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Klask

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 15:30
autogestion-4.jpgL'objectif de cet article est de parvenir à faire des distinctions entre des termes qui, à première vue, sont utilisés comme des quasi synonymes, mais qui n'en sont pas! Ce problème sémantique, loin d'être anodin, trouble le paysage politique français! C'est cette confusion qui, selon moi, empêche le PS de se moderniser. C'est aussi cette erreur qui, toujours selon moi, fait prendre du retard à la France en matière de régionalisation! 

Je m'explique: la France, depuis François 1er (et même avant!), a tenté coûte que coûte d'unifier SON territoire autour d'un pouvoir central. Paris ou Versailles, la ville n'a aucune importance, mais ce qu'il faut noter c'est que c'est l'Unité qui a été privilégiée et non la Fédération comme ce fut le cas pour ce qui ne s'appelait pas encore l'Allemagne! Politiquement, je pense que Bayrou a compris cette distinction contrairement au PS et c'est la raison pour laquelle il a fédéré les groupes "Spartacus" et "Gracques" à son combat présidentiel! De son côté, François Hollande a tenté de "tenir" la famille, mais pour cela, il a lissé un discours et l'a dénué de son contenu. Car les contenus ne sont pas les mêmes en fonction des courants. Le but peut-être identique sans que le moyen le soit! 

Le Rassemblement (différent selon les évênements) rendrait plus lisible les projets de ce parti géant! Le PS est malade de son héritage jacobin! La présidentielle a clairement montré qu'en écartant un projet, on écartait du même coup les électeurs qui vont avec: Bayrou n'a pu monter que faute de DSK! Quand j'entends donc le PS dire qu'il veut monopoliser tout le terrain, de l'extrême gauche jusqu'au centre, je me pose des questions! Il faut, au contraire, faire exploser le parti comme le suggérait Rocard à la suite du "non" au référendum sur le traité de constitution européen! De cette manière, les courants s'allieraient en fonction des enjeux? 

Cela nécessite plus de stratégie (un aperçu ici), mais n'est-ce pas les idées qu'il faut voir gagner? Les dirigeants du PS actuel jouent les enfants gâtés et en oublie l'intérêt général... Il n'y a ni bon, ni méchant, il n'y a que des Hommes qui exposent leurs arguments! Or, le "j'ai raison et les autres ont tort" n'est pas une technique payante en rhétorique!


Illustration extraite d'un album du Génie des Alpages de F'Murr.

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 10:30
Fillon.jpgLe référendum sur le quinquennat proposé par Jacques Chirac en 2000 a laissé les français complètement indifférents: environ 70% d'abstentions et donc un "OUI" à 73% dont la légitimité pourrait être discutable! J'étais trop jeune à l'époque pour comprendre les enjeux d'un tel vote, mais je crois qu'aujourd'hui, je m'opposerai à ce quinquennat car il n'était pas accompagné de réformes institutionnelles profondes. En réalité, je trouve plutôt intelligent d'avoir réduit la durée du mandat (encore qu'il aurait pu être limité à UN mandat de sept ans!), mais ce que je trouve plus pervers, c'est que cette réforme anodine a modifié en profondeur le déroulement de la vie politique française sans que l'on s'en rende vraiment compte! Aujourd'hui, les présidentielles sont un tramplin aux législatives consécutivement à l'inversion du calendrier décidé par... Jospin! La peur de la cohabitation pousse les français à se mobiliser massivement pour le candidat élu. Du coup, le régime est de plus en plus présidentiel! On le constate d'autant plus avec Sarkozy qui est présent sur tous les fronts... Cette apparente vitalité du Président ne doit pas cacher que, jusqu'à preuve du contraire, ce sont les députés qui votent et non le président. Or, avec une majorité UMP écrasante à l'Assemblée, nul doute que la décision du "Chateau" (Elysée) sera appliquée à l'Assemblée! Le quinquennat a inféodé les députés au chef de l'Etat et cela ne va pas, selon moi, dans le sens de la séparation des pouvoirs...
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 19:53
gvt-Sarko.jpgLes couteaux ne sont pas tous sortis de leurs fourreaux, mais on sent tout de même au PS une ombre d'angoisse. Le bureau du PS a choisi de rester dans l'opposition... pourquoi pas? Encore faudrait-il qu'il y ait une opposition! Or, pour l'instant, je n'ai pas vu l'ombre d'une campagne chez le PS! Comme si la bataille était perdue d'avance! L'exclusion de Kouchner (qui a toujours payé son statut d'électron libre) était prévisible, mais doit-on dire qu'il a "trahi"? Entrer dans le gouvernement implique-t-il forcément partager toutes les politiques du gouvernement? Cela nécessite-t-il de renoncer à ses idéaux? Ne peut-on pas voir cela comme une occasion pour des idées plus modérées de s'imposer par la négociation? Une politique de contractualisation contre un combat d'idéologie en somme... Rien ne l'empêchera de démissionner SI la politique ne lui convient pas! En même temps, personne n'est dupe! Les ministres d'ouverture sont étroitement surveillées par le président puisque les affaires internationales (dont l'Europe) ou l'armée (Morin à la Défense) sont les compétences du seul président. Donc, pas de "dérapages" possible! Tout est sous contrôle... Quant au Ministère d'Alain Juppé, il semblerait que l'on ait pris tous les mots à la mode pour en faire un nom (Ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durable!). Je suis impatient de voir ce qu'il va faire, ce fameux "numéro 2", l'"homme d'expérience"... Sans compter que le logement et la ville constitue un autre Ministère! Pourquoi ne pas avoir fait un Ministère de l'Aménagement du Territoire au sens large du terme? L'aménagement durable sans la ville, son bras armée, c'est étrange! C. Boutin et A. Juppé ont intérêt à bien s'entendre sinon, l'aménagement n'aura de "durable" que le nom! Autre surprise (pour moi en tout cas), l'Intérieur à une Chiraquienne! J. Chirac aurait laisser l'International aux seules pattes de son rival idéologique? Quelques points positifs tout de même: Devedjian n'est pas au gouvernement, Coppé n'est pas au gouvernement et le ministre de l'Education, X. Darcos, a un parcours littéraire ce qui changera! Un gouvernement american spirit, à la Bill Gates... la compétence avant tout! On verra... les législatives changeront peut-être quelques postes?

(L'illustration est de Charb et tirée du Charlie Hebdo).
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:55

Suite à une demande d'un ami, je propose un petit article pour discuter sur une des limites de la démocratie : la prise en compte du vote blanc et l'abstention! Le vote blanc, en France et d'ailleurs partout dans le monde, n'est pas comptabilisé! Il est autorisé bien entendu (un bulletin blanc ou un bouton "vote blanc" sur les machines) et même préféré à l'abstention.

Toutefois, les chiffres des votes blancs sont rarement affichés et le monde politique n'y fait jamais allusion. Le problème de l'abstention, à la limite, est plus débattu alors qu'il concerne des électeurs qui ne se sont pas déplacés! La première question est avant tout celle qui consiste à savoir pourquoi? Peut-être justement parce que le vote blanc n'est pas comptabilisé!

Certains proposent de compter ces bulletins et de les légitimer! Cela me paraît compliqué! D'abord, que faire en cas de victoire (ce qui ne manquerait pas d'arriver à certains endroits)? Prenons les législatives par exemple: pas de députés à l'Assemblée? Ou bien nous revotons? Outre le fait qu'une élection est couteuse, légitimer cette pratique rendrait notre système électoral ingérable! Je pense plutôt qu'il faut étudier son évolution et en tirer des conséquences... ce que l'on ne fait pas aujourd'hui! Les politiques ne montrent pas l'exemple, ne se mettent pas à la portée du citoyen et parlent de sujets qu'ils n'expliquent pas! Comment voulez-vous que tous les citoyens se sentent concernés? Quelques "férus" de démocratie proposent le vote obligatoire, mais n'est-ce pas une restriction de liberté?

Assurément cette question est épineuse, mais elle est légitime! Je pense que la relocalisation politique (ce qui ne veut pas dire la démocratie participative à la noix que l'on nous propose!) de notre société est une réponse à ce problème. De même, la nécessaire prise en compte de l'avis du ou des peuples est essentiel sur les sujets de société important comme le nucléaire notamment. En gros, pour résoudre le vote blanc, il faut intéresser les électeurs, non pas aux personnes qui se présentent, mais aux sujets qu'ils portent: mais bien sûr, on ne trouve jamais quelqu'un qui pense exactement comme nous... heureusement!

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 14:46
Je suis sorti du meeting de Ségolène Royal ce matin à Lorient avec une impression bizarre. En entendant scander le nom de la candidate, je me suis rendu compte qu'il existe en France un culte de la personnalité. Le ou la candidate est vénéré! C'est d'autant plus risible que lorsqu'il sera chef d'Etat, tout le monde le ou la critiquera (attendez 1 an et vous verrez...). Ce nouveau/nouvelle président(e) aura une charge importante sur les épaules puisqu'il ou elle est attendu(e) comme le Messie! De même que cet épouvantail de VIe République: au fond, à part la symbolique, que veut changer Ségolène Royal qui ne puisse se faire en réformant la Ve? Cette campagne, décidément, passionne! Mais elle passionne comme on est passionné par la Star Academy ou une course de chevaux. L'excitation de la compétition... sans réelle prise de conscience des enjeux! La Vérité est ailleurs dit-on! La campagne en est une illustration flagrante: on parle de chiffres qui ne veulent rien dire, de sujets sans les expliquer, de choses que l'on ne connait pas! Tout ça, c'est du vent, c'est du jeu, c'est de l'excitation... on applaudit, on soutient son poulain et on parle avec passion de sujets qu'il faudrait aborder avec raison, avec du sang froid! Les électeurs ne s'inquiètent pas de la pauvreté du fond! Le débat télévisuel a été d'une extrême pauvreté en ce qui concerne les responsabilités du chef de l'Etat (armée, diplomatie, Europe, affaires internationales ou institutions...). Comme l'a dit Le Pen (et je partage cet avis), nous avons assisté à un débat de deux prétendants au statut de chef du gouvernement! On me dira que la démocratie s'en sort... certes, 85% de participation, c'est bien, mais n'est-ce pas la résultante d'une "finale" entre deux personnages médiatiques? Sur ce, bon vote dimanche... et au fait, vu l'avance de Nicolas Sarkozy, qui vote blanc vote pour lui!

(L'illustration est un strip de Xavier Dollo et Eric Sacla. Si vous aimez, allez faire un tour sur le site: ici)
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 21:18
Cette campagne électorale a l'ambition de donner sa "juste" place au citoyen en faisant de lui un "expert"! Démocratie de proximité, référendums, légitimité... la démocratie représentative est en crise depuis maintenant quelques années et les candidats veulent la "rénover"! Pour ma part, je combats cette mascarade qui consiste à dire que la démocratie participative serait la solution à nos problèmes. "Mon programme, c'est vous!", n'est-ce pas une façon de déresponsabiliser le politique? Selon moi, la démocratie représentative EST participative par nature. Le citoyen vote et élit un homme qui porte ses idées. En théorie donc, le citoyen connait les gens qu'il a élu! Il peut donc leur écrire ou les interpeller sur différents thèmes qui lui sont chers. Cela permet, en outre, de ne pas rendre le débat trop confus en multipliant les prises de parole. Bref, ceci pour rappeler l'importance du vote. Ensuite, mes critiques de la démocratie participative sont assez féroces. Car en rapprochant la décison du citoyen, on n'obtient pas des réponses sur l'Iran, sur le cabotage ou la voiture, mais sur les crottes de chien et les poubelles vertes. On en arrive, dans les conseils de développement ou les conseils de quartiers à des divisions entre lobbies qui, bien souvent, freinent les décisions des politiques (qui, rappelons le, sont légitimes puisqu'ils ont été élus!). A quoi sert d'élire quelqu'un si c'est pour lui dire ce qu'il doit faire à chaque fois qu'il doit s'exprimer! Ne l'a-t-on pas mandaté pour 5-6 ans? Les citoyens "locaux" ont moins conscience de l'intérêt général et ne voient (c'est méchant!) souvent pas plus loin que le bout de leur jardin! Le citoyen n'est pas un expert, il élit quelqu'un qu'il considère en être un. Mais peut-il y avoir une démocratie participative si on n'explique pas les dossiers aux citoyens? C'est un peu comme demander à un élève de faire un devoir sur une leçon qu'il n'a pas abordée! Du coup, on arrive à des situations du genre "les ports de commerce ne sont pas très utiles, remplaçons les par des ports de plaisance!" Le lobby n'est pas une façon de faire de la politique car il n'a pas de légitimité! Et on ne pourra jamais attirer tout le monde aux conseils de quartiers/développement. Pour finir, la démocratie de proximité est une façon de nous faire croire que nous participons alors que les projets sont dans les cartons depuis des années...
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 21:58
Je constate avec effroi qu'à trois semaines du premier tour, aucun candidat n'a fourni un programme solide et que le débat se situe au niveau de la forme plus que du fond! Je me propose ici de décrire ce qui, selon moi, caractérise les quatres candidats dit "majeurs". Je ne m'abaisserai pas à dire tout et n'importe quoi sur les candidats, chacun vote pour le programme qui lui correspond. Commençons par les deux challengers: Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. NS accuse, il pointe du doigt. Il désigne les communautés, les groupes, les personnes et les élève ou les rabaisse. J'ai le sentiment qu'il nous monte les uns contre les autres... en tout cas, son jeu de stigmatisation ne me plait pas! "Les prof ceci, les policiers cela". Hier, à Lanester, ce sont les bretons qu'il a qualifié de "travailleurs" ou je ne sais quoi! Bref, une caricature... il paraît que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute! SR n'est pas en reste. Pour contrer Bayrou, elle n'hésite pas à revenir à un duel droite/gauche stérile, voire à draguer les électeurs de droite comme lors de sa larmoyante intervention à Marseille. SR joue un jeu dangereux en donnant la première des billes à Le Pen. La nation n'est pas réservée à la droite, mais c'est un terrain glissant pour la gauche, comme l'insécurité! Je suis persuadé qu'elle reviendra en fin de campagne sur le chômage et les classes moyennes pour ne pas perdre son électorat face à Bayrou. Ce dernier est condamné à faire parler de lui dans les médias s'il veut sortir la tête de l'eau. Il lance de nombreuses idées en vol et attend la polémique pour avoir à s'expliquer. Le problème, c'est qu'il fait des phrases trop longues! Les intellectuels, ça ne plait pas! Rocard et la présidentielle... Il y a des choses justes dans ce qu'il dit (c'est le seul des quatre à avoir une politique européenne!), mais je crois que cette élection ne sera pas la sienne. 2012, peut-être? Reste JM Le Pen qui n'a rien besoin de dire pour monter! Son pire ennemi, c'est lui-même en 2002: c'est le vote utile, vote pourtant si antidémocratique! Le Pen dit la vérité... mais pas l'entière vérité! Ce procédé a un nom: le mensonge par omission! Et c'est bien pire que de ne pas savoir! Comme si la situation n'était pas assez minable, il a fallu qu'un "resquilleur" noir, le pauvre (!), se fasse interpeller et lance ce qu'on appelle aujourd'hui l' "émeute de la Gare du Nord"... un petit côté effet banlieue qui n'est pas pour lui déplaire!
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 16:51
Nous autres, français, sommes friants des amalgames et des confusions sémantiques! Est-il possible, en France, de critiquer la République sans se faire traiter de monarchiste ou de tyran? Je crois que les français sont tellement attachés à ce mot, chargé d'Histoire, qu'ils en arrivent à confondre République et Démocratie! Même si je me définis comme républicain, c'est à dire attaché à ce type de gouvernement, c'est un peu inquiétant... car toutes les Républiques ne sont pas démocratiques et la Démocratie n'est pas une chose acquise définitivement!
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 11:51

Je me souviens encore de mes parents m'invitant à ranger ma chambre: "C'est une porcherie, les rats doivent s'y ballader!". J'ai, je dois dire, un peu le même sentiment en voyant le nombres de lois françaises! Peut-être serait-il temps de faire du tri? A quand une brigade du tri? Cette prolification résulte d'un sentiment très français qui veut tout légiférer! Je ne suis absolument pas contre la loi (le révolutionnaire légaliste existe-t-il?), mais je pense qu'une fois votée, peut-être faudrait-il les appliquer! Or, comme c'est souvent le cas, une fois qu'une loi est votée par le Parlement, on estime que le problème est réglé! Du coup, on vote une autre loi portant sur le même sujet deux ans plus tard! Regardez la loi sur le droit au logement opposable! En quelques mois, le problème serait réglé avec cette loi? L'Ecosse, plus pragmatique n'envisage pas un règlement avant plusieurs années! Non, mais franchement, vous voyez un sans-abri porter plainte contre l'Etat? Pour la plupart, n'ayant pas d'adresse, ils ne peuvent déjà pas exercer leurs droits civiques...

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 11:41
Monsieur,

Dans une société du chiffre où l'on souhaite tout comptabilisé, qu'il est bon d'entendre parler des mots! Merci donc, M. De Robien, d'avoir proposé hier la leçon de mots à l'école. Le vocabulaire permet, en effet, de clarifier sa pensée et d'être plus précis. C'est nécessaire pour l'épanouissement intellectuel de l'enfant. Chaque mot a son importance! Si les synonymes existent, ils n'en gardent pas moins des nuances! Ainsi donc, M. le Ministre, je me permets de vous soumettre, à vous et à votre gouvernement un certain nombre de mots dont le sens a l'air de vous échapper: culture, liberté, autonomie, indépendance, multiappartenance, identité, fraternité, démocratie, république, laïcité, séparation des pouvoirs...

Cordialement.
Gael.
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