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Klask

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 11:04

Jef.jpg

 

Cet article sera court. Il a vocation à présenter le blog de "Jef", mon pote et camarade Jef, celui sur qui tout le monde peut compter à l'UDB, un pilier en somme. C'est avec lui que j'ai fait mes premiers pas militants à l'UDB, accompagné de Nono et Gwendal. C'est un peu notre "vieux" jeune quoi. Vous pourrez découvrir son blog par vous-même en cliquant sur l'image.

 

Jef est un passionné de logiciels libres, très écologiste et autonomiste convaincu (comme moi). C'est un rennais, un vrai rennais (pas comme moi) qui connaît tous les réseaux militants de la ville. Il est notamment un fervent défenseur de la régularisation des sans papiers.

 

L'ouverture de ce blog marque, j'en suis sûr, une nouvelle étape de militantisme de l'ami Jef. Une étape qui débouchera, je l'espère, vers un épanouissement politique. Jef a un avenir politique, c'est certain. A condition qu'il prenne confiance en lui! Moi, j'ai confiance en lui.

 

 

Au passage, j'attire l'intention des lecteurs de ce blog sur un article d'un ami commun, Simon Oizel, à propos de sa formation initiale: lire ici.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:03

 

Hiriv e oa skipailh an UDB Mor bihan war an traez evit degemer Eva Joly deuet e Breizh evit ar vag TK Bremen. Kristian Guyonvarc'h 'n eus komzet en anv ar strollad.
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:30

le-parlement-breton.jpg

 

J'étais invité hier, lundi 12 décembre, à une première édition d'une émission intitulée "Le parlement breton" à laquelle étaient invités aussi Yves Pelle, le président du Parti breton, Jean-Pierre Le Mat, initiateur de Breizh Impacte et aussi Jean-François Le Bihan, le nouveau président de Bretagne réunie. Pourquoi Fabien Lécuyer m'a-t-il choisi? Honnêtement, je n'en sais rien. Le petit jeune en face de l'adjoint au maire d'Erquy. C'est flatteur bien sûr, mais est-ce une bonne chose pour l'UDB? Bref...

 

Première impression: j'ai beau aimé la radio, j'ai une nouvelle fois confirmé que l'oral n'était pas mon truc, qu'exprimer une idée complexe simplement n'était pas dans mes cordes (vocales) alors que l'écrit me laisse plus de facilité pour le faire. En me réécoutant, je me demande même si les interlocuteurs arrivent à me suivre. Faut dire aussi qu'il devient difficile, dans le contexte actuel, de ne pas être contestataire. En gros, être contre est bien plus facile qu'être pour et proposer. Quand en plus, on aborde le sujet merdique de Notre-Dame-des-Landes, ça devient coton!

 

Un petit aperçu des sujets et de ce que j'en ai dit.

 

Réunification et projet de collectivité unique

 

Selon moi, tout, en politique, est possible. La réunification aussi. Actuellement, les dispositions de la loi donne un droit de veto à la Région des Pays de la Loire. J'ai essayé, lors de ce débat, d'être le plus honnête possible pour ne pas rester sur les convenances ("70% des gens sont pour", "Salop de Pétain"...). La réalité, c'est que l'immense majorité des bretons s'en fout, que la réunification n'est pas jugée prioritaire et que l'UDB est LE parti qui permet de ne pas oublier le sujet, notamment au Conseil régional. Pour le Peuple breton, la stratégie est claire: établir une réunification par le fait, autrement dit n'utiliser que des chiffres à 5 départements. Pour ça, il faut bosser!

 

On entend souvent dire que les habitants de Loire-Atlantique ne se sentent pas bretons! "Oui, et alors?" ai-je envie de dire? Se sentent-ils ligériens pour autant? Qui croit sérieusement que tous les habitants des 4 autres départements se sentent bretons? On voit de plus en plus de gens, jeunes notamment, agitez frénétiquement le gwen-ha-du comme si c'était l'emblème du conseil régional et tomber des nues quand on leur explique que le drapeau a une signification, qu'il intègre la Loire-Atlantique (j'ai des anecdotes très drôles à ce sujet). Et oui, en face du militantisme: le catéchisme, l'administration!

 

Jean-Pierre Le Mat évoquait la fracture est-ouest. C'est un fait indéniable selon moi, mais qui est principalement due à la centralisation française. Comme le dit si bien Michel François, "Nantes-Rennes n'est pas un mur, c'est une passoire"! Et migre la jeunesse diplômée! Pour le reste, j'estime que tout est question de choix politiques. Quand le Conseil régional a proposé la mise en place de Foncier de Bretagne à Rennes, l'UDB a demandé qu'il soit implanté ailleurs (à Pontivy dans mon souvenir). ça n'a pas été accepté. Quand la Chambre Régional de Commerce et d'Industrie de Bretagne a été implantée à Rennes, nous demandions son implantation à Brest (voir ici). Bref, le rééquilibre de la Bretagne est tout à fait possible. Encore faut-il le vouloir et agir en conséquence!

 

A ce propos, les Jeunes de l'UDB seront présent le 15 décembre prochain, devant l'hôtel Courcy à Rennes où se tiendra la prochaine session plénière du Conseil régional de Bretagne. Ils ont en effet signé un appel du collectif 44 = Breizh demandant une collectivité unique en Bretagne (voir ici).

 

Le phénomène "volet clos"

 

Chaque hiver, c'est le même topo. Les résidences secondaires se vident et certains coins de Bretagne se désertifient. Fabien Lécuyer évoquait Damgan, mais c'est le cas plus généralement pour tous les coins ultra-touristiques (côte de granit rose, Golfe du Morbihan, la presqu'île guérandaise aussi...). Que faire face à ce phénomène?

 

Pour le coup, j'ai trouvé les réponses des intervenants assez faiblardes. Fabien Lécuyer - en apparté avant d'arriver - me disait que les partis bretons auraient tout à gagner à s'emparer de ces sujets. Et je suis d'accord avec lui. La discussion a débordé sur le tourisme, mais j'estime que c'est hors sujet. Il ne s'agit pas simplement de tourisme, mais de capitalisme. A l'heure où certains peuvent acheter une maison comme une baguette de pain quand d'autres peinent à se loger, ce n'est pas simplement une question de tourisme. Et là, il y a une nette différence entre la droite et la gauche.

 

Yves Pelle (homme tout à fait charmant soi-dit en passant) est resté à mon avis à la surface du sujet quand il parle des retraités et des jeunes. Pour moi, ce n'est pas une question retraités-jeunes, mais riches-pauvres. Quelqu'un qui touche une retraite de 700€ a autant de mal à se loger qu'un jeune au chômage! Certes, la fiscalité est importante et je l'ai évoqué aussi, mais croire que cela suffira, c'est faux. Les gens riches payeront.

 

C'est donc plus une volonté politique et des moyens financiers pour les communes qui manquent ici. Car c'est bien à l'échelon communal que tout ceci pourra bouger. Dégonfler la bulle immobilière suppose de rénover le bâti abandonné, d'imaginer de nouvelle façon d'habiter les territoires, d'arrêter la fuite en avant et les constructions à n'en plus finir (les cages à poules), de réserver certains logements aux primo-accédants... Bien plus que "il faut"!

 

Voilà pourquoi je m'exprime mal aussi: je réponds aux questions techniquement alors que d'autres parlent généralement. Sauf que le général n'a jamais réglé une situation. Le général, c'est pour le contexte! Quand on veut réussir, il faut mettre les mains dans le cambouis et proposer des pistes d'action. Après, on en débat et on analyse ce qu'il convient de faire.

 

Ce qui m'emmène au troisième sujet: Notre-Dame-des-Landes.

 

Quel sujet de merde! Déjà, chez nous, c'est la pagaille. Certains sont pour (c'est mon cas), d'autres sont contre. Comment voulez-vous que je sois consensuel? La première des choses que j'ai dite, c'est que faire de la question de NDDL un combat de la même portée que celui de Plogoff, c'était de l'arnaque intellectuelle. Une centrale nucléaire, je suis contre par principe (dangereux, opaque, coûteux...), un aéroport non. Que l'aéroport soit un épouvantail à écologiste, grand bien leur fasse, ce n'est pas mon cas. Le transport aérien représente 3% des gaz à effets de serre et j'aimerais que nous soyons aussi virulents pour dénoncer la voiture ou les logements ou l'énergie...

 

Ensuite, j'ai réaffirmé que la priorité, c'était de penser un schéma aéroportuaire breton et de supprimer certains aéroports (j'ai cité St Brieuc, mais on pourrait parler de Quimper, de Lannion...). Fabien Lécuyer m'a gentiment taclé en disant qu'on ne faisait pas un aéroport pour Gael Briand. Mais il suffit de se rendre à l'aéroport de Nantes pour se rendre compte que je ne suis pas tout seul, que c'est un moyen de transport banalisé pour beaucoup de citoyens et notamment des chefs d'entreprise. Une fois cela dit, j'ai toujours dit que j'étais contre les lignes internes (Quimper-Paris, Brest-Paris, Rennes-Paris, Nantes-Paris, Lorient-Paris...).

 

Cela dit, certains trucs m'exaspèrent. Dire que la population est contre par exemple! Etrange tout de même car lors des élections, cela ne s'est pas senti! Je ne dis pas que c'est faux, je dis simplement que ce n'est pas parce qu'un lobby est contre que la population est contre. 10000 personnes dans la rue à Nantes pour la réunification, mais 2/3 des nantais qui n'ont pas de position sur le sujet! A ce jour, aucun référendum n'a prouvé que la population était contre. Je m'étonne donc, si l'opposition est si forte, pourquoi Jean-Marc Ayrault est réélu dans un fauteuil?

 

Deuxième idée insupportable, c'est cette opposition entre le TGV et NDDL. Yves Pelle rappelait qu'il préférait un TGV Rennes-Nantes que l'aéroport NDDL. J'ai envie de dire "quel rapport?" C'est l'un ou l'autre? Depuis quand? Dès lors qu'un projet est important en Bretagne, on s'y oppose? Dans ce cas, je ne donne pas cher de l'idée d'autonomie... Puisque sans infrastructures en Bretagne, sans activité économique importante, on justifie la centralisation! Tout est fait comme s'il y avait une taille critique. Tout doit être petit en Bretagne. Ne peut-on pas faire du cas par cas? Mesurer sérieusement les impacts et les bénéfices du territoire? Non, il faut dire "non"! Et bien, désolé, mais j'ai passé l'âge d'être contestataire et même si je dois me faire engueuler!

 

Quoi qu'il en soit et malgré mes difficultés à l'oral, merci à Radio Bro Gwened et à Fabien Lécuyer. C'était une soirée sympa et ça fait du bien de parler politique sur des sujets bretons, aussi casse-gueule soient-ils.

 

 

 

Ecoutez l'émission.


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:57

le-monde-comme-si.jpgLes Inrockuptibles et Sc. Po. Rennes invitaient hier Françoise Morvan et André Markowicz à un débat intitulé "Y-a-t-il deux cultures bretonnes?" (voir ici). Je tiens au préalable à m'excuser auprès du premier intervenant Jean-Marc Huitorel car je suis arrivé à la fin de son exposé. Je n'en dirais donc rien. J'ai en revanche choisi d'aller écouter celle que j'ai connu à travers mes tribulations d'internautes, mais que je n'avais jamais vu auparavant bien qu'elle vive dans la même ville que moi. 

 

S'il est un épouvantail dans le milieu breton, c'est bien Françoise Morvan. A vrai dire, personne n'aurait jamais entendu parler d'elle si les militants bretons n'avaient pas pris pour cible son livre "le monde comme si", véritable charge contre l'Emsav. Néanmoins, reconnaissons-lui qu'il est difficile dans ce milieu de braver les tabous. J'en sais quelque chose. Mais point de complaisance. Ce qui est grave, c'est que l'étude "scientifique" de Françoise Morvan est grotesque. Car elle mélange tout et tout le monde. La seule "insulte" que je me suis permis à son égard est donc: "paranoïaque". Car assurément, elle l'est. Pour le reste, j'ai été très poli.

 

Hier, son discours relevait plus de la rumeur que de l'exposé argumenté. En premier lieu, Mme Morvan a tenu à dire que si Gael Roblin n'avait pas pu venir, ce n'était pas de sa faute, que cette décision [du président de Sc. Po.] avait suscité des attaques sur sa personne. Que Gael Roblin avait tout à fait le droit de venir parler de la Bretagne, qu'il représentait une Bretagne. Pour ensuite affirmer qu'il avait participé à "6 attentats" et qu'il était un "terroriste". Ce manque de rigueur scientifique (car Gael n'a jamais été condamné pour ces faits) lui vaut déjà quelques étonnements dans la salle. 

 

Puis, le discours débute sur la manipulation du milieu breton. En somme, le Conseil régional est infiltré par les autonomistes (quel horreur, mais c'est nous!), le Conseil Culturel est un ramassi de nationaliste allant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite... tout ceci est possible grâce à l'influence de l'institut de Locarn, un lobby patronal breton. Un beau roman! Jusqu'à dire, comme le mentionne Fabien Lécuyer dans son papier, que "les gens qui sortent du Leclerc avec des sac Gwenn-ha-du ne savent pas qu'ils arborent une création de l'extrême-droite". Mais c'est son compagnon André Markowicz qui a été le plus virulent à mon sens. Pour lui, le Gwenn-ha-du est l'apothéose de la pensée nationaliste. Aller dire ça aux gamins de 15 ans qui voient dans le drapeau breton une image de marque, rien à voir avec la politique! Hélas... 

 

bezen-perrot.jpgresistance-et-conscience-bretonne.gif

 

Pour résumer, ce que je trouve navrant, c'est que Françoise Morvan se croit experte en politique bretonne parce qu'elle a passé des années dans les archives pour débusquer les collabo de 1940! Oui, sauf que les archives sont plein de rapports officiels, orientés eux aussi (les exemples de résistance sont nombreux malgré tout). Qu'il y ait eu des collabo, personne ne le nie. Tout ceci est bien expliqué par Christian Hamon (voir le livre "Bezen Perrot" préfacé par Loeiz ar Beg militant de l'UDB). Les résistants bretons, il y en a eu des pelletées aussi et c'est aussi bien expliqué par Jean-Jacques Monnier (voir le livre "Résistance et conscience bretonne" préfacé par Mona Ouzouf). Mais que nous ayons quelque chose à voir avec eux (collabo comme résistants), je ne comprends pas bien le lien. Je suis Gael Briand, je milite au XXIème siècle et qu'on en finisse avec cette satané guerre! Je n'ai pas à porter le traumatisme de mes grand-parents!

 

C'est d'ailleurs la question que je lui ai posé très calmement. "Je m'appelle Gael Briand, je suis rédacteur en chef d'un journal que vous connaissez bien, le Peuple breton. Je suis d'abord ravi de vous rencontrer... [André Markovicz me coupe: "ce n'est pas ce que vous disiez en 2007"] Je disais donc je suis ravi de vous rencontrer pour de vrai... et de voir que vous lisez ma prose. Je n'en retire pas une ligne (voir ici). Vous dites pour commencer que les bases du dialogue s'enclenchent mal. Quand vous dites de Gael Roblin qu'il est l'auteur de 6 attentats, vous commencez mal vous aussi. Mais je ne suis pas là pour défendre Gael, mais pour vous posez une simple question: j'ai 27 ans [Françoise Morvan me coupe: "et vous n'étiez pas nés en 1940"]. Exactement. Donc, en quoi suis-je ou en quoi les jeunes militants que je vois dans la salle peuvent-ils être qualifiés de nationalistes d'extrême-droite? Je vous invite, Mme Morvan, à revenir dans l'Emsav peaufiner votre étude car ce que vous énoncez, c'est le vernis."

 

Ce à quoi elle m'a répondu qu'elle ne disait pas que nous étions des militants d'extrême-droite, que les militants UDB étaient sincèrement de gauche, mais qu'à l'insu de leur gré, ils défendaient des idées d'extrême-droite à savoir l'identité. Elle m'a aussi appris que l'UDB parlait d'"ethnie bretonne". Première nouvelle! Que le Peuple breton avait donné la parole à je ne sais quel tortionnaire de la deuxième guerre mondiale sans donner la date ni la référence, qu'Emgann (qui compte aujourd'hui 3 adhérents depuis la création de Breizhistance) avait rendu hommage à Fouéré, qu'Emgann toujours était la vitrine légale de l'ARB... Quand je vous dis qu'être permissif à la violence, quelle qu'elle soit, laisse des traces!

 

Mais merde, l'honnêteté intellectuelle m'oblige à dire qu'il n'y a absolument rien de nazis dans les propos de Breizhistance et que quelqu'un trouve le moindre truc louche dans ce que j'ai publié depuis un peu plus d'un an maintenant dans le PB! Que quelqu'un trouve le moindre hommage à Fouéré! Je distingue l'histoire de la politique et même si Fouéré a compté dans le monde breton, je ne m'en revendique pas. Il ne représente rien pour moi et n'est pas responsable de mon engagement. Bref, les preuves, Françoise Morvan n'en a pas, elle se contente de faire des liens entre 3 clampins collabo en 1940 et 3 autres clampins aussi bêtes qu'ignorants aujourd'hui qui encensent ces types. 

 

defile-du-front-national-le-1er-mai-2008.jpgRien en revanche sur la France et son drapeau. André Markowicz a raison sur un point cependant: quand nous voyons des nuées de drapeaux tricolores, ça nous [militants bretons] fait penser à l'extrême-droite (comme ci-contre). L'immense différence, c'est que si la culture bretonne n'était pas bafouée par l'Etat, les gens n'auraient pas besoin d'un drapeau pour s'identifier. Le drapeau, c'est une revanche. Personnellement, je n'ai pas besoin du Gwenn-ha-du pour me dire breton, je n'ai pas besoin d'un épouvantail pour faire front contre la bêtise, je n'ai pas besoin d'être anti-français pour me sentir breton... Tout ceci est ridicule. Quiconque construit son identité par rapport à une autre n'a pas de fondation solide. C'est parce qu'on est breton et que l'on se sent bien breton que l'on peut défendre cette identité. Ceux qui se disent anti-français sont ridicules. Car tout n'est pas bon dans le breton non plus!

 

Le mieux pour nous, c'est de laisser Françoise Morvan en paix. Et qu'elle nous laisse en paix en retour. Nous ne sommes pas une "menace". Nous sommes simplement breton. Et si elle voulait aller plus loin que le dogmatisme de son compagnon ("le drapeau français, c'est les droits de l'Homme", qui y croit encore?), Françoise Morvan se rendrait compte que, pour nous aussi, "la culture populaire, ce sont les chants recueillis par Luzel". Pour nous aussi, l'Opus Dei est une plaie. Pour nous aussi, l'extrême-droite sent mauvais. Pour nous aussi, le capitalisme est un système verrolé. Bref, je crois qu'on peut guérir de la paranoïa...

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 17:40

Reuz-flyer-galleg.JPG

 

A partir de jeudi, les Jeunes de l'UDB seront à Brest pour promouvoir la première édition d'un petit festival qu'ils lancent.

 

Quelques mois de boulot pour offrir au public un panel varié d'activités. Cette année, nous voulions un truc modeste, mais ça a de la gueule malgré tout.

 

Jeudi 29 septembre

 

Ça commence par une table ronde intitulée: « l’insertion civique et sociale des migrants en Bretagne et leur contribution à la vie de la cité ». ça se passe à Brest, dans la salle de conférence de la maison des syndicats, rue de l'Harteloire (centre-ville). A partir de 20h. Cette soirée est co-organisée avec la section de Brest. 

 

Pourquoi cette table ronde ?

histoire-de-l-immigration-en-bzh.jpg La démocratie est fortement interpellée par la question migratoire, tout particulièrement en période de crise économique, sociale et environnementale mais aussi parce que la place traditionnelle de l’Europe dans le monde, du moins depuis l’époque des grandes explorations transocéaniques, est remise en cause par l’affirmation croissante des pays émergents et leur aspiration à peser sur le gouvernement de la planète.

Par ailleurs la Bretagne, qui fut longtemps et jusqu’il y a peu une terre d’émigration sous la contrainte des nécessités économiques, est devenue depuis 20 à 30 ans, du fait de son rattrapage économique, une terre d’immigration. C’est un phénomène qui tend à s’accélérer avec l’arrivée de 25 à 30.000 nouveaux résidants chaque année. Ces nouvelles populations sont principalement d’origine française ou européenne (britannique particulièrement) mais elles sont aussi d’origine extra-européenne.

Dans ce contexte l’organisation du dialogue interculturel dans nos villes est une nécessité absolue pour résister à la montée de certaines formes d’intolérance et redonner tout son sens au mot fraternité.

 

4 intervenants dont Angelina Etiemble, sociologue, grande spécialiste des migrations en Bretagne, y compris dans leur dimension historique. Auteur notamment, avec Anne Morillon, d’une « Histoire de l’immigration en Bretagne », Le Temps éditeur (Nantes), 2011.

 

Vendredi 30 septembre  

 

 

 

 

Au cinéma les Studios. Projection du film "Même la pluie", réalisé par Iciar Bollain, écrit par Paul Laverty, scénariste de Ken Loach. Avec Gael Garcia Bernal.

 

L'histoire: une équipe de cinéma débarque à Corachamba pour y tourner un film sur la colonisation espagnole au XVème siècle. Le héros de leur film n'est autre qu'un leader syndical qui lutte contre la privatisation de l'eau dans son pays. Partagé entre leur idéal de liberté et les besoins de leur film, les riches réalisateurs finissent par laisser faire la colonisation contemporaine du capitalisme sur les peuples. Un film riche et complexe à voir par tous les militants politiques ou associatifs!

 

Ce film, les Jeunes de l'UDB ont décidé de le passer eut égard à l'accaparation actuelle des marchés publics par les multinationales notamment en ce qui concerne l'eau. La soirée sera suivie d'un débat avec la salle animé par... moi (!!!), Rédacteur en chef du journal Le Peuple breton.

 

Par ailleurs, une lecture de haïkus traitant du sujet sera faite par Alain Kervern, spécialiste du haïku en France. Les lauréats du concours organisé par le Peuple breton cet été seront désignés à cette date.

 

Samedi 1er octobre matin

 

ninnoglatimier.jpgUn tabut e brezhoneg, un débat en breton. + Petit déjeuner offert! Pour les non-bretonnants, des casques sont prévus. 

 

Le débat portera sur les inégalités hommes/femmes et la situation actuelle de ces dernières. Nous aborderons ceux-ci à travers 4 situations qui sont celles du monde du travail, de l'école, de la sphère privée et de la sphère publique (politique...).

 

Pour cela, les Jeunes de l'UDB ont invité plusieurs personnes, dont Ninnog Latimier qui a traduit en breton le fameux "Monologues du Vagin". Cette pièce de théâtre créée par l'Américaine Eve Ensler est un recueil de témoignages de femmes à propos de leur rapport à leur vagin. C'est l'occasion de constater le chemin qu'il reste à parcourir jusqu'à l'égalité des sexes et est également un bel hommage aux femmes.

 

Samedi 1er octobre après-midi et soir

 


 

Le gros du festival, c'est le samedi soir avec un apéro concert et fest-noz. L'invité d'honneur est le groupe Digresk (décroissance en breton), un groupe d'électro-fest-noz qui décape, mais aussi Gimol Du Band.

 

En apéro, la fanfare Kar ha pistouilh et parmi les groupes le jeune groupe de fest-noz Kalon laouen ainsi que Kerloa.

 

Il y aura des stands associatifs: Redadeg, 44 = BZH, Ai'ta, Divers Genres, Peuple breton evel just et beaucoup d'autres dont je ne me souviens honnêtement plus. Il y aura aussi de la petite restauration et des bières bretonnes avec l'association Bar'z art Breizh.

 

Voilà, donc, si vous êtes libres, si vous habitez dans le coin (ou non d'ailleurs), si vous voulez nous rencontrer, c'est pas si compliqué. Pour ceux qui veulent faire tout le festival, ça coûte que dalle: 3€ le ciné et 6€ le concert. 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 17:33

contribution jeunesse UDB jpeg

 

Je me passe de commentaires et je vous laisse lire

(téléchargez en cliquant sur l'image) car comme on dit,

"découvrir vaut mieux que médire" (comment ça, cette expression n'existe pas!).

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:01

voeux-2011-galleg.jpg

 

J'ai pour habitude de fabriquer une petite carte avec une photo de ma collection perso faite dans l'année. Voici donc mes voeux pour 2011 (il paraît qu'on a tout le monde de janvier!).

 

Emichañs e vo laouen ar bloavezh mañ evitoc'h! Ur yezh bev, ur Breizh unvan hag emrenn evel kustum, met ivez justis evit ar re o deus netra! Setu pezh moa c'hoant da lâr evit poen. Ouzhpenn ur mennoz evit re a garan hag evit ma kamaladed ha hor gazetenn, ar Pobl Vreizh!

 

J'espère que cette année sera heureuse pour vous! Une langue vivante, une Bretagne unie et autonome comme d'habitude, mais aussi la justice pour ceux qui n'ont rien. Voici ce que je voulais dire pour l'instant. Une petite pensée aussi pour ceux que j'aime et pour mes camarades et notre journal, le Peuple breton!

 

voeux-2011-brezhoneg.jpg

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:52

presse-champs-libres.jpgDepuis le 29 juin et jusqu'au 9 janvier prochain se tient à Rennes une exposition sur le thème du dessin de presse. Pour les fidèles de ce blog, vous vous souvenez sans doute que j'illustrai régulièrement mes articles par des caricatures de presse, art que j'affectionne particulièrement.

 

Je me suis donc rendu à cette expo entre deux activités militantes. "Plutôt sympa" serait ma réaction. Quelques bons dessins sur des thèmes très variés (politique, religion, faim dans le monde, conflits...). Mais trop peu d'auteurs à mon goût et la part un peu trop belle à Plantu. J'apprécie ce caricaturiste sévissant à la Une du Monde chaque jour, sans doute le plus connu en France (et qui réalisa l'affiche ci-contre), mais n'y-a-t-il que lui? La majorité des dessins de la galerie, deux ou trois émissions de télé sur "l'affaire Mahomet", une reconstitution de son bureau...

 

Notre Plantu régional, celui qui sévit au Télégramme et dans le Peuple breton, j'ai nommé Nono, lui, n'est gratifié que d'un (ou deux?) dessins, un ancien de surcroît. Ce n'est pourtant pas la matière qui manque. De même, un seul Goutal et un ou deux Schvartz. Dommage de ne pas valoriser ceux qui vivent en Bretagne.

 

Je suis toujours émerveillé de voir la perspicacité du caricaturiste et son sens de l'essentiel. Le dicton "une bonne image vaut tous les discours" est tellement vrai! Reste à savoir comment la caricature est prise et les champs libres nous font un micro-trottoir assez amusant qui permet de constater que selon son degré de connexion à l'actualité, on sait de quoi il est question.

 

En partenariat avec Courrier international dont les caricatures recueillies sont toujours excellentes.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:13

UDB-44-BZH-Redadeg.JPG


Voici à quoi ressemble mon agenda! La semaine dernière fut très chargée. Semaine de campagne électorale me direz-vous? Oui et non puisque j'étais en exil d'abord à Paris puis à Bruxelles. Cet article consacré à ma visite à Paris (Bruxelles suivra) vous prouvera qu'il est possible de militer hors de Bretagne... différemment!

En premier lieu, j'avais rendez-vous avec Marc, un nouveau camarade jeune vivant à Paris. L'occasion de faire plus amples connaissances car nous nous étions vu la semaine précédente à Carhaix lors du week-end jeunes de l'UDB (
voir ici).

JN-place-des-vosges.JPGJ'ai également été rendre visite au collectif Jeudi Noir qui vient juste de perdre son procès pour occupation d'un logement vacant de 1500 mètres carré, près de la place des Vosges. Jugez donc la vue (photo)! De vrais rupins nos squatteurs. Il n'empêche que la somme qu'ils doivent payer est assez exhorbitante eut égard à l'action citoyenne qu'ils mènent. C'est la raison pour laquelle ils organisaient des portes ouvertes et de l'animation. Au menu:
Jolie Môme, excellente troupe de théâtre chantante. Un peu anar, l'équipe donne du peps à la lutte contre le logement cher et a permis d'attirer du monde et d'aider financièrement les jeunes squatteurs. J'ai d'ailleurs versé à l'obole puisque les Jeunes de l'UDB sont signataires. Sur le fond, la jeune fille qui nous faisait visiter nous expliquait que la loi sur le logement opposable était impossible à exécuter si bien que l'Etat se payait à lui-même des amendes!

La veille, j'avais rendez-vous avec ma meilleure amie, jeune prof à Paris et déjà syndiquée jusqu'aux dents. J'ai donc suivi l'une des manifestations contre la réforme du lycée imaginée par Luc Chatel (vous savez, le Ministre de l'Education Nationale, celui qui, à peine nommé osait dire qu' "enseigner, c'est obéir"). Une grosse mobilisation et un dossier sur lequel je reviendrais sans doute d'ici peu. J'ai d'ailleurs été ravi de constater que l'UDB était un peu connue puisque pas moins de trois personnes m'ont interpellé (il faut dire que je porte les couleurs): deux Bretons et un type qui connaissait Régions et Peuples solidaires (dont je vous invite à signer le soutien d'ailleurs).

Philip-Hosking.JPG
Puis, rencart avec un copain de la section jeune du
Mebyon Kernow, Philip Hosking. Les Cornouaillais, eux non plus, n'ont aucun statut malgré celui de leurs voisins gallois. On se souvient que Gwendal avait fait la Une de Cornish Nation à l'époque où il était allé les soutenir au nom de l'UDB. Nous essayons de nous soutenir quand nous le pouvons.

Enfin, petit passage par la maison de la Bretagne qui honnêtement n'est guère plus qu'une agence touristique. Un peu dommage à mon avis, mais les employés semblaient plutôt au fait de l'actualité. Bon, j'oublie sans doute au passage un certain nombre de petites choses anodines, mais en tout cas, je n'ai pas chômé!

JN jolie môme

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 14:40

Assises pour les droits de la jeunesse en Bretagne
envoyé par Jeunes-UDB.

Mon camarade Gwendal que j'ai pourtant entendu faire un discours sympa devant la caméra n'en dis pas long après le montage. Mais il est vrai que Matthieu Theurier, jeune vert de Rennes pour lequel j'ai le plus profond respect, a assuré. Hier, nous rencontrions une jeune permanente de l'AFEV et les propositions qui pourraient ressortir des Assises pour les droits de la jeunesse prévues à Rennes le 3 février se concrêtisent.
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