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Klask

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 10:26
p--che.jpgLes pêcheurs du Gilvinec ont lancé une grève qui nécessitera un jour ou l'autre de parler du problème de la pêche. Cette mesure de grève intervient suite à une hausse du prix du carburant qui s'ajoute à des refus de quotats de pêche de la part de la Commission Européenne. D'aucuns diraient que tous ces problèmes sont la faute de l'Union Européenne, mais malgré une gestion de la pêche trop centralisée, je ne le pense pas.

Cet été, la Commission Européenne a refusé de rouvrir la pêche à l’anchois dans le Golfe de Gascogne justifiant sa décision par le mauvais état de la ressource malgré les protestations des pêcheurs bretons et vendéens. D’autant que l’Espagne s’opposait également à cette réouverture, estimant elle aussi que l’anchois doit être protégé en raison de la surpêche.

Selon moi, le problème du carburant n'est qu'un prétexte pour parler de la situation des marins-pêcheurs. Le prix du pétrole est aujourd'hui une variable d'ajustement pour le salaire des marins ce qui est, avouez le, assez problématique! Le véritable problème ne doit-il pas être cherché dans la ressource maritime plutôt que dans cette énergie fossile?

Pendant longtemps, l’Homme a imaginé la mer comme un garde-manger inépuisable car il ne la connaissait pas. Aujourd’hui, la surpêche pratiquée depuis des décennies montre ses premières conséquences et ce sont les marins pêcheurs qui vont payer la note (salée).


Aujourd’hui, l’effort de pêche est bien trop important. Or, en pêchant trop, les pêcheurs font également chuter le prix du poisson ! Les bateaux sont de plus en plus performants et même si IFREMER s’échine à inventer de nouveaux filets plus sélectifs, force est de reconnaître que les prises sont trop nombreuses et qu’un repos biologique est nécessaire. Combien de poissons morts sont rejetés à l’eau ? La plupart des « experts » savaient que la ressource diminuait, mais les politiques ont préféré repousser l’échéance face aux pressions du gouvernement français et des régions fortes espagnoles.

Une bonne gestion de la pêche repose, pourtant, sur un équilibre entre captures et effort de pêche :

effort-de-p--che.jpg

 


Aujourd’hui, tout le monde se retrouve au pied du mur, mais personne n’ose dénoncer les pratiques de pêches industrielles, préférant mettre sur la paille les milliers de pêcheurs artisanaux.

Xavier Grall (voir ici) disait que « le chômage est monstrueux en ceci qu’il ôte à ceux qui en sont victimes la joie de regarder leur camarade en face » (Les vents m’ont dit). Que leur dira-t-on à nos pêcheurs d’anchois, de langoustines, de lieux, de cabillaud (…) s’ils ne peuvent plus travailler ? Est-ce juste de leur faire porter le chapeau quand les flottes d’Intermarché sillonent les mers et ratissent les fonds ? Décidemment, la recherche de rentabilité aveugle nos politiques !

Je pense qu'il est nécessaire d'expérimenter de nouvelles gouvernances au sujet de la pêche! Bruxelles ne peut répondre correctement à des problèmes locaux sans susciter de vives réactions (voir ici). De plus, il est sage que les pêcheurs se responsabilisent d’eux-mêmes et informent le public des problèmes qui les touche afin que la société planche sur des solutions. Les comités locaux des pêches existent, autant leur faire confiance, non?

Je finirai par dire que le problème de la pêche est bien plus complexe qu’une simple distribution des quotas : il nécessite des réflexions globales incluant les citadins, les industriels et les agriculteurs qui polluent la mer et sont eux aussi responsables de la diminution des stocks (destruction d’une part de la chaîne alimentaire marine par l’urbanisation littorale ou la pollution des rivières).

Décidément, Nicolas Sarkozy et ses 21 millions d'euros (trimestriel) d'allégement de charge patronales n'a pas l'air d'avoir une vision globale de l'affaire! Et toujours aussi méprisant! La preuve en image (à la fin du document): en Bretagne, il ne pleut que sur les cons?

Illustration trouvée au hasard du net.
Le schéma est de moi et reprend un cours que j'ai suivi. Désolé pour la qualité!
Communiqué de l'UDB ici.
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 10:00
nucl--aire-mask.jpgLe réseau "Sortir du Nucléaire" compte 800 associations dont l'Union Démocratique Bretonne. Cette fédération se fait fort d'avertir le citoyen contre les dangers de cette énergie dites "moderne" qu'est le nucléaire!

Malgré quelques beaux succès à son actif (la manifestation du printemps 2006 notamment qui mobilisa entre 12000 et 30000 manifestants), ce réseau n'a pas reçu l'écoute de l'Etat français qui campe sur ses positions pro-nucléaires. 

En insinuant que le nucléaire est l'énergie moderne, propre et sans risque, l'Etat commet l'un de ses plus beaux mensonges! Une vision aussi dogmatique ne correspond pas à l'image démocratique que l'on se fait de la politique française. L'éolien, le solaire, les énergies utilisant la marée, le courant (...) seraient archaïques?

Ce qui est archaïque au contraire, c'est de ne pas s'occuper de nos déchets dans une planète que l'on sait "finie" (comprenez qui ne peut pas s'étendre) et en proie à une grave crise environnementale! L'énergie renouvelable est suffisamment explicite pour que tout le monde comprenne où sont les enjeux!
Comme le dit si bien le réseau, se donner bonne conscience en plaçant trois éoliennes entre les centrales ne changera pas le problème de fond.

Et puisque tout le monde semble croire que l'ensemble des associations environnementales sont satisfaites, je me permets également de souligner les propos de Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau: "M. Sarkozy a abusé l'opinion en annonçant qu'il n'y aurait pas de "nouveaux sites". Or, les projets de nouveaux réacteurs sont tous prévus dans des sites déjà existants" (source).

Pour ceux qui se sentent concernés et qui habitent dans le coin, le 10 novembre 2007 (demain), une manifestation contre ITER est organisée à Marseille (programme en cliquant ici)


Illustration dans son contexte original ici
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 17:11
08/11/2007

Le groupe parlementaire "Indépendance, Tradition et Souveraineté" du Parlement Européen, groupe qui compte dans ses rangs le Vlams Belang, le FN et les partisans de Jorg Haider (entre autres), pourrait être remis en cause après le départ de cinq députés roumains (Partie pour la Grande Roumanie) qui en étaient membres!

Ce départ intervient après les propos tenus par Alessandra Mussolini à propos des roumains jugés "adeptes du non respect de la loi" (habitual law breakers) et de l'Ambassade de Roumanie qui, selon la députée, devrait être évacuée d'Italie!

Alyn Smith, l'un des deux députés écossais (SNP) de l'Alliance Libre Européenne, vient de demander que le groupe soit officiellement "dissous" (derecognized) la semaine prochaine à Strasbourg car il ne compte plus assez de députés (18 alors qu'il en faut 20).

La dissolution de ce groupe rendra donc plus difficile les conditions des extrêmistes au Parlement car ils ne disposeront plus des privilèges qu'offre un groupe parlementaire (argent, temps de parole, salles de réunions et bureaux...).

Nelly Maes, présidente de l'Alliance Libre Européenne et ancienne député souligne:

"Notre groupe supporte la demande d'Alyn Smith sur la base de l'article 29*. Ces déclarations montrent clairement que tous ces partis (Vlaams Belang, Ataka, Lista Mussolini, FPÖ and Front National) sont constuits sur la haine. L'Alliance Libre Européenne a toujours combattu et rejetté la haine, le racisme et l'islamophobie et continuera à le faire."

*Ci-après, article 29 dont il est question traduit en français (règlement procédural du Parlement Européen)

Formation de groupes politiques:

2. Un groupe politique doit comprendre des membres élus par au moins 1/5 des Etats membres.
Le nombre minimum de membres requis pour former un groupe politique doit être de 20.

Lire la suite...

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 09:33
oui-au-breton.gifJe me permets de reproduire ici une information communiquée par l'association "Oui au breton" car elle me semble assez préoccupante (bien que cela ne m'étonne guère).

Selon cette association qui recense les bretonnants (comment? je ne sais pas trop), la Bretagne perdrait chaque jour 28 locuteurs!

Le Conseil Régional de Bretagne (CRB) considère toujours le chiffre de 2001 comme d'actualité soit 270 000 locuteurs. Or, selon le collectif, "64 % d'entre eux avaient plus de 60 ans et seulement 4 % moins de 40 ans. Depuis, 10 000 bretonnants disparaissent chaque année".

Malgré des efforts évidents, le CRB n'arrive donc pas à enrayer la chute de la langue bretonne!  Aujourd'hui, poursuit le collectif, "ils sont moins 210 000 à parler breton, et 64% d'entre eux ont plus de 66 ans". Mais est-ce la faute de la région qui ne dispose d'aucun pouvoir de décision face à l'Education Nationale?

L'Education Nationale, sous couvert des grands principes, énonce que s'il y a une demande, il y aura une offre! Or, je constate chaque année que des classes de 20 élèves désireux d'apprendre cette langue sont refusées par le rectorat (pour le public)! Par contre, les classes de chinois ouvrent avec une dizaine d'élèves qui, pour la moitié d'entre eux, abandonneront au bout d'un an!

L'utilitarisme est donc la véritable raison de ce manque de moyens! Pour l'Etat, le breton n'est pas une langue vivante puisque le français est la langue vernaculaire! D'ailleurs, le breton n'existe toujours pas officiellement puisque la France refuse de ratifier la charte des langues minoritaires...

Pour ne citer que cet exemple, rappelons que les écoles Diwan ont de graves difficultés financières car l'Etat refuse de voir cette école d'un bon oeil malgré les excellents résultats de la méthode par immersion (élèves trilingues très jeunes). Un tel traitement est inacceptable et me conforte dans l'idée selon laquelle nous vivons un véritable génocide culturel, indirect, mais tout aussi efficace!

Le collectif "Oui au breton" demande donc aux élus régionaux de respecter le vote qu'ils ont fait en décembre 2004, à l'unanimité, qui prévoyait un plan de sauvegarde de la langue bretonne (doublement des effectifs dans l'enseignement bilingue d'ici 2010). 

Pour ma part, je suis pour le choix! Il ne s'agit pas d'apprendre le breton obligatoirement comme craignent certains, mais bien d'offrir la possibilité à chaque élève d'apprendre le breton s'il le souhaite! Chaque école, en Bretagne, devrait donc proposer des cours. Or, c'est loin d'être le cas...

Site oui au breton.
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 10:09
europe-des-nations.jpgN'étant pas totalement satisfait de ma définition ultérieure (voir ici) et fort de ma nouvelle expérience au sein de l'Alliance Libre Européenne, je me propose de vous fournir mon nouveau point de vue sur le nationalisme.

La définition utilisée dans le précédent article ne change pas: une nation est un
"ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle...) et constituant une entité politique". A ce titre, on peut affirmer que dès lors qu'il y a peuple, il y a nation! On comprend donc pourquoi politiquement, le mot "peuple", en France, n'est attribué qu'au peuple français! Une nation une et indivisible, ça vous rappelle quelque chose?

Tout d'abord, il s'agit de de distinguer deux types de nationalisme. D'une part, le nationalisme "fermé" et d'autre part, le nationalisme "ouvert". 

Le nationalisme "fermé" est celui dont nous accuse l'Etat français. Les régions/nations se replieraient sur elles-même en revendiquant leur identité. Noter qu'il y a un paradoxe à monter au créneau avec son drapeau (tricolore celui-là) pour dénoncer le nationalisme! A ce jeu là, la France est assez fermée. Le nationalisme peut en effet être une façon de ne rester qu'entre personnes qui se ressemblent et de ne pas s'ouvrir aux autres (et cela existe dans les deux camps)!

A distinguer donc du nationalisme "ouvert" qui, affirme l'existence d'un peuple certes, mais sans repli chauvin. L'objectif est juridique et il n'y a pas de volonté d'affirmer la supériorité d'un peuple ou d'un autre (voir ici). Bref, ne pas confondre le nationalisme d'un Etat-Nation au nationalisme d'un peuple sans Etat qui revendique le droit d'exister! Pas de fierté, juste un sentiment d'appartenance.

Le nationalisme s'appuye sur une culture, une langue, une histoire! Il peut être violent ou non! Pour ma part, je pense que la violence n'est pas compatible avec un monde raisonnable et qu'en plus de cela, c'est contre-productif (voir ici).

Maintenant, que dire des objectifs des nationalistes? Si certains veulent un Etat (indépendantiste), d'autres non (je suis autonomiste). J'estime être nationaliste breton car je reconnais l'existence d'un peuple breton (si petit soit-il). Une nation sans Etat ne me choque pas, mais le sort qui est réservé à ces nations me m'est pas indifférent. Or, je trouve que l'Etat français ne respecte pas la diversité culturelle et linguistique sur "son" sol.

Une fois cela dit, peut-être être breton sans être nationaliste? Compliqué! Pourquoi se revendiquer breton si on ne se sent pas appartenir à une catégorie spécifique (voir ici)? (ne criez pas tout de suite, j'ai un début de solution plus bas!). II est évident qu'il existe des "seulement bretons" et des "seulement français" en Bretagne. Etre breton ne nécessite pas de parler breton (même si chaque langue reflète une vision du monde) car je pense qu'il est possible de transcrire une partie de cette vision du monde par l'intermédiaire d'une autre langue (vous me suivez?). Ainsi, il existe une culture bretonne en français (voir ici)!

Maintenant, peut-on appartenir à plusieurs nations? J'entends d'ici les puristes me dire que non! Pour ma part, je le pense! Qui a dit que la nation était exclusive? Dire cela est un peu "fermé" à mon sens (ce qui ne veut pas dire que ceux qui ne se sentent que d'une seule nation sont fermés).

Je finirai par dire que l'identité est une affaire individuelle et que l'Etat n'a pas à imposer UNE identité. Si plusieurs individus se sentent appartenir à une même famille, on parle d'identité collective. Un peuple est l'aboutissement d'une "unité" dans la diversité et je ne vois pas au nom de quel principe on refuserait à certains bretons le droit de former un peuple?

Bref, la nation est de l'ordre de l'affectif quand l'Etat est de l'ordre du raisonnable. Les deux devraient pouvoir cohabiter sans problème. Et quand le raisonnable rejoint l'affectif, alors il sera temps de penser à l'idépendance... pour l'instant, je ne crois pas que le sentiment d'appartenance breton justifie cette prise de position, mais les défenseurs de cette idée méritent une écoute. De même que les autonomistes qui ne demandent, au final, qu'une plus grande efficacité de l'Etat!

Illustration: l'Europe des nations.
Plus d'info: www.e-f-a.org



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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 12:08
06/11/2007

D'après le journal Le Monde d'aujourd'hui (article ici), notre Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, bénéficierait d'une augmentation de salaire de 172% et non 140% comme précédemment annoncé. Je n'ai pas l'habitude de polémiquer sur ces histoires, mais je trouve que les limites sont franchies et je commence à mépriser ce personnage qui n'a honte de rien!

Le salaire de M. Sarkozy aurait été aligné sur celui de M. Fillon par soucis de "transparence".
De quelle transparence parle-t-on? L'ensemble des frais du Président sont payés par le contribuable donc ces 20000€ (n'ayant pas peur des zéro) seront de l'argent de poche! Le salaire de M. Fillon ne pouvait-il pas être aligné sur celui du Président plutôt? Rémunération "au mérite" passe encore, mais quand on a encore rien fait, quelle justification à une telle augmentation?

De qui se moque-t-on? Symboliquement tout de même, NS gagne l'équivalent de 20 SMIC. A méditer quand commenceront les grèves... je crois que l'Etat français ne montre plus du tout l'exemple et qu'il est temps d'assainir la politique sous peine de sombrer dans un déni de démocratie.

Quand au PS, je ne sais pas comment les électeurs peuvent se tourner encore vers eux! Jouer les mimes au Parlement est aussi méprisant pour son électorat que de profiter du système! Donnez du pouvoir aux régions (un Parlement) et nous nous chargerons de remettre les élus à leur place, c'est-à-dire au service des électeurs!

L'alignement vers le haut doit se faire pour la démocratie, pas pour les privilèges!
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:38
moqueur.jpgVoici le dernier roman que l'on m'a offert: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, un best-seller américain de Harper Lee publié en 1960! Si habituellement, je me méfie des ouvrages en présentoir, je remercie mon père de m'avoir acheté ce petit bijou!

L'Histoire se passe avant guerre dans le sud de l'Amérique et est narrée par une fillette surnommée Scout! Elle et son frère, Jem, sont élevés par leur père, "Atticus", un avocat brillant qui contraste avec la population bigarrée de la bourgade (analphabètes, bigots, racistes...). 

Sur fond de procès anti-ségrégation, les deux enfants grandissent et se posent des questions, découvrent les contradictions de ce monde et les préjugés. On retrouve dans cet ouvrage les critiques sociales exprimées par Richard Wright dans Black Boy sauf qu'ici l'auteur nie l'idée selon laquelle cette histoire serait autobiographique!

Tintée d'humanisme, cette petite histoire est très amusante même si le fond ne l'est pas! Scout interprête les évènements avec sa vision de garçon manquée un peu décalée du monde dans lequel elle évolue!
Même "innocents", les enfants comprennent tout (mais ne sont pas adultes pour autant).

La postface de Isabelle Hausser est excellente également (éditions Le Livre de Poche). Je me permettrai de citer un petit extrait de ce roman pour une fois (traduction de Isabelle Stoïanov):

- (...) "Non, Jem, moi je pense qu'il n'y a qu'une sorte de gens, les gens" (...)
- C'était ce que je pensais moi aussi, finit-il par dire, quand j'avais ton âge. S'il y a qu'une seule sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à s'entendre? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres?
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 11:46
Sans-titre-4.jpgUn petit reste de notre aventure à Carmaux en Occitanie cet été! Nous avions été interviewé par un journaliste qui souhaitait avoir un petit aperçu des municipales par de jeunes bretons de l'Union Démocratique Bretonne. Voilà le résultat: un article sur les jeunes de l'UDB dans le journal "La Setmana".

J'en profite pour faire un peu de publicité pour la région qui était vraiment magnifique: Cordes-sur-Ciel notamment, ce hameau perché laisse dans mon esprit une trace indélébile!

Les vacances politiques, rien de tel pour refaire le monde au milieu d'un bon repas!

PS: si vous souhaitez lire l'article en occitan, cliquez ici.
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 11:11
malthus.jpgThomas Malthus était un pasteur anglican qui vécut entre le XVIIIe et le XIXe siècle (1766-1834), mais qui fut surtout connu en tant qu'économiste pour ses travaux sur le rapport entre alimentation et population.

Sa doctrine préconisait un contrôle stricte des naissances car, selon lui, la Terre n'est pas capable de nourrir la population entière. Malgré sa correspondance active avec David Ricardo, il s'oppose à la thèse smithienne qui veut que les choses s'équilibrent grâce au marché.

Selon lui, la population augmente de façon exponientielle (1, 2, 4, 8, 16, 32...) quand les ressources augmentent de façon arithmétique (1, 2, 3, 4, 5...). Dans ces conditions, il est clair que la population devra faire face à des catastrophes alimentaires. Malthus ne pouvait prévoir que l'agriculture connaitrait une révolution qui permettrait d'accroître très fortement la production et ainsi de répondre à l'offre!

Paradoxalement, si Malthus avait dans l'idée de venir en aide aux "pauvres", le malthusianisme s'est transformé en doctrine conservatrice, craintive du développement et rendant plus ou moins ces pauvres (qui font plus d'enfants) responsables des maux de la société! Certains malthusiens préféraient développer l'idée qu'il  ne fallait pas de "chair à canon" pour les guerres...

Il est évident que ce courant ressurgit actuellement. Les signes de cette résurgence s'observent un peu partout. Les OGM, par exemple, étaient censés nourrir la planète, mais il s'avère que non! Cela dit, les études sur la stérilité que provoqueraient les OGM donnent des éléments de réponse à ce problème de famine! De plus en plus de monde pensent que "nous sommes trop nombreux sur Terre" ce qui est faux! Nous sommes trop nombreux pour supporter le mode de vie que nous avons choisi. Le courant qui vise à justifier la supériorité raciale par la Science n'échappera pas à ma critique (voir ici). Un Prix Nobel maintenant! Après tout, pourquoi s'occuper de l'Afrique dont les cerveaux sont si ridicules!

Je finirai par donner mon sentiment sur ce rapport nourriture/population. Selon moi, c'est une question de répartition des richesses. Si demain, l'Afrique atteint un niveau de "développement" suffisant, je parie que la natalité diminuera. La population européenne n'est-elle pas stable (voire en baisse)? Pour cela, ce n'est pas d'un bol de riz dont ont besoin les "nécessiteux", mais d'un réel plan d'aide et d'une gouvernance appropriée pour assurer leur avenir!

En somme, le malthusianisme actuel est un courant de bourgeois soucieux de préserver leur standing! Ces théories anti-humanistes n'ont à présent plus peur de se montrer et s'affichent librement, indécemment. Notre président de la République, en augmentant son salaire de 140%, rentre également dans cette catégorie: seuls les plus méritants méritent de survivre! Mais qui a défini les règles?

Illustration: Thomas Malthus (attention à ne pas lui imputer le malthusianisme).

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 12:45
Si je rejette l'usage de la violence à des fins politiques, il est toutefois clair que le conflit qui oppose l'armée turque au clandestin PKK est un affaire identitaire. Car la clef de ce conflit réside dans la reconnaissance de cette minorité: le Kurdistan n'a pas d'Etat!

Nul ne peut nier l'existence kurde, ce territoire partagé entre la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak (info ici). La guerre du Golfe (Irak) a même débouché sur une certaine autonomie si mes souvenirs sont bons (ce qui n'a pas empêché Saddam, par la suite, de s'en prendre à eux!). Mais pourquoi ne pas avoir profiter de cette désastreuse guerre (celle qui perdure) pour redécouper les frontières et au moins créer un Kurdistan libre?

La situation est loin d'être simple: d'une part, les kurdes sont divisés et d'autre part, l'instauration d'un système Etatique au Moyen-Orient a les conséquences que l'on connait. 30% du territoire kurde est situé en Turquie qui, bien entendu, verrait d'un très mauvais oeil un séparatisme et préfère affronter les "terroristes" plutôt que d'écouter leurs revendications (voir ici).

Comme au bon vieux temps des Seljoukides, l'Etat turc préfère asseoir sa domination. Paradoxalement, c'est le plus illustre kurde, Saladin, le héros musulman des croisades qui annihila les droits de la province kurde créée par... le dernier des grands sultans seljoukides (ceux-là même qui avait installé leur empire) en 1150! Une fois sultan, Saladin fait entrer le kurdistan dans le califat (donc sous tutelle du centre).

Bref, aujourd'hui, les problèmes géopolitiques éclatent en Turquie, Etat sans doute le plus repressif auprès des kurdes (interdiction de parler la langue kurde à la création de la république par exemple). Nier des millions d'individus laissent des traces! Né en 1984, le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) avait diminué d'intensité depuis l'arrestation et la mise à mort de son leader en 1999.

Aujourd'hui, il semble avoir repris vie, mais parlera-t-on du problème de fond? Des Etats-Nation créés à la sortie de la seconde guerre mondiale? J'en doute...
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