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Klask

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 01:26

Après une immersion au festival interceltique de Lorient durant 10 jours, je sors la tête de l'eau pour respirer un peu! Une dizaine d'heures par jour sur le site, c'est fatiguant... Cet article se veut une justification de mon absence sur la toile.

Comme vous le savez certainement, les Presses Populaires de Bretagne éditant le Peuple Breton/Pobl Vreizh ont tenu un stand au village solidaire, stand que j'ai animé un bon bout de temps en compagnie de mes camarades du parti. Il faut dire que ce stand marquait le retour du Peuple Breton sur le festival puisque la dernière participation remonte à 1999, année noire pour le journal car des militants bretons d'extrême-droite avait incendié le stand.

Bref, cette année, point de soucis de ce genre et de très bons rapports avec le public. Certes, pas autant que le stand de Bretagne Réunie (animé principalement par Iffig Cochevelou et quatre membres de l'UDB), mais une visibilité certaine pour un journal qui manque de reconnaissance.

Mais je remarque que certains ne voient pas vraiment le rapport avec le titre, ni même avec l'illustration! J'y viens... Parmi les spectacles que j'ai pu voir (Iwan B et les raggalendo, Red Hot Chili Pipers, Dominique Dupuy, bagad de Lorient, la grande nuit du Pays de Galles...) figurait un ovni artistique qui m'a laissé sans voix: l'oratorio pour Xavier Grall. Il faut dire que ma petite soeur est amie avec la petite fille du poète depuis sa plus tendre enfance et que je suis découvert une passion pour ses textes il y a quelques années (voir ici).

Récital, théâtre, chorale... tout y est passé et je n'étais pas déçu. D'abord parce que le public m'était familier, ensuite car je connaissais deux des choristes, enfin parce que l'un des poèmes fut interprêté par Yvon Le Men que j'ai eu l'occasion de rencontrer à quelques reprises et que je recommande aux amoureux de la poésie comme à ceux qui sont plus réfractaires à cette littérature.

L'excellente performance est doublée d'une magnifique partie e brezhoneg par Marthe Vassalo (qui s'illustra aussi durant le concert d'Idir). Il était d'ailleurs assez amusant de voir avec quelle énergie le public acclamait l'oeuvre de ce nationaliste breton qu'était Xavier Grall. Oserait-on dire la moitié de ce qu'il disait aujourd'hui?

J'attends toujours. Gortoz a ran...
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:13

Ami de Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire s'est éteint. Cet homme de lettre est le père du concept de "négritude" et un critique de l'anti-colonialisme.


A ce titre, il refuse l'assimilation culturelle française en Martinique et, même s'il était partisan de la départementalisation, il demandait également l'autonomie de la Martinique. Il fonde en 1958 le Parti Progressiste de Martinique.


Autonomiste et défenseur de la diversité culturelle, il était tout naturel que mon parti exprime ses condoléances au sien, ainsi qu'à sa famille:

 





Chers amis

C’est avec grande tristesse que nous avons appris la mort d’Aimé Césaire. Même si la distance nous sépare, nous prenons part à votre douleur et nous sommes à vos côtés par la pensée.


Nous tenons à rendre hommage à celui qui a su rendre à l’Homme Nègre sa dignité, à celui qui a combattu l’oppression coloniale et le racisme, à celui qui a tout fait pour apporter aux habitants de Fort de France et de la Martinique bien-être et culture, à celui qui a toujours défendu la démocratie et qui s’est battu pour l’autonomie de son peuple, à celui qui a fécondé la langue française de son inspiration.


Mais à l’heure où les émeutes de la faim se multiplient, où la misère s’étend, où le mépris sévit à l’égard des pauvres et des étrangers, où le bien public est vendu aux marchands, où trop de peuples restent opprimés et voient leur culture méprisée, le meilleur hommage à rendre à Aimé Césaire est de continuer son combat pour la dignité et la liberté.


Pour l’heure, le temps est au recueillement et en ce moment de deuil, nous adressons à la famille d’Aimé Césaire, à ses amis, aux membres du Parti Progressiste Martiniquais et au peuple de la Martinique, nos plus vives condoléances et toute notre sympathie.


Pour l’Union Démocratique Bretonne,

Mona Bras, porte-parole

Nicole Logeais, responsable des Affaires Internationales

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 09:53
coquelicot.JPGEn souvenir d'une super journée en Flandres en compagnie de l'ancien sénateur Lionel Vanderberghe (Spirit) et parce que j'adore les coquelicots, ces fleurs que l'on ne voit presque plus car déssimées par les pesticides!

Cette journée m'avait marqué au point d'écrire un petit mot dans le Peuple Breton de décembre dont voici un extrait:

"Durant la Première Guerre Mondiale, la patrie, ce n'était plus la Belgique, ni même la Flandres, c'étaient les petits sacs qui protégeaient la vie des hommes".

Et maintenant, le poème de John McCrae, un canadien ayant pataugé dans la boue des champs de bataille flamands, non loin de contingents bretons, en 1915:


In Flanders Fields

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields

Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields

Version française:

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:55

-Gracq.jpgAvant de finir cette année et pour ne pas la commencer de manière trop triste, je voulais rendre à mon tour hommage à Julien Gracq. Ce simple nom me bascule cinq ans en arrière, à l'époque, où je parcourais les couloirs du lycée Guist'hau à Nantes. C'est dans cet établissement que j'ai découvert le Rivage des Syrtes qui, bien que très difficile d'accès, m'a ouvert un monde littéraire jusqu'alors méconnu.

A l'âge de 97 ans, Julien Gracq s'est éteint le samedi 23 décembre 2007. Ecrivain atypique, on se rappelle surtout de son refus du prix Goncourt, mais également de sa fidélité à son premier éditeur José Corti.

Julien Gracq est aussi l'auteur d'un essai sur la ville de Nantes (La forme d'une ville), ouvrage qui n'a rien à envier à ceux écrits par les géographes, la touche littéraire en plus! Ce livre est une déclaration d'amour à la ville de Nantes pour cet homme rigoureux, ce styliste qui ne s'est jamais défini comme breton, mais qui était très lié à cette région.

J'ai lu ici ou là des artciles contradictoires à ce sujet, mais je préfère ne pas mêler Julien Gracq à la politique. Julien Gracq ne vivait que de livres, inutile de le politiser posthumement!

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:38
moqueur.jpgVoici le dernier roman que l'on m'a offert: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, un best-seller américain de Harper Lee publié en 1960! Si habituellement, je me méfie des ouvrages en présentoir, je remercie mon père de m'avoir acheté ce petit bijou!

L'Histoire se passe avant guerre dans le sud de l'Amérique et est narrée par une fillette surnommée Scout! Elle et son frère, Jem, sont élevés par leur père, "Atticus", un avocat brillant qui contraste avec la population bigarrée de la bourgade (analphabètes, bigots, racistes...). 

Sur fond de procès anti-ségrégation, les deux enfants grandissent et se posent des questions, découvrent les contradictions de ce monde et les préjugés. On retrouve dans cet ouvrage les critiques sociales exprimées par Richard Wright dans Black Boy sauf qu'ici l'auteur nie l'idée selon laquelle cette histoire serait autobiographique!

Tintée d'humanisme, cette petite histoire est très amusante même si le fond ne l'est pas! Scout interprête les évènements avec sa vision de garçon manquée un peu décalée du monde dans lequel elle évolue!
Même "innocents", les enfants comprennent tout (mais ne sont pas adultes pour autant).

La postface de Isabelle Hausser est excellente également (éditions Le Livre de Poche). Je me permettrai de citer un petit extrait de ce roman pour une fois (traduction de Isabelle Stoïanov):

- (...) "Non, Jem, moi je pense qu'il n'y a qu'une sorte de gens, les gens" (...)
- C'était ce que je pensais moi aussi, finit-il par dire, quand j'avais ton âge. S'il y a qu'une seule sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à s'entendre? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres?
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 11:41

alamut.jpgJe crois avoir découvert encore la perle rare! Bon, c'est vrai que je m'intéresse un peu à la littérature musulmane depuis quelques temps (après la littérature sud-américaine) et particulièment à cette période où Obscurantisme et Savoir se sont côtoyés. Le titre de ce chef d'oeuvre est Alamut, du nom d'une forteresse qui aurait existée dans les montagnes d'Iran et tenue dès la fin du XIe siècle par un intellectuel, ami d'enfance d'Omar Kayyam (poète et astronome) et Nizam El-Molk (grand vizir), Hassan Ibn Sabbah.

Ce roman conte les débuts de la secte des "assassins" (vient du mot haschich) et le plan incroyable développé par le "vieux de la montagne" (Hassan) pour renverser les seljoukides au pouvoir (califat de Bagdad). Adepte de la maxime "rien n'est vrai, tout est permis", Hassan et sa prodigieuse intelligence, va créer autour de lui un mythe et renverser la dynastie usurpatrice (conflit sunnite/chiite) grace à ses fedayins. 

J'ai déjà parler de l'histoire des assassins, ces hommes endoctrinés et heureux d'aller à la mort (voir ici), mais jamais je n'avais lu un roman aussi passionnant et distrayant sur le sujet. La lecture des 600 pages se fait d'une traite et les passages philosophiques sont superbes! On en viendrait presque à admirer l'inventeur du terrorisme moderne!  

Il est intéressant de montrer que l'instigateur de ce plan fanatique ne croit pas à la doctrine qu'il prêche! Pour lui, Allah n'existe pas! Mais pour arriver à ses fins, il est prêt à illusionner la foule, les moutons... La meilleure preuve reste les alliances contre-nature que les ismaëliens faisaient avec les chrétiens pendant les croisades. Tous les moyens sont permis!

L'écrivain, Vladimir Bartol, est un slovène qui décrit en réalité les mécanismes visant à eriger une société autoritaire, voire dictaroriale. Tout cela en 1938! Son oeuvre a connu des déboires tout comme lui qui s'opposa aux fascites de Slovénie dans les années 1930. En plus d'être un roman d'aventure, c'est donc un roman philosophique et engagé qui a permis d'échapper à la censure.

Illustration: couverture du livre aux éditions Phébus libretto.


 

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 11:26
Seigneur-des-porcheries.jpgVoila sans doute la plus grande claque littéraire que j'ai reçu ces dernières années. Si je vous avais parlé de mon admiration pour les romans de Steinbeck (voir ici), je crois avoir trouvé son alter-égo contemporain!

Tristan Egolf, jeune écrivain américain né au début des années 1970, était un styliste de talent. Activiste politique, il a dénoncé la torture dans les prisons d'Abou Graïb et la guerre en Irak avant de se donner la mort en mai 2005 apparemment dépressif. Son roman, le Seigneur des porcheries (sous titrée: le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes), reste une pure merveille!

L'histoire se passe à Baker, une bourgade américaine livrée au racisme, à la bigoterie et à l'alcoolisme (dans le texte). Le héros est un personnage solitaire, marginal qui ne demande qu'à vivre en paix. Malheureusement, étant marginal, John Kaltenbrunner (c'est son nom) va subir la haine de ses concitoyens... et se venger bien des années plus tard!

La trame est simple, mais l'histoire rondement menée avec un style hors du commun. Le narrateur tente en réalité de reconstituer les aventures de notre héros que finalement personne ne connaissait. (Le style assez riche demande de s'accrocher un tout petit peu au début).

Véritable critique de la société de consommation et de la condition humaine, le seigneur des porcheries se lit d'une traite et procure de véritables sentiments d'extases littéraires. Sans en dire trop, les évênements prennent des proportions inattendus et vont de Charybde en Scylla. Un peu comme un coureur qui se prend les pieds dans ses lacets, le lecteur est poussé vers la chute...

Ce roman incontournable s'est pourtant vu refuser par plus de 70 maisons d'éditions. Comme quoi, les jeunes auteurs, tout talentueux qu'ils sont, ne peuvent pas forcément percer! Tristan Egolf est également l'auteur de Jupons et violons que je n'ai pas encore lu car il est difficile à trouver et de Kornwolf, non traduit à ce jour en français.

Illustration: couverture du roman chez Gallimard.
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 12:23
photo-steinbeck.jpgIl existe peu d'auteurs que j'élève au rang de "Maître". John Steinbeck, l'enfant de Salinas (Californie), nobel de littérature en 1962, en fait partie selon moi!

J'ai lu bon nombre de ces oeuvres et je classerai celles-ci en plusieurs parties. De même que les peintres ont des époques (ex: Picasso période bleue et rose), Steinbeck a écrit des textes différents les uns des autres.

Je rangerais dans une première partie les nouvelles et romans de Steinbeck que je qualifierais de "légers". Ainsi, les romans Rue de la Sardine ou Tendre Jeudi (la suite), s'ils traitent de thèmes durs (misère sociale), sont un éloge de l'amitié! Ils se lisent d'une traite.

Puis, viennent les oeuvres "piliers" comme
Les raisins de la colère (1939), parfaite description du système capitaliste et toujours d'actualité ou A l'est d'Eden (1952), roman moral complexe s'inspirant de la Bible dans lequel l'auteur met en scène deux frères (Adam et Cal) que tout opposent. On retrouvera également quelques éléments autobiographiques en marge de l'histoire principale!

Ces deux "piliers" ont été adapté au cinéma. Le premier par John Ford avec une interprétation de Tom Joad par Henry Fonda exceptionnelle. Je conseille vivement la lecture puis le visionnage. La théorie Marxiste selon
laquelle le chômage sert le patronat est plus que bien expliquée (certains témoignages sur le ramassage de fraises l'été dernier y ressemblent tout à fait). De ce point de vue, Steinbeck a du avoir la vie dure en tant qu'américain! A l'est d'Eden, un peu en deça, a été réalisé par Elia Kazhan et interprété par le légendaire James Dean.

Puis vient Des souris et des hommes, roman qui forme un courant à lui seul. Une histoire humaniste sur la différence et également la justice! Comment juger un homme qui n'est pas raisonnable? (voir ici).

Enfin, que dire de la Coupe d'or, récit épique de Henry Morgan, de Tortilla Flat, des Paturâges du Ciel, de Au Dieu inconnu, de En un combat douteux... Sérieusement, son travail mérite qu'on s'y attarde et particulièrement the Grapes of Wrath (les raisins de la colère).

Illustration: John Steinbeck.
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 12:32
sourire---trusque.jpgUn vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils à Milan: cette simple phrase peut laisser imaginer la suite! Le vieux n'aime pas cette ville du Nord, polluée, antipathique et tellement différente de l'Italie du Sud qu'il chérit!

Malgré tout, il va découvrir dans cette ville l'Amour, celui qui va le transformer! Un amour de grand-père pour son petit-fils! Cet amour qui le conduira à rencontrer un autre amour, celui d'une femme!

Sans doute l'un des romans les plus tendres, les plus humains que j'ai lu, cette histoire est aussi celle du rapport à la vieillesse! José Luis Sampedro exprime la contemplation d'un vieil homme qui, alors qu'il croit que sa vie est finie, revit!

Je crois que c'est le genre de livre à offrir à son grand-père s'il aime lire! Ou bien l'inverse! Peut-être est-ce le genre de cadeau que pourrait faire un grand-père à son petit-fils?

Le Sourire étrusque, du nom d'un peuple antique contemporain des Grecs, vous laissera à l'issue de sa lecture un sourire serein comme celui que l'on pouvait retrouver sur l'Art étrusque!

Illustration: Le Sourire étrusque, José Luis Sampedro, Ed. Suites Métailié. 11€.
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 11:30
nasr-eddin-hodja.jpgIl m'arrive parfois de piocher un livre parmi d'autre sur les rayons des librairies et de l'acheter afin de découvrir quelque chose de nouveau. Le résultat est variable, mais il arrive que je tombe sur de véritables perles! Les aventures de Nasr Eddin Hodja ont été, je crois, l'une de mes plus belles découvertes littéraires!

Nasr Eddin Hodja est un héros légendaire qui aurait vécu en Turquie au XIIIe siècle. Connu dans tout le monde musulman, ses péripéties ont ravi des générations de peuples divers et variés. Il faut dire que ce personnage haut en couleur a une façon très particulière de s'adresser à son Dieu!

Décrit tour à tour comme paysan, cadi (juge religieux) ou mollah (selon le pays), savant, enseignant à la medersa, généralement pauvre, le Hodja comme on l'appelle est l'illustration du héros populaire! Il est le personnage suffisamment humble pour être assimilé par tous et en même temps capable (assez fou devrait-on dire!) de tenir tête aux plus grands monarques (Timour Leng en l'occurence).

D'aucuns disent qu'il aurait atteint la sagesse par un biais particulier: l'idiotie! Car Nasr Eddin Hodja est un idiot complet! Le roi de l'absurdité, avec une logique qui lui est propre, mais qui donne néanmoins des leçons à ceux qui prétendent tout savoir! Ainsi, pour le Hodja, la Lune est bien plus utile que le soleil puisqu'elle éclaire la nuit quand le soleil luit le jour! 

Ces histoires courtes se lisent sans fin/faim et nous permettent de nous poser des questions sur la condition humaine, sur les choses du quotidien. Au bout du compte, que ses histoires avec son âne, sa femme ou le dictateur soit morales, bouffonnes ou carrément obsènes, celles-ci nous apprennent à regarder le monde avec un autre point de vue, un angle original!

Les idioties de Nasr Eddin Hodja nous montrent également que le monde musulman n'est pas aussi fermé que l'on voudrait nous le faire croire et qu'au sein de cette religion, il existe des courants! Le soufisme par exemple! Car si le Hodja, dans l'Irak actuelle, aurait sans doute été lapidé, l'obscurantisme religieux pourra-il effacer ses leçons?

Illustration: représentation de Nasr Eddin Hodja et de son fidèle âne.
Note: je conseille l'ouvrage compilé par Jean-Louis Maunoury intitulé "Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja" aux éditions Phébus libretto.
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