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Klask

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 13:32

 

 

 

Ci-dessus un petit travail historique réalisé par Morgan Perherin, jeune UDB de Nantes. Aujourd'hui, au château des Ducs de Bretagne, le travail historique a tendance à faire beaucoup d'anachronismes. Quand Histoire et Politique s'acoquinent trop, cela pose question. A l'ère du numérique, il est très facile d'effacer des individus d'une photo (savoir-faire russe testé par les bolchéviques et reconnu "trafic de l'année" depuis 1917!!!).

 

Exclure Nantes de la Bretagne au XXème siècle, c'est manipuler l'histoire, Quand Nantes tente d'effacer son identité bretonne, le seul fait de rappeler la vérité est un acte de résistance. On déplorera la disparition des magnifiques collections bretonnes exposées au château de Nantes dans le but de faire disparaitre toute trace du légitime héritage breton de la Ville. La région des Pays de la Loire est de création récente et tente de faire oublier qu'elle se substitue à d'autres régions (Poitou Charentes pour la Vendée, Bretagne pour la Loire Atlantique).

 

A voir aussi le courrier des lecteurs de Michel Hamon du Peuple breton de septembre sur ce sujet.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 01:48
Divroan.jpgAvant de lire les aventures du petit Gael à Paris puis à Bruxelles, je tenais à écrire cet article sur la pièce de théâtre que j'ai vu ce soir. C'est la seconde fois que je vois une pièce de la troupe Strollad ar Vro Bagan (voir ici) et je suis à nouveau émerveillé de voir la créativité de Goulc'han Kervella. Ayant appris la tournée de cette pièce en breton par le Peuple breton, j'ai couru acheter une place au plateau des 4 vents à Lorient.

Cette pièce avait pour thème l'émigration. Bretagne, terre d'Exil, terre d'Asile? A l'heure où l'immigration est un sujet phare de la politique, cette pièce remet les pendules à l'heure et nous rappelle qu'avant d'accueillir, nous avons été nous-même accueillis. Un flash-back essentiel pour qui ne connaît pas bien l'histoire de Bretagne.

En plusieurs tableaux, les acteurs (dont d'ailleurs Yannig Bigouin, second de la liste Europe-Ecologie Bretagne en Finistère) jouent des scénettes décrivant la vie de Trélazé entre 1865 et 1890, celle du Canada entre 1904 et 1906, de la Dordogne dans les années 30, des Bretons de Paris entre les deux guerres, des réfugiés espagnols fuyant Franco en 1939 (Plougasnou), de la "guerre des jupons" à Huelgoat opposant Bretons et Italiens en 1930, des Bretons d'Amérique, à nouveau des Bretons de Paris à partir des années 50 puis de la Bretagne actuelle, terre d'immigration.

Breizh-amerika.jpgDe l'extrême pauvreté aux Maliens de Montfort-sur-Meu en passant par les slogans UDB des années 60 ("non à la mobilité du travail") et aux militants ayant accueillis des basques, cette pièce a un goût de révolte. Breizh-America, 500 ans de résistance! Devant l'intolérable ministère de l'identité nationale, la troupe léonarde sait montrer subtilement où se cachent le racisme et l'exploitation capitaliste. La conclusion m'a fait penser à cette vidéo dans laquelle mon pote Gwendal dénonce le racisme des Identitaires et promeut la Bretagne de Stivell et de Youssou N'Dour (voir ici).

Toujours aussi populaire, la troupe expose des thèmes de façon complexe (l'exil des Bretons vers Angers dans les ardoisières en pleine grève ouvrière, la misère qui suivit et le rêve d'exil en Argentine, le rôle de la religion, les bécassines, la famille Gwernig à New York et le fils ne reconnaissant pas la Bretagne comme son pays...). Un vrai régal et une mise en perspective utile pour nous autres jeunes.

La soirée s'est terminée par une vente du Peuple breton par votre serviteur avant de rejoindre quelques bretonnants à la Taverne ar Roue Morvan! Ha komzet 'm eus brezhoneg evel just!
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 17:43

J'ai vu récemment chez un ami le film d'animation "Persépolis" que j'ai trouvé vraiment superbe. Tiré d'une célèbre bande-dessinée de Marjane Satrapi, ce film trace de façon simple et humoristique l'Histoire contemporaine (1979-1994) de l'Iran de Reza Shah Pahlavi au régime théocratique qui perdure actuellement.

A l'époque, je n'étais pas né, mais j'ai ouïe dire que la gauche française, à l'époque, a appuyé la destitution du Shah et soutenu le régime religieux (comme les américains). Comprenez donc pourquoi certains mettent en garde les défenseurs des moines tibétains. La Chine est une dictature certes, mais la théocratie tibétaine n'est pas meilleure...

L'ambiguïté de la société iranienne est formidablement bien décrit: à la fois moderne et archaïque, l'Iran est loin d'être un pays sous-développé où l'ensemble de la population est illettrée. Au contraire... terres des savants et poètes (j'ai déjà parlé d'Omar Kayyam), l'Iran est le berceau d'une civilisation riche.

La narratrice, la petite Marjane, est rebelle et candide. Du haut de son regard d'enfant, elle décrit le climat de vie de l'Iran (l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni, l'invasion de l'Iran par l'Irak de Saddam Hussein...) et les préjugés de l'Europe à son encontre. Elle rappelle également qu'"En Europe, on peut crever dans la rue sans que personne ne bouge".

Elle découvre, loin de sa famille une Europe de l'est où elle se lie d'amitié avec les punks. Pas étonnant que Marjane se retrouve dans un mouvement contestataire qui refuse les règles établies! Très politisé, ce film est un bon moyen de comprendre un peuple dont on ne parle en France que comme celui qui pourrait se voir doter de la bombe atomique et qui serait susceptible de s'en servir contre Israël: un peu léger comme description!

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 11:18

Il semblerait que la guerre d'Algérie me suive ces temps-ci! Sans doute un message de l'Univers pour me dire d'écrire un article! Après avoir lu le combat ordinaire dans lequel la difficulté de parler de cette période pour ceux qui y sont allés est évoquée, après avoir vu le film "l'ennemi intime" de Florent Emilio Siri, mes élèves de collège révisaient cette leçon d'Histoire pour le brevet lors de mon dernier cours de soutien.

Difficile d'apprendre l'Histoire au lance-pierre! Encore plus dur dès qu'il s'agit de décolonisation. Aujourd'hui, la situation algérienne fait dire à certains élèves qu'ils étaient mieux sous tutelle française (je retranscris leur langage)! Ont-ils seulement compris la signification du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"? Comment leur expliquer que, même si le FLN a commis les pires atrocités, leur combat initial était justifié par le fait que non seulement les français détenaient le pouvoir, les terres et de meilleures conditions de vie, mais qu'en plus, ceux-là même qui scandaient "l'Algérie, c'est la France" refusaient de donner le statut de citoyen français aux algériens! (Cela n'excuse aucunement les massacres, mais le terrorisme n'est jamais gratuit!)

Il faut attendre 1999 pour que la France reconnaisse officiellement la "guerre" d'Algérie. Auparavant, seuls des "évènements" avaient eu lieu. Débat sémantique qui n'a pas empêché des milliers de morts dans cette guerre d'usure, cette guérilla type Indochine ou Irak. On pourra lire l'ouvrage d'Henri Alleg, la Question, pour constater que les atrocités n'étaient pas que d'un côté.

En lisant le livre d'histoire de mes élèves, je me suis demandé si la France avait bien reconnu toute la guerre d'Algérie car il me semblait qu'une chose avait été omise: le sort réservé aux harkis après guerre est complètement omis! Je cite:

"La guerre s'achève en mars 1962 par les accords d'Evian: l'Algérie obtient son indépendance. Les français et les harkis quittent alors l'Algérie pour la France".


Etrange! Voudrait-on faire croire aux élèves que les algériens qui ont combattu pour la France sont rentrés en métropole sans problème? Quid des milliers de harkis laissés sur place et qui furent massacrés? Qu'un livre d'Histoire n'en fasse même pas mention me choque profondément... En allant plus loin, on pourrait également parler du sort des harkis en France histoire que l'on puisse accepter son identité avec son côté sombre également.

Apparemment, le trafic de l'Histoire n'est pas qu'une spécialité russe...

Illustration de Pessin.
Voir le site Comité Harkis et Vérité.

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 12:01
La fameuse photo de Cohn-Bendit narguant un CRS! Voilà l'image de mai 68 qui me vient d'abord à l'esprit. Si j'avais su qu'un jour dans ma vie, j'allais prendre l'ascenseur régulièrement avec lui, je ne l'aurais pas cru!

Et pourtant, après le congrès des Verts à Quimper l'année dernière, j'ai pu voir "Dany le rouge" au Parlement Européen puisque les bureaux des Verts jouxtaient ceux de l'ALE. "Dany" qui considère aujourd'hui qu'il faut en "finir avec mai 68".

Ce mouvement contestataire a pourtant fait bouger les consciences de l'époque (il est bon de rappeler que la censure était monnaie courante sous De Gaulle: la Radio vous ment!). Doit-on en faire pour autant l'apologie? A mon avis, les étudiants qui se revendiquent actuellement du mouvement n'y ont pas compris grand chose.

Même si l'on constate que la société moderne se méfie de la jeunesse, on ne peut pas dire que le contexte soit le même. Le mouvement de 68 me semblait un mouvement d'espoir quand les manifestations anti-CPE (auxquelles j'ai participé) paraissaient plus le signal d'une détresse sociale: que vais-je faire de ma vie? Quel avenir nous réserve-t-on?

La jeunesse est toujours engagée, mais refuse de s'associer à un groupe! ll faut croire que la collectivité, c'est l'emprisonnement. L'individualisme de la société capitaliste est néfaste pour la démocratie en cela qu'il terrasse les syndicats et les partis politiques qui détiennent pourtant la légitimité.

Autre constat: on parle beaucoup de mai 68, mais les jeunes d'aujourd'hui en connaissent peu sur le sujet (peut-être parce que c'était essentiellement un mouvement parisien?). A tel point qu'en les interviewant, j'ai eu régulièrement la même réponse: "c'est à Mitterrand que les étudiants et les grévistes s'opposaient".

Qu'on en parle autant quarante ans après révèle que c'est la génération qui a fait mai 68 qui veut en parler! Une génération qui se regarde le nombril? Peut-être est-ce pour cela que beaucoup critiquent l'évolution bourgeoise de ces étudiants "rouges"?

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 12:48
histoire.jpgLors d'une discussion épique avec mes voisins de pallier à Bruxelles sur les revendications des minorités en Europe, l'un d'eux m'a fait savoir qu'il pensait que mon argumentation n'allait pas dans le sens de l'Histoire.

J'ai été très surpris de constater qu'en plus des problèmes sémantiques (Etat-Nation) auxquels je me heurtais, cette question était aussi à considérer dans une perspective historique!

L'Histoire a-t-elle un sens? Beaucoup de courants de pensées ont évoqué cette possibilité. Je résumerai ici les deux principaux avant de donner mon sentiment.

Le premier courant est d'ordre religieux. D'après les trois Livres (Torah, Bible, Coran), le monde a été créé par Dieu. Il y a donc un commencement et une fin: le Jugement Dernier par exemple. Cette vision linéaire de l'Histoire fait de l'Homme un grain de sable dans un engrenage qu'il ne maîtrise aucunement (le destin: voir ici).

Le second courant place au contraire l'Homme au centre de l'analyse. Il s'agit du courant marxiste qui, pour schématiser, étudie l'Histoire dans une perspective de luttes des classes. Ainsi, la société évolue constamment: esclavagisme, féodalisme, captalisme, socialisme, communisme. Le communisme marque la fin de l'Histoire selon Marx puisque les conflits sont erradiqués et les choses en ordre!

Pour ma part, je pense que l'Histoire n'a aucun sens. D'ailleurs, l'Histoire est forcément le produit des choix des Hommes puisque ce concept est essentiellement humain. Dieu, s'il existe, est immanent et infini, il se fout pas mal de l'Histoire. De même que les animaux ont peut-être conscience du temps et apprennent (évolution de Darwin), mais ne consignent pas tous les éléments historiques!

Ainsi, dire que mon argumentation ne va pas dans le sens de l'Histoire (je parlais de l'hypothétique apparition de nouveaux Etats en Europe dans les prochaines années: Ecosse, Pays Basque, Catalogne, Kosovo) me semble être un peu étrange. L'Etat n'est pas quelque chose de figé. L'Histoire le montre et cela évoluera encore. En effet, l'Etat n'est que la résultante du bon vouloir des habitants de vivre sous sa coupe!

Si une majorité de la population ne se reconnaissent plus dans cet Etat, pourquoi devrait-il subir son influence? Quid du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes? De l'autodétermination? On se rend compte ici pourquoi le statut de "peuple" refuse d'être attribué!

L'Etat peut devenir tyrannique, terroriste et annihiler une minorité de contestataires dans l'unique but de perdurer, de se perenniser! Pourtant, n'en déplaisent à nos jacobins qui confondent République avec Démocratie (voir ici), l'Etat est au service de la population et non l'inverse!

Illustration: Mix et Remix.
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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 10:50
bayeux-scan032.jpgL'épopée de Guillaume Le Conquérant (de Normandie) est sans doute l'un des meilleurs souvenirs scolaires du collège! Je me souviens encore de ma prof d'anglais nous conter les exploits du "bâtard", héritier du trône d'Angleterre, et m'émerveiller devant la richesse de l'histoire!

La tapisserie de Bayeux est un document historique exceptionnel qui, malgré sa vision clairement pro-normande, offre un vivier d'informations inestimables à tout bon historien! En déchiffrant cet ouvrage d'art, on peut noter que la Bretagne a joué un rôle dans cette aventure!

J'entends d'ici mes lecteurs me taxer de "chauvin", mais pour une fois, je vais leur donner tort car la Bretagne ne possédait pas la puissance militaire de sa voisine si bien que l'incursion normande
n'a pas pu être contenue (en réalité, pour ne pas changer, cette incursion est consécutive à une querelle entre bretons)! On constate sur le morceau de tapisserie scanné ici que les bretons sont défaits par les normands à Dinan. L'illustration représente la remise des clefs de la ville.

Sur une autre partie de la tapisserie, on peut apercevoir Conan, le comte de Rennes, fuir l'évêché de Dol de Bretagne (l'un des neufs évêchés historiques de la Bretagne) grâce à une corde, laissant le duc de Normandie maître des lieux! Cet épisode datant de 1064 me laisse penser qu'un certain nombre de bretons furent enrôlés pour traverser la Manche et botter le train du parjure Harold (qui avait juré de respecter la volonté d'Edouard le confesseur de nommer Guillaume roi d'Angleterre).

Encore une fois donc, il est très probable que les vassaux bretons se soient faits les messagers de la "francophonie" (sans vouloir faire d'anachronisme)! Car si une très grosse part des mots anglais actuels viennent du français, c'est parce que la cour normande, après avoir défait Harold à Hastings, s'est installée pendant des centaines d'années et qu'on y parlait français!


Un article intéressant au sujet de la tapisserie ici.
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 11:53
chateau-des-ducs.jpgOn se demandait si les travaux finiraient un jour et c'est chose faite! La ville de Nantes renoue avec son Histoire mise entre parenthèses pendant quelques années en réouvrant le chateau des ducs de Bretagne.

Je tenais cependant à faire un petit article rapide pour m'élever contre cette manie de ne plus accoler au chateau son appartenance à la Bretagne. Aujourd'hui, on parle du "chateau des ducs" si bien que celui-ci devient un chateau de la Loire comme les autres! Doit-on rappeler que ce monument historique n'est pas l'oeuvre du roi de France? Que, contrairement aux autres chateaux se trouvant sur la Loire, ce n'était pas une résidence du roi de France?

Ce genre de manoeuvres politiques créées par des incompétents comme M. Auxiette, le président de la pseudo région Pays-de-la-Loire, coûte une véritable fortune. Il faut savoir que cette "région" dépense chaque année une somme colossale pour promouvoir une identité factice: l'identité ligérienne! Et de quel droit s'approprier la Loire?

Bref, dans les faits, un premier chateau ducal fut construit au XIIIe siècle avant de disparaître pour laisser place à l'actuel (XVe). Cette pièce maîtresse du patrimoine nantais reste la preuve irréfutable que Nantes est en Bretagne (voir ici). J'entends souvent cette expression étrange: "historiquement oui". Soixante-cinq années suffisent-elles à erradiquer des centaines d'années d'appartenance à un peuple? Imaginez un instant que, demain, un décret déclare que Brest n'est plus une ville bretonne! Du jour au lendemain, on devrait abdiquer l'une des principales villes de Bretagne et dire qu'historiquement Brest est bretonne, mais pas géographiquement! Absurde! D'un point de vue géographique, Nantes appartient autant à la Bretagne que Rennes ou Quimper! D'ailleurs, la ville vit surtout au nord de la Loire... frontière naturelle par excellence!

Pour information, la Bretagne a été annexée au royaume de France au début du XVIe siècle. Auparavant, les ducs maintenaient un équilibre entre le royaume de France et celui d'Angleterre. Il est aussi amusant de noter que malgré son annexion, la Bretagne disposait à l'époque d'une large autonomie ce qui n'est plus le cas actuellement!

Illustration: chateau des ducs de Bretagne.
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 19:44
Doit-on légiférer sur des évênements historiques? Je pense que non! En effet, la Loi ayant pour ambition d'être respectée (et oui!), un chercheur/historien ne pourra pas aller à l'encontre de ce que la Loi énonce sans risquer une amende ou pire, la prison! Légiférer, c'est occulter des pans entiers de l'Histoire et s'interdire de la connaître davantage! Les thésards ne seraient plus autorisés à chercher sur tels ou tels sujets puisque la Vérité est inscrite dans la Loi!

Qu'il s'agisse de colonisation ou d'autre chose, ce n'est pas à la Loi de faire l'Histoire, mais à la Mémoire. On a trop souvent détourné l'Histoire au profit d'un projet politique comme a pu le faire Staline par exemple (irais-je jusqu'à dire l'UMP?). Laissons le soin aux historiens de travailler sur leurs sujets, de remettre en cause des théories! Envisageons les choses sous d'autres angles, multiplions les sources, les points de vues, précisons des points sombres... et l'Histoire continuera à nous en apprendre sur nous-même! L'argumentation comme arme: la joute historienne décidera si l'analyse est pertinente ou non...

Même s'il existe des quasi-consensus sur certains sujets, il me semble inutile de les figer à jamais dans la Loi. Il n'est pas crédible de nier l'existence de la Shoah tant il y a de preuves historiques! Vous me direz que certains ne se gênent pas. Mais si ces discours prolifèrent, c'est sans doute que l'on entend pas assez les véritables historiens agiter les preuves comme réponse...

Illustration de Mix et Remix, un Suisse à l'oeil avisé!
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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 15:12
Les Croisades sont révélatrices du rapport que l'on peut entretenir avec l'Autre, l'Inconnu, celui qui n'est pas nous! Aujourd'hui encore, la politique étrangère des Etats Unis n'est pas sans rappeler ces années sombres des guerres de religion. D'abord, il me faut expliquer ma position vis-à-vis de la religion. Si je respecte profondément les différentes religions, elles ne représente guère plus pour moi que de la politique! Comprenez que la religion est une sorte de mode d'emploi pour vivre en collectivité. Les règles sont plus ou moins strictes, mais elles peuvent évoluer! La religion que j'encourage est d'abord un rapport de soi avec soi-même (Dieu), puis un rapport avec l'Autre (non-Dieu). Ces rapides éclairages sur ma façon de pensée faits, je peux vous livrer ma vision des Croisades, qu'elles aient eu lieu au XIe, au XIIe (...) ou encore aujourd'hui. Selon moi, les croisades ne sont qu'une entreprise politique visant à détourner le regard des citoyens. Je doute que l'ambition première d'une croisade soit le prêche de la "Vraie foi". Je penche plutôt pour la conquête de richesses, mais plus encore pour la focalisation sur "l'ennemi". Une société autoritaire a toujours besoin d'un ennemi, d'un bouc-émissaire! C'est à cause de lui que surgissent nos problèmes, c'est aussi à cause de lui que l'on justifie nos actions... Regardez Al Quaida! L'organisation terroriste n'est-elle pas l'argument idéale pour justifier les politiques sécuritaires? J'appelle ça une escalade de la violence et un manque de responsabilisation de nos pouvoirs publics. Le chômage et la misère ne sont pas la résultante du terrorisme. L'inverse, par contre, est peut-être vrai! Bref, il serait temps, individuellement ou collectivement que l'on reconnaisse notre part de responsabilité et que l'on tente d'y faire face plutôt que de fuir... l'Autre n'est pas responsable de notre sort!
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