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Klask

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 15:50
greve-grandjouan.jpgCette célèbre affiche de Grandjouan qui nous rappelle également le non moins connu "Germinal" de Zola fera sans doute sa réapparition dans quelques années! En effet, alors que la grève est un "droit" depuis 1864, le "capitalisme politique" actuel ne s'accorde pas trop avec cette "dictature du salariat" et, on le constate régulièrement, tente de réduire l'impact de ces grèves!

Si à l'époque Napoléonnienne (le troisième), les grandes familles bourgeoises envoyaient l'armée contre les manifestants, aujourd'hui, la situation est bien plus perverse! Je ne critiquerai pas la police qui, bien souvent, agit en marge des manifestations (ce que les journalistes ne manquent pas de filmer au lieu de filmer ce qui va bien), mais la réduction progressive de ce droit.

Avant tout, il existe plusieurs façon d'empêcher une grève. On se rappelle les déclarations de Nicolas Sarkozy lors d'une grève de routiers à l'époque où il n'était que ministre de l'Intérieur (schématiquement: vous pouvez faire grève, mais je vous retire votre permis!).

On peut aussi parler du service minimum qui, bien que partant d'une bonne intention, réduit l'impact des revendications. Scandaleuses revendications: 20 euros de revalorisation quand le PDG s'en va avec des millions sous le bras!

Mais ce n'est pas encore le plus grave! La grève est de plus en plus réduite sous l'effet de la paupérisation de la société. Si les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres (sans compter que la classe moyenne tend à disparaître), alors les pauvres n'ont plus les moyens de faire grève! Car la grève a un coup pour le salarié qui, bien évidemment (et c'est normal), n'est pas payé pendant sa protestation! Mais, si vous tirez le diable par la queue à la fin du mois, vous ne pourrez vous permettre un seul jour d'arrêt!

Condamnés à travailler comme des forçats? Il est loin le temps où les salaires augmentaient et où le salariat pouvait se mettre en grève. Aujourd'hui, c'est un luxe! La grève, même si elle doit rester l'arme ultime, va devenir de plus en plus difficile! Et comme la négociation ne semble pas faire partie du vocabulaire du MEDEF! Le principal, c'est d'anticiper qu'ils disaient...
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 10:14
benchmarking-graphic.jpgS'il existe une mode dans les vêtements, il existe aussi une mode dans les termes utilisés par les collectivités! On savait que les sigles ont la côte en France, mais aujourd'hui les sigles semblent laisser le pas à des anglicismes barbares! C'est le cas du "benchmarking"! Vous me demanderez ce que veux dire ce magnifique mot? L'équivalent en français serait "l'analyse comparative". En fait, le benchmarking consiste à étudier les techniques de gestion ou les modes d'organisation des autres enttreprises. Dans la sphère publique, on parle de benchmarking lorsqu'on demande, dans les études, d'aller voir ailleurs ce qui se fait! J'ai déjà critiqué le fait de toujours s'inspirer d'ailleurs... et bien, je le refais! Au départ, le benchmarking consistait plutôt à s'introspecter à à déceler les mauvais fonctionnement de son entreprise ou territoire en regardant celui ou celle du voisin! Mais au final, le benchmarking s'est transformé en vulgaire piratage administratif: il n'y a dans cette "technique" aucune innovation! Pire, utiliser une technique venue d'ailleurs peut même avoir des effets désastreux car non adpatée à l'entreprise ou au pays! Pour caricaturer, le benchmarking, c'est voir que les panneaux solaires thermiques fonctionnent à Marseille et qu'il serait peut-être judicieux de faire de même à Lille! Sans aller jusque là, comment valoriser un savoir-faire si l'on applique ce qui marche ailleurs? Sans compter qu'au bout du compte, l'innovation globale se tarit à force de copier les copies... Le serpent qui se mange la queue comme le suggère le graphique! Bref, c'était juste un coup de gueule contre nos collectivité ou bureau d'étude qui, pour éviter de faire une vraie étude, demandent à de pauvres étudiants de faire un catalogue stérile des "solutions" étrangères!
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 19:53
gvt-Sarko.jpgLes couteaux ne sont pas tous sortis de leurs fourreaux, mais on sent tout de même au PS une ombre d'angoisse. Le bureau du PS a choisi de rester dans l'opposition... pourquoi pas? Encore faudrait-il qu'il y ait une opposition! Or, pour l'instant, je n'ai pas vu l'ombre d'une campagne chez le PS! Comme si la bataille était perdue d'avance! L'exclusion de Kouchner (qui a toujours payé son statut d'électron libre) était prévisible, mais doit-on dire qu'il a "trahi"? Entrer dans le gouvernement implique-t-il forcément partager toutes les politiques du gouvernement? Cela nécessite-t-il de renoncer à ses idéaux? Ne peut-on pas voir cela comme une occasion pour des idées plus modérées de s'imposer par la négociation? Une politique de contractualisation contre un combat d'idéologie en somme... Rien ne l'empêchera de démissionner SI la politique ne lui convient pas! En même temps, personne n'est dupe! Les ministres d'ouverture sont étroitement surveillées par le président puisque les affaires internationales (dont l'Europe) ou l'armée (Morin à la Défense) sont les compétences du seul président. Donc, pas de "dérapages" possible! Tout est sous contrôle... Quant au Ministère d'Alain Juppé, il semblerait que l'on ait pris tous les mots à la mode pour en faire un nom (Ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durable!). Je suis impatient de voir ce qu'il va faire, ce fameux "numéro 2", l'"homme d'expérience"... Sans compter que le logement et la ville constitue un autre Ministère! Pourquoi ne pas avoir fait un Ministère de l'Aménagement du Territoire au sens large du terme? L'aménagement durable sans la ville, son bras armée, c'est étrange! C. Boutin et A. Juppé ont intérêt à bien s'entendre sinon, l'aménagement n'aura de "durable" que le nom! Autre surprise (pour moi en tout cas), l'Intérieur à une Chiraquienne! J. Chirac aurait laisser l'International aux seules pattes de son rival idéologique? Quelques points positifs tout de même: Devedjian n'est pas au gouvernement, Coppé n'est pas au gouvernement et le ministre de l'Education, X. Darcos, a un parcours littéraire ce qui changera! Un gouvernement american spirit, à la Bill Gates... la compétence avant tout! On verra... les législatives changeront peut-être quelques postes?

(L'illustration est de Charb et tirée du Charlie Hebdo).
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 00:40
carte-du-monde.jpg
Une image vaut tous les discours... C'est bien le problème! Comment faire voir LA réalité avec UNE image? Une carte est comme un chiffre: on peut lui faire dire n'importe quoi! C'est un outil de communication très puissant puisqu'il fabrique nos perceptions du territoire! Il est d'ailleurs assez amusant de comparer des cartes de pays différents. On constate alors que l'on est toujours le "centre du monde" puisque notre pays est au centre de la carte! Toutefois, comme cette très bonne caricature de Chappatte le suggère, on a souvent tendance à "oublier" certaines parties du globe. La géostratégie prend le pas sur la géographie si bien que la nouvelle Triade (Chine incluse) semble dominer le monde! Les cartes nous montrent ce que celui qui la dessine veut nous faire passer comme message. Cela paraît évident puisque la carte doit être parlante, lisible, malgré le peu d'espace disponible pour inscrire les informations! Néanmoins, il faut veiller à ne pas se faire avoir par les discours politiques qui se cachent derrière ces cartes. De même qu'un document d'objectif, la carte peut améliorer la réalité (et vice-versa) en "omettant" une partie des éléments représentés, en choissant des échelles adaptées ou en préférant les plages aux points, les cercles aux diagrammes... De même que pour la télévision, il faut toujours savoir qui a produit le document et quels sont les enjeux invisibles! Et surtout, surtout, toujours multiplier les références! Un bon géographe doit comparer les cartes qui ont le même thème pour tenter de se faire une meilleure idée de la réalité! Une carte est une manière de voir... or, chacun voit midi à sa porte! En guise d'exemple, cliquez ici)

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 16:45
biocarburants.jpgLe Mieux est-il l'ennemi du Bien? C'est la question que l'on est en droit de se poser quand on voit le développement des biocarburants!

Au départ, l'idée paraissait sympathique: produire du carburant à base de plantes afin de réduire l'utilisation du pétrole et donc les impacts sur l'environnement. Toutefois, le capitalisme, comme d'habitude, a récupéré le concept sans prendre en compte ce qui va avec! Résultat, le biocarburant est considéré comme l'alternative au pétrole alors que les réserves s'épuisent...

Mais faut-il être idiot pour ne pas comprendre que ce n'est pas le pétrole qui est en cause, mais le modèle capitaliste gaspilleur et surproducteur! Ok, les biocarburants ne produisent pas de gaz à effet de serre (lorsqu'ils sont brûlés), mais ils génèrent de nouveaux problèmes.

Le premier, c'est la production: passer d'une agriculture alimentaire à une agriculture réservée à la production d'énergie ne va pas arranger les problèmes de nutrition dans le monde. D'autant que les méthodes productivistes d'agriculture ne vont pas dans le sens d'une préservation de nos milieux: pollution des sols, sélection des plantes les plus productives au détriment des essences locales moins consommatrices d'eau, maintien en place d'une agriculture gestionnaire peu créatrice d'emplois au détriment de la paysannerie... (ça, c'est le deuxième problème!). Enfin, l'argument selon lequel, pour remplacer totalement l'énergie fossile par les biocarburants, une planète n'est pas suffisante prouve que le problème est d'abord d'ordre éthique: nous nous déplaçons trop, nous utilisons trop nos voitures, bref, il faut réduire l'utilisation du pétrole et plus généralement notre dépendance énergétique.

Les solutions existent, mais personne semble y faire attention: densification des villes, relocalisation des économies partout dans le monde, développement des alternatives à la voiture, incitation au covoiturage, développement des énergies renouvelables (accompagné d'un réel budget de recherche)...

Evidemment, remettre en cause ce modèle suppose déjà une volonté politique qui ne semble pas très forte dans ces domaines! Normal, puisque les politiques ne s'accordent qu'avec les multinationales, bien contentes de trouver une nouvelle manne "éthique"! C'est que, pour sortir de ce dogme, il faut stopper la fuite en avant et comprendre que la croissance n'est pas une obligation!

illustration issue du site "la révolution en charentaise".
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 10:03
Ac-At--vue-de-Rostrenen.jpgLa France fait figure d'exception en Europe tant son organisation est centralisée. Cet héritage des monarques puis de la Révolution Française remportée par le courant jacobin au détriment des girondins pèse encore aujourd'hui sur notre pays! En France, il y a Paris et le reste! Paris et le désert Français comme disait JF Gravier! Paris et la Province!

Le mot "province" est tellement ancré dans nos mentalités (et si bien diffusé par les médias parisiens) que la société n'hésite pas à se qualifier elle-même de "provinciale" lorsqu'elle n'est pas originaire de "la Capitale". Or, étymologiquement, la province est le pays vaincu (pro vincere). A l'étranger, Paris est même un synonyme de France tant les autres villes sont secondaires! L'unité ne se fait pourtant plus en niant les autres identités!

Je pense donc nécessaire de repenser notre rapport aux territoires car ces logiques sous-tendent nos aménagements et nos choix de société. Inutile de fustiger les Parisiens qui seraient la source de nos maux, nous sommes nos propres ennemis! Car ce sont avant tout les Bretons, les Basques, les Normands (...) qui n'ont pas confiance dans leur région! Ils l'aiment sans doute, mais refusent de s'appuyer sur leurs propres forces! La meilleure preuve reste nos projets régionaux: quel besoin a-t-on de se rattacher à Paris en trois heures quand au sein de sa propre région, il faut, en train, cinq heures pour rallier le Nord et le Sud? La politique touristique accrue prouve que nous attendons les capitaux extérieurs pour nous développer au détriment des projets locaux, endogènes et plus stables!

Nous nous considérons comme "la périphérie" car on nous a appris que "tout se passait à Paris". Mais voyons les choses en face: chaque lieu est un centre. Cela s'appelle "la relativité"! D'un point de vue terrestre, la Bretagne est un Pen Ar Bed, mais d'un point de vue maritime, nous sommes un carrefour, nous sommes au centre! Il nous faut donc proposer plutôt que réagir! Ne pas suivre un projet qui n'est pas le nôtre, mais imaginer notre voie... Anticiper plutôt que corriger. Le centralisme Français étouffe l'économie, mais aussi les cultures régionales... à nous de ne pas accepter la dictature des mots! Nous ne sommes pas la Province! Nous ne voulons pas d'un "Grand Ouest" fallacieux qui n'a pour but que la destruction des identités régionales au bénéfice d'UNE culture française réductrice (pain, béret, drapeau?).

J'entends parfois des sceptiques me demander ce qu'est la culture Bretonne? Quid de l'exception culturelle Française? Qu'est-ce que la culture de Paris si ce n'est un brassage d'identité? La source d'un développement équilibré, c'est avant tout une volonté de vivre ensemble et de bâtir l'avenir en respectant le passé, TOUT le passé! Nous avons été "conquis" il y a des centaines d'années, nous sommes désormais des régions libres dans un même pays... à nous désormais de nous responsabiliser, d'assurer nos besoins sans dépendance extérieure!


Illustration: l'Arc Atlantique vue de la Bretagne.
Réalisation: Yves Lebahy.

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 08:58

Je suis scandalisé de voir encore des publicités pour les pesticides! C'est inimaginable, qu'en France, alors que dans le même temps on parle de pollution des ruisseaux, des nappes phréatiques ou de l'océan, on continue à autoriser ce genre de publicité! Que les pesticides soient autorisés à la vente est déjà assez lamentable! Ce lobby des pesticides cible clairement les non avertis en désinformant le consommateur sur les risques liés à l'utilisation de ces produits polluants. Qui ne connait pas quelqu'un utilisant le fameux round up pour jardiner? Cette saloperie qui s'autoproclame "le désherbant intelligent" nous montre comment détruire une mauvaise herbe, mais semble omettre le fait qu'il reste dans la terre! Certains cultivent même leur potager à l'aide de désherbant! C'est mal connaitre la terre si l'on pense qu'un tel produit se dissout uniquement dans la plante visée! Non seulement, le produit s'infiltre et rejoint l'eau, mais il contamine les plantes à côté! Du coup, le pesticide se retrouve aussi dans nos assiettes... Situé au sommet de la chaine alimentaire, les humains, comme tous les gros mammifères, concentrent de plus en plus de produits toxiques dans leur organisme à cause de la pollution. Schématiquement, on obtient: herbe polluée = vache contaminée = homme intoxiqué! Mis bout à bout, la teneur en toxicité peut affaiblir notre organisme! La lutte contre la pollution est donc aussi une affaire de santé: la pollution, c'est plus d'allergies, du réchauffement climatique qui induit plus d'insectes nuisibles et porteurs de maladies, la réapparition de maux que l'on croyait erradiqués... Mais encore une fois, la France, malgré son fameux "trou de la sécu", se démarque par son classement lamentable en matière d'utilisation des pesticides! Cela dénote simplement cette croyance que la technologie peut remplacer le savoir-faire! Je dis donc à M. Sarkozy que puisqu'il veut redorer le blason du Travail, il devrait veiller à ce que les véritables paysans s'occupent de la terre plutôt que des gestionnaires... peut-être retrouverait-on un travail de saison, sain et respectueux de l'environnement? Agissons à la source! Pourquoi utiliser des produits quand une connaissance de son milieu et une utilisation de la Nature environnante suffit? Pour éviter les insectes "dévastateurs", nul besoin de round up, mais de talus où nichent les oiseaux qui mangent ces insectes... Talus abattus, insectes repus!

 

 

Pour plus d'informations sur ce problème, cliquez ici et ...

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:55

Suite à une demande d'un ami, je propose un petit article pour discuter sur une des limites de la démocratie : la prise en compte du vote blanc et l'abstention! Le vote blanc, en France et d'ailleurs partout dans le monde, n'est pas comptabilisé! Il est autorisé bien entendu (un bulletin blanc ou un bouton "vote blanc" sur les machines) et même préféré à l'abstention.

Toutefois, les chiffres des votes blancs sont rarement affichés et le monde politique n'y fait jamais allusion. Le problème de l'abstention, à la limite, est plus débattu alors qu'il concerne des électeurs qui ne se sont pas déplacés! La première question est avant tout celle qui consiste à savoir pourquoi? Peut-être justement parce que le vote blanc n'est pas comptabilisé!

Certains proposent de compter ces bulletins et de les légitimer! Cela me paraît compliqué! D'abord, que faire en cas de victoire (ce qui ne manquerait pas d'arriver à certains endroits)? Prenons les législatives par exemple: pas de députés à l'Assemblée? Ou bien nous revotons? Outre le fait qu'une élection est couteuse, légitimer cette pratique rendrait notre système électoral ingérable! Je pense plutôt qu'il faut étudier son évolution et en tirer des conséquences... ce que l'on ne fait pas aujourd'hui! Les politiques ne montrent pas l'exemple, ne se mettent pas à la portée du citoyen et parlent de sujets qu'ils n'expliquent pas! Comment voulez-vous que tous les citoyens se sentent concernés? Quelques "férus" de démocratie proposent le vote obligatoire, mais n'est-ce pas une restriction de liberté?

Assurément cette question est épineuse, mais elle est légitime! Je pense que la relocalisation politique (ce qui ne veut pas dire la démocratie participative à la noix que l'on nous propose!) de notre société est une réponse à ce problème. De même, la nécessaire prise en compte de l'avis du ou des peuples est essentiel sur les sujets de société important comme le nucléaire notamment. En gros, pour résoudre le vote blanc, il faut intéresser les électeurs, non pas aux personnes qui se présentent, mais aux sujets qu'ils portent: mais bien sûr, on ne trouve jamais quelqu'un qui pense exactement comme nous... heureusement!

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:04

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Les Jeux Olympiques! Quelle belle création tout de même! Un formidable rendez-vous pour la Paix entre les peuples! Mon oeil... Les résultats sportifs sont aujourd'hui une mesure de la grandeur d'un pays! Dans un monde où il faut toujours tout comparer, confronter, calculer, le sport a été dénaturé, dépravé, avilisé! Argent... le monde du sport est pourri par la monnaie! C'est d'ailleurs un cercle viscieux: le football a toujours été populaire, mais aujourdhui, au seul prétexte que ce sport est apprécié, on ne nous impose QUE du football à la télévision. J'imagine que certains vont me parler du rugby ou du handball ou même du patinage artistique, mais entre nous, trouvez-vous vraiment qu'il y de la diversité dans le sport? On critique le vélo dopé, les nageuses dopées, les footballeurs dopés... s'il n'y avait pas tant d'enjeux financiers, le sport redeviendrait humain. Aujourd'hui, nous assistons à des compétitions de machines... toujours faire mieux! Le côté plaisir ou santé est complètement écarté! Le sport est un bisness juteux. Sarkozy choque avec sa ballade en yacht, mais Zidane, ce héros, ne choque pas avec ses 2 millions par mois! Lui, c'est différent! A bon? C'est pourtant grace à ceux qui le regarde qu'il gagne autant! Sport et politique ont toujours fait bon ménage! Hitler l'avait bien compris, reprenant la théorie du "pain et des jeux" imaginée par l'Empire Romain! Aujourd'hui, le football est "l'opium du peuple" pour détourner les propos de Marx. C'est une véritable religion. Enlevez le football et c'est l'émeute... Le pouvoir politique laisse donc faire ces magouilles d'argent car le peuple est calme devant son poste! Un peu excité, mais occupé, la tête ailleurs, ne s'inquiétant plus de ses problèmes! D'ici quelques mois, la Chine organisera les Jeux Olympiques! Certains pensent que c'est la voie de la démocratie... je pense, pour ma part, que c'est une nouvelle preuve de la force de ce régime! Le sport va faire de la Chine une puissance reconnue! Les Droits de l'Homme a la poubelle, seul l'argent compte... et la Chine a de l'argent! Après tout, la morale occidentale n'a rien à dire! Vous souhaitez changer ces règles? Alors proposons du sport en Afrique! Une coupe du Monde par exemple? Pourquoi cela ne se passe-t-il jamais ailleurs qu'en Europe, en Amérique ou en Asie? Pas d'argent, pas d'infratructures dignes d'accueillir nos demi-dieux aux jambes assurées! Lamentable...


Quand le sport est une tribune politique indirecte: 
pour les amateurs du FCNA, voici un club de supporter nantais pro-Bretagne historique: ici

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 14:42
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Définitivement, l'Homme semble incapable de vivre en haromine avec la Nature! Les propos de Nicolas Sarkozy (entre autre) sur les problèmes environnementaux témoignent encore de la vision réductrice que nous avons de notre "environnement", c'est à dire du monde dans lequel nous vivons. Chaque action de l'Homme ou d'un animal a une conséquence. Vouloir laisser une trace dans l'Histoire est une chose, mais pourquoi laisser une trace physique de notre passage sur Terre? Notre empreinte peut être spirituelle plutôt que matérielle! Or, nous refusons de changer nos modes de vie.

"Vive le Pacte de Nicolas Hulot! Que les autres le respectent, moi je n'ai rien à me reprocher!". La remise en question n'est pas une affaire de français! A vrai dire, LA solution que souhaitent suivre nos chers dirigeants est d'ordre économique: Nous polluons trop, qu'à cela ne tienne, crééons des taxes sur la pollution!" Et voila que doucement, les "droits à polluer" s'échangent, s'achètent, se négocient. Bref, encore une fois, la miraculeuse "main invisible" du marché va tout remettre en place! Une telle foi dans le marché relève selon moi du fanatisme!

Les bourses de pollution sont dangereuses pour la planète. D'abord, le simple fait d'avoir un "droit" à polluer est inacceptable. Une "tolérance" admettons, pas un droit! Ensuite, si ces bourses peuvent changer la situation (ce dont je doute), elles ne le feront qu'à très long terme quand les problèmes sont urgents. En attendant, les pays riches achèteront les droits des pays pauvres et non industrialisés pour légitimer leur pollution. Si bien que les pays riches continueront à polluer et à payer des taxes plutôt que remettre en cause leur type de développement plus rentable! A l'inverse, non seulement, l'argent que gagneront les pays pauvres ne sera pas suffisant pour les "élever", mais en plus, ils ne pourront pas s'industrialiser, autrement dit, ils resteront dépendants de nous à vie...

Cette façon de gérer les externalités négatives est une ineptie. Elle n'est bonne que pour les riches et ne résoudra rien! "Réduire, réutiliser, recycler"... voila la seule méthode pour changer! Assumons enfin notre mode de vie et constatons les dégâts qu'il engendre... (à ce propos, je conseille un roman exceptionnel: "le seigneur des porcheries" de Tristan Egolf, une critique sociale américaine mais qui résonne aussi en Europe!)
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