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Klask

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 10:53
agriculturebio.jpgOn dit bien des choses sur l'agriculture biologique, mais on dit surtout qu'elle revient cher. Tout le monde est pour, mais peu pratiquent au bout du compte. Je pense pourtant que le bio pourrait permettre de renouer avec la qualité alimentaire ainsi qu'avec l'emploi puisque, se pratiquant sur de petites parcelles, l'agriculture biologique nécessite plus de main d'oeuvre.

Il sera faux de dire que le surcoût du bio n'existe pas, mais rappelons que cette agriculture n'est absolument pas aidée par de quelconques subventions ce qui revient à dire que ce n'est pas le bio qui est cher, mais le reste qui n'est pas cher (que nous sous-payons... ou plutôt que nous payons le même prix si l'on rajoute les aides publiques).

Outre le fait que le bio est meilleur pour la santé (qui oserait prétendre que les OGM et pesticides n'ont aucun impact sur la santé?), cette pratique est plus respectueuse de l'environnement. L'utilisation des produits naturels ainsi que la bonne connaissance du milieu (talus, arbres, plantes, ruisseau...) est préférée à la lutte perpétuelle contre la Nature. En somme, le bio est aussi une volonté de s'harmoniser au mieux avec son environnement, de casser avec une logique déterritorialisée (hors sol ou OGM notamment).

Paradoxalement, ce retour à la paysannerie s'effectue souvent par des personnes qui ne sont pas originaires du milieu agricole, mais des universitaires, des alters au discours très politisé, bref par des individus radicalement différents de l'image d'Epinal que l'on se fait de l'agriculteur.

Ce que je souhaitais simplement souligner dans cet article, c'est que le bio est cher car nous ne lui faisons pas confiance! Ne pas acheter (même peu) alors que l'on est pour, c'est condamner cette agriculture à rester marginale quand partout ailleurs en Europe, la consommation du bio augmente. Plus le bio se développera, plus les coûts baisseront (économies d'échelle obligent).

Aujourd'hui en Bretagne, pour garantir un chargement entier de porcs bio par exemple, un camion doit traverser toute la région. Le jour où, sur un même pays, les élevages industriels laisseront place à de plus petits élevages de porcs, les coûts de transport baisseront et je doute que les agriculteurs y perdent (voir les cours actuel de la viande de porc). Le bio n'a pas vocation à rester marginal, mais à s'étendre.

On doit y voir une opportunité pour l'Homme de réapprendre son milieu!



Pour aller plus loin sur le sujet, deux vidéos, l'une humoristique, l'autre moins sur le sujet:
http://www.themeatrix.com/intl/france/dub/
http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte

Illustration extraite d'un blog freemen: voir ici.
En cliquant sur l'image, vous tomberez sur le site du réseau "cohérence" qui travaille sur le bio en Bretagne.

http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerteti_bug_fck
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 12:38
haddock-bachi-bouzouk.gifTintin n'a rien compris! Si le capitaine beugle des insanités, ce n'est pas après quelqu'un, c'est pour libérer ses nerfs. Car le "gros mot" est une thérapie comme une autre à condition d'être créatif et de donner une forme aux sentiments que nous ressentons. On est très loin des habituelles insultes citées machinalement.

Le stress peut être d'ordre physiologique, mais aussi (et surtout) psychologique. Il est devenu un problème majeur dans notre société de plus en plus rapide. Car le stress est un problème d'adaptation. De plus en plus d'individus en souffrent de façon chronique ce qui peut conduire, si on se laisse déborder, à la création d'autres maux plus graves.

Le stress est médicalement décrit comme à une mauvaise canalisation des énergies. C'est le rapport soi-société qui nécessite un réajustement. Il faudrait donc apprendre à "gérer" son stress. Car dit-on, il existe du bon et du mauvais stress comme il existe du bon et du mauvais cholestérol. Le sport, la psychothérapie, la communication, la relaxation sont autant de techniques qui donnent de bons résultats à condition de faire un travail sur soi et de diagnostiquer les causes de son stress. D'où l'intérêt des mots ou de l'écriture (mettre sur papier ce qui ne va pas).


D'une façon générale, j'ai envie de dire que c'est la société elle-même qui est stressée et qui mériterait un travail sur soi (lire Jean Ollivro "l'homme à toute vitesse" à ce sujet)! Aujourd'hui se développent de nouvelles méthodes anti-stress que je qualifie de "correctrices"! Provenant du Japon, ces techniques sont un véritable business: louer une pièce remplie de vieux meubles ou une voiture hors d'usage à détruire! Pas véritablement plus ridicule que l'insultothérapie du capitaine Haddock! Au lieu de trouver une solution de fond au problème, on applique un pansement sur une jambe de bois...

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 12:22
carte-scolaire.pngIl était déjà facile de contourner la carte scolaire en prenant des options qui n'existaient que dans un seul collège, mais aujourd'hui, certains parlent de "spécialiser" les collèges. Projet assez paradoxal pour un gouvernement qui voulait, durant le dernier quinquennat, un socle commun à tous! Si sur la spécialisation des collèges, je suis absolument contre, le débat sur la carte scolaire revient aussi à se poser la question du bien-fondé ou non des classes de niveaux.

Je pense être en mesure de vous parler des classes de niveaux en ayant fait moi-même l'expérience! Suivant une classe européenne (allemand/anglais LV1), j'ai toujours évolué dans des classes de "bons" élèves ou plutôt d'élèves adaptés au système (pas toujours très facile à gérer pour les professeurs ces classes de petits cons "je sais tout")! Néanmoins, alors que les collèges s'en défendent, force est de reconnaître que, même sans option, les classes sont déjà faites par niveaux! Des classes dont la moyenne approche les 16/20 et d'autres ou elle peine à atteindre les 10/20... j'ai du mal à croire au hasard!

Parmi ces classes "faibles", on retrouve toujours un ou deux élèves doués, voire très doués! Les élèves alibis! Ceux dont les parents, représentants de parents d'élèves et bons républicains ne brailleront pas pour que l'on change leur fils ou leur fille de classe. Ceux qui ont mauvaise conscience et préfèrent "sacrifier" le rejeton au dogme de "l'Egalité". Je dis "sacrifier" car généralement, la classe est tellement faible que l'élève alibi n'a pas besoin de travailler pour surpasser ses camarades (les résultats sont souvent relatifs au niveau général de la classe). Résultat, au lieu d'avoir une classe qui tire vers le haut, on obtient l'inverse.

Alors pour ou contre, je n'en sais trop rien. J'ai tendance à dire pourquoi pas! Toujours est-il que dans l'état actuel des choses, ce système ne peut pas fonctionner. Pour que les classes de niveaux puissent fonctionner, il faut un groupe de tête qui serve de locomotive et qui puisse expliquer aux autres. Mais il faut surtout adapter la méthode d'enseignement en fonction de ses interlocuteurs. N'est-il pas normal que ceux qui ont le plus de difficultés aient le droit de suivre un enseignement plus individuel? Cela va pourtant contre le principe d'unité voulu par l'Education Nationale!

Enfin, il est primordial de travailler sur la pédagogie. Souvent, les professeurs sont trop encadrés par les méthodes utopiques d'inspecteurs qui n'ont plus d'élèves depuis des années! Les programmes scolaires (notamment en histoire) devraient être modernisés! Comment voulez-vous que les élèves s'y intéressent s'ils ne voient pas le lien qui existe entre fait historique et actualité?

Je finirais par dire que je pense que le niveau n'est pas faible. Ce sont les méthodes qui ne permettent plus de "mesurer" l'intelligence, de captiver l'élève. Or, une leçon apprise l'est à 80% en classe. Au lieu de prétendre transformer les élèves en génie, ne devrait-on pas les laisser s'apanouir en leur donnant les clefs de l'apprentissage?

Illustration: Colcanopa
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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 14:04
intermittents.gifLes intermittents du spectacle sont sans doute (avec les profs) la catégorie socio-professionnelle la plus charriée par la société!  Les mi-temps sont interminables et en musique, les minables sont intermittents! Ce genre de conneries!

Pourtant, personne ne considère les répétitions, la promotion, les heures et les heures de route comme étant du travail. La société française se fait définitivement une drôle d'idée sur ce qu'est le travail!

Aujourd'hui, le statut d'intermittent est
régulièrement critiqué et remis en cause  par le gouvernement. Il coûterait cher, mais je constate amèrement que ce sont les petits artistes qui sont toujours dans le collimateur. D'autant plus que l'intermittence se touche 11 mois et non pas 12.

Alors qui coûte cher? Personne ne considère donc Johnny Halliday comme un intermittent? Pourtant, son salaire dépasse de loin les 1000 € du groupe qui parvient, en tirant la langue, à faire ses 500 heures et des poussières dans l'année. L'idole des jeunes (et surtout des moins jeunes) alterne lui aussi période de chômage et période de travail. C'est un intermittent lui aussi! Mais qui gagne le plus entre deux individus au chômage: l'ex-ingénieur ou l'ex-ouvrier? C'est la même chose pour Johnny qui monopolise les fonds de l'Etat au détriment de centaines d'autres artistes! Comme un théâtre unique peut faire de l'ombre à plusieurs théâtres de quartier! L'intermittence (de même que le chômage) ne devrait-elle pas être limitée à un salaire plafond?

De même, que dire des télévisions qui passent leur personnel de maintenance sous le régime de l'intermittence? Les techniciens de la Star Ac' n'ont pas de problèmes à faire leurs heures, eux! Alors qu'un "lighteux" ou un sonorisateur qui suit un petit groupe a beaucoup plus de difficulté! Pourquoi les télévisions privées ne payent-elles pas elles-même leurs salariés au lieu de se décharger sur l'Etat? Pourquoi les syndicats d'intermittents sont si monopolisés par l'audiovisuel?

La création artistique est primordiale pour l'innovation et le dynamisme des cultures. Les spectateurs doivent comprendre qu'une grève d'intermittents peut contraindre des dizaines de festivals à disparaître. Ce fut le cas pour les Vieilles Charrues à Carhaix qui craignaient un mouvement. Tous ces festivals non-subventionnés dépendent du travail des intermittents! Et qui n'aime pas écouter de la musique, voir des spectacles, du théâtre, de la danse? C'est sûr, le festival d'Avignon existera toujours, lui qui ponctionne les subventions d'Etat! Alors que chez nous, ce n'est pas l'argent qui créé les festivals et c'est la raison pour laquelle la défense du statut des intermittents est un enjeu pour leur maintien...


Pour en savoir plus, cliquez ici.
Et puis, pour soutenir que l'un de mes amis garde son statut, un peu de pub ici.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 12:41
3-engrenages-vog.jpgOn nous parle de réduction du gaspillage, d'économies d'énergie, de protection de l'environnement, mais les collectivités arrivent à peine à travailler en commun pour atteindre ces objectifs. Chez les particuliers, le problème est le même! La société est à ce point individualiste que chacun possède tout. Pourtant, peu de gens utilisent tout, tout le temps! La mutualisation ne serait-elle possible que pour les poubelles ou la gestion de l'eau? Je ne pense pas, mais cela nécessite une révolution culturelle dans nos cerveaux prisonniers par l'idée qu'être libre, c'est être individuel!

La mutualisation permet d'optimiser l'investissement et ce, dans tous les domaines. J'ai déjà parlé de l'autopartage qui consiste à acheter une voiture en commun, mais on pourrait étendre cette pratique à d'autres produits de consommation qui poseraient moins de problèmes. Chaque chose en son temps...

Les outils, par exemple, ne sont pas utilisés tous les jours. De même que la tondeuse ou le congélateur. Beaucoup de ces pratiques de partage ne sont possibles qu'en faisant confiance à ses voisins. Or, aujourd'hui, nous connaissons moins la plupart de nos voisins que des gens à l'autre bout du monde! Qu'il s'agisse d'achat commun (pour la nourriture, acheter en commun de plus grosses quantité dans les fermes par exemple!) ou de prêt d'ailleurs, l'objectif est de ne pas acheter des produits qui ne seront utilisés qu'une seule et unique fois.

De même qu'en économie, si une machine ne fonctionne pas à plein régime, elle est sous-utilisée, les produits que nous achetons doivent être utilisés jusqu'à ce qu'ils ne fonctionnent plus! Si vous ne vous en servez pas, donnez (Freecycle), vendez d'occasion, prêtez, mais ne les laissez pas pourrir dans votre garage ou votre abri de jardin!

Pour consommer responsable, à chacun d'imaginer sa méthode! Chacun selon ses besoins... et l'économie réalisée améliorera sensiblement la vie familiale. Se considérer comme un rouage d'une immense machine permet de comprendre que chacun est en partie responsable du monde dans lequel nous vivons! Aux particuliers de prendre les devants si les politiques sont trop frileux! Partager un repas est déjà une première étape pour en parler...

Photo extraite de ce site: ici.

ti_bug_fck
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 12:25
coursmenhir.gifMon 150e article se devait d'être engagé. J'ai donc choisi de publier un article qui  me correspond bien. Mais pour introuduire le sujet, j'aimerais clamer haut et fort que les "hussards noirs de la République" ne méritent qu'une seule chose: un coup de menhir!

On me "traite" souvent de régionaliste sans savoir véritablement ce que cela veut dire! On nous a appris que nous étions français (et je le suis également), mais jamais nos cultures régionales n'ont été valorisées dans les cours d'école. Qui connait l'Histoire de la Bretagne ou du Pays Basque, qui connait l'histoire de la Corse? Qui connait finalement la véritable Histoire de France, riche et multiple?

Cet article veut tenter de déminer ce terrain glissant qui touche au plus profond de l'identité de chacun. Pour expliquer en deux mots ce qu'est un régionaliste, il me faut d'abord poser cette unique question: selon vous, l'Etat est-il le SEUL garant de l'intérêt général?

Si vous pensez que oui, alors il est inutile de continuer la lecture de cet article! Selon vous, l'Etat "sait mieux" que tout le monde et la décision vient du sommet puis se diffuse sur le territoire. Pour ma part, je trouve cette vision autoritaire! De même que le droit divin est une ineptie, dire que la décision doit émaner "du haut", c'est un peu le monde à l'envers! La légitimité n'est-elle pas donnée par le peuple? C'est donc au(x) peuple(s) de décider...

En effet, on dit trop souvent que les régionalistes sont anti-Etat puisqu'ils revendiquent une place pour une autre culture dans un Etat Nation qui n'accepte que LA culture unitaire française! Cette idée est fausse! Un régionaliste pense que l'Etat peut partager ce rôle de garant de l'intérêt général avec d'autres collectivités (la région notamment). Cela nécessite de faire confiance au "local" en ne reniant pas le "global".

Or, aujourd'hui, c'est l'Etat et ses services (Préfectures, DDE...) qui contrôlent et valident toutes les décisions. Comme si Paris était seule à pouvoir dire si tel ou tel projet est bon pour la région (et pour la France)! Qu'il existe un contrôle, c'est normal, mais quand ce contrôle prend la décision, pourquoi se gargariser de termes tels que "démocratie de proximité" ou "démocratie participative"? Il n'y a rien de pire que de faire croire que la décision vient de vous! Cette pratique a un nom: la manipulation!

Le régionalisme est donc une doctrine politique qui donne un statut aux particularismes régionaux. Pour obtenir un statut, le pouvoir de décision (législatif) doit être partagé avec l'Etat. En somme, pour les régions qui en éprouvent le besoin (car elles possèdent une identité supplémentaire), cela passe par un Parlement Régional et un budget propre. Ces régions deviennent donc un échelon intermédiaire entre le pouvoir central et les institutions locales (communes). C'est aussi ce que l'on appelle l'Autonomie (étymologiquement, auto (soi-même) et nomos (la loi), c'est le droit de se gouverner par ses propres lois). Ensuite, il existe des dégrés d'autodétermination...

En France, les députés sont élus localement, mais sont des députés français qui votent des lois pour l'ensemble du territoire français, mais pas pour leur région d'origine! En excluant le fait qu'ils soient peu nombreux, aurait-il moins de légitimité à le faire? Une loi est-elle efficace sur l'ensemble du territoire français? Si une politique fonctionne en Alsace, fonctionnera-t-elle aussi en Normandie? Doit-on arrêter une politique efficace sous prétexte que la loi est la même pour tout le monde? Je ne le pense pas!

Alors oui, je suis un régionaliste car je crois que l'Etat n'est pas omniscient et que le président de la République n'est pas Dieu! Les Hommes sont seuls maîtres de leur vie. C'est ce qu'on appelle l'Humanisme, mais ceci est une autre histoire...

Plus d'info sur le site de l'UDB, ici.
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 13:57
segregation--automobile.jpgIl est une discrimination à l'embauche dont on ne parle jamais et qui est pourtant bien réelle (sans doute plus que le racisme): le permis B!

Quel que soit l'emploi recherché, la mention "permis B" est obligatoire sur un CV. La voiture n'est plus un outil, c'est devenu une norme sociale qu'il est difficile de contourner. Serait-on obligé de mentir pour obtenir un emploi? La réponse est clairement "oui"!

On peut constater avec amertume que la société pousse les jeunes à posséder une voiture parce qu'aujourd'hui, "on est obligé d'avoir une voiture pour travailler"... comme si la compétence professionnelle se déterminait en fonction de l'obtention ou non du permis! De même que le système, nous marchons sur la tête (si tant est que nous sachions encore marcher!).

La localisation des emplois, mais aussi de plus en plus de grandes surfaces, se fait en fonction de l'accessibilité en voiture si bien que les "faibles" (ce qui n'ont pas de voitures, qui sont trop âgés pour se déplacer...) ne peuvent plus y accéder. Avez-vous déjà été aux Etats-Unis? Nous suivons le même modèle consommateur d'espace... et ce malgré les recommandations des Nicolas Hulot, Alain Juppé et autre Borloo tous aussi médiatiques qu'inefficaces!

Car jusqu'à preuve du contraire, s'il existe d'autres moyens d'accéder au travail, pourquoi ne privilégier que la voiture? Si je peux y aller en bus? Ou en vélo? Ou même à pieds? Cela regarde-t-il mon employeur du moment que je sois à l'heure pour travailler?

L'obtention d'un emploi est déjà suffisamment difficile pour ne pas rajouter une épreuve obligatoire en plus (le permis, très coûteux de surcroît!). Je demande donc aux collectivités de mettre en pratique leur discours plein de bons sentiments envers les alternatives à la route en sanctionnant les entreprises qui refusent les candidats au motif qu'ils n'ont pas de voiture ou qu'ils n'ont pas le permis! Si le permis est nécessaire pour quelques métiers, avoir une voiture ne doit être une condition sine qua non pour trouver un emploi!

La logique voudrait au contraire que l'on trouve d'abord l'emploi et que l'on achète la voiture si elle nous paraît nécessaire... logique qui devient difficile à respecter (sauf peut-être dans les grandes villes denses où la voiture est moins compétitive que le tram, le métro...)!


Illustration extraite du blog anti-voiture. Lien en cliquant sur l'image.
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 11:20
Juste un petit mot aujourd'hui pour dénoncer le mode de financement des partis politiques en France. Le but de cet article n'est pas parler des magouilles, mais plutôt du mode légal de financement qui favorise toujours les gros partis. On a beau se gargariser de l'égalité du temps de parole pendant les élections (fictive), force est de reconnaître que tout est fait pour entretenir l'inertie du système actuel (conçu par le pouvoir en place pour le pouvoir en place?). Pourtant, un parti sans argent ne peut espérer vivre plus de quelques années...

Il est courant de dire que le coût du financement est élevé à cause des petits partis, esprit bien français qui ne donne de valeur qu'à ce qui est fort! Certes, la multiciplicité des partis pose un problème de poids: comment financer, par de l'argent public, autant de formations? Et si on commençait par voir les économies possibles!

Je ne comprends pas, par exemple, pourquoi les partis politiques sont remboursés de leur campagne passé 5% aux présidentielles. Dans cette logique, ce sont 5% gratuits pour le PS et l'UMP, non? Ajoutez le FN, reste l'UDF qui dépasse le barre! Qui les imaginait, ces quatre partis, à moins de 5%? C'est donc de l'argent que le bureau sait qu'il récupèrera. J'en déduis que l'Etat court pour les gros partis et que l'alternance n'est possible qu'entre les deux "ténors" de l'Assemblée. On comprend mieux la volonté farouche du PS de rester uni en bloc (sous peine de laisser sa place de second)! Alors que les autres (Verts, partis d'X-gauche ou indépendants, petites formations de droite...) doivent faire une campagne exceptionnelle pour parvenir à la barre fatidique (vote utile oblige), le PS et l'UMP peuvent d'ores et déjà retirer de leur budget de campagne le remboursement plafond prévu par l'Etat. Le financement est à perte pour toutes les autres formations politiques ce qui implique qu'elles aient plus de difficultés à tracter, afficher, se déplacer... un cercle sans fin!

De même, que dire des partis régionalistes qui ne peuvent espérer récupérer leur mise pendant les législatives puisqu'il faut être présent dans un nombre défini de départements? La seule possibilité est de créer une plate-forme commune avec d'autres partis régionalistes en France et de se présenter sous cette nouvelle étiquette (moins connu que le nom habituel et donc récoltant généralement moins de voix). Un véritable respect des identités régionales... malgré les quasi 10% de la liste UDB-Verts aux régionales de 2004! Doit-on comprendre que les électeurs sortis du troupeau (qui font confiance à ce genre de formations "suspectes") ne comptent pas non plus?

Ne pas rembourser les campagnes est, selon moi, une condition pour mettre à égalité les petits et les gros partis! Plus démocratique en somme. Le financement des partis seulement pour les législatives me semble plus juste même si cela implique de financer aussi des mouvements que l'on approuve pas (le FN). Cela va dans le sens d'une revolarisation du Parlement! La proportionnelle est déjà un serpent de mer en France, comment imaginer dès lors, qu'un jour, notre Etat respecte le pluralisme politique sur son propre territoire? Autant se tirer une balle dans le pied...
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 13:33
Iran.jpgIl paraît que l'horloge nucléaire est à minuit moins cinq! Comprenez que le risque d'incident nucléaire est imminent si la situation ne se détend pas. Paradoxalement, les médias ne parlent plus trop du problème qui oppose l'Iran à la communauté Internationale... comme si le climat était meilleur!

L'Iran, en effet, a pour ambition de développer le nucléaire comme source d'énergie. Jusque là, mis à part un problème d'incompatibilité avec mes principes, rien de bien problématique pour les Etats-Unis ou la France, gros producteurs d'énergie nucléaire. Sauf que l'Iran, théocratie particulière puisqu'elle donne aussi un pouvoir de décision au peuple, est dirigé depuis 2005 par l'ancien maire de Téhéran au nom imprononçable, nationaliste dur qui souhaite enrichir l'uranium pour se doter de la bombe nucléaire...

Que penser de ce problème? L'Iran devrait renoncer au statut de puissance sous le seul prétexte que la place est déjà prise? Car c'est ce dont il s'agit! Les Etats dotés de la bombe ont une place beaucoup plus importantes dans les relations internationales. Pour ma part, je pense que l'Iran souhaite montrer au monde musulman l'hypocrisie du système occidental. En refusant les contrôles, le pays s'attire les foudres de l'autorité internationale et fait trembler l'ennemi de toujours: Israel. D'un autre côté, l'Iran gagne l'estime du monde musulman qui se fédère derrière "les forts", ceux qui tiennent tête "aux riches". Et ce, malgré la division qui existe entre chiites et sunnites... de même que les Etats Nations oubliaient leurs différents pendant les Croisades, les pays musulmans laissent de côté leurs querelles face aux infidèles! Voilà l'idée du terrorisme: montrer que la faute n'est pas interne, elle est extérieure et on peut la contrer par le Jihad. Finalement, c'est la même chose chez nous qui croyons que nos problèmes viennent des immigrés, de la mondialisation: américains ou arabes, homosexuels ou intellectuels, nous avons tous nos bouc-émissaires! Plus pratique que de se remettre en cause...

Encore une fois, l'Europe semble pris entre deux feux! D'une part, la volonté de ne pas voir l'arme nucléaire se propager. D'autre part, les enjeux économiques qu'entraineraient une brouille avec l'Iran. Car l'Iran est un gros producteur de pétrole et de gaz. Si nous étions cohérent avec nos idées, nous abandonnerions la militarisation, nous tenterions de partager le mieux possible et ce, même si nous perdons du pouvoir. Le réel pouvoir, c'est d'être heureux et ce n'est pas l'argent, ni les bombes qui réaliseront ce voeu!

Illustration: NC. Si quelqu'un connait? 
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 14:16
combatordinaire.jpg
Ici s'arrête la limite de mon Savoir! Pour ma part (à l'instant T), c'est un Paradis Perdu comme dirait le poète (John Milton, 1667). De nombreux textes me reviennent, mais l'intellect n'est pas suffisant pour en parler... alors, je laisse l'illustration le faire à ma place! En ce dimanche, un peu de légèreté pour faire oublier le défilé militaire d'hier!

Illustration: Manu Larcenet, extrait de la BD "le combat ordinaire". (Excellente soi-dit en passant!).
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