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Klask

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 13:34

Jeudi et vendredi dernier se déroulait à Rennes la session plénière de juin du Conseil Régional de Bretagne. Ma première en tant qu'attaché au groupe UDB-Gauche Alternative!


Alors que Naïg Le Gars improvisait un discours à partir de la trame que nous avions écrite (voir ici), qu'elle et Mona Bras ont elles-mêmes "bilinguisé" les toilettes et l'espace téléphone du bâtiment où se déroulent les plénières (!), j'apprends que la ville de Vannes bouge de ce côté!


En premier lieu, la crèche bilingue Babigoù Breizh commence à espérer... la CAF aurait acté les financements et des locaux auraient été trouvés. La mairie semble être d'accord pour financer les 20% manquants. Sauf apocalypse ou intervention "Mélanchonesque", Vannes devrait donc accueillir d'ici janvier 2009 une crèche en langue bretonne. Une première!

Dans le même temps, cet après-midi, à Vannes, le collectif Ai'ta a "bilinguisé" la gare de Vannes (voir photo ci-dessus): "Monet er-maez" (sortie), "Parklec'h ar c'hornog" (parking ouest), "Diwall" (attention) et autres mots se sont vus accoler au français.

Source: article babigoù breizh

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commentaires

Kerrain François 13/07/2008 11:41

Salut GaelMon jugement sur Aï'ta est, je dois l'avouer, ambivalent. D'un côté, on a affaire à des militants qui utilisent , pour la plupart, la langue bretonne dans leur action, et cela n'a pas de prix, d'autant plus que certains d'entre eux sont enseignants et manient bien le breton. Des gens capables d'un tel engagement linguistique, conscients de la valeur de la langue et sayant comme but de la promouvoir, sont incontestablement dignes de respect et méritent, à cet égard, toute notre gratitude.D'où vient donc mon ambivalence à leur égard ?On sait tous qu'un ensemble ne se réduit pas aux éléments qui le composent. Des individus sympathiques, convaincus, ardents défenseurs de la Bretagne etc.. peuvent former un collectif dont l'action est d'une médiocrité totale. Tel est mon diagnostic, hélas, troi fois hélas. A tel point que je ne crois pas que cette organisation puisse durer longtemps. Sans doute subsistera-t-il un noyau de copains qui continueront, tant bien que mal, à mener leurs actions, mais je ne puis croire que l'organisation, dans sa forme actuelle, subsiste.Pourquoi cela ?J'introduis deux concepts : finalité et objectif.Incontestablement la finalité visée, c'est de contribuer à l'évènement d'une société bretonne bilingue où la langue bretonne serait pleinement reconnue dans la vie publique et connaîtrait donc un réel rayonnement. A l'exemple de la Catalogne ou de Euskadi.Mais le véritable problème reste celui des objectifs ou plutôt, comme ils sont monoidéistes, celui de l'objectif : la lutte contre la SNCF. Ils me font penser à une tribu primitive, armée d'arcs et de flèches qui lutteraient contre des mitrailleuses et des blindés. Il ne me semble pas qu'il existe une réflexion préalable sur la nature et l'histoire de cette structure étatique. Etant moi-même trégorrois et ayant participé dans les années 75-81 à la lutte pour le maintien de la gare de Plouaret et pour la liaison ferroviare Plouaret-Lannion, je dois avouer que tous ceux qui se sont engagés dans cette lutte ont dû faire preuve d'obstination et que les principaux leaders (je pense notamment à Jean Tazé, adjoint communiste au maire de Lannion-tous les communistes ne ressemblent pas à Fañch Broudig) ont su efficacement rassembler des centaines de personnes pendant des années, avant que la SNCF accepte un compromis.Telle est la raison pour laquelle, sans jouer au prophète de mauvais augure, je ne crois pas que cette organisation ludico-festive puisse semer l'illusion pendant une décennie. Bien vite, les jeunes se lasseront de faire les boy-scouts dans les gares de Bretagne. L'échec n'est pas un kouign-amann.A galonFK

Chacalito 13/07/2008 12:07



Cher Fanch,

Tu dois être agoraphobe pour venir sur mon blog quand il n'y a personne d'autre! Les vacances sont là (même si ça ne se voit pas) et, fort heureusement, les lecteurs de ce blog quittent leur
écran d'ordinateur.

Revenons-en à Ai'ta. Je pense que l'action d'Ai'ta dépendra du leader: dans le pays vannetais, c'est Dewi Syberil si je ne m'abuse qui semble faire un bon boulot. Néanmoins, je partage ton avis
sur l'amateurisme de ce groupe. Et alors?

Le plus ennuyeux, de mon point de vue, c'est que l'engagement passe par ces groupes qui se disent a-politique. je dis bien "qui se disent" car la plupart vivent politique, mais
refusent d'adhérer à un parti quel qu'il soit. J'ai pour habitude de ne pas forcer les militants à prendre une carte, c'est un choix personnel, mais je constate que les partis politiques ont
du mal à recruter des jeunes.

Pourquoi? Marque de l'individualisme en premier lieu. On ne veut pas être soumis à UNE idée. C'est mal connaître la réalité de l'intérieur, mais bon...

Oui, Ai'ta bat de l'aile dans le Trégor (pourtant fondateur), mais la souplesse de la structure, la capacité d'être réactif ponctuellement laissera toujours une trace. Ils ont à leur actif
quelques réussites: Thomin a rendu sa gare bilingue par exemple. Qui sait? Trefina trouvera peut-être du temps pour relancer Roazhon? Je pense qu'elle ira loin... j'ai le pif pour ça!

Gael, aujourd'hui armé d'une plume dévastatrice face à de lourds chars jacobins.



Eve 29/06/2008 06:51

Voilà qui fait plaisir!Félicitation à tous..petit à petit, l'oiseau...