tel et suis conscient d'être un privilégié dans ce système que je renie. Lorsque je râle (et je le fais souvent), c'est dans l'unique but d'attirer l'attention sur un problème et de construire une alternative. La critique vaut pour mon parti avec lequel je ne suis pas tendre malgré le fait que je partage complètement son projet de société!

Je suis exigent et j'estime que nous nous reposons trop sur nos lauriers quand la situation voudrait que l'on réfléchisse et que l'on débatte. Aujourd'hui, le débat est pipé et les problèmes de fonds jamais abordés. Voila qui me donne envie de parler encore plus!

Illustration: affiche de Reporter Sans Frontière
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 12:08

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Janvier, Miz Genver.

Le premier PB de l'année a une sacré gueule! Enfin, moi, je suis fan de cette couverture en tout cas!

Au programme ce mois-ci:

Un tour d'horizon des municipales 2008.
Quel avenir pour la pêche bretonne?
Les problèmes de raréfaction du nucléaire.
Où va la Belgique?
Un mot sur les jeunes de l'Alliance Libre Européenne.
Et les traidtionnelles rubriques culturelles en français et breton (livre, musique, histoire...).

Régalez-vous! Je viens de créer une newsletter artisanale. Si vous souhaitez en être, demandez le moi!

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 09:11
nucleaire1.gifSuite à la requête du Réseau Sortir du Nucléaire auprès du gouvernement de mener une étude sur les risques de cancer près des centrales, la question du nucléaire est à nouveau posée. Alors que ce sujet a été évacué purement et simplement du grenelle de l'environnement, les risques sanitaires sont toujours aussi peu abordés dès qu'il s'agit de ce type d'énergie.

Le 13 décembre dernier, le réseau relayait l'étude de l'Office fédéral allemand de protection contre les radiations qui révélait que le risque de leucémie augmente de façon "statistiquement significative" chez les enfants de moins de 5 ans résidant à moins de 5 km d'une centrale nucléaire (voir ici).

Notre gouvernement, pourtant héritier de Jacques Chirac dont la lutte contre le cancer était soi-disant une "priorité nationale", semble ne pas porter attention aux mises en garde d'un réseau qui a pourtant fait ses preuves et qui est un gage de sérieux (même s'il est partisan).

Il est suffisamment lamentable que le gouvernement se taise sur les déboires répétitifs d'EDF dès qu'il s'agit de nucléaire (fuites, problèmes de sécurité, contamination des rivières, démantèlement...) pour qu'en plus celui-ci refuse d'appliquer le principe de précaution. Les citoyens ont-ils jamais eu le choix de décider quelle énergie ils voulaient?

Afin de permettre aux associations et sympathisants de se rencontrer physiquement, le Réseau Sortir du Nucléaire invite ceux qui le désirent à les retrouver le 19 janvier 2008 à Rennes. Pas de manifestation cette fois-ci, mais une journée de réflexion.

Inscription avant le 16 janvier. Je dispose des papiers que je transférerai sur simple demande à ceux qui sont intéressés. Cliquez ici.

Illustration: Le Chat de Gelluck. Doublé en ce début d'année!
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 16:07
le-chat-nouvel-an.jpgBloavezh Mat / Bonne année

Je sors de ma torpeur pour vous souhaitez une bonne année 2008. J'espère que les fêtes se sont bien passées pour vous.

Que chaque année soit meilleure que la précédente, voila ce que je peux vous souhaitez de mieux!

L'année 2008 est l'année internationale des langues et j'invite donc chacun à délier la sienne, à aller vers l'autre, Autrui, celui qu'il n'a pas l'habitude de fréquenter. L'échange enrichit paraît-il! Vive la tour de Babel!

Le chat du belge Gelluck clôture une période de ma vie et en ouvre une nouvelle, en Bretagne. L'année 2008 va être chargée et cruciale pour mon avenir! Mais vous en serez informés!

Je continue un peu mes vacances et je vous reviens plus motivé que jamais...


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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:55

-Gracq.jpgAvant de finir cette année et pour ne pas la commencer de manière trop triste, je voulais rendre à mon tour hommage à Julien Gracq. Ce simple nom me bascule cinq ans en arrière, à l'époque, où je parcourais les couloirs du lycée Guist'hau à Nantes. C'est dans cet établissement que j'ai découvert le Rivage des Syrtes qui, bien que très difficile d'accès, m'a ouvert un monde littéraire jusqu'alors méconnu.

A l'âge de 97 ans, Julien Gracq s'est éteint le samedi 23 décembre 2007. Ecrivain atypique, on se rappelle surtout de son refus du prix Goncourt, mais également de sa fidélité à son premier éditeur José Corti.

Julien Gracq est aussi l'auteur d'un essai sur la ville de Nantes (La forme d'une ville), ouvrage qui n'a rien à envier à ceux écrits par les géographes, la touche littéraire en plus! Ce livre est une déclaration d'amour à la ville de Nantes pour cet homme rigoureux, ce styliste qui ne s'est jamais défini comme breton, mais qui était très lié à cette région.

J'ai lu ici ou là des artciles contradictoires à ce sujet, mais je préfère ne pas mêler Julien Gracq à la politique. Julien Gracq ne vivait que de livres, inutile de le politiser posthumement!

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 08:00

Nedeleg Laouen / Joyeux Noël

Ce jour, sacré ou non, est l'occasion de rappeler l'existence d'un très beau film appelé tout simplement "Joyeux Noel" et racontant la trêve de Noel dans les tranchées en 1914.

Après avoir visité les tranchées de l'Yser (Flandres) et fini mon stage à l'Alliance Libre Européenne, ce film résonne en moi comme un écho à l'esprit de Noel:

Amitiés entre les peuples et paix.

M'estimant aussi bien breton que français, je me permets donc de vous souhaitez un joyeux noël dans deux langues!

Passez une très bonne journée et revenez moi un peu plus gras, un peu plus heureux, un peu plus bavard et fin prêts à changer le monde...

Au passage, ceci est mon 300e article!

 
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 08:55
pbjuin07.jpgDimanche! 23 décembre! Toujours pas de cadeaux... la panique! J'ai peut-être une solution pour vous!

Le Peuple Breton, c'est un cadeau qui dure toute l'année! De janvier jusqu'à décembre, vous serez au courant de l'actualité de la Bretagne.

Bien sûr, tout le monde sait que c'est un journal partisan, mais un abonnement au Peuple Breton ne fait pas de vous un membre de l'UDB! Or, notre journal prend position sur tout: du social en passant par l'écologie ou la culture, pas de tabous et des articles de fond que la presse classique passe la plupart du temps sous silence.

La Bretagne au coeur et le coeur à gauche comme titrait le numéro de juin! Le cadeau sympa et instructif. Et en plus, j'écris régulièrement dedans... que demander de plus?

Tarifs: 35 € les 11 numéros dont 2 spéciaux. 17,5€ pour les chômeurs et les étudiants soit moins de 2€ par mois pour enrichir vos argumentaires.



Pour s'abonner :

Le Peuple Breton
9, rue Pinot-Duclos
22200 Saint BRIEUC

Pour se renseigner : 02-96-61-54-11

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 10:37
image001.jpgLes trois mois sont passés! Je rentre à la maison, au pays! Si tout se passe bien, à l'heure où vous lirez ces lignes, je serai déjà ici!

Je garderai de la Belgique un bon souvenir même si elle m'a arrachée à ma Bretagne et que j'ai passé la plupart de mon temps seul.

Bruxelles est une ville où les trombones poussent dans les rues, où les kebabs sont succulents, où il est impossible de connaître toutes les bières, où les frites sont croustillantes et savoureuses, où Yves Leterme est détesté des francophones, où les langues de l'Europe entière se côtoyent, où les parlementaires ou assistant(e)s se croisent à chaque coin de rue. Bref, pas une ville à touriste, une ville à vivre!

Now, it's time for diversity! Mais en attendant, je signale que je vais sans doute faire une toute petite pause pour les fêtes comme vous, j'en suis persuadé. Donc, ne vous étonnez pas si pendant une semaine ou deux, les articles sont moins nombreux...

Mais si, je vous aime! Même si vous laissez peu de commentaires...
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 10:09

 

    M. Le Drian,

    J'ai du respect pour vous. Mon statut de Lorientais n'y est sans doute pas étranger! A l'âge de sept ans, lorsque je rentre au conseil municipal enfant, vous êtes maire. C'est à peu près à cette époque que mon père réalise pour la ville une étude de toponymie en breton que la ville remisa de longues années dans un placard avant de la ranger dans un rayon de la médiathèque.

    Depuis 2004, vous êtes président du Conseil Régional de Bretagne et, fort heureusement, les questions linguistiques vous tiennent plus à coeur. Moi-même, j'ai fait du chemin dans cette ville de Lorient qui vous a vu grandir également! Je termine des études de géographie à l'Université Bretagne Sud où j'ai côtoyé des professeurs de qualité dont M. François Chappé, votre ami, qui nous a quitté récemment et qui laisse un vide dans le petit monde lorientais.

    Aujourd'hui, je souhaite continuer à donner de mon temps pour Lorient et à travers elle, pour la Bretagne. C'est la raison pour laquelle je suis devenu membre de l'Union Démocratique Bretonne. Excusez ce long préambule, mais il me semblait important que vous en sachiez un peu plus sur moi avant de lire ce qui va suivre.

    J'ai lu avec attention la tribune que le quotidien
Libération vous consacra le 14 décembre 2007 et je suis étonné d'y retrouver tout mon argumentaire: des références implicites à Morvan Lebesque jusqu'à la vision moderne que vous entendez donner de la Bretagne trop souvent moquée, caricaturée, méprisée par une capitale repliée sur elle-même. Le progressisme qui sous-tend dans votre article me confirme dans l'idée que l'UDB a bien fait de se rallier à votre cause au second tour.

    Bref, je vous le dis sans prétention: j'aurai
presque pu écrire cette tribune! Presque, car malgré la justesse de vos analyses, je ne vous sens pas assez ambitieux pour la Bretagne! Paradoxal pour l'initiateur de la Breizh Touch!

    Malgré un discours quasi-autonomiste (“autonomie budgétaire”, “autonomie énergétique”, demande de gestion directe des fonds européens, défenseur du droit à l'expérimentation...), vous continuez de penser qu'un simple pouvoir exécutif est suffisant.

    Je crois, pour ma part, en l'idéal européen
“uni dans la diversité”, idéal que la France ne partage pas. Car notre Constitution dit qu'il n'y a de place que pour la culture française. Or, je ne vais pas apprendre au breton que vous êtes que la culture de notre région n'est pas une “bizarrerie” de la culture française, mais qu'elle possède sa propre histoire, son propre développement, sa propre âme.

    Comment pouvez-vous refuser, par principe, l'autonomie tout en enviant les Régions qui en disposent, comme le Pays de Galles ou Euskadi? Comment pouvez-vous, vous qui vous réclamez constamment du CELIB, être en retrait par rapport à certains de vos collègues qui ne sont pas, eux, à la tête d'une région historique, à l'identité si forte? Comment faire vivre cette identité pleinement sans les compétences et les pouvoirs d'une région autonome?

    Refuser l'autonomie, n'est-ce pas refuser d'appliquer totalement le principe de subsidiarité au motif (assez dogmatique convenons-en) que seul l'Etat est garant de l'intérêt général? Refuser l'autonomie, n'est-ce pas limiter la démocratie de proximité? Refuser l'autonomie, n'est-ce pas amputer la Bretagne d'un développement à portée de main, d'un point de vue économique, social et plus encore culturel? Mieux vaut une inégalité corrigée (par la péréquation) qu'une égalité fictive, non?

    Je voudrais, pour conclure, vous faire également part de mes interrogations concernant le modèle irlandais. Comment imaginer que la Bretagne puisse devenir un dragon à l'instar de l'Irlande?
A noter d'ailleurs que le dragon a fait ses griffes à coup de dumping social. Comment imaginer que sans le pouvoir législatif et financier requis, la Bretagne puisse jamais égaler non pas un Etat indépendant comme l'Irlande, mais même les régions autonomes des différents Etats européens?

    En espérant vous voir un jour partager nos convictions autonomistes, je vous prie de croire en mes salutations lorientaises, bretonnes et européennes les plus sincères.

Gael Briand, membre de l'Union Démocratique Bretonne

 

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 09:54
loup.jpgJ'adore! Moi que mes détracteurs traitent de naïfs, qui semble aussi peu écouté que Cassandre, je vois se réaliser mes prédictions!

Croyez bien que j'aurai préféré me tromper, mais il semblerait d'après un petit article du journal Le Monde (voir ici) que le quasi-consensus que Jean-Louis Borloo avait, je ne sais comment, réussit à instaurer sur la question environnementale tombe en lambeaux!

Les associations font l'amère expérience du dialogue à la française: cause toujours, tu m'intéresses! Les décisions sont prises à l'avance, à Paris cela va de soi, et on fait en sorte par d'habiles opérations de communications de faire croire à ces mêmes associations qu'elles sont à l'origine du projet!

Je vous invite à relire la critique que j'avais faite sur le grenelle de l'environnement il y a quelques semaines (voir ici) et vous constaterez qu'aucun projet routier n'est remis en cause, que les OGM sont au choix, que finalement rien à changer... si ce n'est le discours!

Ah, si j'étais revanchard et cynique, je me promènerai au bras de Stéphane Lhomme (porte-parole du réseau sortir du nucléaire) en chantonnant et en bêlant à qui veut l'entendre que les citoyens sont des moutons qui votent toujours pour les mêmes et qui se laissent duper par le premier démagogue venu!

Vous voulez sauver l'environnement? Commencez par acheter des produits de saison, du pays. Cela vaut toutes les lois sur les pesticides du monde... Vivre et Travailler au pays, vous verrez, dans quelques années, les Verts et les autres partis le reprendront le slogan de l'UDB, mais bizarrement, personne ne se souviendra que nous l'avions dit dans les années 1970!

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