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Klask

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 22:34

Je suis fatigué d'entendre toujours ces vieilles rengaines du milieu breton, ceux qui colportent l'idée que nous sommes "à la botte" de certains partis importants de gauche dirons-nous et ceux qui répètent comme des imbéciles ce qu'ils ont entendu de leurs idôles. J'en ai assez que l'on me dise que "la soupe est bonne" sous prétexte que je bosse comme permanent. Si je travaille pour le groupe d'élu(e)s UDB du Conseil Régional de Bretagne, c'est que je sais écrire avant tout.

Et je rappelle à ces rigolos qui n'ont jamais rien foutus d'autres que de crier Trawalc'h sans jamais rien proposer que je bosse aussi depuis 7 ans sur les marchés quelque soit le temps. Je n'en tire aucune fierté, mais je tenais simplement à dire que travailler au Conseil Régional de Bretagne ne fait pas de nous des "élites" loin de ce que ces démagos appellent "le peuple" (comme si nous n'en faisions pas partie!).

Bref, je tenais à mettre à la disposition de chacun le texte de notre dernier congrès, simplement pour montrer que pour un parti "inféodé" soit-disant, notre fond idéologique est plutôt fourni. J'invite tous ces médisants à lire régulièrement le Peuple Breton pour qu'ils constatent que s'il y a bien une chose que nous faisons, c'est réfléchir et proposer des pistes pour résoudre les problèmes des Bretons et au-delà de nos sociétés.

Je précise que ce texte sera prochainement traduit en breton, anglais et gallo.

Télécharger le texte du congrès.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 22:26

Vous savez sans doute que je travaille pour les élus UDB-GA au Conseil Régional de Bretagne. Jeudi et vendredi derniers avait lieu le point culminant des cycles de l'institution régionale: la session plénière. C'est à ce moment que les élus prononcent des discours et décident des orientations à tenir. Je dis "décident" tout en sachant que le Conseil Régional de Bretagne n'est qu'un organe exécutif et que son pouvoir de décision est TRES limité (de même que les collectivités territoriales en général en France).


L'UDB demande l'autonomie pour la Bretagne soit une délégation d'une part du pouvoir législatif pour la région réunifiée. Souvent, mes interlocuteurs me disent qu'il y a "sûrement des choses plus importantes". A ceux-là, je réponds souvent que parler de ces sujets n'empêche pas de parler du reste: social, économie, environnement... ce que les journalistes choisissent de publier  (ou pas) n'est pas de notre ressort!


Cette session plénière avait quelques enjeux: premièrement le discours de politique général, destiné à émettre la vision de l'actualité par les groupes politiques, l'accord pour la création de l'Etablissement Public Foncier Régional voté par l'ensemble des groupes (jusqu'à présent, la droite refusait ce projet pourtant Ô combien important chez nous (voir l'intervention ici)), et enfin, l'accord pour la mise en place d'une "troisième assemblée" consacrée à la Culture et à l'identité bretonne (au sens large: pas de ségrégation). La droite a voté contre au passage en jouant sur les mots. Le président de l'Institut Culturel de Bretagne, Yvonnig Gicquel, est décédé hier et il ne verra malheureusement pas cette réalisation même si l'ICB n'était pas concerné par cette assemblée (Bodadeg).


Je reproduit ici le discours tenu par Christian Guyonvarc'h et dont le squelette fut écrit par mes soins. Vous trouverez la vidéo en cliquant ici.


Monsieur le président, chers collègues,

 

Face à la crise financière américaine et à sa contagion en Europe comme ailleurs, Nicolas Sarkozy vient de garantir une caution au bénéfice des banques françaises de l’ordre de 360 milliards d’euros, 360 années du budget de notre Région. L’Etat rassure les investisseurs mais aussi les spéculateurs sur la capacité des banques à assurer leurs placements. Nous commencerons donc, Monsieur le Président, par constater que l’Etat intervient pour rétablir la confiance dans un système critiqué de tous ! Mais bon puisqu’il paraît, discours de Toulon oblige, que, je cite, « cette crise n’est pas la crise du capitalisme »…

 

Mais dans quel monde vivons-nous ? D’un côté l’Union européenne et les Etats-Unis viennent de garantir le système financier, leur système financier en mobilisant plus de 2.400 milliards d’euros. De l’autre, près d’un milliard d’êtres humains ne font que tenter de survivre jour après jour, alors que la FAO, l’organisation des Nations Unies en charge de l’agriculture et de l’alimentation, estime que sortir l’humanité de la famine et de la malnutrition demanderait 22 milliards d’euros par an. 22 milliards impossibles à réunir nous dit-on…

 

Il est clair que l’économie mondiale avait et a toujours largement les moyens de se réformer et de prendre enfin la voie du développement durable et solidaire tant vanté par les politiques. Cette crise est avant tout le résultat d’une absence générale de régulation et de contrôle, mais aussi d’une déterritorialisation de l’économie, en clair le résultat de la déréglementation économique prônée par l’Ecole de Chicago. Pour ces économistes qui confondent l’économie de marché et le casino, seul le rendement financier est important et l’Etat (ou quelque forme que ce soit d’intervention publique) n’a pas à intervenir dans un marché réputé pur et parfait. Or cette vision idyllique se prête à toutes les spéculations et encourage l’évasion fiscale. Les paradis fiscaux sont le produit du capitalisme financier.

 

A notre niveau, au niveau régional, le meilleur remède contre cette déterritorialisation est de compter avant tout sur nos propres forces. Non pas de manière autarcique mais en privilégiant l’économie de proximité, notre environnement et ses ressources qui sont autant d’atouts non délocalisables. C’est en retissant les liens entre économie et territoire qu’il sera possible de lutter contre les mouvements spéculatifs liés à la financiarisation du système économique capitaliste. Retisser les liens entre économie et territoires, c’est revenir à ce que d’aucuns appellent l’économie réelle.

 

A ce titre il est heureux, Monsieur le Président, que vous ayez invité le président du gouvernement de la communauté autonome du Pays basque à venir témoigner de l’expérience de sa région lors des Assises des territoires le 22 novembre prochain à Saint-Malo. Que nous apprend l’expérience du Pays basque où le taux de chômage a été réduit de 25 à 5% en 20 ans ? Que développement endogène et ouverture internationale sont non seulement compatibles mais complémentaires quand la priorité est donnée au facteur humain sur le capital.  Les « clusters », qui sont une mise en réseau des compétences, les Basques les pratiquent depuis plus de 15 ans.

 

Comme le Pays basque la Bretagne a la chance de disposer d’un réseau de pays historiques, des pays qui assurent les besoins fondamentaux des personnes qui y vivent. Pour garantir la pérennité de ces bassins de vie, les services publics doivent être forts partout sous peine de voir une métropolisation croissante (autour de Rennes, de Nantes et du littoral) et une désertification des territoires les plus fragiles, le Kreiz Breizh notamment.

Or, le gouvernement s’acharne, pour des raisons financières, à faire l’inverse : suppression d’hôpitaux, de postes, d’écoles, de tribunaux… Comment garantir le polycentrisme et le maillage des territoires si les besoins des personnes et des entreprises locales ne sont pas pris en compte ?

 

Peut-on agir sur une crise aussi profonde que celle que traverse la France, et qui avait débuté bien avant la plongée des marchés financiers américains, sans des institutions territorialisées elles aussi ? L’Etat, en enclenchant une réforme des collectivités, ouvre le débat. Le président de la république déclarait le 25 septembre que le moment était venu, je cite, de « poser la question des échelons de collectivités territoriales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences sont une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires ». Sur ce constat, le groupe UDB-GA ne peut qu’être d’accord, je dis bien sur le constat.

 

Pour nous, il est clair que le département est une structure dépassée. Non pas que ses élus et ses personnels soient moins qualifiés que les nôtres mais nous ne sommes plus au temps de la voiture à cheval qui avait guidé sa création et ses délimitations ; à l’ère d’internet ses missions pourraient être remplies par la Région ou les intercommunalités. Or, si l’on en croit les déclarations récentes d’Edouard Balladur que Nicolas Sarkozy a chargé hier d’une mission sur la réforme des collectivités il pourrait être question de fusionner les départements et les régions en transformant le Conseil régional en une sorte d’hydre interdépartementale. Pour le groupe UDB-GA ce serait une régression de 40 ans quand le Conseil régional n’était qu’une addition d’intérêts locaux ou catégoriels. Ce serait tuer la régionalisation encore bien timide que la France a amorcée il y a 25 ans.

 

D’autres rumeurs évoquent la fusion des Régions entre elles et là encore il faut se montrer inquiet quand aux volontés sous-jacentes. Dans d’autres fonctions François Fillon s’était révélé le promoteur le plus actif d’un « grand Ouest ». Cette chimère technocratique, en plus d’être incohérente, est une menace directe pour l’identité bretonne et la cohésion territoriale de la Bretagne.

 

Nous avons toujours demandé le redécoupage administratif de l’ouest de la France, mais sur des bases cohérentes culturellement, économiquement et socialement. La Normandie pourrait être réunifiée nous disent les rumeurs de couloir. L’Alsace aspire à n’avoir qu’une Région en y fondant ses deux départements. Nicolas Sarkozy laisse entendre que l’Ile de France ou le Grand Paris accéderait à une forme de statut particulier. Pourquoi la Bretagne n’aurait-elle pas le droit de faire valoir sa demande de réunification ?

 

Si nous comprenons qu’il faille entretenir des relations institutionnelles avec la région dite des Pays de la Loire car certains dossiers économiques ou celui du  transport ferroviaire n’attendront pas la réunification administrative de la Bretagne, pour autant nous pensons qu’il est temps de pousser plus loin nos revendications et d’agir en conséquence. Le succès de la manifestation de Nantes le 20 septembre avec ses 10.000 manifestants nous conforte dans l’idée que la Loire-Atlantique, comme le reste de la Bretagne, aspire à la réunification. Son président était d’ailleurs au nombre des manifestants.

 

Parce qu’on ne peut pas tout attendre de Paris et que la balle est aussi dans notre camp nous demandons à nos parlementaires bretons qu’ils prennent solidairement l’initiative d’une proposition de loi en faveur d’une consultation populaire sur la question de la réunification administrative de la Bretagne comme la Constitution le permet depuis 2003. Il revient aux citoyens de Loire-Atlantique d’une part et à ceux du reste de la Bretagne d’autre part de trancher la question par la voie démocratique des urnes. En fin de session, notre groupe soumettra à notre assemblée une motion en ce sens.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 18:47

L'anarchie, éthymologiquement "absence de commandement, de gouvernement", est un courant de philosophie politique né au XIXème siècle. Si l'objectif d'ordre sans pouvoir est louable et même souhaitable, j'estime pour ma part que la philosophie anarchiste part d'un principe de base erroné: selon cette idéologie, les Hommes sont raisonnables et savent ce qui est bon pour l'intérêt général.

Certes, je suis d'accord pour dire que l'Homme est un animal doué de Raison, mais comment croire que cet Absolu est d'ores et déjà une réalité? Dire que l'Homme est un animal raisonnable n'équivaut pas à dire qu'il l'utilise! L'actualité économique, sociale ou écologique nous incitent plutôt à penser le contraire.

Bref, je suis parfaitement d'accord pour dire que la Liberté peut être source d'Ordre (naturel). Je suis même plutôt porté à préférer la philophie libertaire de l'Arnarchie à la philosophie égalitaire du Communisme. Après tout, les anarchistes sont pour l'auto-gestion que l'autonomie défend. L'UDB est un parti sans chef, mais avec un "bureau politique" (notre gouvernement à nous).

Les anarchistes sont aussi des individus anti-Etat. Sans aller jusque là (puisque j'ai rappelé que la philosophie initiale partait d'un dogme), je crois moi aussi que l'Etat existe pour les citoyens et non l'inverse. J'en ai assez de cette perpétuelle confusion entre Etat et services publics. L'Etat n'existe pas par essence et pourrait très bien disparaître sans remettre en cause la nation française.

J'aime les chansons d'Henri Tachan, anarchiste de toujours, même si je ne partage pas sa vision des nations, forcément négative. Je partage sa vision du monde anti-guerre et, comme lui, je fais peu de cas des hymnes (qu'ils soient français, breton ou corse). Je n'irai pas jusqu'à les sifler pour autant, mais ceci pourrait faire l'objet d'un autre article. Se définir de quelque part n'empêche pas d'être un citoyen du monde.

Une chose par contre me peine: la plupart des adolescents ou post-adolescents qui se revendiquent de l'anarchie modulent cette philosophie politique à leur gré. Dans leurs bouches, les intellectuels sont des individus à abattre alors qu'au contraire, l'anarchie est une philosophie qui a été développée par des idéologues lettrés. L'anarchie se veut proche du peuple, mais cela n'en fait pas une philosophie populiste. C'est pour cela que je ne comprends pas l'anti-politique des positions "officielles" (si elles existent puisqu'il ne peut y avoir d'ordre). L'anarchie est politique.

Dernier volet que je voulais aborder: l'anti-religion. Certes, pas d'ordre implique pas de Dieu! La laïcité me fait toutefois rigoler de la part d'étudiants qui ont tous des idoles! Dieu, idoles, n'est-ce pas la même chose?


Bref, si les anarchistes lisent cet article, j'aimerai leur faire comprendre que je suis ouvert au débat philosophique. Pour le populisme et l'anti-société, inutile de m'adresser la parole. Il n'y a rien de pire que des gamins qui vous regardent de haut car "vous ne pouvez pas comprendre". Je crois en savoir suffisamment sur l'anarchie pour en parler. Si les anarchistes sont anti-humanité, c'est mal comprendre cette philosophie humaniste!

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 17:57


J'ai découvert Bruno Candida durant la campagne présidentielle de 2007. A l'époque, je l'avais trouvé drôle et gonflé. Avec un an de recul, je le trouve effrayant (mais toujours drôle). Le programme de Nicolas Sarkozy n'a pas pris une ride. Rappelez-vous, il nous avait prévenu...
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:02


Les anciens lecteurs de ce blog se souviennent peut-être que je suis un grand amateur de SF. J'aime cette littérature très critique, qui permet d'anticiper, d'exagérer, de gonfler la réalité afin d'en dégager des leçons. Les nouvelles futuristes, d'uchronie (et si...), de mondes parallèles ou imaginaires sont un moyen de s'interroger sur notre propre vie, sur le présent.

Ce que j'aime moins, c'est quand la réalité dépasse la fiction. Je remercie d'ailleurs l'auteur du blog
Cpolitic pour cette super illustration qui colle avec ma pensée. Nicolas Sarkozy révolutionne la société. Auparavant, les entraves à la liberté se faisaient en douceur ou disons dans le secret. Aujourd'hui, le président et son homme de main de paille, François Fillon, assument!

Qui est assez naïf pour croire que nous n'étions pas déjà fichés? Cependant, ce fichier Edvige qui provoque tant de remou au sein même de la majorité présidentielle, ne se cache plus. Une énième loi liberticide de ce gouvernement, assumée la tête haute (le Peuple Breton en fait la liste). Fillon n'a-t-il pas renvoyer Morin dans ses buts en lui disant qu'il "n'était pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n'existent pas".

Par certains côtés, M. Fillon a raison: ce ne sont pas des suspicions puisqu'elles sont actées! Fichage des élus, des responsables syndicaux, politiques, associatifs, économiques, religieux... Fichage des (très) jeunes agités. Tout le monde sait qu'un enfant qui se bat en primaire est un futur sérial-killer! Je suis moi-même un dangereux psychopathe puisque mes dernières "bastons" remontent au collège!

A croire que l'Etat ne sert plus qu'à encadrer nos petites vies étriquées! On m'a pourtant toujours appris que l'Etat était au service du peuple et pas l'inverse. Aujourd'hui, l'Etat est au service de quelques banquiers, industriels, stars, lobbies divers et variés.

Le libéralisme d'Etat aujourd'hui banalisé ressemble de plus en plus au système soviétique ou chinois (communisme). Pourquoi? Parce que pour contrôler, il faut connaître. Pour connaître (le consommateur), il faut le ficher, savoir ce qu'il est.  Tout en vous faisant croire que vous êtes libres! Je deviens de plus en plus anarchiste moi...

Je finis par une petite phrase tirée de la lettre de Nicolas Sarkozy à la CNIL le 16 avril 2007 (alors candidat à l'élection présidentielle):

"Mais si j’ai confiance dans les progrès que l’on peut espérer des nouveaux supports numériques, je n’oublie pas qu’ils sont également porteurs de menaces, notamment en ce qui concerne l’exploitation des données individuelles. La question de la protection de la vie privée et des données personnelles a aujourd’hui une dimension tout à fait inédite. J’en suis profondément conscient".

Totalitarisme: système politique dans lequel l'Etat a absorbé la société civile et où l'idéologie de l'Etat est transfigurée en dogme. On associe souvent totalitarisme et mort. Mais rien n'empêche un Etat d'être totalitaire sans tuer qui que ce soit quand la société qui le compose subit sans broncher!

Et pour ceux qui croient que ce texte est une affabulation,
cliquez ici.
Pétition en ligne:
cliquez ici.
L'avis de la Commission Nationales Informatiques et Libertés (CNIL)
Définition du Totalitarisme



« Edvige » est le joli nom du projet de fichier informatique du gouvernement Sarkozy. Toutes les personnes susceptibles de troubler non plus la sécurité publique mais l’ordre public seront fichées, mais aussi les élus, les responsables syndicaux, associatifs... Avec Edvige tout citoyen est potentiellement un agitateur ou un délinquant et cela dès l’ âge de treize ans.

Le fichier des RG (Renseignements généraux) permettait déjà de collecter des données sensibles : origine ethnique, opinions politiques, philosophiques ou religieuses, appartenance syndicale. Le fichier Edvige y rajoute des éléments touchant à l’intimité de l’individu et à la vie privée : santé, orientation sexuelle.

S’exonérant de suivre le texte de loi de 1978, « informatique et libertés », l’Etat sarkozien renoue avec certains fichiers mis en place sous Pétain et supprimés en 1982 sous Mitterrand. Pour l’Union démocratique bretonne, le projet Edvige est digne d’un régime totalitaire.

L’UDB demande donc l’abandon pur et simple du projet Edvige, car la démocratie n’a pas besoin de « fichage » ni de « flicage » !

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 19:44


Je pense que mes fidèles lecteurs sont au courant, mais je travaille désormais au Conseil Régional de Bretagne pour le compte du groupe Union Démocratique Bretonne - Gauche Alternative.

Dans le cadre de cette mission, je suis chargé d'améliorer la communication du groupe qui - c'est le moins que l'on puisse dire - est faible. Quel monde étrange que celui où il faut constamment communiquer sur ce que l'on fait! A tel point que la forme prend souvent le pas sur le fond.

L'UDB a toujours privilégié le fond sur la forme et c'est une des raisons pour lesquelles son impact médiatique n'a jamais été à la hauteur de ses idées!

Dans la mesure de mes capacités techniques, j'ai donc créé ce blog cet été afin que chacun puisse lire (au minimum) les interventions de nos élu(e)s lors des sessions plénières depuis 2004.

Je tenterai au fur et à mesure de vous informer sur l'actualité de Christian Guyonvarc'h, de Mona Bras, de Naig Le Gars et de Christian Troadec (apparenté UDB) et d'ajouter quelques photos!


Blog des élu(e)s UDB-GA: cliquez ici.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 16:52

Il est aujourd'hui de bon ton de dire que les partis politiques "enferment", "réfléchissent à notre place", "magouillent"... bref, les partis politiques sont accablés des pires maux de la planète, mais jamais personne ne rejette la faute sur les moutons qui votent TOUJOURS pour les mêmes partis sans cesser de les critiquer. Pire, le slogan "tous pourris" de Le Pen semble récolter un gros succès à tel point que les partis qui construisent ont du mal à recruter tant les gens se détournent de la sphère politique et même syndicale. A l'inverse, les partis contestataires semblent toucher davantage les franges de la population qui se radicalisent face à un pouvoir qui n'a plus d'opposition.

Nombre de "personnalités" choisissent donc de jouer "la carte perso" pour percer sans être trop attaché à un parti. Le PS est l'exemple type du parti où il n'existe plus de solidarité de groupe, mais des conflits de personnes avides de pouvoir: Lang dernier en date, Fabius, Mélanchon, Royal (je crois qu'elle détrône tout le monde), Delanoë, Strauss-Kahn et même dans une certaine mesure, mon préféré, Rocard! Dans ce bateau à la dérive, seul Hollande, le plus méprisé de tous, semble vouloir conserver une unité de façade, une stratégie collective. Bref, les pontes du plus gros parti de gauche à l'heure actuelle passe leur temps à se demander qui prendra la tête du parti et qui sera le prochain présidentiable. Et pendant ce temps-là...

Mais le PS n'est pas le seul parti touché par cette "individualisation" de la politique: Sarkozy n'a-t-il pas joué cette carte avant d'être élu? La liste de ceux qui s'y essayent est longue: Kouchner, Besancenot, Bayrou, Cohn Bendit, Hulot, Bétancourt... (je pourrais sans problème faire le même listing  pour la Bretagne). Il est clair que la politique a changé! Aujourd'hui, on ne vote plus pour des idées, on vote pour un Sauveur, un Messie, un Justicier. Justicier qui prétendra détenenir la légitimité. De qui? Des médias sans doute.

La France suit une tendance mondiale qui, me semble-t-il, est le fruit de l'individualisation de la société et du rôle de plus en plus important tenu par la presse. Obama n'est-il pas le chouchou des médias? Il n'est pas nouveau que la presse ait le pouvoir de faire et de défaire des légendes, mais jusqu'à présent, elle respectait des règles: interviewer celui qui a "le mandat pour...". Aujourd'hui, la presse met devant la scène celui qui lui attirera le plus d'audience, celui qui joue le mieux un rôle.

Bref, je faisais part récemment à un ami
de ma répulsion pour ce modèle. Je dois être old school. Certes, je suis l'auteur de ce blog et par conséquent, je me construis une image. Mais je ne prétends pas avoir la bonne parole! Je fais partie d'un groupe politique car je crois que le bien-être ne se définit pas selon MES critères, mais ceux d'un groupe, le plus large possible. J'ai choisi un parti qui prône MES valeurs, mais je n'impose pas MA façon de faire à ce parti.

La démocratie, ce n'est pas réfléchir pour le peuple, c'est le respecter en le laissant décider ce qui est bon pour lui. Et il n'y a pas 36 solutions: le vote... en interne (au sein des partis) et en externe (élections). Quelle "autre façon de faire de la politique" existe-t-il?

Bref, au lieu de critiquer les partis, messieurs mesdames mes lecteurs, j'aimerai vous convaincre de vous rapprocher des partis qui vous touchent. Non pas forcément pour prendre une carte, mais pour apporter votre expérience, vos talents, au service d'idées auxquelles vous croyez. Oui aux personnalités, à condition qu'elles travaillent pour l'intérêt général... ce qui est rarement le cas!

Je ne crois pas au Messie de même que je ne crois pas en un Dieu Sauveur. Le pouvoir est entre les mains des Hommes et en fuyant les partis, ceux-ci le laissent à quelques individus persuadés de savoir ce qui est bon. Le culte de la personnalité n'a jamais arrangé les problèmes ni aujourd'hui, ni à aucune époque.

Un seul mot d'ordre: les idées au pouvoir! Vive l'idéologie.

Autre article sur le sujet: seules les idées comptent
.
Illustration:
Plantu.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 21:19

Allez, un article pour ne rien dire, juste pour se défouler un peu à chaud:

Le Président de la République continue de déblatérer à la télévision devant David Pujadas et Patrick Poivre d'Arvor. Moi, j'ai lâché prise assez rapidement en me rendant compte que notre médiatique chef suprême n'y comprenait goutte à l'économie! Assez paradoxal pour celui qui a été élu sur "la valeur travail" et "le pouvoir d'achat".


D'une manière générale, je constate que le président a une notion assez étrange de la macro et de la micro-économie. Quand on lui parle de pouvoir d'achat, il parle "des heures supplémentaires qui ont enrichi la France". Enrichir la France admettons, mais quels français? Quand admettra-t-il que sa politique s'adresse aux riches!

Travailler braves gens sinon vous ne pourrez plus payer vos dettes! Qui, franchement, a vu son pouvoir d'achat augmenter ces derniers mois? Le petit Nicolas est bien em... pour répondre à la question sur l'augmentation du gaz. Il botte donc en touche: c'est indexé sur le prix du pétrole, la France ne produit pas de gaz (comprenez: ce n'est pas ma faute!).

M. Sarkozy estime que "les français ont raison". Moi, j'imagine qu'il n'a pas foutu les pieds dans un supermarché depuis des lustres et je l'invite à réfléchir autrement. A se dire que ce n'est pas l'euro qui a augmenter le coût de la vie, mais les commerçants. A se dire que ce ne sont pas uniquement la hausse des matières premières et des ressources énergétiques qui pourrissent la vie des plus modestes (et des classes moyennes si elles existent encore), mais les déremboursements de l'Etat.

Mais ne soyons pas trop sévère avec l'Homme qui valait une fortune! Après tout, il a bien dit qu'aujourd'hui,
la mondialisation fait que ceux qui travaillent peuvent accéder à "la première division" (j'adore la métaphore). Comme la France est "la cinquième puissance mondiale", j'en déduis que nous travaillons assez comme cela... et qu'il serait temps de valoriser la valeur "bonheur" (ce qui ne veut pas dire pas de travail).

Illustration: Luz dans Charlie Hebdo.
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 07:16

Charlie Hebdo bouscule encore avec cette nouvelle Une que j'adore! Mon article ne sera pas long, mais ce dessin de Catherine m'a "inspiré". L'annonce de la suppression de la carte famille nombreuse est tout de même révélatrice d'une orientation politique.

Que l'on ne me dise pas que la droite et la gauche, c'est la même chose! Jamais on a vu pareil gouvernement pendant la Ve République. Un gouvernement qui fait fi du "modèle français" de protection sociale et fait des économies sur l'éducation, l'environnement et la culture. Un gouvernement qui n'a plus aucune doctrine ni fond idéologique si ce n'est le profit et qui, de ce fait, met en place les conditions pour obtenir une société docile.

Suppression d'une part des allocations sociales. Que veut le gouvernement au juste? Une bonne révolte? Est-ce pour cela que le gouvernement privilégie les CRS aux professeurs? Est-ce pour cela que le fichage se banalise? Est-ce pour cela que la jeunesse est considérée comme une nouvelle maladie, un parasite?


Dans la Rome Antique, la foule demandait du pain et des jeux. Aujourd'hui, il semblerait que les jeux suffisent...



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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 15:41
undefinedBonjour à tous, Demat d’an holl,

Je me permets de prendre la parole ici en tant que responsable fédéral de l’Union Démocratique Bretonne bien que n’habitant pas Auray. Je m’excuse à l’avance si je quitte ce meeting avant la fin puisque les trains n’ont pas la même flexibilité horaire que les voitures!

Au premier tour des cantonales, l’UDB appelait à voter pour M. Pierre-Gildas Fleury qui, avec 1834 voix, obtient 10,74% des voix. Aujourd’hui, Michel Le Scouarnec est le représentant de la gauche alréenne et il est logique pour l’Union Démocratique Bretonne de lui apporter son soutien total et sans ambiguïté.

Ce soutien est exprimé dans une logique de solidarité avec la gauche. C’est grâce à cette solidarité de gauche que le Conseil Général bascule progressivement. Yves Lenormand, l’actuel conseiller général de Lorient-sud où je me présentais également, racontait encore hier soir qu’il se souvenait d’un temps où la gauche n’avait que 5 sièges ! La route est longue, mais très bientôt, je l’espère, nous assisterons à la chute de la droite dans le département du Morbihan. Cette chute sera d’autant plus historique que le département a toujours été aux mains de la majorité actuelle.

2011 ? 2014 ? Peu importe ! Dans peu de temps, la gauche ravira les sièges qu’il lui manque et s’accordera avec les quatre autres départements bretons qui, eux, ont déjà basculé ! La Bretagne confirmera ainsi son ancrage à gauche comme l’ont prouvé les élections régionales de 2004 durant lesquelles l’UDB est entrée au Conseil Régional pour la première fois de son existence au côté de Jean-Yves Le Drian.

Auray, elle aussi, semble s’ancrer à gauche malgré sa réputation de « ville de droite ». La réélection de Michel Le Scouarnec dimanche dernier ne doit cependant pas faire oublier les bons scores des extrêmes aux cantonales. Le Front National et Adsav !, l’extrême-droite bretonne, a eux-deux, totalisent près de 10% des voix et ceci est inacceptable pour l’UDB. A Lorient, la liste FN n’atteint pas la barre des 5% (ni aux municipales, ni aux cantonales). Le FN est au plus bas partout en Bretagne et Auray doit elle aussi faire une croix sur ces idées d’un autre temps…

Rappelons que ces partis ne s’appuient pas sur un projet, mais sur le mécontentement. Adsav ! mène une politique appelé en breton « Breizh Hepken » (comprenez « Bretagne seulement »)  qui cache mal une xénophobie de plus en plus assumée. Être breton suffit-il à nous donner plus de droits ? Le droit du sang n’est pas notre conception de l’humanisme en tout cas…

L’Union Démocratique respecte bien évidemment la diversité des points de vue dès lors qu’ils sont démocratiques. Or, Adsav ! tient trop souvent des discours fascisants. Ami du Vlaams Belang flamand, il tient le même discours xénophobe : « Bretons, maître chez toi ! ». Chacun de vous a déjà remarqué leurs affiches bordant nos quatre-voies et donnant une image déplorable de l’hospitalité bretonne. Revenant de Bruxelles, je peux vous affirmer que les flamands jouissent d'une réputation exécrable qu'ils ne méritent pas.

Certes, le Morbihan connaît de graves problèmes fonciers (et le pays d’Auray est concerné), mais ce n’est pas par le rejet que nous réglerons cette situation. C’est par exemple, en soutenant la création d’un Etablissement Public Foncier Régional pour la Bretagne que l’Etat sarkozyste (celui qui se fout des bretons) nous refuse. C'est en luttant contre l’étalement urbain ou en réinventant notre façon d’Habiter notre Territoire également. Les solutions existent et il n’est nul besoin de chercher des boucs émissaires.

Je ne vais pas monopoliser la parole car d’autres ici parleront mieux que moi des sujets locaux. Pour ma part, je souhaite mes vœux de réussite à la Kevrenn Alre pour le concours des sonneurs cette année et exprime ma reconnaissance à l’association Sten Kidna qui mène un travail remarquable sur la culture bretonne dans le pays d’Auray. Je fais toute confiance à l’équipe municipale renouvelée  de Michel Le Scouarnec et notamment à sa nouvelle adjointe à la Culture pour mener une politique culturelle volontariste dans les années à venir…

En attendant, rappelez-vous que chaque voix comptera dimanche pour notre camarade du parti communiste. « Unie dans la diversité » (comme le dit la devise européenne), toute la gauche bretonne est derrière lui. Et si l’UDB a la Bretagne au cœur, son cœur est bel et bien à gauche…

Trugarez.

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