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Klask

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:15

television-manipulation.jpg

 

Mon premier article de l'année traitera de la manipulation de l'opinion par la Télévision et les médias en général. Je ne me prétends pas journaliste, mais ce que je vois sur la presse actuelle est plus portée sur le "buzz" que sur l'information et ça me sidère.

 

ça fait déjà des lustres (3 exactement) que je m'intéresse à la Politique et je sais bien à quel point les médias peuvent influencer le vote. En 1995, d'aucuns ont accusé les Guignols de l'info d'avoir fait la campagne de Jacques Chirac en le rendant sympathique. Certes, ceci peut avoir une influence, mais je ne parle pas de cette manipulation là. Je parle plutôt de la fabrication d'idées que l'on instille dans la tête des gens. Je parle plutôt de la façon dont un candidat peut-être perçu en fonction du traitement qui lui est réservé. En 2007, Sarkozy était LE candidat qui ferait bouger la France, dynamique, image rénovée de la stature de Président, plus people et décalé. En face... non, je ne dirais rien!

 

Manipulations donc. J'en veux pour preuves le traitement réservé à Marine Le Pen et à Eva Joly. Commençons par la première. Alors que son parti était au fond du gouffre il y a encore peu, les journaux ont redressé l'image du FN (sans pour autant partager ses convictions). La transition père-fille en donnait l'occasion il faut dire et le coup de com' a marché. La force du FN est de drainer la contestation et quand les journalistes ne jouent pas leurs rôles d'emmerdeurs et baissent culotte, on obtient une Marine Le Pen que tout le monde craint. Du coup, quand on voit Mme Lapix sur Canal + moucher la candidate après avoir passé une semaine à éplucher son site (quid des aides aux enfants français nés de parents étrangers? quid du budget pour réaliser le programme du FN?...), on se dit que rien n'est perdu et que certains journalistes restent droit dans leurs bottes! J'ai participé avec mes camarades jeunes de l'UDB à la rédaction de ce tract que nous voulions pédagogique (télécharger le tract)

 

Appel-a-temoignage-Le-Monde.png

Et ça, c'est pas de la manipulation peut-être?

On ne créé pas de l'intox avec ce genre d'appel bidon?


 

Manipulation donc aussi concernant Eva Joly qu'on ne peut guère l'accuser de racisme, elle! Par contre, la société française fait preuve de xénophobie latente en raillant son accent et sa vision norvégienne. Pourtant, c'est un sérieux atout d'avoir une candidate qui prend de la hauteur sur la société française, qui possède une double nationalité. Je ne l'ai jamais rencontré, mais moi, j'aime bien cette candidate (plus que son parti d'ailleurs). Elle parle intelligemment, parfois maladroitement et c'est vrai qu'on ne la sent pas forcément à l'aise en direct. Mais que dire de la retranscription qu'en font les journalistes? Prenons le fameux "jours fériés pour les musulmans et les juifs" par exemple. La presse l'a accusé d'anti-laïcité. Renseignements pris auprès d'un pote d'EELV, qu'a-t-elle dit exactement? Que de nombreux jours fériés étaient religieux et qu'elle ne voyait pas pourquoi les non-catholiques devraient prendre forcément ceux-là! Elle a donc proposé que ce quota de jours liés à des fêtes chrétiennes soit pris par les uns ou les autres comme bon leur semble. En aucun cas, elle n'a demandé de jours fériés pour les juifs ou les musulmans, mais elle a proposé que ces derniers puissent le faire via ce quota de jours. C'est le principe même de la laïcité: respecter toutes les croyances et que la République n'en mette pas une en avant.

 

Par ces deux exemples, je vous invite à LIRE les véritables déclarations des candidats. Que l'on fasse passer Le Pen pour une démocrate quand ses meetings avivent la haine, que l'on fasse passer Sarko pour un socialiste, que l'on fasse passer les autonomistes pour des poseurs de bombes ou des gens peu sérieux, les écolo pour des charlatans (il y en a certes, mais il est loin le temps de l'écologie uniquement environnementaliste)... ça commence à bien faire. Que la presse d'opinion ait leur opinion, c'est normal, mais par pitié, que l'on cesse de me faire croire que la presse est "objective". Le Peuple breton, journal de l'UDB que je dirige, tout autonomiste de gauche qu'il soit, l'est plus que nombre de titres de presse actuels. D'ailleurs, Eva Joly ne s'y est pas trompé... Avis aux lecteurs éventuels, on peut s'abonner au Peuple breton sans être membre de l'UDB...

 

Eva-Joly-lit-le-Peuple-breton-2.jpg

 

Un conseil: jetez vos TV par la fenêtre (vérifiez en bas quand même que personne ne se la mange sur la tronche).

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 14:35

logo-primaires-citoyennes.jpgEn ce moment même ont lieu les primaires du Parti Socialiste, finement baptisée "primaires citoyennes". Pour ma part, je ne m'y rendrais pas, mais n'en suis pas moins "de gauche". Je n'ai en effet jamais considéré que "gauche" se résumait à "PS" comme le rappelle Iffig dans le dernier Peuple breton à l'encontre de Michel Urvoy, éditorialiste de Ouest-France qui titrait il y a peu "primaires: 6 manières d'être de gauche". 6 manières pour 6 candidats!

 

Bref, pourquoi ne me suis-je pas déplacé? La première raison est simple: j'estime que la désignation d'un candidat concerne le parti qu'il va représenter. Le parti, autrement dit, le projet de société. Or, le projet du PS, c'est "le peuple". C'est flou! "Mon programme, c'est vous" en somme. Logique donc qu'il appelle tout le monde à voter.

 

Mon premier argument est botté en touche par Marylise Lebranchu qui estime qu'il faut "choisir son candidat de second tour". Et c'est justement cet argument là qui me révulse et qui me fait dire que, décidémment, nous n'avons pas le même regard sur ce qu'est ou en tout cas devrait être la politique.

 

La dernière fois que le PS a été si prétentieux, il a perdu les élections alors que tout le monde le donnait gagnant. En effet, à l'instar d'un Jean-Yves Le Drian élu massivement en mars 2010 sur un bilan et non sur un projet, Lionel Jospin, candidat honorable, a perdu l'élection de 2002 en négligeant le premier tour. C'est exactement le rôle des "primaires": dévaloriser le premier tour.

 

candidature-primaire-du-ps.jpgOn en revient donc à cette claque magistrale qui pour certains était dûe à l'éparpillement des voix, pour d'autres à la campagne sécuritaire, pour moi simplement au projet socialiste insuffisamment mobilisateur. En somme, j'ai toujours considéré que le PS était seul responsable de sa défaite en 2002. Le PS ne veut pas l'entendre et voulait proposer des primaires de la gauche pour réduire le nombre de candidat à l'élection officielle.

 

Sauf que pour moi, c'est le premier tour qui compte! C'est le plus important. On vote pour un projet. Au second, on se contente du pragmatisme, on vote pour celui qui est le plus proche de nos valeurs. Réduire les candidats à un au premier tour, c'est abandonner les autres visions du monde. Ces primaires, importées du système de vote américain, sont en quelque sorte un premier pas vers le bipartisme.

 

Qui croit une seconde que le radical de gauche va remporter cette élection? Je suis sur un ring: à ma gauche, un poids plume soutenu par personne (le PRG n'a plus d'adhérent), à ma droite, un sumo (le PS est tentaculaire). Qui remporte le duel de force? Le radical de gauche a voulu se faire un peu de pub et la stratégie était maline. Mais il reste vassal d'un parti de gouvernance.

 

Voilà le souhait profond du PS: régner sur l'électorat de gauche, les petits partis lui servant de réservoir à idées ou de forces d'appoint? Donc nous ne servirions qu'à influencer? Qu'à faire pression? Depuis que je m'intéresse à la politique, j'entends les gens dans la rue critiquer le PS et depuis que je suis petit, les votes de gauche lui sont pourtant acquis, simplement parce que tout le monde craint le pire. Or, le pire, l'Etat nous y amène tranquillement...

 

Ma conception de la politique n'est pas déconnectée des réalités, elle n'en est pas moins idéale. On vote POUR un projet, pas CONTRE un individu. Et le PS pourra se targuer d'avoir battu Sarko (je suis intimement convaincu que le PS gagnera l'élection de mai prochain), pas d'avoir gagné l'élection. Car je crois qu'il est plus blasé que jamais. TOUS les candidats à la primaire socialiste sont sur le modèle qui a failli, tous! Pourquoi voterai-je pour des gens sans idées dès le premier tour, des gens qui gèrent le pays plutôt que d'imaginer des solutions? Alors oui, parce que j'utilise les règles de la démocratie qu'il nous reste, je voterai au 2nd tour pour le moins pire, mais qu'on nous laisse le premier, celui du projet. Sans cela, je ne voterai plus! Car j'aurais perdu espoir dans la politique (le P majuscule ne sera plus).

 

Hollande, d'un cynisme absolu, se présente comme "celui qui est capable de battre Sarkozy". C'est donc du vote utile? Sur la base de quel projet? Selon quelle logique? Désolé de ramener toujours ce mot de "projet", mais il est primordial en politique et j'ai la vague impression qu'il est laissé de côté, sacrifié sur l'autel du pragmatisme. Une femme? Un homme? Ce qui compte -encore une fois- ce sont les idées, pas le sexe.

 

martine.jpgOn assiste en ce moment à une débauche de promesses. Du breton en vois-tu en voilà! La décentralisation, l'abrogation des réformes réactionnaires de la droite... Moi, je ne me satisfais pas de les regarder faire. Ici en Bretagne, de plus en plus, on sent que l'autonomie gagne du terrain dans les mentalités. Et pourtant, on marche à reculons... à force de vouloir avancer sans ceux qui maitrisent le sujet!

 

J'ai toujours apprécié l'idée des 35h, je suis anti-nucléaire, je pense que l'austérité dans un système économique basé sur la croissance est d'une débilité crasse, que la démondialisation est une idée absconse. Sous-entendu: je sais que j'aurais plus de facilité à voter pour un candidat que pour l'autre, mais je ne suis pas dupe. Les candidats du PS, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Un peu comme si je vous disais qu'entre mon pote Gwendal (élu UDB de Guingamp) et moi, c'était le jour et la nuit? Non, nous avons des divergences, mais dans l'ensemble, nous partageons les valeurs (même si lui est allé voter aux primaires du PS!). Pourquoi se mener une guerre fraticide pour un même projet de société?

 

Et si tous les partis de gauche participaient à cette primaire, cela s'appellerait un premier tour! Que deviendrait alors l'officiel? Il ne servirait à rien qu'à voter pour un unique candidat. Le vote officiel serait aussi important si les "champions" de certains sont absents? A mon humble avis, ne pas laisser le choix au premier tour, c'est se priver de milliers de voix qui ne se reporteront pas au second. Ce n'est donc en rien contre le PS que je ne vote pas à leur primaire, mais par amour d'une certaine idée de la Politique. Vous noterez que j'en ai fait de même avec les primaires d'Europe-Ecologie.


Encore une fois, la victoire va toujours à celui en qui les gens ont "confiance". Et le parti socialiste conserve tant d'élus et de réseau que, pour le commun des mortels, c'est le seul à pouvoir gouverner. Quelle connerie! Les gallois du Plaid ont commencé à être crédible en étant élus. 

 

Enfin, je vous dis ça... et les primaires du PS sont déjà, au moment où j'écris ces lignes, un énorme succès. Encore heureux vu le battage médiatique ai-je envie de dire! Cela fait déjà quelques années que le bipartisme est une réalité. Quand il sera bien implanté avec la réforme des collectivités territoriales ou une autre d'ailleurs, vous vous souviendrez peut-être de l'article d'un petit con d'autonomiste breton! Et vous ne viendrez pas vous plaindre que les politiques sont "tous pourris". Plus on ferme la porte aux petits, plus l'absention gagne et plus les extrêmistes montent.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 14:57

odette-herviaux.jpegMaintenant qu'Odette Herviaux (photo) est réélue sénatrice du Morbihan (PS), que l'élection est passée, je peux le dire: je n'étais pas d'accord avec la stratégie de l'UDB dans le Morbi han. Je passe sur la stratégie de l'UDB aux sénatoriales en Loire-Atlantique. J'espère au moins que Dantec sera élu et qu'il avancera un peu sur la question de la réunification.

 

Les sénatoriales ont eu lieu aujourd'hui. Le Sénat, vous savez, la deuxième chambre législative, les ancêtres qui pondent malgré tout quelques rapports intéressants, mais qui est un symbole de l'encroutement républicain. Bon, et bien, pour participer à cette joyeuse équipe, la stratégie de l'UDB dans le Morbihan était de présenter deux candidats et de laisser une place vacante dans laquelle les électeurs choisissaient qui ils voulaient. La logique était de pouvoir voter UDB ET Odette Herviaux pour éviter qu'elle ne perde son siège et, peut-être, voir la gauche remporter pour la première fois de l'histoire de la 5ème République le Sénat. Au final, Mme Herviaux remporte haut la main son siège et le "vote utile" à jouer à plein encore puisque ses co-listiers (EELV et PC) sont bien placés pour le second tour.


 

Cette stratégie n'a pas empêché le Télégramme du jour de dire en gros que si la sénatrice perdait son siège, ce serait à cause de nous! Elle aurait été "pénalisée notamment par l'UDB qui joue sa propre partition". Intéressant quand on lit les lignes plus haut expliquant notre stratégie tordue! Comme quoi, nous nous mettons bien la rate au court bouillon: pour un journaliste, la gauche, c'est le PS. Or, que je sache, leurs petits arrangements PS-PC-EELV ne nous incluaient pas! Donc, en gros, le PS voudrait nos voix en nous méprisant ouvertement.

 

loyerauffret.JPGNos candidats étaient excellents. Il s'agissait de Martine Auffret, une agricultrice bio de Cléguérec, élue municipale et de Philippe Loyer, élu aussi, mais au Faouet. Selon les infos dont je dispose, ils ont réalisé un score honorable étant donné notre nombre d'élus dans le Morbihan (ce sont de "grands électeurs" qui votent lors de ces élections). A priori, ils auraient engrangé 38 voix pour Martine et 30 pour Philippe. Nous sommes donc devant le FN, le Modem et un divers droite (voir ici).


 

Pourquoi donc être contre cette stratégie (deux noms sur une liste de trois)? Tout simplement parce que c'est une stratégie d'éternels perdants. Oui, je suis "de gauche", mais en aucun cas je ne suis vassal du Parti socialiste. Le PS, je négocie avec lui pourvu qu'il nous traite comme un partenaire. S'il nous méprise, je lui rends bien. C'est donc au cas par cas, mais je n'ai rien a priori contre le parti. Ici, en l'occurence, c'est bien eux qui nous ont laissé de côté! Pourquoi leur ferait-on un cadeau?

 

J'admire les corses (PNC) qui, eux, savent se positionner. Ils présentent des listes aux élections et partent pour gagner. Nous, nous présentons des listes pour exister, mais "pas au détriment des autres". On accepte donc implicitement la supériorité d'autres partis. Mais merde, comme disait le camarade Leprohon "Notre cul est à nous!".

 

Dans cette logique, nous ne gagnerons jamais. Imaginons un instant que l'UDB représente 10 à 15% des suffrages. Inévitablement, nous présenter équivaudrait à "faire perdre la gauche" (sous-entendu le PS puisqu'ils sont toujours au deuxième tour). Moi, je dis, comme pour le vote utile, que si le PS perd, c'est de SA faute et uniquement de la sienne car il ne parvient pas à convaincre. Qu'il se remette en cause et qu'il cesse d'accuser les autres de sa propre faiblesse.

 

 

Alors, on me dit que nous sommes élus sur des listes "de gauche". Certes, mais doit-on remercier le PS de nous avoir fait de la place? Ces places, nous les avons gagné! Nous participions aux campagnes, nous représentons quelque chose dans les villes et nous bossons dans les municipalités. En bon démocrates, il était logique que nous soyons représentés. Un ouvrier doit-il remercier son patron parce qu'il bosse dans son usine??? Présenter une liste était donc notre DROIT. Et pour ma part, j'aurais mis les trois noms, pas simplement deux.

 

Attention aux certitudes! Attention à l'abus de confiance. Le précédent Jospin ne se reproduira peut-être pas, mais aux présidentielles, ma plus grande crainte, c'est que le PS passe et se réjouisse! Si le PS passe (ce que j'espère sauf si Eva Joly parvient au second tour), il leur faudra bosser d'arrache pied pour nous éviter 15 ans de droite après eux!

 

Comprenez bien cet article, je suis à 100% derrière l'UDB, mais j'aimerais que nous ayons une attitude qui donne envie aux électeurs de voter pour nous. Si nous partons défaitistes, ça se sent.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 20:40
Lors de ma scolarité, il était un exercice qui me plaisait: l'explication de textes. C'est ce que je vous propose ici même en ayant conscience de la difficulté de l'exercice. Difficile car le discours de Marine Le Pen est diablement bien foutu et que, pour être tout à fait honnête, je retrouve dans la vidéo que j'ai choisi des pans de rhétorique que je pourrais utiliser notamment sur l'aspect critique du capitalisme. Difficile enfin car il est coutume de dire qu'il n'y a pas pire sort que d'être ignoré ce que nous devrions faire avec le FN. La belle affaire! Quand le FN a des chances d'arriver au second tour d'une élection présidentielle à venir, on a deux choix possibles: jouer les autruches, votre utile en sacrifiant un peu plus de démocratie et faire de la démagogie du type "le FN, c'est mal" OU expliquer le pourquoi il est impensable de voter FN. Pour cela, il faut posséder les clefs qui permettent de percer l'armure des chemises brunes.

Revenant de Berlin, quelques musées dans la tête, me voici frais dispo pour ce numéro d'équilibriste (avec en tête le drame norvégien d'abord attribué à Al Quaida puis à un taré d'extrême-droite). J'ai choisi cette vidéo car elle est à l'image du Front national: parsemé de multiples demi-vérités. Omettre est-il mentir? Pour ma part, la réponse est oui.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3d/Marine_Le_Pen_Palais_des_Sports_2007.jpgD'abord, définissons l'objet. Le Front national a été créé en 1972. Il reste à un niveau très bas jusqu'en 1984 où il obtient un gros score aux européennes. A sa tête, un homme charismatique et habitué des dérapages: Jean-Marie Le Pen. Je ne m'attarde pas. Simplement, je remarque qu'en janvier 2011, c'est Marine Le Pen qui prend le flambeau. La figure sacrée, le vénérable, reste président d'honneur. Et oui, c'est un truc assez courant chez nous ça, l'identification à un chef (ce n'est plus "Marine le Pen", mais "Marine". Moderne? branchée? Terriblement réac' oui!). On retrouve un premier trait pas vraiment porté sur la démocratie. Quand en plus, on fait dans la dynastie, ça commence à puer sérieusement. Mais n'allons pas trop vite en besogne et revenons à notre vidéo.

Passé le bla-bla de présentation, on constate que Marine Le Pen va droit au but. "Nous (FN) = combat pour la nation et la liberté", "eux (méchants) = islamisme et mondialisme". Ce qui nous donne déjà trois informations capitales pour décrire le parti frontiste.

  • La première, c'est qu'ils sont nationalistes, mais pas n'importe lequel: français. Un type comme moi, dans leur jargon, c'est un communautariste ("la République ne reconnait aucune communauté", c'est dans leur programme). Bref, encore une qui a raté un cours d'histoire sur le 19ème siècle et qui confond Etat et nation. Passons...
  • Le deuxième point, c'est nommer l'ennemi. L'islamisme, c'est la menace extérieure, c'est le métèque, l'Autre, celui qui n'est pas comme nous (français). Pas de racisme non! De la xénophobie. Nuance de taille. Le FN ne demande pas l'extermination d'une quelconque "race inférieure", elle demande le chacun chez soi et pas trop de contact. Cela étant, certains de ces membres ont été condamnés pour propos nazis et leur positionnement ni-droite, ni gauche affirmé, l'extrême-centre est un des axes forts de la rhétorique moderne des nazis. Le nazisme, c'est une troisième voie... le national-socialisme.
  • Autre ennemi, le mondialisme et voilà pourquoi le FN attire des "classes laborieuses" comme on les appelait au temps de l'Union soviétique. Le FN, c'est un discours de sécurité national face à l'atrocité de la mondialisation. L'Europe, c'est la dilution de son identité et l'atomisation qui transforme les citoyens en consommateurs.
Sur le capitalisme, le FN n'a pas tort et c'est ce qui le rend dangereux. Mais dit-il toute la vérité? La mondialisation (ajoutons "actuelle") écrabouille les identités au profit de l'individualisme le plus poussé. Mais faut-il pour autant critiquer la possibilité de communiquer avec le monde? Se replier sur ces frontières a-t-il un sens et  est-ce une réponse pertinente? A mon sens non et ce, pour deux raisons. Premièrement, quitter l'Union Européenne, c'est nous condamner soit à l'autarcie (sympa comme perspective), soit à la crise économique car il faudrait que tout le monde joue le jeu. Or, le franc était une monnaie faible qui aurait subi des dizaines de dévaluation si nous n'étions pas rentré dans l'euro (euro qui est une monnaie forte). On pourrait s'attarder sur le rôle de la monnaie, mais là n'est pas le propos. Ce que l'on peut dire, c'est que malgré un constat intéressant: ("prééminence de l'économie sur le politique"), la réponse est un peu réductrice: recréons des frontières! Oui, c'est de notoriété publique: face à la violence de rue, construisons un mur. Ubu ne ferait pas mieux!

Que nous dit ensuite Marine Le Pen? Qu'il existe des menaces (voir plus haut) et que le FN se pose en garant de la paix! La paix, c'est la pérenité des nations ou plutôt des Etats nations car un peu plus tard, elle fustige les libertaires.  Oubliant au passage que l'existance même de moults Etat-Nation est source de conflits quand ce n'est pas de guerre comme en Afrique. Pour elle et son parti, il existe donc une "compétition féroce entre civilisations" ("racines chrétiennes de l'Europe"). Stratégie classique d'opposition. Pas de nuances. Le discours devient choc: les immigrés volent vos emplois. Sur ce point, il est permis de se révolter, mais de surcroît de douter! Premièrement, l'émigration d'un pays dit "en voie de développement" (en réalité pas développés -économiquement parlant bien sûr- du tout) n'est jamais choisie. Deuxièmement, les Etats d'Europe ont besoin de main d'oeuvre car ils ne "produisent" pas assez d'enfants. J'ajouterai: quels emplois sont réservés aux immigrés? (ci-contre le type même du noir qui réussit... courant en France, non?) http://htdocs.kelbtp.com/images/articles/images/emplois-immigres.jpgDe surcroît, le brassage a toujours constitué une richesse importante. La révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV et la fuite des protestants a enrichit les Pays Bas et l'Allemagne et contribué à la ruine de la France sous l'empire du Roi Soleil. Mais enfin, décidément, les cours d'Histoire n'étaient pas la matière préférée de celle qui adûle Jeanne d'Arc, cette espèce de cinglée qui agissaient non selon la volonté des hommes, mais de Dieu donc tout aussi fanatique que les terroristes islamiques que Marine Le Pen dénonce (ceci fait d'ailleurs partie d'une autre critique du FN à venir). 

Anti-fa-Berlin.JPGViennent après la stigmatisation des ennemis intérieurs: les trotskystes, les communistes, les libertaires, les intellectuels (surtout ne pas penser), les élites et les médias au service de ces derniers. Il faut bien comprendre que le national-socialisme a besoin d'un Etat fort pour imposer son programme ou plutôt son non-programme. Les trotskystes entretiennent envers le FN une haine farouche. Internationalistes, ils prônent une révolution mondiale et sont donc plutôt éloignés d'un nationalisme du type FN. Les communistes sont l'ennemi juré, mais pas pour les mêmes raisons. Ils sont les ennemis parce qu'ils incarnent une idée collective et totalitaire (au sens systémique) comme la leur (avec un Etat fort). C'est donc clairement un concurrent. Le libertaire est pire que tout: il est anti-Etat, anarchiste donc dangereux et pour la liberté individuelle (peut-on dire pour un ordre naturel et pas imposé?). Enfin, critiquer "l'élite", c'est le gagne pain du FN: plus la corruption est forte, plus le FN clame: "regardez, nous sommes la morale face au vol". Que dire contre cela? Simplement qu'il faut investir la sphère politique et virer les pourris (peu nombreux au final).

Vidéo 2 (cherchez la suite). Nous en étions donc aux libertaires qui auraient une haine pour la nation et une haine pour la famille. Voilà un des fondamentaux du FN: conservatisme, morale ("travail, famille, patrie"... c'est plus de Pétain que le FN se réclame que d'Hitler). Non que la famille ne soit pas un lieu important, mais l'Etat doit-il s'immiscer dans la vie des ménages? Pour le FN, clairement oui. Il y a, comme dans les religions qu'elles soient catholique, juive ou musulmane, des règles strictes à respecter. Ce faisant, on entre dans une forme de totalitarisme qui veut soumettre l'individu à la tutelle d'une norme. La sphère privée n'existe plus.

J'avoue avoir une faiblesse pour la description de la ville américaine faite par Marine Le Pen. Le géographe qui sommeille en moi ne peut en effet que critiquer la spécialisation des territoires et notamment des villes, les zones d'activités qui saccagent la Bretagne. Oui, j'avoue que jusqu'à sa description de la France, je suis conquis! Hélas, immédiatement après suit la pensée prédominante de ce type de nationalisme: la volonté de briller. Car le FN n'est pas pour l'autarcie comme j'ai pu le laisser supposer plus haut. Le FN est pour que les valeurs de la France soit partagées par le plus grand nombre et singe, ce faisant, le colonialisme d'antan. Ah, l'Algérie Française, c'était quand même plus stable! Ah, l'Indochine française, ils étaient plus heureux tout de même. Le rayonnement de la France, une idée partagée bien au-delà de l'extrême-droite! N'est-ce pas M. Mélenchon?

La méthode du FN. Utiliser des mots durs comme "terrorisme", appliquer à d'autres les concepts que l'on attribue habituellement au nazisme (ainsi, les défenseurs du mondialisme souhaite la création d'un "Homme nouveau"). Enfin, marteler que la France est en danger, faire peur. Et surtout, surtout, flatter le sens patriotique des oreilles qui trainent. Marine Le Pen fustige (avec raison) ceux qui croient que l'Histoire à un sens, mais n'en rappelle pas moins que la France a 1000 ans (et le Troisième Reich alors?). Euh... la France telle qu'on la connait, non! D'où la négation des "communautés" type bretons, basques, corses et autres sous-nations.

Et voilà le couplet qui parle au peuple: une peinture sociale forte où l'Homme tient une place prédominante, où la chef du FN joue du violon sur le sort des miséreux que la charité chrétienne impose de sauver. Un paternalisme déconcertant pour un autonomiste comme moi! Car le bonheur, je ne l'attends pas de l'Etat moi! Cependant, il est nécessaire de constater que la gauche ne parle plus aux plus pauvres, aux déhérités. cet électorat ne vote plus ou s'est barré dans son immense majorité.
Entre les lignes, quelques références à Dieu (bah oui, le FN, c'est une union des plus bizarres entre catho intégristes, nazis, royalistes, fascistes, conservateurs, xénophobes...). A noter d'ailleurs que la présidente du FN s'identifie à la masse laborieuse, fustige les bobos elle qui, évidemment, a connu la pauvreté.

Oui donc à une critique de l'individualisme (je suis d'accord sur le danger d'une individualisation à outrance qui, entre parenthèses, n'a rien à voir avec l'individualisme absolu anarchiste), mais non à ce nationalisme dégoulinant, ce patriotisme qui voudrait que l'on meurt pour sa nation contre les civilisations menaçantes. Je suis nationaliste, mais sûrement pas de ce nationalisme là! Pour moi, la nation n'est qu'une volonté de vivre ensemble et dans "volonté", il y a la notion de choix, de libre arbitre. Il n'y a pas, comme dans le FN, de quelconque imposition, ni de hiérarchie entre les peuples ("notre peuple est un grand peuple"). Et je ne vois pas en quoi aimer son pays garantit le bonheur!

Tous ces discours torves ne prennent pas racine dans l'esprit de tous. Résister, c'est avant tout penser. Et penser par soi-même, c'est être informé. C'est à cela notamment que sert le Peuple breton. C'est ce que j'aspire à faire: informer. Cet article est sans doute incomplet, mais il donne quelques bases.

jesuisceuxquejesuis.JPG
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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:24

revolution-copie-1.jpgNous vivons en ce moment de grands changements, sans doute aussi puissants que lors de la Révolution française mais nous ne nous en rendons pas forcément compte car nous tournons nous aussi! Pour débuter cet article, je me suis amusé à piocher une définition de "révolution": on appelle révolution tout changement ou innovation qui bouleverse l'ordre établi de façon radicale dans un domaine quelconque (wikipedia).

 

Comment donc qualifier le mouvement du 15 mai en Espagne qui, bravant les interdictions, a manifesté un besoin, une urgence de changement? "Nous voulons tout, tout de suite" semblait dire cette foule pacifique, ces jeunes frappés massivement par le chômage. Parallèlement, en France, je me faisais cette réflexion que le peuple grognait, voulait changer, mais ne savait pas s'y prendre. Pire, il beugle, mais n'a AUCUNE ambition d'avenir.

 

J'ai une lecture marxiste de l'histoire. Pour moi, la Révolution française a été confisquée par la bourgeoisie, bourgeoisie qui aujourd'hui ne se distingue plus d'une ancienne noblesse tant il est courant de voir des fils de..., des filles de..., des dynasties entières et ce dans tous les domaines. Le peuple lui, au lieu de se rebeller, envie ces "personnalités", ne souhaite pas un idéal de justice, mais souhaite la même chose que celui qui est au-dessus.

 

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Bref, alors que la classe politique sombre dans la bouffonnerie, deux solutions s'offrent à nous pour révolutionner notre société. Car de grands bouleversements grondent, ça se sent. Le système craque de partout. La première de ces solutions est effectivement de renverser les gouvernements, de se rassembler par milliers, millions sur les places et hurler sa rage, sa volonté de vivre dans un monde autre. C'est une solution anar qui me plait bien. Ou plutôt qui me plairait bien si seulement le peuple savait ce qu'il voulait. Je  me permets de dire ça du haut de mes 27 ans car je navigue dans la deuxième option depuis dix ans maintenant. La deuxième option, c'est au contraire, de renverser le pouvoir dans les partis politiques en place, de prendre le pouvoir et de lutter pied à pied contre les blocages. Ceci suppose d'apprendre des anciens, qu'ils transmettent leur savoir afin que nous n'ayons pas à tout recommencer. C'est ce que j'ai essayé de faire avec Ronan Leprohon et pour le moment, je tiens son rang... malgré mon inexpérience politique comparée à la sienne. Bref, la deuxième solution, c'est -plutôt que de la fuir comme la peste- de redonner du sens à la Politique!

 

Je pense malheureusement qu'en France, on en est loin. La tradition centralisée d'un Etat omniprésent et surpuissant n'est pas remise en cause. L'UDB, à son modeste niveau, propose une alternative qui s'appelle autonomie, une autre forme de gestion de la vie publique, plus proche du peuple, mieux contrôlable et plus concrête. La population, dans les urnes, n'en veux pas et continue de voter pour ceux qu'ils exècrent. Pire, on parle de "vote utile" et cette idée anti-démocratique s'accroit à mesure de l'imminence du danger fasciste alors que la raison voudrait au contraire faire bloc avec un projet alter, anti-Le Pen et consort qui puent le populisme, n'ont aucun projet si ce n'est vivre reclus ou comme des soldats. Aujourd'hui, la gauche a perdu la confiance du peuple et particulièrement celle des plus faibles... tout simplement car le peuple a préféré le pragmatisme populiste à l'Idéal. Pourquoi? Car la gauche n'a plus de projet, ne fait plus rêver, elle promet du sang, des larmes quand la droit promet le bonheur par le fric. Sauf qu'en mentant, cette droite radicalise le mouvement conservateur et populiste.

 

Le bipartisme n'en est qu'à ses débuts si la réforme territoriale passe. La résignation est incroyable ici. Quand on entend des gens trouvé normal que le pouvoir absolu soit à Paris, ça donne une idée de la confiance qu'ils ont de nous même, de ce qu'on peut faire ici. Nous, on ne fait pas du "populisme", on est ambitieux! Il y a une nuance. Si "faire de la politique" pour les élus qu'ils sont, c'est manger la soupe que nous sert l'Etat, alors, je leur réponds que je fais moi-même ma soupe, avec des légumes que j'ai choisi. Mon militantisme commence à s'effriter à cause d'élus comme ça. Si c'est ça la politique, alors remplaçons nos élus par des fonctionnaires! Et le mouvement du 15 mai a raison... car nous sommes foutus! Je préfère vivre pauvre, mais libre qu'avoir de l'argent, mais pas le pouvoir de décider qu'en faire. Et quitte à être provoc', qu'ils nous donnent le pouvoir sans argent, on fera mieux qu'eux!

 

Moralité: Vive le 15 mai, mais on est pas prêt d'avoir la même chose ici...  même si deux ou trois anar essayent de lancer un truc! Rien de spontané. Pour cela, il faudrait "sortir de la Matrice", arracher nos oeillères, savoir se jeter dans le vide et recherche autre chose que ce que nous avons toujours connu. Car le monde ne peut changer que si ceux qui le font le veulent. 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 09:24

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Je suis effaré de voir à quel point notre société s'appauvrit intellectuellement. Dire "je vote donc je suis intelligent" me paraît assez réducteur car il y a bien quelques anarchistes éclairés dont je connais le précepte, mais tout de même, ces élections cantonales ont frisé le n'importe quoi et dès lors qu'à peine 35% des gens ont voté, la représentatitivé est-elle légitime? Sur le canton du Blosne, à Rennes, Frédéric Bourcier du PS arrive à totaliser plus de 46% avec 1671 voix seulement. Or, il y a 11000 électeurs! 

 

La démocratie ne s'use que si on ne s'en sert pas paraît-il. Moi, c'est l'individualisme qui me fait vraiment peur ces temps-ci. On est solidaires des peuples du Maghreb, mais incapables de comprendre que ce qu'ils attendent, c'est à peu près ce que nous avons: le droit de vote! Et plutôt que de lire les programmes, de s'engager, c'est le vote frontiste qui ressort du lot... sans faire une voix de plus qu'en 2004! Idem à Lorient-Nord, mon autre ville. Quelle honte! 

 

Il faut dire que la politique Sarko bat son plein: destruction de ce qui fait réfléchir (école, intellectuels, culture) et mise en place d'un régime fort. 

 

Les cantonales sont obsolètes, c'est parfaitement vrai. A la campagne, l'élection est remportée par le notable du coin, en ville c'est l'étiquette qui joue quoi qu'on en dise. Dans tout ça, l'UDB, c'est ridicule, mais cela permet de faire campagne et c'est cela qui me plait. D'ailleurs, je ne sais pas ce qu'il est prévu à Lorient Nord ce week-end... mais je suis dispo!

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:05

Lenine_trait.jpgJe déteste l'ambiance politique de Rennes! Urbaine à en crever, individualiste et prompte à croire que si ça se passe à Rennes, ça se passe en Bretagne. Or, de mon point de vue, Rennes est un micro-cosme politique très particulier qu'on ne retrouve pas ailleurs en Bretagne.

 

La ville de Rennes est, comme Lorient, un bastion des socialistes. Le PS réalise de très gros scores, mais est paradoxalement très critiqué, surtout depuis que le maire historique, M. Hervé, a laissé sa place à M. Delaveau. Les socialistes rennais, de mon point de vue toujours, sont (pour reprendre les termes d'une copine marxiste du PS) "socio-libéraux" autrement dit ils s'accordent très bien avec le capitalisme ce qui n'est pas le cas de l'UDB. Pourtant, l'UDB est membre de la majorité municipale rennaise et compte deux élues estimant que pour agir, il faut se confronter aux loups. Discutable et il m'arrive de douter de la pertinence de cette stratégie, mais tout de même, quand j'entends la deuxième catégorie cracher sur nous, je me demande s'ils croient vraiment que tout le malheur de Rennes vient de l'UDB?

 

En face, ce que j'appelle les "gauchistes". A ce moment là de ma réflexion, je vous dois une petite explication sémantique. Je n'utilise pas le terme "gauchiste" comme l'utiliserait un type de droite, mais disons plutôt comme l'aurait utilisé Lénine. Pour Lénine, les gauchistes étaient les puristes favorables à la révolution immédiate. Je ne dirai pas "trop à gauche", mais plutôt dans un timing délirant d'inconscience. J'ajouterai que ces "gauchistes" utilisent beaucoup de slogans, mais n'ont pas beaucoup de propositions. Pour être clair, malgré mon aversion pour l'idéologie communiste, je pense que le PC (parti de gouvernement) fait plus avancer son idéal que la LCR (parti contestataire) dont l'idéal n'est tout de même pas diamétralement opposé. De même, je trouve intéressante la philosophie anarchiste, mais je n'idôlatre pas le moindre squatteur pour autant.

 

Mao.gifA Rennes donc, on devrait choisir, à gauche, entre la peste et le choléra! Entre les libéraux du PS et les trotskystes-maoïstes (dont une partie des Verts de Rennes d'où sans doute quelques couacs entre nos deux formations partenaires). En disant cela, je préfère préciser que cela n'enlève rien aux personnalités qui sont souvent sympahiques et parfois brillantes intellectuellement. Si l'on suit la première, on accepte tout sous prétexte que rien n'est jamais possible. Si l'on suit la deuxième, on refuse tout (jamais très positif) et on s'insurge pour un monde nouveau sans dire lequel on veut! Je me refuse à sombrer dans le populisme sous prétexte que le PS serait mauvais! "Chaque oiseau mangeant un grain de riz prive le peuple de sa nourriture" dit Mao. Cette simple phrase entraîna la mort de dizaine de milliers d'oiseaux. Ce n'est pas de cette folie là que je veux.

 

La gauche libérale laisse faire, la gauche gauchiste se sent constamment martyre, conchit tout ce qui porte uniforme, fait de la lutte anti-autoritaire une fixation. Certes, la violence policière existe et je la conteste violemment, mais je sais aussi combien est facile la manipulation d'information ou plutôt l'omission volontaire de certains faits. Le "tous pourris", je l'entends souvent à gauche dans la bouche de ceux qui critiquent le borgne extrêmiste.

 

Mon discours reprend à peu de choses près ce que disent certains alter-mondialites qui tentent d'être positifs et donc "pour quelque chose" plutôt que négatifs et donc "contre quelque chose". C'est peut-être ce qu'a compris mon camarade Jef lorsqu'il me disait que non, définitivement, je n'étais pas social-démocrate! Ou de Matthieu Theurier, mon collègue d'Europe Ecologie (entre parenthèses, ce garçon ira loin à mon avis) qui préfère se définir comme "libertaire". 


Existe-t-il donc un milieu? Je l'espère car si je me reconnais dans l'idée selon laquelle un Etat est violent par nature, qu'il faut chercher à rendre l'Homme libre, je ne peux être en phase avec des discours qui visent à encenser le peuple sans vraiment le définir. En gros, le "vrai" peuple serait plein de mecs pauvres, qui triment. Quand on fait de la politique, on en fait pour tout le monde et on ne se contente pas de "hucher" en manifestation contre les riches. Mon objectif politique n'est pas de tirer vers le bas, mais bien d'élever l'intelligence collective et, si possible, de sortir les pauvres de la galère, pas d'y aller avec eux (modèle URSS). Alors quand j'entends "parti de prof" et tout le blabla anti-intellectuel, je me dis que je n'aimerai pas vivre dans le monde nouveau que certains cherchent à fabriquer.

 

En attendant, l'adversaire principal, ça reste la droite et le conflit permanent à gauche à Rennes me pompe l'énergie.

 

Note intéressante sur le concept de gauchisme ici.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 21:23

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J'ai ouïe dire qu'on me reprochait de temps à autre de "défendre ma chapelle", de "servir le parti". A ceux-là, je dis oui. L'UDB, c'est mon couteau Suisse, l'outil que je trouve le plus efficace pour prôner nos idées et le prisme de lecture le plus juste selon moi (en ce moment). Ce couteau Suisse, je le porte entre les dents puisque c'est l'image d'Epinal qui ressort dès lors que l'on prononce ce mot "parti" (voir image)! Défendre ma chapelle, c'est exactement ce que je fais car en me mettant au service du parti, c'est avant tout au service des idées que je dédie mes actions. "Seules les idées comptent" écrivais-je en juin 2007 sur ce blog (ici) et je le pense toujours.

 

J'aimerai écrire cet article pour expliquer aux sceptiques ce qu'est un parti politique. Car il est clair qu'en France (et la Bretagne ne fais pas exception même si le tissu associatif est important), la politique a très mauvaise presse.

 

On oublie souvent de le dire, un parti politique, c'est d'abord un lieu où des gens qui partagent les mêmes sensibilités se réunissent pour élaborer un programme commun. Il n'y a donc, selon moi, pas 15 façons de "faire de la politique":

 

1. Etre à plusieurs car on ne bâtit pas un projet de société seul.

2. Ecouter les attentes.

3. Avoir de l'imagination pour proposer des actions qui répondent aux attentes.

4. Convaincre que son système de pensée est pertinent.

 

Un parti politique, c'est aussi un vocabulaire. Si nous utilisons toujours le terme de "jaconisme", c'est parce que la vie politique française est toujours sous l'influence des courants révolutionnaires de 1789. Un peu périmé pour certains, mais je rappelerai tout de même que la République dans laquelle ils vivent est issu de cette Révolution.  

 

Pourtant, les partis politiques sont assez récents finalement. Avant la fin du XIXème siècle, des groupes d'influence étaient constitués autour de personnalités fortes (certains me diront, ça existe encore!). Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les partis sont un peu plus anciens qu'en France où le premier parti fut le parti radical en 1901 puis le SFIO en 1905. Complexification, on passe d'un système de plébiciste individuel (sur la base d'un homme) à celui de consolidation d'un projet autour d'idées et non plus forcément d'hommes. Evidemment, ça, c'est la théorie! Et c'est justement la dérive du débat publique en cours que je dénonce régulièrement, cette peopolisation progressive de la vie des idées. Les leaders ont toujours existé, mais ce qui est grave, c'est que l'idéologie se résume à eux...

 

chantierPS.pngEn France, les partis sont très mal vus. Sans doute les scandales, les exemples déplorables de certains hommes ou femmes politiques n'y sont pas pour rien, mais je pense que le quinquenat et la campagne permanente qu'il suppose n'y est pas étranger non plus (cela surévalue les ambitions). J'ajouterai à cela le capitalisme et l'apologie de l'individualisme, mais force est de constater que mon argumentaire n'est pas suffisant. Sinon, comment expliquer que nos partenaires du Plaid Cymru réunissent 8000 adhérents quand nous plafonnons à 700? Le Royaume-Uni est réputé plus libéral que la France, non?

 

J'entends d'ici les adhérents d'autres partis qui se tiennent les côtes de rire. Je leur ferai volontiers remarquer qu'aucun parti en Bretagne ne compte autant d'adhérents qu'un Plaid, un BNG ou un ERC: ni PS, ni UMP! C'est la même rengaine pour les syndicats. Les parades, ce sera le jour où l'une de nos formations sera capable de mobiliser des masses de gens comme en Catalogne ou au Pays Basque...

 

Le français est méfiant. Ou trop absolutiste! Il adhère le jour où un parti lui convient parfaitement, autrement dire jamais! A ce moment de mon article, il convient d'ajouter un petit mot pour ce que l'on appelle les "sympathisants". Ce statut est censé être transitoire, le temps de la découverte. Mais certains trouvent finalement qu'il est plus pratique de l'être: constamment courtisés et jamais obligés de quoi que ce soit. Pour ma part, je pense que la vie est faite de choix et que les non-choix ne font pas avancer. Ceci pour dire aux sympathisants (de quelques formations politiques que ce soit) qu'ils n'ont pas à avoir peur d'adhérer. Un parti n'est absolument pas une prison, c'est un lieu de créativité où la seule règle est de respecter la décision collective et la charte. Droits et devoirs, c'est ainsi que fonctionne la démocratie. Et si cela ne convient plus, on le quitte. Un parti, c'est un outil.

 

UDB---ptit.jpgPour raconter un peu ma vie, je dois dire que je suis rentré à l'UDB en tout point d'accord sur la charte, mais pas sur les stratégies. Sauf qu'après 4 ans dans un autre parti breton, j'ai pu mesurer l'action concrête que j'avais réalisé. L'éternel recommencement a des limites. Au bout d'un moment, la question qui prime est: comment être efficace? Créer un nouveau parti? C'est toujours envisageable, mais il est très difficile de bâtir un réseau et d'acquérir une confiance. Cette solution n'est pas forcément souhaitable pour la cause que l'on défend non plus. L'Emsav le sait, mais c'est aussi le cas pour le Modem qui n'a pas su faire comprendre son intérêt. De trop nombreux partis ont peur d'assumer une idéologie et font de moyens des buts à atteindre. 

  

Me voilà donc "camarade", ce mot qui fait peur également alors que sa définition est si sympa. Un camarade est un compagnon avec lequel on partage une activité commune. Les mots qui lui sont associés sont "fraternité" et "solidarité". Il y a pire non? On est loin du stalinisme rassurez-vous! Il y a un fonctionnement interne, certes, mais comme dans toute vie en société. La liberté, ce n'est pas faire n'importe quoi! Etre libre suppose de savoir ce que l'on veut!

 

Bref, un parti politique, c'est un lieu où l'on peut causer d'abord. C'est aussi un lieu où l'on peut se former ce que beaucoup ont oublié. A ce propos, je ne partage pas l'idéologie communiste et pourtant, j'ai du respect pour le parti des anciens qui, à une époque, était une école de la seconde chance pour ceux qui n'avaient pas fait d'études. C'est aussi un lieu où l'on peut créer à condition d'avoir de la suite dans les idées ce qui fait défaut aux partis les mieux installés: beaucoup d'adhérents, mais peu de militants.

 

Certains ne comprennent donc pas que je sois contre des alliances sans queue ni tête (gauche-droite). Pourtant, c'est assez simple à expliquer: un parti politique représente une vision du monde, de même qu'une langue. Associer deux partis, c'est regrouper deux visions du monde qui peuvent être complémentaires ou qui, durant un moment, peuvent faire avancer dans la même direction. Mais en associer trop brouille le message politique, l'idéologie. Or, c'est bien l'idéologie qui est primordiale. L'autonomie ou l'indépendance (pour ceux qui le sont) ne sont qu'un moyen, pas une fin. Vouloir l'un ou l'autre sans projet derrière, c'est finalement se tromper de cible. Car les ennemis idéologiques sont la pauvreté, la pollution, l'uniformisation. Lutter contre ceux qui les portent d'accord, mais en se souvenant du pourquoi!

 

Pour conclure et rire un peu, je m'amusais à dire à ma meilleure amie que j'étais un "révolutionnaire légaliste". Je viens de trouver cette phrase sur wikipédia: "Pour les révolutionnaires et pour leurs héritiers, il n'existe de fait que deux partis légitimes : le progrès et la réaction". Je ne sais plus trop du coup! Tout dépend de ce qu'on met derrière le mot "progrès". Et moi, je ne suis pas sur que la mode des "mouvements", des "collectifs" ou de la "politique autrement" soit un progrès (voir ici)... pour moi, un chat est un chat, pas un quadrupède qui miaule!

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 14:39

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Evidemment, vous l'aurez compris, ces chiffres ne sont pas ceux de la "Bretagne", mais bien de la "Région Bretagne". Je tenais à le préciser avant qu'un allumé me reproche d'être anti-réunification. Sait-on jamais! Je ne suis pas responsable des conneries de Wikipédia!

Voici donc un petit aperçu de mon analyse des élections de mars 2010 et particulièrement du second tour car j'ai déjà évoqué le premier (
voir ici). Je n'ai pas spécialement envie de m'étendre sur les raisons de la non-fusion entre la liste Europe Ecologie Bretagne et la liste du PS: c'est fait, mais ce rejet va avoir des conséquences évidentes sur la sociologie politique en Bretagne administrative.

Les faits:

Trois listes étaient présentes au second tour:
 
La liste du PS-PC-Bretagne écologie menée par Jean-Yves Le Drian (favori). Aucune liste à ma connaissance n'a appelé à voter pour lui au second tour puisque Gérard Perron (Front de gauche) a appelé à faire barrage à la droite et que C. Troadec a finalement appelé EEB. Je n'ai rien vu de LO ou du NPA.

La liste UMP menée par Bernadette Malgorn (battue d'avance). Le Modem ne sera pas présent au Conseil régional car ils ne se maintiennent pas et refusent d'appeler à voter, fidèle à leur stratégie d'arbitre.

La liste Europe Ecologie Bretagne regroupant Verts-UDB-monde associatif menée par Guy Hascoët (le trouble-fête).

Les chiffres:

Une abstention plus faible qui, apparemment, n'est pas propre à notre région administrative, mais qui peut aussi s'expliquer par la configuration inédite du second tour.

Avec 50,27%, la liste de Le Drian remporte cette élection. Le Ouest-France titrait "haut la main", mais je ne dirai pas ça. Car si sa victoire est incontestable, il règne ici un sentiment d'incompréhension que le PS breton va devoir gérer après la campagne. A peine 50%, c'est une victoire molle quant le président sortant (et nouveau président) aurait pu s'assurer une victoire à 65% (je n'additionne pas les %, ça ne fonctionne pas ainsi). Du coup, il va devoir gérer une région avec deux oppositions: une de gauche (qu'il n'avait pas avant) et une de droite (affaiblie). J'ai une pensée solidaire avec les services de la Région pour qui la tempête va arriver (nouvelle mandature = nouvelle façon de travailler).

Bernadette Malgorn prend une belle fessée. La représentante du Sarkozysme en mission en Bretagne n'a pas trouvé son créneau. Il faut dire que le tribun que l'on attendait a plutôt laissé place à une vision préfectorale de la politique: un peu moisie. Un préfet exécute, il ne décide de rien. Les discours de Mme Malgorn tenait plus de la IIIème République que d'une stratégie de communication pour tous. Du coup, la presse a vite transformé le duel Le Drian-Malgorn en une compétition Le Drian-Hascoët. Avec 32,36%, elle peut se targuer d'avoir fait beaucoup moins que le duc De Rohan en 2004 (41,21%). Une façon pour les chiraquiens de dire que la droite bretonne n'est pas sarkozyste! Attention donc au nouveau parti de MM. Villepin et Goulard. Si ce peut être un épiphénomène ailleurs, il peut percer en Bretagne. Deux partis de droite, deux partis jacobins! Où va aller le Modem?

Le score de Guy Hascoët (le nôtre) est plutôt bon. Honnêtement, je pensais moins. Avec 17,37%, la liste a donné un espoir nouveau à tout ceux qui refusent le bipartisme. A ce titre, si quelques journalistes ont attribué le score du premier tour aux Verts (on se demande comment on peut le savoir, mais bon. Peut-être un jour les journalistes s'intéresseront vraiment à l'implantation militante de l'UDB), le report de voix au second tour est essentiellement dû à mon avis à l'UDB. Les voix de Christian Troadec (de l'Emsav) se sont reportées un peu sur nous, mais également une partie de celle du Front de gauche avec qui nous entretenons de bons rapports militants (manif...). Quelques abstentionnistes ici ou là et un peu de Modem sans doute puisque certaines sections ont appelé à voter EEB. Le côté fédéraliste? Effet Cohn Bendit?

Christian Troadec a joué les girouettes, ce n'est nouveau. Après avoir appelé à voter PS, il appelle à "battre la droite" puis à voter EEB (mais "personnellement"). Les cantonales approchent Christian? A moins que tu n'imagines une alliance avec Richard Ferrand!!! Merci en tout cas aux électeurs de Troadec qui ont fait le choix de porter leurs voix sur la liste Europe Ecologie Bretagne. Etonnante la décision du Parti breton de ne pas donner de consignes de vote: est-ce par anti-UDB ou parce qu'ils sont à droite? Je le dis tout net, je n'aurais pas appelé à une liste Parti breton au second tour même s'il est clair que leur projet institutionnel est plus proche du mien que de celui du PS. Mais puisque le Parti breton se dit "ni-droite, ni-gauche", l'unique critère devrait être le nationalisme! Or, cette liste de gauche était la seule à porter un projet autonomiste. L'honnêteté intellectuelle me force à dire que beaucoup de membres du parti breton que je connais ont joué le jeu et voté Europe Ecologie Bretagne. De toute façon, comptez sur les 4 élus UDB pour porter les idées sur lesquelles nous sommes sur la même longueur d'ondes.

L'avenir:

11 élus Europe Ecologie Bretagne dont 4 UDB. Deux groupes distincts toutefois car nous voulons conserver notre identité UDB aussi. Europe Ecologie n'est pas un parti, mais un rassemblement. Il constitue aujourd'hui la troisième force politique en France (et en Bretagne) et une alternative crédible au PS comme force de gauche. Celle-ci n'est cependant pas suffisamment forte (la gauche) pour se taper dessus et il faudra donc voir jusqu'où peuvent aller les compromis. En attendant, la position d'Europe Ecologie Bretagne au conseil régional ne pourra être que constructive, mais critique. En nous renvoyant dans nos buts, Le Drian a redynamisé l'UDB et nous force à durcir le ton avant 2014. Dans l'affaire, je ne suis pas certain que nous soyons les perdants de cette élection. Il nous donnait 10 élus, nous en gagnons 11, tout seul et sans prime majoritaire! Symboliquement, c'est une victoire!

De son côté, JYLD a gagné, mais dispose d'une majorité de 52 élus contre 58 en 2004. A noter d'ailleurs que, comme prévu, ce n'est pas le PS qui joue ses postes, mais les autres composantes qui écoppent. Et oui, c'est cela l'union des forces: un programme PS et aucune remise en cause du parti majoritaire. C'est toujours les autres qui sont les variables! Ceux qui analysent le triomphe de la gauche aux régionales comme une belle promesse aux présidentielles (l'obsession électorale alors que ce sont les législatives qui comptent!) feraient peut-être mieux de changer leur fusil d'épaule. Il est encore temps de faire son autocritique!!!

Le PC va devoir gérer aussi sa crise interne car il est clair que de nombreux militants ont mal digéré l'alliance dès le premier tour avec JY Le Drian. 6 élus au lieu de 7 pour eux. Quant à Bretagne écologie, ce sera une opposition dans la majorité sur les questions environnementales. En tout cas, il faut l'espérer. Sans cela, ça n'aura été qu'un coup monté du PS pour détruire la dynamique Europe Ecologie Bretagne (raté!).

Pour nous, le travail continue. L'UDBy relance un deuxième tro-breizh, plus ambitieux encore que celui de l'année dernière. Les premières infos sont disponibles sur le blog des Jeunes de l'UDB. Car quoi qu'il en soit, le plus dur reste à faire: convaincre. Et de ce point de vue, il va falloir mettre le paquet car (et ce n'est pas la première fois que je le dis), l'UDB a de grosses carences en communication si bien que nous ne valorisons pas bien notre travail. Les scores urbains d'Europe Ecologie me conviennent moyennement car je prône une écologie pour tous et pas une écologie bourgeoise. Un autre système, ce n'est pas aux détriments des plus pauvres et j'aimerai que les campagnes entendent ce discours. D'où l'importance de conserver aussi une place pour l'UDB, plus appréciée dans les campagnes.

Voilà quelques pistes de réflexion. En attendant, félicitations aux élus d'EEBzh. Vous comprendrez bien que je suis ravi qu'Herri, Christian, Mona et Naig soient élus.



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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 10:00

Guy Hascoët Tête de liste Europe Ecologie Bretagne
envoyé par Europe_Ecologie_Bretagne.

Croyez bien que je regrette cet article! J'ai combattu jusqu'au bout pour la fusion car il vaut mieux être dans la majorité pour agir. Mais il y a des choses qu'on ne peut accepter en courbant l'échine. Jean-Yves Le Drian nous proposait 10 places soit moins qu'en 2004 alors que nous faisons 2,5 points de plus qu'à l'époque et lui 1,5 points de moins.

D'aucuns diront que nous n'en voulons qu'à nos places et je leur rétorquerais que la gauche plurielle partage toujours les places entre les petites formations, mais que le PS ne remet JAMAIS en cause sa suprématie donc qui se bat pour ses places? Ce n'est donc pas une question de places, mais bien de respect. Respect de partenaires de gauche, mais aussi respect du projet de société qu'ils portent et que des milliers de Bretons ont validé dans les urnes dimanche dernier.

C'est quand on est fort qu'on tend la main et JY Le Drian nous la refuse. D'ailleurs, tout était déjà décidé puisque les affiches étaient collées dès hier soir sans nos logos. Quel mépris! Le Drian, diviseur de la gauche. Et comment se justifie-t-il auprès de ses adhérents et des Bretons? En mentant purement et simplement ! Il dit nous avoir proposé 14 postes ce que nous demandions selon les règles de la proportionnelle (le plus juste et le plus démocratique), c'est archi-faux. Il comptait son propre quotat d'écolo!

Je n'oublie pas que le véritable ennemi reste la droite, cette droite dure et sans complexe qui doit se frotter les mains de la décision du PS. Elle n'a aucune chance de passer, mais nous ne ménagerons pas nos coups non plus car nous sommes une réelle force de gauche.

A vos drapeaux camarades, la semaine s'annonce excitante! Nous allons battre la campagne et prouver au PS que les petites formations portent un projet de société que les bretons attendent, que la politique suiviste n'a que trop duré. Qui a privatisé France Télécom, c'est nous peut-être? Alors d'où aurait-il "le monopole de la gauche"?

Je garde toute ma sympathie envers les militants socialistes que je connais! Mais cette semaine, je serais occupé à défier leur appareil sclérosé. War sav!
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