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Klask

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 11:04

Jef.jpg

 

Cet article sera court. Il a vocation à présenter le blog de "Jef", mon pote et camarade Jef, celui sur qui tout le monde peut compter à l'UDB, un pilier en somme. C'est avec lui que j'ai fait mes premiers pas militants à l'UDB, accompagné de Nono et Gwendal. C'est un peu notre "vieux" jeune quoi. Vous pourrez découvrir son blog par vous-même en cliquant sur l'image.

 

Jef est un passionné de logiciels libres, très écologiste et autonomiste convaincu (comme moi). C'est un rennais, un vrai rennais (pas comme moi) qui connaît tous les réseaux militants de la ville. Il est notamment un fervent défenseur de la régularisation des sans papiers.

 

L'ouverture de ce blog marque, j'en suis sûr, une nouvelle étape de militantisme de l'ami Jef. Une étape qui débouchera, je l'espère, vers un épanouissement politique. Jef a un avenir politique, c'est certain. A condition qu'il prenne confiance en lui! Moi, j'ai confiance en lui.

 

 

Au passage, j'attire l'intention des lecteurs de ce blog sur un article d'un ami commun, Simon Oizel, à propos de sa formation initiale: lire ici.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:15

television-manipulation.jpg

 

Mon premier article de l'année traitera de la manipulation de l'opinion par la Télévision et les médias en général. Je ne me prétends pas journaliste, mais ce que je vois sur la presse actuelle est plus portée sur le "buzz" que sur l'information et ça me sidère.

 

ça fait déjà des lustres (3 exactement) que je m'intéresse à la Politique et je sais bien à quel point les médias peuvent influencer le vote. En 1995, d'aucuns ont accusé les Guignols de l'info d'avoir fait la campagne de Jacques Chirac en le rendant sympathique. Certes, ceci peut avoir une influence, mais je ne parle pas de cette manipulation là. Je parle plutôt de la fabrication d'idées que l'on instille dans la tête des gens. Je parle plutôt de la façon dont un candidat peut-être perçu en fonction du traitement qui lui est réservé. En 2007, Sarkozy était LE candidat qui ferait bouger la France, dynamique, image rénovée de la stature de Président, plus people et décalé. En face... non, je ne dirais rien!

 

Manipulations donc. J'en veux pour preuves le traitement réservé à Marine Le Pen et à Eva Joly. Commençons par la première. Alors que son parti était au fond du gouffre il y a encore peu, les journaux ont redressé l'image du FN (sans pour autant partager ses convictions). La transition père-fille en donnait l'occasion il faut dire et le coup de com' a marché. La force du FN est de drainer la contestation et quand les journalistes ne jouent pas leurs rôles d'emmerdeurs et baissent culotte, on obtient une Marine Le Pen que tout le monde craint. Du coup, quand on voit Mme Lapix sur Canal + moucher la candidate après avoir passé une semaine à éplucher son site (quid des aides aux enfants français nés de parents étrangers? quid du budget pour réaliser le programme du FN?...), on se dit que rien n'est perdu et que certains journalistes restent droit dans leurs bottes! J'ai participé avec mes camarades jeunes de l'UDB à la rédaction de ce tract que nous voulions pédagogique (télécharger le tract)

 

Appel-a-temoignage-Le-Monde.png

Et ça, c'est pas de la manipulation peut-être?

On ne créé pas de l'intox avec ce genre d'appel bidon?


 

Manipulation donc aussi concernant Eva Joly qu'on ne peut guère l'accuser de racisme, elle! Par contre, la société française fait preuve de xénophobie latente en raillant son accent et sa vision norvégienne. Pourtant, c'est un sérieux atout d'avoir une candidate qui prend de la hauteur sur la société française, qui possède une double nationalité. Je ne l'ai jamais rencontré, mais moi, j'aime bien cette candidate (plus que son parti d'ailleurs). Elle parle intelligemment, parfois maladroitement et c'est vrai qu'on ne la sent pas forcément à l'aise en direct. Mais que dire de la retranscription qu'en font les journalistes? Prenons le fameux "jours fériés pour les musulmans et les juifs" par exemple. La presse l'a accusé d'anti-laïcité. Renseignements pris auprès d'un pote d'EELV, qu'a-t-elle dit exactement? Que de nombreux jours fériés étaient religieux et qu'elle ne voyait pas pourquoi les non-catholiques devraient prendre forcément ceux-là! Elle a donc proposé que ce quota de jours liés à des fêtes chrétiennes soit pris par les uns ou les autres comme bon leur semble. En aucun cas, elle n'a demandé de jours fériés pour les juifs ou les musulmans, mais elle a proposé que ces derniers puissent le faire via ce quota de jours. C'est le principe même de la laïcité: respecter toutes les croyances et que la République n'en mette pas une en avant.

 

Par ces deux exemples, je vous invite à LIRE les véritables déclarations des candidats. Que l'on fasse passer Le Pen pour une démocrate quand ses meetings avivent la haine, que l'on fasse passer Sarko pour un socialiste, que l'on fasse passer les autonomistes pour des poseurs de bombes ou des gens peu sérieux, les écolo pour des charlatans (il y en a certes, mais il est loin le temps de l'écologie uniquement environnementaliste)... ça commence à bien faire. Que la presse d'opinion ait leur opinion, c'est normal, mais par pitié, que l'on cesse de me faire croire que la presse est "objective". Le Peuple breton, journal de l'UDB que je dirige, tout autonomiste de gauche qu'il soit, l'est plus que nombre de titres de presse actuels. D'ailleurs, Eva Joly ne s'y est pas trompé... Avis aux lecteurs éventuels, on peut s'abonner au Peuple breton sans être membre de l'UDB...

 

Eva-Joly-lit-le-Peuple-breton-2.jpg

 

Un conseil: jetez vos TV par la fenêtre (vérifiez en bas quand même que personne ne se la mange sur la tronche).

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:43

Carte de voeux 2012

 

A tous les lecteurs de mon blog, je vous souhaite une excellente année 2012. Voici ma carte de voeux personnalisée, comme chaque année! Ploumanac'h, chez mes grand-parents, et ce château de Costaeres que je souhaitais acheter étant gamin. La photo est de moi.

 

Que peut-on souhaiter d'autre? Et bien, commençons par des projets de société, des discussions intéressantes, des changements de mentalités. Souhaitons ainsi que le FN et tous ses satelittes (bretons ou autres) soient écrasés (piétinnés, écrabouillés, dézingués, hachés menu, ridiculisés...). Que le jacobinisme continue sa dégringolade et que la "machine France" mette de l'huile dans ses rouages plutôt que de camper sur des schémas administratifs digne du 19ème siècle. Que le service public soit maintenu...

 

En fait, quand la "crise" (l'épouvantail) est là, on peut souhaiter beaucoup de choses. Mais les crises, c'est bien connu, ça oblige à penser en dehors du cadre... Restons positifs!

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:03

 

Hiriv e oa skipailh an UDB Mor bihan war an traez evit degemer Eva Joly deuet e Breizh evit ar vag TK Bremen. Kristian Guyonvarc'h 'n eus komzet en anv ar strollad.
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 19:08

De-Rugy.png

 

On connaissait la scène du Conseil régional de Bretagne, rejouée 4 fois, celle du Conseil Général de Loire-Atlantique à l'époque où Patrick Maréchal était à sa tête, celle encore du Conseil Général du Morbihan jouée récemment. Aujourd'hui, nous avons pu assister en direct à... la scène de l'Assemblée Nationale! Les premières prises ayant été ratées, deux députés, Marc Le Fur (UMP) et François de Rugy (EELV) ont déposé un amendement pour dézinguer le droit de veto de la Région des Pays de la Loire en cas de référendum sur la réunification administrative de la Bretagne.

 

Nous étions nombreux cette nuit, vers 1h du matin, à écouter le début des échanges concernant la modification de l'article 3 de la Constitution (parmi eux d'ailleurs, un paquet de jeunes de l'UDB, mais aussi du collectif 44 = Breizh). La secte des auditeurs nocturnes de l'Assemblée Nationale. Yep, sauf qu'on s'est planté et que le débat était ce matin, vers 11h. Nous, ce qu'on souhaitait, c'est que les députés en arrivent au fait: "bon, ok, on a merdé pendant 70 ans, on est des gros tocards et pour la réunification, on signe demain à 7h". Au lieu de ça, on a entendu François de Rugy discourir devant des banquettes vides de l'ineptie de l'UMP qui propose un référendum populaire impossible à mettre en place. Jugez plutôt: pour qu'un référendum populaire soit approuvé, il faudrait réunir en 3 mois 1/10 du corps électoral français (soit 4.5 millions de personnes) et 1/5 du Parlement. Autrement dit, la votation citoyenne pour la Poste qui a réuni 2 millions de personnes, n'aurait pas eu le droit de passer à l'Assemblée. Mais imaginons un instant qu'un sujet y parvienne (je ne sais pas moi, les retraites?): le parlement se donne 23 mois pour mettre le sujet à l'ordre du jour!

 

Bref, revenons à nos moutons. Ce matin, la gueule enfarinée, la secte des nocturnes devient diurne et on sent l'impatience d'un paquet de militants échangeant leurs impressions sur facebook. 11h30. Fañch an Distro. Explication de l'amendement. La parole passe à Marc Le Fur qui estime que "quand un propriétaire quitte un immeuble, il ne demande pas l'avis de tous les copropriétaires pour s'en aller". Belle sortie. Il sourit, il est content de son coup politique.

 

Christian Vanneste s'oppose, le gouvernement tousse, les Alsaciens soutiennent les bretons. Jean-Jacques Urvoas et Marylise Le Branchu y vont de leur mot, eux aussi. Tous savent que c'est un coup médiatique et politique (l'élection approche, il faut ressortir les marronniers), mais ils défendent d'un seul homme cet amendement. L'Histoire retiendra sur fond de violon que c'était trépidant et que tout un peuple était derrière son écran. Et bien non, c'était chiant et monotone, mais ça valait le coup d'être vu quand même. Ne serait-ce que pour voir la gueule du rapporteur ("Mesurez-vous les conséquences?") ou de Vanneste ("mêler un problème local avec la souveraineté populaire...").

 

18-06-2011-Naoned-BZH-o-stourm-l-objet-du-delit.jpgQu'importe, l'amendement est passé, il y avait 25 personnes dans l'hémicycle. Le potentat Ayrault était occupé et n'a pas pu taper du poing sur la table. "Popop, il suffit! Si le Conseil Général de Loire-Atlantique retrouve son giron historique, ç'en est finit de ma toute puissance. Les Pays de Loire, cette région molle et sans goût, me convient très bien à moi. ça me permet de briller". (monologue imaginé, toute ressemblance avec la vérité serait pure coïncidence)

 

Demain matin, les journalistes, dans leur grande bonté, donneront la parole au PS, à l'UMP et à EELV. Marylise Le Branchu que nous avons entendu prétendre que les socialistes "demandent que ce référendum soit organisé" (voir ici) dira sans doute aussi que le Conseil régional est assidu. Logique, chacun essaye de tirer la couverture à soi. La réalité, c'est que tout le monde excepté l'UDB est blasé dans cette assemblée. Car chacun sait que cet épisode plutôt inattendu et positif sur ce sujet transparti qu'est la réunification n'est qu'une étape minime et que, quand bien même, le Sénat puis le Conseil constitutionnel validerait ceci, il resterait encore à trouver 1/10 du corps électoral de Loire-Atlantique et à convaincre 1/5 de l'assemblée du Conseil Général que les voeux, c'est bien, mais les actes, c'est mieux...


 

photo-tract-jp-chevrel.jpg

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:30

le-parlement-breton.jpg

 

J'étais invité hier, lundi 12 décembre, à une première édition d'une émission intitulée "Le parlement breton" à laquelle étaient invités aussi Yves Pelle, le président du Parti breton, Jean-Pierre Le Mat, initiateur de Breizh Impacte et aussi Jean-François Le Bihan, le nouveau président de Bretagne réunie. Pourquoi Fabien Lécuyer m'a-t-il choisi? Honnêtement, je n'en sais rien. Le petit jeune en face de l'adjoint au maire d'Erquy. C'est flatteur bien sûr, mais est-ce une bonne chose pour l'UDB? Bref...

 

Première impression: j'ai beau aimé la radio, j'ai une nouvelle fois confirmé que l'oral n'était pas mon truc, qu'exprimer une idée complexe simplement n'était pas dans mes cordes (vocales) alors que l'écrit me laisse plus de facilité pour le faire. En me réécoutant, je me demande même si les interlocuteurs arrivent à me suivre. Faut dire aussi qu'il devient difficile, dans le contexte actuel, de ne pas être contestataire. En gros, être contre est bien plus facile qu'être pour et proposer. Quand en plus, on aborde le sujet merdique de Notre-Dame-des-Landes, ça devient coton!

 

Un petit aperçu des sujets et de ce que j'en ai dit.

 

Réunification et projet de collectivité unique

 

Selon moi, tout, en politique, est possible. La réunification aussi. Actuellement, les dispositions de la loi donne un droit de veto à la Région des Pays de la Loire. J'ai essayé, lors de ce débat, d'être le plus honnête possible pour ne pas rester sur les convenances ("70% des gens sont pour", "Salop de Pétain"...). La réalité, c'est que l'immense majorité des bretons s'en fout, que la réunification n'est pas jugée prioritaire et que l'UDB est LE parti qui permet de ne pas oublier le sujet, notamment au Conseil régional. Pour le Peuple breton, la stratégie est claire: établir une réunification par le fait, autrement dit n'utiliser que des chiffres à 5 départements. Pour ça, il faut bosser!

 

On entend souvent dire que les habitants de Loire-Atlantique ne se sentent pas bretons! "Oui, et alors?" ai-je envie de dire? Se sentent-ils ligériens pour autant? Qui croit sérieusement que tous les habitants des 4 autres départements se sentent bretons? On voit de plus en plus de gens, jeunes notamment, agitez frénétiquement le gwen-ha-du comme si c'était l'emblème du conseil régional et tomber des nues quand on leur explique que le drapeau a une signification, qu'il intègre la Loire-Atlantique (j'ai des anecdotes très drôles à ce sujet). Et oui, en face du militantisme: le catéchisme, l'administration!

 

Jean-Pierre Le Mat évoquait la fracture est-ouest. C'est un fait indéniable selon moi, mais qui est principalement due à la centralisation française. Comme le dit si bien Michel François, "Nantes-Rennes n'est pas un mur, c'est une passoire"! Et migre la jeunesse diplômée! Pour le reste, j'estime que tout est question de choix politiques. Quand le Conseil régional a proposé la mise en place de Foncier de Bretagne à Rennes, l'UDB a demandé qu'il soit implanté ailleurs (à Pontivy dans mon souvenir). ça n'a pas été accepté. Quand la Chambre Régional de Commerce et d'Industrie de Bretagne a été implantée à Rennes, nous demandions son implantation à Brest (voir ici). Bref, le rééquilibre de la Bretagne est tout à fait possible. Encore faut-il le vouloir et agir en conséquence!

 

A ce propos, les Jeunes de l'UDB seront présent le 15 décembre prochain, devant l'hôtel Courcy à Rennes où se tiendra la prochaine session plénière du Conseil régional de Bretagne. Ils ont en effet signé un appel du collectif 44 = Breizh demandant une collectivité unique en Bretagne (voir ici).

 

Le phénomène "volet clos"

 

Chaque hiver, c'est le même topo. Les résidences secondaires se vident et certains coins de Bretagne se désertifient. Fabien Lécuyer évoquait Damgan, mais c'est le cas plus généralement pour tous les coins ultra-touristiques (côte de granit rose, Golfe du Morbihan, la presqu'île guérandaise aussi...). Que faire face à ce phénomène?

 

Pour le coup, j'ai trouvé les réponses des intervenants assez faiblardes. Fabien Lécuyer - en apparté avant d'arriver - me disait que les partis bretons auraient tout à gagner à s'emparer de ces sujets. Et je suis d'accord avec lui. La discussion a débordé sur le tourisme, mais j'estime que c'est hors sujet. Il ne s'agit pas simplement de tourisme, mais de capitalisme. A l'heure où certains peuvent acheter une maison comme une baguette de pain quand d'autres peinent à se loger, ce n'est pas simplement une question de tourisme. Et là, il y a une nette différence entre la droite et la gauche.

 

Yves Pelle (homme tout à fait charmant soi-dit en passant) est resté à mon avis à la surface du sujet quand il parle des retraités et des jeunes. Pour moi, ce n'est pas une question retraités-jeunes, mais riches-pauvres. Quelqu'un qui touche une retraite de 700€ a autant de mal à se loger qu'un jeune au chômage! Certes, la fiscalité est importante et je l'ai évoqué aussi, mais croire que cela suffira, c'est faux. Les gens riches payeront.

 

C'est donc plus une volonté politique et des moyens financiers pour les communes qui manquent ici. Car c'est bien à l'échelon communal que tout ceci pourra bouger. Dégonfler la bulle immobilière suppose de rénover le bâti abandonné, d'imaginer de nouvelle façon d'habiter les territoires, d'arrêter la fuite en avant et les constructions à n'en plus finir (les cages à poules), de réserver certains logements aux primo-accédants... Bien plus que "il faut"!

 

Voilà pourquoi je m'exprime mal aussi: je réponds aux questions techniquement alors que d'autres parlent généralement. Sauf que le général n'a jamais réglé une situation. Le général, c'est pour le contexte! Quand on veut réussir, il faut mettre les mains dans le cambouis et proposer des pistes d'action. Après, on en débat et on analyse ce qu'il convient de faire.

 

Ce qui m'emmène au troisième sujet: Notre-Dame-des-Landes.

 

Quel sujet de merde! Déjà, chez nous, c'est la pagaille. Certains sont pour (c'est mon cas), d'autres sont contre. Comment voulez-vous que je sois consensuel? La première des choses que j'ai dite, c'est que faire de la question de NDDL un combat de la même portée que celui de Plogoff, c'était de l'arnaque intellectuelle. Une centrale nucléaire, je suis contre par principe (dangereux, opaque, coûteux...), un aéroport non. Que l'aéroport soit un épouvantail à écologiste, grand bien leur fasse, ce n'est pas mon cas. Le transport aérien représente 3% des gaz à effets de serre et j'aimerais que nous soyons aussi virulents pour dénoncer la voiture ou les logements ou l'énergie...

 

Ensuite, j'ai réaffirmé que la priorité, c'était de penser un schéma aéroportuaire breton et de supprimer certains aéroports (j'ai cité St Brieuc, mais on pourrait parler de Quimper, de Lannion...). Fabien Lécuyer m'a gentiment taclé en disant qu'on ne faisait pas un aéroport pour Gael Briand. Mais il suffit de se rendre à l'aéroport de Nantes pour se rendre compte que je ne suis pas tout seul, que c'est un moyen de transport banalisé pour beaucoup de citoyens et notamment des chefs d'entreprise. Une fois cela dit, j'ai toujours dit que j'étais contre les lignes internes (Quimper-Paris, Brest-Paris, Rennes-Paris, Nantes-Paris, Lorient-Paris...).

 

Cela dit, certains trucs m'exaspèrent. Dire que la population est contre par exemple! Etrange tout de même car lors des élections, cela ne s'est pas senti! Je ne dis pas que c'est faux, je dis simplement que ce n'est pas parce qu'un lobby est contre que la population est contre. 10000 personnes dans la rue à Nantes pour la réunification, mais 2/3 des nantais qui n'ont pas de position sur le sujet! A ce jour, aucun référendum n'a prouvé que la population était contre. Je m'étonne donc, si l'opposition est si forte, pourquoi Jean-Marc Ayrault est réélu dans un fauteuil?

 

Deuxième idée insupportable, c'est cette opposition entre le TGV et NDDL. Yves Pelle rappelait qu'il préférait un TGV Rennes-Nantes que l'aéroport NDDL. J'ai envie de dire "quel rapport?" C'est l'un ou l'autre? Depuis quand? Dès lors qu'un projet est important en Bretagne, on s'y oppose? Dans ce cas, je ne donne pas cher de l'idée d'autonomie... Puisque sans infrastructures en Bretagne, sans activité économique importante, on justifie la centralisation! Tout est fait comme s'il y avait une taille critique. Tout doit être petit en Bretagne. Ne peut-on pas faire du cas par cas? Mesurer sérieusement les impacts et les bénéfices du territoire? Non, il faut dire "non"! Et bien, désolé, mais j'ai passé l'âge d'être contestataire et même si je dois me faire engueuler!

 

Quoi qu'il en soit et malgré mes difficultés à l'oral, merci à Radio Bro Gwened et à Fabien Lécuyer. C'était une soirée sympa et ça fait du bien de parler politique sur des sujets bretons, aussi casse-gueule soient-ils.

 

 

 

Ecoutez l'émission.


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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:39

fintva55.jpg

Briand Gael

Lorient

 

 

                                                     A Monsieur Gwendal Rouillard,

                                                     Député de la circonscription de Lorient

 

 

 

Rennes, le 9 décembre 2011

 

 

 

 

Objet:TVA livres à 7%

 

 

Monsieur le Député,

 

Comme vous le savez, le projet de loi de finances rectificative, voté en ce moment à l'Assemblée nationale, met en place la nouvelle TVA réduite à 7%, alors que celle-ci était jusqu'à présent de 5,5%. En l'état du texte, cette réévaluation devrait s'appliquer au livre. Or, ce serait un second choc pour toute la filière du livre déjà menacée et fragilisée par l'évolution technologique sans précédent et la transition vers un marché numérique, à l'instar de la presse. On sait en effet que la rentabilité des librairies est très faible. A terme, c'est l'ensemble de la création littéraire et une grande partie de la production intellectuelle qui sont menacées, ainsi que le réseau des libraires indépendants. S'il ne tenait qu'à moi, les produits de première nécessité, dont le livre, seraient exempts de taxe.

 

La question concerne d'autant plus fortement la Bretagne, sur un plan culturel mais aussi au plan économique et de l'emploi, qu'elle est la 2ème région de France, après l'Ile-de-France, en matière d'édition et de salons du livre (Carhaix, Guérande, Vannes...). Par cette lettre, je tenais aussi à vous faire remarquer l'originalité de la situation bretonne concernée par les livres en langue française, mais aussi en langue bretonne. Les conséquences d'une telle décision sur le marché du livre en langue bretonne, filière dynamique, mais également très fragile, seraient encore plus dramatiques.

 

Députés et sénateurs, qui siégeront dans le cadre de la commission mixte paritaire le mercredi 14 décembre, ont le pouvoir de proposer un changement de la loi afin que le taux de 5,5% continue de s'appliquer au livre.

 

A mon sens, l'érosion de la lecture, quelle que soit la langue dans laquelle est écrit l'ouvrage, n'est pas très rassurant pour l'avenir. Lire développe l'imagination et favorise la créativité. Mettre des barrières supplémentaires à ce droit fondamental, n'est en aucun cas un moyen d'élever le niveau d'éducation et de tirer notre société vers le haut.

 

En comptant sur votre mobilisation pour maintenir la TVA à 5,5% sur le livre, je vous prie, Monsieur le Député, de recevoir mes salutations socialistes et bretonnes les plus sincères.

 

Gael Briand

Rédacteur en chef du journal Le Peuple breton

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:57

le-monde-comme-si.jpgLes Inrockuptibles et Sc. Po. Rennes invitaient hier Françoise Morvan et André Markowicz à un débat intitulé "Y-a-t-il deux cultures bretonnes?" (voir ici). Je tiens au préalable à m'excuser auprès du premier intervenant Jean-Marc Huitorel car je suis arrivé à la fin de son exposé. Je n'en dirais donc rien. J'ai en revanche choisi d'aller écouter celle que j'ai connu à travers mes tribulations d'internautes, mais que je n'avais jamais vu auparavant bien qu'elle vive dans la même ville que moi. 

 

S'il est un épouvantail dans le milieu breton, c'est bien Françoise Morvan. A vrai dire, personne n'aurait jamais entendu parler d'elle si les militants bretons n'avaient pas pris pour cible son livre "le monde comme si", véritable charge contre l'Emsav. Néanmoins, reconnaissons-lui qu'il est difficile dans ce milieu de braver les tabous. J'en sais quelque chose. Mais point de complaisance. Ce qui est grave, c'est que l'étude "scientifique" de Françoise Morvan est grotesque. Car elle mélange tout et tout le monde. La seule "insulte" que je me suis permis à son égard est donc: "paranoïaque". Car assurément, elle l'est. Pour le reste, j'ai été très poli.

 

Hier, son discours relevait plus de la rumeur que de l'exposé argumenté. En premier lieu, Mme Morvan a tenu à dire que si Gael Roblin n'avait pas pu venir, ce n'était pas de sa faute, que cette décision [du président de Sc. Po.] avait suscité des attaques sur sa personne. Que Gael Roblin avait tout à fait le droit de venir parler de la Bretagne, qu'il représentait une Bretagne. Pour ensuite affirmer qu'il avait participé à "6 attentats" et qu'il était un "terroriste". Ce manque de rigueur scientifique (car Gael n'a jamais été condamné pour ces faits) lui vaut déjà quelques étonnements dans la salle. 

 

Puis, le discours débute sur la manipulation du milieu breton. En somme, le Conseil régional est infiltré par les autonomistes (quel horreur, mais c'est nous!), le Conseil Culturel est un ramassi de nationaliste allant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite... tout ceci est possible grâce à l'influence de l'institut de Locarn, un lobby patronal breton. Un beau roman! Jusqu'à dire, comme le mentionne Fabien Lécuyer dans son papier, que "les gens qui sortent du Leclerc avec des sac Gwenn-ha-du ne savent pas qu'ils arborent une création de l'extrême-droite". Mais c'est son compagnon André Markowicz qui a été le plus virulent à mon sens. Pour lui, le Gwenn-ha-du est l'apothéose de la pensée nationaliste. Aller dire ça aux gamins de 15 ans qui voient dans le drapeau breton une image de marque, rien à voir avec la politique! Hélas... 

 

bezen-perrot.jpgresistance-et-conscience-bretonne.gif

 

Pour résumer, ce que je trouve navrant, c'est que Françoise Morvan se croit experte en politique bretonne parce qu'elle a passé des années dans les archives pour débusquer les collabo de 1940! Oui, sauf que les archives sont plein de rapports officiels, orientés eux aussi (les exemples de résistance sont nombreux malgré tout). Qu'il y ait eu des collabo, personne ne le nie. Tout ceci est bien expliqué par Christian Hamon (voir le livre "Bezen Perrot" préfacé par Loeiz ar Beg militant de l'UDB). Les résistants bretons, il y en a eu des pelletées aussi et c'est aussi bien expliqué par Jean-Jacques Monnier (voir le livre "Résistance et conscience bretonne" préfacé par Mona Ouzouf). Mais que nous ayons quelque chose à voir avec eux (collabo comme résistants), je ne comprends pas bien le lien. Je suis Gael Briand, je milite au XXIème siècle et qu'on en finisse avec cette satané guerre! Je n'ai pas à porter le traumatisme de mes grand-parents!

 

C'est d'ailleurs la question que je lui ai posé très calmement. "Je m'appelle Gael Briand, je suis rédacteur en chef d'un journal que vous connaissez bien, le Peuple breton. Je suis d'abord ravi de vous rencontrer... [André Markovicz me coupe: "ce n'est pas ce que vous disiez en 2007"] Je disais donc je suis ravi de vous rencontrer pour de vrai... et de voir que vous lisez ma prose. Je n'en retire pas une ligne (voir ici). Vous dites pour commencer que les bases du dialogue s'enclenchent mal. Quand vous dites de Gael Roblin qu'il est l'auteur de 6 attentats, vous commencez mal vous aussi. Mais je ne suis pas là pour défendre Gael, mais pour vous posez une simple question: j'ai 27 ans [Françoise Morvan me coupe: "et vous n'étiez pas nés en 1940"]. Exactement. Donc, en quoi suis-je ou en quoi les jeunes militants que je vois dans la salle peuvent-ils être qualifiés de nationalistes d'extrême-droite? Je vous invite, Mme Morvan, à revenir dans l'Emsav peaufiner votre étude car ce que vous énoncez, c'est le vernis."

 

Ce à quoi elle m'a répondu qu'elle ne disait pas que nous étions des militants d'extrême-droite, que les militants UDB étaient sincèrement de gauche, mais qu'à l'insu de leur gré, ils défendaient des idées d'extrême-droite à savoir l'identité. Elle m'a aussi appris que l'UDB parlait d'"ethnie bretonne". Première nouvelle! Que le Peuple breton avait donné la parole à je ne sais quel tortionnaire de la deuxième guerre mondiale sans donner la date ni la référence, qu'Emgann (qui compte aujourd'hui 3 adhérents depuis la création de Breizhistance) avait rendu hommage à Fouéré, qu'Emgann toujours était la vitrine légale de l'ARB... Quand je vous dis qu'être permissif à la violence, quelle qu'elle soit, laisse des traces!

 

Mais merde, l'honnêteté intellectuelle m'oblige à dire qu'il n'y a absolument rien de nazis dans les propos de Breizhistance et que quelqu'un trouve le moindre truc louche dans ce que j'ai publié depuis un peu plus d'un an maintenant dans le PB! Que quelqu'un trouve le moindre hommage à Fouéré! Je distingue l'histoire de la politique et même si Fouéré a compté dans le monde breton, je ne m'en revendique pas. Il ne représente rien pour moi et n'est pas responsable de mon engagement. Bref, les preuves, Françoise Morvan n'en a pas, elle se contente de faire des liens entre 3 clampins collabo en 1940 et 3 autres clampins aussi bêtes qu'ignorants aujourd'hui qui encensent ces types. 

 

defile-du-front-national-le-1er-mai-2008.jpgRien en revanche sur la France et son drapeau. André Markowicz a raison sur un point cependant: quand nous voyons des nuées de drapeaux tricolores, ça nous [militants bretons] fait penser à l'extrême-droite (comme ci-contre). L'immense différence, c'est que si la culture bretonne n'était pas bafouée par l'Etat, les gens n'auraient pas besoin d'un drapeau pour s'identifier. Le drapeau, c'est une revanche. Personnellement, je n'ai pas besoin du Gwenn-ha-du pour me dire breton, je n'ai pas besoin d'un épouvantail pour faire front contre la bêtise, je n'ai pas besoin d'être anti-français pour me sentir breton... Tout ceci est ridicule. Quiconque construit son identité par rapport à une autre n'a pas de fondation solide. C'est parce qu'on est breton et que l'on se sent bien breton que l'on peut défendre cette identité. Ceux qui se disent anti-français sont ridicules. Car tout n'est pas bon dans le breton non plus!

 

Le mieux pour nous, c'est de laisser Françoise Morvan en paix. Et qu'elle nous laisse en paix en retour. Nous ne sommes pas une "menace". Nous sommes simplement breton. Et si elle voulait aller plus loin que le dogmatisme de son compagnon ("le drapeau français, c'est les droits de l'Homme", qui y croit encore?), Françoise Morvan se rendrait compte que, pour nous aussi, "la culture populaire, ce sont les chants recueillis par Luzel". Pour nous aussi, l'Opus Dei est une plaie. Pour nous aussi, l'extrême-droite sent mauvais. Pour nous aussi, le capitalisme est un système verrolé. Bref, je crois qu'on peut guérir de la paranoïa...

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 14:14

ouarzazate.JPGIl n'est pas dans mes habitudes de raconter mes vacances sur mon blog, mais il n'est pas non plus dans mes habitudes de partir au Maghreb et cette expérience m'a beaucoup appris sur le monde berbèro-arabo-musulman.

 

Le Maroc donc, est un pays composé à deux tiers de "berbères" et un tiers d'arabes. Bien que tout le monde y parle arabe (la politique d'arabisation d'Hassan II, le père de l'actuel roi, a bien prise), le sentiment d'appartenance berbère est très fort ("on est des berbères, pas des barbares", le fameux "crédit berbère": "la moitié tout de suite et le reste maintenant"...). ça reste un peu folklo, mais on sent qu'ils y sont attachés. De même que leur roi! Incroyable à quel point les marocains que nous avons rencontrés aiment Mohamed VI dit "M6". Le roi des pauvres, le roi qui fabrique des routes en plein désert.


Je n'avais entendu parler de Ouarzazate que comme un trou au milieu de nulle part, un peu comme Tombouctou en somme. La réalité n'était pas vraiment loin tant cette ville de renommée universelle est petite. Mais dans ce trou vivent des habitants d'une rare richesse (de coeur j'entends car le niveau de vie est relativement faible).

 

En arrivant au Maroc, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que nous étions le jour de... l'Aid el Kebir, la fête du mouton, sacrée dans les pays musulman. Résultat: quasiment tout fonctionnait au ralenti. Alors, rien ne sert de se presser. Comme ils disent là-bas, "ceux qui sont pressés sont déjà morts". Au passage, Nantes-Marrakech est une des rares lignes aériennes possible d'emprunter de Bretagne sans passer par Paris.

 

elections.JPG

Je passe sur Marrakech où malgré quelques rencontres sympas, l'esprit commercial prime sur l'esprit humain. C'est le lot de l'hyper-tourisme! Je passe aussi sur Aid Benaddoù, superbe site sur la route de Ouarzazate, sur les traces du sacrifice ici ou là, sur l'Atlas et ses couleurs, sur le reg pour aller à l'oasis de Fint, sur les innombrables thés à la menthe ou thés berbères. 

 

J'aurais beaucoup parlé religion avec les marocains. En partageant le mouton dans une famille, nous avons pu échanger sur le rapport à Dieu, sur le rapport entre l'Etat et la religion. J'ai trouvé sur le coup leur religion assez laïc (sisi) dans le sens où c'était un rapport individuel entre eux et Allah. Mais il y peu, les islamistes "modérés" ont gagné les élections donc ce n'était pas si laïc que ça. Nous étions présents lors des préparations (voir photo ci-dessous). A mon retour, une amie marocaine m'a affirmé qu'il y a encore dix ans, il n'y avait pas de voiles au Maroc. Le doute m'assaille!

 

Et pour finir, j'ai promis à Adbul de lui faire de la publicité! Alors, voilà... si vous croisez une boutique avec un sympathique autocollant "BZH" à Ouarzazate, rentrez-y, c'est une maison sympa. Et on y boit un super thé!

 

boutique-abdoul.JPG

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:18

CV1 PB nov

 

Miz Du / Novembre

 

Je suis assez content du Peuple breton du mois à vrai dire! C'est le lorientais qui parle. Ouais, vraiment, je suis assez content parce que les pêcheurs méritent mieux qu'une vague idée préconçue sur la fin du poisson. Ce qui manque à notre société "moderne", c'est l'humilité! L'humilité d'enfiler des bottes et un ciré et d'aller voir par soi-même comment vivent les pêcheurs, les paysans...

 

Je nous trouve à vrai dire très prétentieux, nous les urbains, quant à notre capacité à savoir ce qui est vrai ou pas. Personnellement, je n'ai jamais nié les études scientifiques, mais je constate qu'entre le moment où elles sont faites et le moment où elles sont traitées à Bruxelles, il se passe quelques mois, voire quelques années! Vous comprendrez donc que je ne suis pas un grand fan des opérations de Greenpeace fussent-elles dirigés vers la Scapêche, filiale d'Intermarché.

 

Donc, je suis allé à la source travailler avec un représentant du milieu de la pêche, Olivier Le Nézet, que je remercie pour le temps qu'il m'a consacré. Vous verrez que pour préserver la ressource, il y a d'autres moyens que de la réunionite en haut lieu!

 

Mais ce numéro ne s'arrête pas à quelques pages sur la pêche. Vous y retrouverez notamment Gilles Servat qui vient de sortir un nouvel album. Un article de deux pages également sur le conflit social qui a opposé les salariés du CMB à leurs dirigeants. Là encore, nous sommes allés nous adresser aux pro sans nous contenter de notre avis.

 

Bref, c'est dense, ya du contenu et ça ne coûte que 3,5€. Soit dit en passant, tout bénévoles que nous sommes, c'est la presse bretonne la moins chère du marché! Et si vous vous abonnez, c'est encore moins cher!

 

Cliquez sur l'image pour télécharger le sommaire.

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