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Klask

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 13:28
mythologie-azt--que.jpgLa Mythologie est l'étude des mythes et de leurs significations. C'est un ensemble d'histoires sacrées anonymes et collectives qui permettaient aux Civilisations anciennes de se représenter le Monde et sa création par le biais de personnages fabuleux qu'ils soient hommes ou animaux. La Mythologie a donc un rôle sociologique et symbolique car elle définit des valeurs communes à une Civilisation. Elle n'a pas de réalité scientifique, mais constitue tout de même un système de croyance puisqu'elle est un moyen "littéraire" d'expliquer nos origines. Le mythe est finalement une façon de vulgariser ce qui n'est pas compréhensible rationnellement!

Les mythes sont des contes fondateurs. Ils possèdent un caractère sacrée que les légendes n'ont pas. Un mythe est irréel, c'est une histoire inventée et sciemment extra-ordinaire qui a pour objectif la transmission d'une morale (apprentissage). Au contraire, la légende part souvent d'un fait réel que l'on enjolive et n'a d'autre but que la distraction.

Chaque Civilisation possède ses propres mythes, mais il n'est pas rare que les histoires se ressemblent d'une Civilisation à l'autre ne serait-ce que parce que les mythes utilisent la plupart du temps des éléments de la Nature! Thor (mythologie nordique) et Zeus (mythologie grecque) par exemple, maitrisent tous les deux la foudre et font dès lors figure d'autorité puisque la foudre fait peur! De même, les concepts sont universels et pour exprimer l'Infini, il n'est pas rare de représenter un cercle, signe de constant renouvellement. Ainsi, l'Oroboros, le serpent qui se mord la queue, est présent dans de nombreuses mythologies à commencer par la mythologie aborigène (Yurlungur), mais aussi nordique, chinoise ou egyptienne.

On peut dans un sens qualifier la Religion de récit mythologique à ceci près qu'un texte religieux est plus ou moins moderne. Ainsi, l'Ancien Testament, et plus précisément la Génèse, pourrait être qualifié de mythologique car Il explique la création du monde de façon simple, compréhensible par le plus grand nombre. Il est nettement plus ancien que le Nouveau Testament qui est un texte plus humain (l'Ancien Testament est plus en lien avec la Nature) qui se veut un cadre, un mode d'emploi pour vivre.

Chaque Mythologie est donc un code pour comprendre la représentation du monde des différentes Civilisations. C'est la raison pour laquelle je m'insurge contre le Diktat de la Mythologie grecque que nous impose l'intelligentia parisienne! Certes, j'apprécie énormément les frasques des Dieux ou des héros grecs, mais je ne peux m'empêcher de penser que nous avons chez nous nos propres mythes que personne ne connaît. Malgré le fameux "nos ancêtres les gaulois", les français préfèrent dire qu'ils descendent des Grecs! Il est vrai qu'il est sans doute plus valorisant de s'apparenter à des philosophes qu'à des barbares ou des bouseux! Néanmoins, doit-on considérer que les Celtes, par exemple, étaient des incultes sous prétexte qu'ils n'ont pas écrits leurs mythes? Les Grecs ne sont considérés comme des génies que parce qu'ils ont transcrits leurs textes et qu'ils sont aujourd'hui accessibles dans toutes les bibliothèques. Pourtant, la Mythologie était avant tout orale...


Alors pourquoi ne pas diversifier les recherches et orienter plus de fonds sur les autres mythologies? Puisque notre avenir semble ne pas faire de place à la diversité, faisons au moins en sorte que nos origines soient exprimées de multiples façon! On entend souvent dire que ça ne sert à rien, mais je crois au contraire que la Mythologie est toujours aussi moderne! La Science n'ayant pas tout expliqué, un peu de rêve pourrait permettre de mieux se représenter le monde qui nous entoure! A l'unique condition de ne pas prendre ça au pied de la lettre, mais de façon symbolique évidemment... Dans une société qui perd de plus en plus ses repères, qui n'a plus aucun projet, un retour aux racines, au fondamental (l'essentiel) n'est-il pas nécessaire?

Illustration: Mythologie aztèque.
 
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:54
rocard.jpgMichel Rocard a été hospitalisé le 30 juin dernier des suites d'une hémorragie cérébrale  alors qu'il participait à une réunion de la fédération indienne des associations des Nations Unies à Calcutta. Même s'il semble que l'ancien Premier Ministre (1988-1991) soit hors de danger, je me permets donc ici de lui souhaiter un prompt rétablissement.

J'en profiterais également pour dire à quel point j'admire cet homme politique! Socialiste cultivé et ouvert d'esprit (ce qui devient plutôt rare parmi les médiatisés), capable de tenir un discours entier sur les fondamentaux d'une société, voila le genre d'individu qui nous manque pour refonder un projet de société ambitieux en France! Moins de blabla et plus de réalisme...

Tour à tour Ministre de l'aménagement du territoire, de l'agriculture, Premier Ministre et député européen, sa carrière à de quoi rendre rêveur!
Rien que pour sa détermination à élever l'Europe, je lui suis reconnaissant! Et puisqu'il s'oppose à ATTAC, à Fabius ou à Montebourg, comment pourrais-je ne pas l'aimer davantage? Et que dire de son action envers la Nouvelle Calédonie si ce n'est "bravo"? Michel Rocard est ce que j'appelle un homme libre qui n'a jamais vendu ses valeurs, qui a toujours su soutenir ou critiquer quand il le fallait et qui n'a jamais eu peur de débattre! Et même si je ne partage sans doute pas la totalité de ses idées, j'aime à penser que moi aussi, un jour, je pourrais apporter les miennes à la collectivité comme il l'a fait grace au PSU notamment.

Pour finir, je conseille vivement la lecture d'un de ses derniers ouvrages: Si la gauche savait: entretiens avec Georges-Marc Benamou chez Robert Laffont.
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 12:32
Infirmiere.jpgAu délà du cliché de la jolie infirmière en blouse blanche ou de l'imposante tortionnaire à la seringue menaçante, les infirmières (et n'oublions pas les infirmiers) ont aussi des compétences que la société ne semble pas reconnaître à sa juste valeur.

En effet, que penser du fait que les infirmières ne sont reconnues qu'à Bac +2 quand elles font 3 ans d'études? Outre le fait que cette non-reconnaissance s'exprime par le mépris de certains médecins imbus de leur personne (quelques chirurgiens paraît-il!), cette discrimination se retrouve dans le salaire des infirmiers ou infirmières.

Je ne vais pas épiloguer, mais simplement tirer mon chapeau à mes amies infirmières (Elodie, Lucie et Lili) qui, j'en suis persuadé, effectuent un sacré boulot en amont du médecin. Que deviendraient les hopitaux sans ces abeilles ouvrières qui courent dans tous les sens? Une véritable reconnaissance nécessite un vrai diplôme mais aussi de meilleures conditions de travail (plus d'embauches?) et/ou une valorisation financière...
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 12:20

La-mondialisation.jpgJe trouve un peu réducteur d'opposer les deux systèmes que sont le capitalisme et le communisme puisqu'au bout du compte, ils se ressemblent!

Qu'il y ait des différences entre les deux modèles est évident! D'un côté, une société organisée collectivement et sans classes, ayant abolie la propriété privée et dont les moyens de production sont mis en commun. Le but du système communiste (en théorie) est donc de garantir les besoins pour tous afin que chacun puisse donner ce qu'il peut à la construction d'un monde meilleur! De l'autre, une société basée sur l'individu et non le groupe, dont la doctrine principale est la méritocratie. Les riches tirent le pays vers le haut et par conséquent enrichissent les pauvres. Le capitalisme est, au fond, une sorte d'aristocratie décidée unilatéralement par le pouvoir financier!
 
A première vue donc, les philosophies s'opposent à ceci près que ces deux systèmes sont productivistes! Le comité central n'a jamais travaillé pour les besoins de chacun puisqu'il ne les connaissait que dans les chiffres! Résultat: surproduction de chaussures une année , de cuillères une autre (Ici aussi, l'offre créait la demande! voir ici)... Les plans quinquennaux étaient une véritable catastrophe en terme d'écoute et d'adaptabilité... pour une philosophie du besoin, c'est raté! De même, le système capitaliste est productiviste, il n'est pas stable puisque pour se péreniser, il faut qu'il grossisse, s'étende, colonise... une logique quantitative qui est aujourd'hui remise en cause!

Mais cette logique quantitative n'est pas le seul point commun de ces deux idéologies! La surveillance est vitale pour ces deux systèmes. L'un a une telle contestation interne de par son manque de liberté (comment, sur la simple volonté, imposer une doctrine qui ne récompense pas plus ceux qui ont des responsabilités?) qu'il a recours à une police du renseignement afin d'avoir des oreilles à chaque coin de rue. L'autre donne tellement de liberté à ses brebis qu'il est contraint de les ficher pour savoir qui est qui (fichiers clients, caméras, pièces d'identité...). En quoi est-ce différent d'un fichage du KGB? Diviser pour mieux régner convient assez bien aux deux systèmes (règne des rentiers ou règne des bureaucrates)! Le Monde Libre, mon oeil...

Comme disait Jean Ferrat, nous n'aurions donc le choix qu'entre la jungle et le zoo? Beaucoup d'altermondialistes refusent d'admettre que leur idéologie s'intègre dans le capitalisme et parlent de "troisième voie" quand la plupart ne proposent qu'un polissage du système! Depuis quand le commerce équitable contredit-il réellement l'échange international et l'économie exportatrice qui nourrit le capitalisme? Notre système économique est, comme tous les systèmes, totalitaire, c'est-à-dire qu'il prend tout en compte! Quand le bloc communiste s'est effondré en 1991, ses restes ont été absorbés par le système capitaliste qui a mis un certain temps à se remodeler, mais qui, aujourd'hui, a pratiquement terminé de "digérer" ses anciens rivaux...  

A la chute du bloc soviétique, la mondialisation est née! Seul hic, c'est que le "système monde" est trop imposant et écrase les plus faibles. Pourquoi? Simplement parce que sa gouvernance est beaucoup trop centralisée. La deuxième moitié du XXe siècle, le monde était bipolaire, aujourd'hui, il est centré sur les pays riches! Mais contrairement aux apparences, les pays riches forment un seul et même pôle: le Centre. Il n'y a pas de multipolarités! Les flux de marchandises en disent long sur cette théorie centre-périphérie. 

Tout ça pour dire qu'en opposant ces deux modèles totalitaires, on ne peut en construire un nouveau! Lénine, en instaurant la Nouvelle Politique Economique en 1921, était peut-être sur la bonne voie... Des moyens de production collectif, mais une part de la production de chacun qui lui revient! Voila à mon sens ce qu'entendait Marx dans son Manifeste communiste (chap. II): A la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous.  

La Liberté ne veut pas dire faire n'importe quoi! Et si on a aucune idée d'où aller, aucun chemin n'est le bon... voila pourquoi le projet de société doit primer sur la richesse comme finalité!

Illustration: Stoon et Rezk. Site web ici.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 14:25
Pour faire plaisir à un de mes anciens professeurs, voici un article qui contribuera, je l'espère, à placer l'Université Bretagne Sud sur les cartes! L'UBS est une des universités les plus récentes de France (1995) qui a été réalisée grace aux financements européens. L'université est répartie sur plusieurs sites: Lorient, Vannes et - dans une moindre mesure - Pontivy.

Ce vendredi 29 juin 2007, j'ai quitté le monde universitaire pour un no man's land! Ni chômeur, ni RMIste, ni salarié, ni rien du tout, voila qui va me faire tout drôle après cinq années d'études dont quatre en IUP Aménagement du Territoire à Lorient où j'ai reçu un enseignement de qualité!

Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais la petite taille du site (4000 étudiants à Vannes, 4000 à Lorient en gros) rend l'échange beaucoup plus facile entre élèves et enseignants et tisse des liens qui sont plus difficiles dans les grands sites tels que Rennes (60000 étudiants) ou Nantes (55000 étudiants). On regrettera seulement que l'Université ne soit qu'incomplète puisqu'aucun des sites ne propose de philosophie, ni d'arts (pour ne citer qu'eux). L'UBS reste donc une université "de passage" où l'on ne réalise souvent qu'un cycle! Dommage...


J'entends régulièrement dire qu'une fac aussi petite est un non-sens économique et je me révolte contre cet utilitarisme économique. C'est sans doute ma formation en "Sciences Humaines" qui me pousse à envisager le monde autrement que par le prisme économique, mais je trouve au contraire qu'une fac de proximité, polycentrique de surcroît, était un bon investissement... humain en premier lieu (Le projet de loi sur l'autonomie des universités, pourquoi pas, mais attention à ne pas remettre en cause des sites ou des filières)! La formation tout au long de la vie ne sera possible qu'en rendant la fac accessible à tous, partout! Et jusqu'à preuve du contraire, le niveau d'instruction est encore le meilleur indicateur de développement. Sur ces points, l'UBS est fortement internationalisée (ERASMUS notamment) et son taux de réussite est loin d'être mauvais...

Merci donc à l'UBS et à mes enseignants (inutile de les citer, ils se reconnaitront si un jour ils lisent ces lignes). J'ai passé de bonnes années (pas les meilleures j'espère!) et je doute pouvoir quitter l'Université aussi facilement. Politiquement parlant, je me battrais pour que l'UBS continue d'exister et ce, même si elle n'est pas "rentable". Même si la Bretagne a quatre universités, chacune est importante et contribue à aménager le territoire de façon plus équilibré. L'UBS mérite sa place dans la cour des grands et donne à Vannes et Lorient (parfois seulement mais j'espère de plus en plus), des allures de villes universitaires!

Pour info:
Si mon mémoire de Master 2 vous intéresse, je peux vous en envoyer un exemplaire numérique!
"Les enjeux de développement pour les ports bretons", c'est ici.
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 11:32
simone-veil.jpgEn 1975, Simone Veil, alors ministre de la Santé sous Giscard, réussit à faire adopter au Parlement la loi dite "Veil" sur l'avortement. Depuis, cette femme caracole en tête des personnalités politiques les plus appréciées des Français!

Et pourtant, aujourd'hui, je sens que le débat est toujours plus virulent entre pro et anti-avortement. Les jeunes filles (et femmes) considèrent sans doute l'avortement comme un droit, mais ne se rendent pas compte que les droits peuvent être enlevés... 

Le foetus est-il un être vivant avant 3 mois (délai légal de recours à une Interruption Volontaire de Grossesse en France)? Pour ma part, je doute que les cellules en formation aient conscience de leur existence et je ne suis pas choqué par l'IVG. Qui plus est, la majorité des IVG sont pratiquées avant la 8e semaine. L'IVG a beau être "courante" (1 IVG pour 3 naissance), sa pratique est relativement stable depuis les années 1980. La question n'est donc pas de savoir si l'IVG est une forme d'eugénisme ou si "c'est mal", mais bien de savoir si une femme peut-être maîtresse de son corps ou non? Après tout, ce ne sont pas les Hommes qui doivent avaler une pilulle chaque jour! 

Force est de constater qu'en 2007, les militants les plus motivés sont les anti-avortement. Les commandos anti-avortement (religieux intégristes ou droite réactionnaire) ne rencontrent qu'une résistance molle! Les femmes qui, toute leur vie, ont milité pour ce droit ne parvienne pas à trouver une continuité chez les plus jeunes! Pourtant, ceux qui fustigent les propos du Pape sur le préservatif devraient en faire de même des discours pro-life... De plus, les médecins n'étant pas obligés de réaliser les IVG, la moitié des services de gynéco-obstétrique n'en font pas ce qui est purement et simplement scandaleux! En me documentant sur le net, j'ai aussi pu constater que le site du Ministère de la Santé (austère au possible) ne mettait pas très à l'aise... Posez-vous la question de savoir pourquoi les femmes vont à l'étranger!

Craignez le jour où l'on proposera un sondage sur l'avortement car il est très possible qu'il montre un renversement de tendance (si tendance il y a eu)! La France est de plus en plus réactionnaire. Je doute qu'un avortement se fasse de gaité de coeur (Une fausse couche laisse déjà suffisamment de séquelle!). Mais avoir un enfant non voulu n'est-il pas faire aussi preuve de maltraitance? Que devient un enfant mal aimé? Croyez-vous qu'il ne le sente pas?

Améliorons la prise en charge avant l'avortement, les cellules psychologiques, les outils de prévention, généralisons les relais informations (planning familial) et rendons la pilulle gratuite aux mineures... Bref, faisons en sorte que l'IVG soit le recours ultime et pas un acte de consommation, mais de grâce, battons-nous et conservons cette liberté pour les femmes: choisir d'avoir ou pas un enfant! Un enfant épanoui est d'abord un enfant voulu et aimé...


Info Ministère de la Santé: ici
Autre source:ici
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 15:21
La différence entre un bon et un mauvais chasseur? Contrairement au fameux sketch des Inconnus, je pense être capable de la faire et je vais essayer de m'y contraindre tout au long de cet article! Face à cet éternel duel entre le lobby environnemental et le lobby des chasseurs, l'objectif sera donc de résoudre cette énigme: existe-t-il des chasseurs écolos?

Mais d'abord, il est bon de rappeler ce qu'est un chasseur! Un chasseur traque le gibier à des fins utilitaires ou sportives. Je condamne la chasse comme "jeu" (ceux que j'appelle les "viandars"), mais je ne peux résumer cette pratique à un hobby. La société actuelle n'a plus (ou presque) de lien avec la Nature. Seules quelques balades entretiennent encore le mythe de l'Homme en harmonie avec la Nature chez la plupart des gens!

L'Homme a beau être un prédateur, sa bonne conscience lui interdit aujourd'hui de tuer lui-même sa nourriture! Il préfère déléguer cette responsabilité à d'autres qu'il cache afin de se déresponsabiliser. D'un abattage artisanal, on est donc passer à un abattage industriel qui, je le pense, fait plus de dégats environnementaux qu'un simple prélèvement règlementé (porcs, vaches, poulets en batteries).

Tout ça pour dire que certains chasseurs (ceux qui chassent pour manger) connaissent mieux la Nature que tous les gentils écolos que nous sommes! Dois-je rappeler que la chasse est règlementée et que ce sont bien souvent les garde-chasses/garde-forestiers qui effectuent les comptages? En résumé, la chasse peut être considérée comme un outil de régulation des déséquilibres engendrés par l'Homme! Seulement, la chasse n'est pas assez responsabilisante. C'est la France qui décide des quotats sans se soucier des différences territoriales. Ainsi, un animal protégé l'est partout et à 100%! Il ne pourra pas être abattu même s'il pullule dans certaines régions, contribuant ainsi à déséquilibrer davantage l'écosytème. Le héron, par exemple, occupe maintenant des niches urbaines et vient s'alimenter dans les vasières plutôt qu'en rivière! En occupant une niche trop importante, ces animaux détruisent les potentialités de développement d'autres espèces (poissons ou grenouille dans le cas présent). De même en mer, quand les japonais pêchent trop de thons, la niche est envahie par les méduses... (le monde est vraiment complexe).

Après m'être fait un court moment l'avocat du Diable, je nuancerais mon propos car je ne suis pas dupe! Comment se fait-il que le lobby de la chasse soit toujours aussi puissant alors qu'il y a de moins en moins de chasseurs? Je finirai sur les espèces réintroduites (et la contestation qui s'en suit) puisque mon illustration représente un ours un cerf!!! Ces animaux, gros gibiers, cristallisent toutes les tensions comme le fait le dauphin en mer. Pour ma part, je trouve hypocrite de parler d'"hécatombes" dûes aux ours ou aux loups! La plupart du temps, la responsabilité en incombe aux éleveurs qui ont choisit de fermer les bergeries couteuses! Comment expliquer que le loup ne dérange pas au-delà des Alpes et qu'en France, il soit une menace? Décidément, en France, on refuse de voir la réalité en face...
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 10:30
bordel.pngL'Union Européenne est vraiment fragile. On le constate assez régulièrement et ces temps-ci plus encore avec le "mini-traité" que promettait Sarkozy. Je dirais que son évolution se réalise par petits pas: un pas en arrière, un pas et demi en avant!

Ce n'est évidemment pas suffisant, mais peut-on imaginer une gouvernance simple avec 27 Etats membres dont un certain nombre de récalcitrants? Parfois, je me demande pourquoi certains Etats sont entrés dans l'Union! Alors que la Pologne semble semer la zizanie dans les sommets, Tony Blair en Grande-Bretagne passe le flambeau à Gordon Brown réputé euro-septique! Vous qui croyiez avoir connu le pire avec Blair, vous n'allez pas être déçus! l'Union Européenne se réalise sur les bases de privilèges pour les uns et les autres! La Grande-Bretagne sera donc, comme le dit Andrew Duff, "un membre de seconde classe puisqu'elle s'est affranchie de la Charte des droits fondamentaux". L'Europe continue d'avancer à plusieurs rythmes!

Malgré tout, je rejette l'entière responsabilité sur les Etats et non sur l'Union. L'Union, au final, n'a guère de pouvoirs car même si les orientations doivent être suivies, elles sont toutes validées par les Etats (l'unanimité est encore trop souvent exigée pour pouvoir aller plus vite). Nous restons donc sous l'égide d'Etats Nations qui ne comprennent toujours pas que leur avenir est commun... Regardez la Pologne qui accuse l'Allemagne et la rend responsable de sa faiblesse économique! Quelle fraternité au XXIe siècle! Combien de temps encore les allemands devront expiés leur Histoire? Et ce n'est pas Sarkozy qui a contribué à améliorer la lisibilité du traité! Lui que l'on trouve libéral en France se conduit comme un nationaliste protectionniste à l'échelon européen!

Qui plus est, les Etats Nations refusent de mettre en valeur le travail des comités des régions, du Schéma de Développement de l'Espace Communautaire et préfèrent accuser la Commission des maux qu'ils ne sont pas capables de résoudre! Ces hypocrisies de nos politiques nationaux tendent à rendre encore plus flou le fonctionnement de l'UE (voir ici). Il faut bien du courage aux "batisseurs" de l'Union Européenne pour continuer le combat dans le climat actuel de repli identitaire.

Je concluerais par un clin d'oeil à ceux qui nous traitent, nous autres bretonnants, de "communautaristes": nos votes en disent long sur notre ouverture! Sans la Bretagne (ou l'Alsace), en effet, quid de l'idée européenne en France? Le patriotisme est dépassé! Il nous faut nous inscrire dans un constant aller-retour entre local et global, chose qu'il est difficile à concevoir pour un français "francocentré"! Mais apparemment le nationalisme est une maladie qui n'est pas propre à notre pays...


Illustration: Cox and Forkum.
Pour info, j'ai réalisé un document qui résume la gouvernance européenne en quelques pages. Pour ceux que ça intéresse, contactez moi ici.
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 11:10
sp--culation-boursi--re.jpg

La société actuelle a tendance à vouloir toujours "aller de l'avant"! On entend parfois dire que l'Histoire ne sert à rien, qu'il ne faut pas regarder dans le rétroviseur, que le passé doit rester où il est car il freine notre développement. Pourtant, quand je parcours les pages de la presse tous les jours, je me demande si la société est consciente de ses actes? Les manuels de collège ne s'attardent même plus sur la crise de 1929 aux Etats-Unis, ce jeudi noir qui plongea le monde dans le chaos économique et qui le précipita dans une seconde guerre mondiale! On préfère, par idéologie, s'occuper des conséquences sans évoquer les causes (exemple ici)!

Un simple coup de fil, une simple rumeur peut faire s'écrouler la bourse et dévaluer les monnaies, créer de l'inflation et ruiner des centaines d'économies. Voila à quoi tient notre système capitaliste! C'est la raison pour laquelle je partage l'analyse marxiste qui dit que le système s'écroulera de lui-même. Certes, notre système économique s'adapte, mais en favorisant le capital au détriment du travail, il s'appuye sur de la valeur fictive. La monnaie scripturale a pris l'ascendant sur la monnaie fiduciaire et il semblerait que les rentiers s'en tirent mieux que ceux qui travaillent! Allez savoir pourquoi, c'est paradoxalement la société que Nicolas Sarkozy propose, lui qui fait de grands discours sur le travail.  

La crise de 1929 est donc plus que jamais d'actualité et, sans jouer les prophètes, si la bulle financière éclate aujourd'hui, qui sait à quoi nous attendre? Les mini-crach boursiers se multiplient. En 1997, le Japon a frisé la catastrophe. Aujourd'hui, la monnaie chinoise est indexée au dollar, les banques sont de plus en plus puissantes et incitent les riches ET les pauvres à mettre à disposition leur épargne pour des placements sans risques (mon oeil! Combien de personnes se sont fait entuber par le Crédit Lyonnais ou la Poste?)... la mondialisation fait que si un pan s'écroule, les retombées seront bien plus graves que dans les années 1930 en Europe. Aller chercher son pain avec une brouette d'argent qui se dévalue chaque heure n'est pas dans mes projets!

Gagner de l'argent sans rien faire est malsain! On est bien loin de la "méritocratie" que notre cher président appelle de ses voeux! D'où tient-il que l'on mérite de gagner plus quand on est déjà riche? Les riches sont de plus en plus riches (intérêts) et les pauvres de plus en plus pauvres (agios). La paupérisation, voila le principe de base des banques! Moi qui ai un peu d'épargne, je me suis juré de ne jamais spéculer! Qui sait déjà ce que fait la banque avec l'argent que je lui ai confiée? Ce n'est pas à ceux qui ont de l'argent de décider du sort du monde... et je ne tiens pas à péreniser le modèle américain des fonds de pension! Or, en continuant la spéculation, ce sont les retraites, la Santé et l'Education que nous privatisons en diminuant le rôle de l'Etat.

illustration trouvée sur le site Parole Citoyenne,
ici.
Dans la même veine, un article sur l'euro
ici.

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 14:39
tramway-bordeaux.jpgLe tramway est assurément le transport en commun le plus agréable en coeur de ville! Peu de bruits, rupture avec la route, convivialité, meilleure intégration paysagère... La meilleure preuve de ce que j'avance est encore de regarder le nombre de projets relatif au tramway réalisé ces dernières années sur l'ensemble du territoire français ! Un tramway nommé désir?

Bordeaux, Nantes, Montpellier (tram pop!), Clermont-Ferrand, Paris... Chaque grande ville veut son tramway, sa ligne de tramway. Force est de reconnaître que le bus est périmé! Les bus-way nouvelle génération ne sont pas aussi plébiscités car il n'y a pas de ruture avec la route. Le bus cotoie la voiture quand le tram est sur son chemin!

Souvent, j'entends dire que le tram n'est possible que dans de grandes métropoles du fait de la lourdeur de l'infrastructure et de l'investissement nécessaire. Mais je constate que cette affirmation n'est valable qu'en France! En Suisse, certaines petites villes possèdent leur tram! Pourquoi n'en serait-il pas de même en France? Certes, les travaux sont plus coûteux que des lignes dédiées aux bus, mais quid de la fréquentation? Les bus sont lourds et la cadence n'est pas aussi bien assurée qu'avec une ligne ferroviaire. Je pense donc que mégoter sur quelques millions d'euros n'est stratégiquement pas une bonne chose. Si le projet est bon, à long terme, le tram sera moins déficitaire que le bus et apportera un cachet qu'un bus n'apportera jamais! De la volonté, voila ce qui nous manque ici...

D'autant que la signalisation est plus facile par une rupture nette avec la route... La France surproduit de l'énergie nucléaire, mais n'est même pas capable de l'utiliser quand il le faut! Le nez dans le guidon, nous ne prenons pas le temps de réfléchir. Dans un tram, nous pouvons démultiplier notre temps en occupant le temps de transport pour lire, se reposer ou même travailler pour les adeptes du "travailler plus pour gagner plus", chose qui n'est pas possible dans une voiture!

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