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Klask

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:24

port-d-alger-chat-du-rabbin.jpg

Dès sa sortie au cinéma, je suis allé me faire une idée de l'adaptation de la célèbre bande-dessinée de Joann Sfar le chat du rabbin (tomes 1, 2 et 5 si j'ai bien compris). Ne connaissant que le premier tome, mais ayant toujours eu dans l'idée de m'acheter la collection, je souhaitais confirmer mon idée sur l'auteur dont j'ai lu toute la série de Socrate, le demi-chien, chien un peu philosophe qui s'oppose à son débile de maître, le héros Hercule. 

 

Ma foi, c'est un film très particulier que j'ai vu hier. Particulier déjà dans sa forme car on a l'impression d'être dans une BD: le décors semble statique et seuls quelques éléments sont mouvants ce qui, ma foi, n'est pas désagréable et change des dessins animés Disney où tout va à une vitesse hallucinante...

 

Ici, c'est le contraire, tout est calme. L'action repose plus sur la pensée, les questions que se posent le rabbin Sfar et son chat qui parle après avoir ingurgité le perroquet. "J'ai toujours parlé, mais tu n'écoutais pas" dit le chat. Le maître se retrouve bouleversé par le côté rationnel du chat qui refuse de croire au créationnisme, qui refuse de croire que le monde a 5000 ans, qui veut faire sa bar-mitsva pour pouvoir être juif et rester auprès de sa maîtresse! 

juif-et-musulman.jpg

Dans Alger du début du XXème siècle, Sfar dénonce le fanatisme, le racisme, le colonialisme (belge au Congo notamment)... Truffé de références, le film peut-être perçu à plusieurs niveaux. J'ai particulièrement aimé les dialogues de paix et d'amitié entre le rabbin et son frère Sfar qui, lui, est musulman. Ce dernier d'ailleurs a une certaine ressemblance avec le héros populaire Nasr Eddin Hodja, énergumène tantôt sage, tantôt idiot de la culture musulmane et en tout cas posant les questions qui fâchent. Celui du film n'a rien d'un idiot, mais paraît décalé par rapport à l'image que se font les gens du musulman. Et pourtant... 

 

Le-Chat-du-Rabbin-Affiche-FR.jpgD'où ce conseil: cette BD et ce DVD mérite d'être dans tous les foyers. ça fera moins de cons! Moi qui ne suis ni juif, ni musulman, ni catholique, ni bouddhiste et pas plus athée, moi qui aime le courant de pensée panthéiste, je trouve la vision religieuse de Sfar on ne peut plus ouverte et j'y adhère. Comme le chat, je pense que Dieu est un mot qui a été créé pour se rassurer. 

 

Et j'ai adoré les réflexions philosophiques exprimées de façon sous-jascente avec simplicité: qu'est-ce qui distingue un homme d'un animal? (et si c'est la parole, alors le chat du rabbin est-il un chat). Qu'est-ce qu'être idolâtre? Qu'est-ce qui distingue un juif d'un musulman et même d'un catholique si ce n'est le nom de leur Dieu et quelques rituels différents? Comment distinguer nationalité de confession? (à ce titre, le chat a une réplique géniale juste avant la dictée que doit faire le rabbin). Peut-on trouver Dieu ailleurs qu'en soi? L'épisode de la citadelle des juifs d'Ethiopie est génial! 

 

Doublé par François Morel, le chat et ses oreilles de chauve-souris est un délice de subversion. Mais il montre la voie d'un monde de paix.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:30

Honte sur le pape Benoît XVI! Cela n'aura échappé à personne que le pape vient d'affirmer que "l'on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" mais qu'"au contraire [leur] utilisation aggrave le problème".

On savait ce pape réactionnaire (frange Opus Dei) et opposé au préservatif, mais ces propos dépassent franchement les bornes. D'ailleurs, à la veille d'une tournée en Afrique, ils tiennent plus de l'incitation à l'auto-destruction qu'aux principes religieux à mon goût.

Vous savez que je n'ai aucune dent contre la religion même si je ne crois pas en Dieu (
voir ici) et que je prône la laïcité (autrement dit la séparation du religieux et du politique). Mais que l'on m'explique en quoi ce pape respecte la vie en niant la maladie? Aide-t-il son prochain en le sermonant? Lui rend-il service en appliquant la stricte morale de l'Eglise prônant l'abstinence ou la procréation? Sait-il seulement que le sida ne s'attrape pas seulement par les contacts sexuels? Dès lors, même si une personne est fidèle, elle peut transmettre la maladie.

Ce pape a déjà levé l'excommunication sur un évèque négationniste, aujourd'hui, il porte atteinte au 6e commandement à savoir: tu ne commettras pas d'homicide! Plus personne en 2009 ne peut dire "je ne savais pas". L'homicide est donc volontaire! Ici, c'est même un génocide tant le sida est un fléau en Afrique.

Vu son influence, il serait souhaitable que les catholiques lui fassent comprendre que son dogmatisme intégriste ne convient plus!

rappel de la position des Jeunes de l'UDB.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 11:58
Il est certaines choses qu'il est difficile d'imaginer, d'autres quasiment impossibles. L'infini en fait partie. Parfois représenté comme un huit horizontal, parfois comme une boucle, d'autres fois avec une simple couleur unie dans laquelle aucun point de repère n'existe ou encore comme ce noeud tibétain ou par le fameux π, l'infini a toujours été un problème insoluble pour l'Homme, quelque soit la civilisation dans laquelle il évolue.

Et pourtant, il est possible de concevoir (au sens "se représenter par la pensée") le mot "infini". De même que nous ne savons pas sonder notre cerveau, ni comment exactement fonctionne l'intelligence, il est possible de mettre un cadre au mot "infini" dès lors que l'on sait que ce cadre est lui même compris dans un autre cadre plus large et ce de façon infinie. C'est l'immense avantage de la parole que de fixer l'infixable! Et Dieu créa le verbe!

Ainsi, le concept de Dieu, inventé par l'Homme, exprime de mon point de vue, une représentation de ce qui n'est pas entendable par l'esprit humain. Il faut aller au-delà de la conception réductrice du Dieu créateur (même si l'on pourrait sans doute faire des parallèles entre l'Ancien Testament et certaines philosophies païennes). Dieu est d'abord un concept philosophique: Dieu, c'est à dire la Nature, disait Spinoza, dépasse notre entendement, notre niveau intellectuel pour que nous puissions l'appréhender. Inutile donc de chercher l'existence de Dieu ou non. Mieux vaut se concentrer sur l'élévation de l'esprit humain.

Si, de manière panthéiste, on part du principe que chaque chose a une place et qu'il existe un ordre naturel à l'univers (ce qui ne veut pas dire que les choses sont figées: le concept de "Temps" mériterait d'être abordé aussi), alors on peut dire que pour comprendre Dieu (l'infini), il suffit de se connaître soi-même pour reprendre l'expression d'un autre philosophe. Dieu est dans chaque chose: chaque chose est une constituante de l'infini et, parce qu'elle fait partie de cet infini, l'infini est dans chaque chose. Y-a-t-il un fond à notre esprit?

Certains savants en tout cas ont mis à jour certains paradoxes de l'infini. C'est le cas de Zénon d'Elée, un philosophe grec, qui énonce que la somme d'un nombre infini de longueur est un nombre fini. Pour démontrer cela, il imagine Achille parcourant une distance finie. Il doit d'abord parcourir la moitié de la distance qui le sépare de la ligne d'arrivée (1/2) puis la moitié de la distance restante (1/4)... jusqu'à l'infini. En divisant par deux chaque distance, on obtient jamais la distance finie et pourtant, Achille franchit la ligne! De même, l'infini profondeur de notre esprit est contenu dans un cerveau. Serait-ce une démonstration qui prouverait que l'univers est fini?

Il est troublant (et je suis admiratif) de constater que la plupart des sociétés dites primitives avaient une conception nettement plus précise, et nettement plus littéraire aussi, de l'infini.  De la philosophie bouddhiste en passant par la conception indienne du monde ou celle des aborigènes, des incas (...), bref des peuples ayant vécu au contact direct de la Nature, comment expliquer une telle proximité de pensée pour des peuples ne s'étant jamais croisés? Comment ne pas constater qu'à mesure que l'Homme se dé-territorialisait, sa conception du rapport Homme-Nature évoluait? D'un homme égal de l'animal, on parvient à un homme au-dessus de toute chose!

Je concluerai ce simple exercice neuronale par une citation d'Einstein: "Deux choses sont infinies: l'univers et la bêtise humaine ; mais en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue".
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 09:20

undefinedLa semaine dernière, j'ai assisté à un café-philo à Lorient où il était question du concept et de la métaphore.

La métaphore est une transposition de sens: un mot qui a habituellement un sens A est utilisé avec un sens B. Cette substitution se fait sur la base de propriétés communes aux deux termes. C'est pourquoi l'on peut dire que la métaphore suppose toujours une comparaison implicite sans être une simple comparaison car cette dernière laisse intact le contenu de chacun des mots.

J'ai utilisé cette illustration (trouvée un peu au pif) pour visualiser ce que peut être une métaphore. Ici, c'est une empreinte écologique qui est représentée. J'aurais pu citer une expression comme "un tonnerre d'applaudissement", mais en visuel, ça rend bien aussi.

On nomme concept une représentation de l'esprit qui résume quelque chose de complexe. On reproche donc souvent au concept de simplifier, de compresser une idée.

Je ne serai pas aussi critique envers le concept. Le concept est infiniment humain puisqu'il permet de prendre des repères, de s'aggriper à des choses admises pour avancer dans la recherche d'une Vérité. C'est un pur produit de l'esprit.

Ainsi, Dieu est un concept qui peut être représenté de mille et une façons. Sous forme poétique comme l'écrit Cecyl, un lecteur assidu de ce blog, dans son recueil Yavhé (voir site) ou sous forme philophique comme le fait Spinoza qui estime que Dieu peut-être assimilable à la Nature. Toujours est-il que concevoir Dieu permet de répondre à des questions dont l'Homme n'a pas les réponses, permet d'émettre des hypothèses comme le ferait un scientifique.

Descartes, par exemple, conceptualise Dieu par des mots: infini, perfection... et tente de prouver son existence! Savant jeu qui n'a comme but que de poursuivre une idée comme une métaphore filée poursuit un exercice de style.

Bref, on s'y perd! Mais qu'il est bon parfois de jouer avec les idées, de s'élever en revenant aux fondamentaux. Je vous conseille de réfléchir à un couple de concepts: Homme-Nature. Ces deux-là nous font percevoir toute l'absurdité de notre système...



ti_bug_fck
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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 08:00

Nedeleg Laouen / Joyeux Noël

Ce jour, sacré ou non, est l'occasion de rappeler l'existence d'un très beau film appelé tout simplement "Joyeux Noel" et racontant la trêve de Noel dans les tranchées en 1914.

Après avoir visité les tranchées de l'Yser (Flandres) et fini mon stage à l'Alliance Libre Européenne, ce film résonne en moi comme un écho à l'esprit de Noel:

Amitiés entre les peuples et paix.

M'estimant aussi bien breton que français, je me permets donc de vous souhaitez un joyeux noël dans deux langues!

Passez une très bonne journée et revenez moi un peu plus gras, un peu plus heureux, un peu plus bavard et fin prêts à changer le monde...

Au passage, ceci est mon 300e article!

 
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 12:16
dieu.jpgPourquoi Dieu? Voila une question que je me pose souvent. Je vais tenter d'en dire deux ou trois mots ici. Je rappelle que je suis laïc, mais pas athée. Autrement dit, je refuse que la religion se mêle de politique (pour la Loi des Hommes et non la Loi de Dieu) ce qui ne m'empêche pas de croire.

Je pars du principe que Dieu, le Dieu créateur (et il en va de même pour Allah ou toute autre divinité unique), a été créé par les Hommes afin de se rassurer. Dieu est un concept commode qui englobe l'ensemble des choses connues. C'est également un subterfuge pour concevoir le néant, l'infini. D'autres philosophies ont fait de même. La panthéisme auquel je crois n'a fait que remplacer le mot "Dieu" par le mot "Nature" (Spinoza).

Doit-on pour autant se détourner de Dieu? Tout dépend la vision que nous en avons. Pour ma part, j'estime ne pas être enchaîné à un dogme et reste ouvert à tout. Est-il nécessaire d'élever des stèles, de se sacrifier pour Dieu? Je crois que la lecture des "livres saints" doit être faite avec du recul. La Bible nécessite un enseignement et cet enseignement peut être orienté en fontion des lectures, il faut en être conscient.

Dieu est un mythe donnant des réponses à ce que la Science ne peut expliquer à l'heure actuelle (voir ici). Une fois cela dit, et fidèle à mon goût pour la littérature, je dois avouer que ceux qui ont écrit la Bible sont des génies! Car ils connaissaient le monde, ont écouté les hommes de savoir et pour mieux l'expliquer aux masses, l'ont fait d'une autre manière, en l'imageant. De même qu'on explique les mots aux enfants par des images, on peut expliquer les théories complexes par une histoire. La Bible, tout comme le Coran ou la Torah, est un outil pédagogique (d'un autre temps).

Finalement, je pense que la Science peut rejoindre le Sacré. La Science EST sacrée, mais alors que le monde est noyé sous l'information, nous avons perdu le Savoir essentiel, le bon-sens. On nous dit que nous n'avons jamais su autant de choses qu'à notre époque. C'est peut-être vrai, mais savons nous faire parler les découvertes?

Comment expliquer qu'Erathostène (IIe et IIIe siècle avant JC) réussit à mesurer la circonférence de la planète? N'est-ce pas miraculeux? Comment expliquer que des siècles après, les occidentaux croyaient encore que la Terre était plate? Quelque soit l'époque, la religion existe, mais c'est la lecture qu'en font les Hommes qui détermine l'avancée de la Recherche.

Illustration de Mix et Remix, déjà utilisée ici pour un sujet semblable.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 11:00
croisades.jpgJe viens de terminer l'excellent livre d'Amin Maalouf Les croisades vues par les arabes (la barbarie franque en Terre Sainte) et je vous invite à le lire si l'envie vous prenait de comprendre un peu mieux le monde musulman contemporain.

A l'issue de cet ouvrage, quelques pensées me sont venues que je me propose de vous faire partager. Premièrement, j'ai pensé à ce qu'aujourd'hui, nous nommons Jihad (la guerre sainte). Au départ, Jihad veut dire "lutte" (à envisager comme une exigence individuelle). Le Jihad serait donc une manière de s'élever!

Puis, j'ai naturellement pensé à Ben Laden qui, en fin de compte est plus proche de Renaud de Châtillon, l'intégriste catholique, que Saladin qui le tua d'ailleurs! Les héros musulmans (qu'ils soient turcs, kurdes ou arabes) de cette époque (XIe, XIIe et XIIIe siècles) sont finalement ceux qui étaient également les plus magnanimes et "bons" au sens où ils savaient distinguer le grain de l'ivraie!

Le Jihad n'est pas de mettre l'intelligence au service de la déraison, mais bien de se conduire justement. Or, faire sauter des kamikazes au milieu d'innocents civils est tout sauf juste! Ce genre de pratiques ressemblent aux méthodes des Assassins, secte créée par Hassan al Sabbah qui envoyait ses fidèles tuer les cibles au milieu de la foule pour se faire voir et effrayer leurs ennemis par leur détermination! 

La seule différence entre Oussama et Hassan tient dans le fait que le schisme islamique n'a aucune importance pour le terroriste du XXIe siècle. Pour lui, l'infidèle est l'occidental et le non-musulman et appelle à une guerre sainte pour conquérir, doctrine guerrière qu'on ne retrouve pas dans le Coran à ma connaissance (ni d'ailleurs dans aucune autre religion du Livre). Ben Laden, l'obscurantiste, fait également miroiter les jardins d'Allah, le Paradis à ses fidèles crédules et endoctrinés.

Cette proximité des méthodes est-elle volontaire? Sans doute pas, mais ce genre de guerres d'infiltration a mené la vie dure aux musulmans (qui détestaient cette secte) pendant des siècles! Espérons que ceux-ci se soulèveront contre ce "faux" Jihad  et rendra au monde musulman sa grandeur d'antan (Arts, Médecine, Sciences, Littérature ou Philosophie). Car au final, le terrorisme islamique a fait basculer cette culture dans l'oubli quand cela n'a fait "que" rendre nos Etats plus autoritaires (regression également)!

Illustration: Couverture de l'ouvrage d'Amin Maalouf
Autre article sur les croisades ici.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 10:18
Laicite.jpg"La laïcité" est le terme décrivant le principe de séparation entre l'Etat et l'Eglise. Cette séparation a été réalisée en 1905 en France et a fait l'objet, ces dernières années, d'un débat assez houleux dans lequel il est clair que les musulmans étaient visés (la délicatesse légendaire de Sarkozy!).

En effet, l'infime minorité de femmes musulmanes ayant refusé de retirer leur voile a réussi à bousculer l'un des principes les plus ancré de la République Française. Selon moi, cette polémique n'avait pourtant pas lieu d'être! L'école publique étant laïque (c'est-à-dire qu'elle ne dispense pas de cours de foi et respecte toutes les religions à égalité), les élèves doivent être laïcs (comprenez par là qu'ils doivent se plier à cette règle et n'affiche pas leur croyance comme un trophée). S'ils ne le sont pas, les écoles privées existent... (vous me direz qu'elles sont quasiment toutes catholiques ce qui est un problème)

Attention toutefois à ne pas rentrer dans l'intégrisme laïc, anti-religieux (voir ici). Ne pas enseigner la religion ne veut pas dire non plus ne pas avoir de cours sur les religions! Etudier les religions permet de comprendre et de s'ouvrir sur l'autre. Je suis donc plus que favorable à de tels modules scolaires. La laïcité n'implique pas non plus de ne pas porter de croix de baptême, de mains de fatma ou d'étoiles de David, bref de petits bijoux caractéristiques de nos différences. L'école n'a pas vocation à éduquer de petits soldats uniformes! Au contraire!

L'Etat n'a, en théorie, que faire de la religion de chacun! La liberté de culte se veut humaniste! Rien n'empêche toutefois à des laïcs d'être croyants. La laïcité n'est pas l'athéisme. Nombre de nos politiques sont croyants. Cela les empêchent-ils de défendre le principe? Croire en Dieu est une affaire privée, pas publique... cela regarde ceux qui y croient, pas les autres!

Ne pas être laïc, c'est remplacer la politique par la religion! En somme, la légitime viendrait de Dieu et pas des Hommes donc l'Etat est soumis aux volontés divines. La question est: comment savoir qui est légitime si Dieu ne se manifeste pas? En manipulant l'opinion! Voila pourquoi la laïcité est importante à mes yeux: elle permet de ne pas sombrer dans la théocratie aveugle! Le glissement turc est donc assez préoccupant à l'heure où les tensions entre religions sont plus qu'attisées...

Illustration: caricature parue dans le journal "Le Rire" le 20 mai 1905. Contexte original ici.
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 09:53
Chapatte-g--nie.jpgL'Histoire de l'Humanité s'est réalisée par "bonds". Je crois, malgré toutes les critiques que je peux formuler à l'égard de notre système, que nous en vivons actuellement un énorme en Occident. Malgré tout, nous devons toujours être vigilants pour ne pas tomber dans l'obscurantisme, c'est-à-dire dans une société qui refuserait la diffusion du Savoir. A l'obscurantisme s'oppose les Lumières... période faste malgré les interdits religieux ou politiques (liés).

Jadis, l'Etat et l'Eglise était si liées que l'évolution de la recherche dépendait de l'ouverture du Saint Siège! Puisque le clergé a assuré l'enseignement pendant des centaines d'années, il lui a été très facile d'imposer sa vision du monde et ses dogmes aux élèves. De ce point de vue, la séparation de l'Eglise et de l'Etat a permis de rendre l'enseignement plus libre et la recherche plus facile.

Il est donc plutôt préoccupant de constater que certaines école américaine (entre autre) sont de plus en plus polluées par des discours de pseudo théologiens intégristes. Cette montée en puissance du religieux (dois-je appeler ça "religion" puisque ça ne lie pas, mais exclue?) en ce début de XXIe siècle n'est pas saine car elle n'est pas ouverte comme ce fut le cas durant certaines périodes de l'Histoire. Comme le souligne cette caricature, Galilée en fit les frais, de même que Giordano Bruno et nombres de savants critiques à l'égard de la parole professée par les ordres religieux.

Car ce à quoi nous assistons, c'est moins un renouveau spirituel qu'une volonté d'ordonner le monde, de faire du ménage. Pour ce faire, l'argument consiste à dire que certains savent mieux que d'autres ce qui est bon pour tous. Pourquoi le Pape (catholique donc) propose-t-il des messes en latin (non traduite) quand plus personne ne le parle? N'est-ce pas une volonté d'interdire un rapport direct entre Dieu et soi? De ce point de vue, le protestantisme ou le soufisme sont des courants bien plus ouverts... car ils partagent le pouvoir et permettent à chacun de s'épanouir sans intermédiaire!

Illustration: Chapatte.
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 11:48
science.jpgNotre société voue un culte à la Science, mais refuse d'admettre qu'en l'état actuel des choses, elle n'est pas toute puissante. Certes, grace à ce qu'on nomme "la Science", les chirurgiens "sauvent" plus de vies et nous nous affranchissons des distances, mais est-ce une raison pour affirmer dogmatiquement que ce qui n'est pas prouvé n'est pas vrai?

Je pense pour ma part qu'effectivement, la Science (dans l'Absolu) peut tout expliquer... MAIS que nous (humains) ne sommes pas suffisamment intelligents pour tout comprendre. Notre société veut toujours aller plus vite, mais elle en oublie qu'il faut du temps pour assimiler le Savoir. Il est possible (peu probable, mais possible) qu'un jour, l'Homme sache tout, puisse tout expliquer. En attendant, il doit admettre sa faiblesse, son ignorance pour être ouvert à toute hypothèse alternative.

L'Homme ne sait pas tout, il n'explique pas tout et c'est en grande partie la raison de l'existence de Dieu chez beaucoup de croyants. Dieu, lui, donne une explication à tout! D'ailleurs, Dieu et la Science ne sont aucunement incompatibles!

Je critique vivement les religieux fanatiques qui, au nom d'une croyance aveugle, refusent le Progrès et préfèrent l'immobilisme. Je critique ces gens qui, parce qu'ils sont persuadés que Dieu est anti-Science, refusent les soins, refusent le mieux-être. Je critique ceux qui, au final, pensent que la Vie en ce monde est faite de souffrances et qui préfèrent attendre plus tard (un monde de l'au-delà) pour être heureux. Oui, je critique ce genre d'individus fanatiques...

Mais nom d'un chien, ceux qui imposent les OGM parce que, disent-ils, c'est le Progrès; ceux qui, toujours au nom du Progrès, refusent d'admettre que la technologie n'est plus maitrisée par l'Homme et ne voient pas qu'elle met en danger le sol sur lequel nous vivons (nos bases, nos fondements); ceux qui, parce que "c'est l'avenir", développent le nucléaire en omettant sciemment les risques et en refusant le dialogue; tous ces gens là sont aussi fanatiques que les religieux qu'ils méprisent!

Le Progrès, ce n'est pas ce qui est nouveau, c'est ce qui nous rend plus libre, ce qui nous rend plus heureux! La Croyance aveugle, qu'il s'agisse de Dieu ou de la Science, nous empêche de voir la réalité et nous ferme les portes de l'avenir. Avoir Foi est nécessaire, mais douter pour mieux avancer est primordial. L'Homme a l'éternité pour apprendre à condition qu'il fasse les bons choix.

Le principe de précaution me paraît, rien que pour cela, d'actualité.

Illustration: sur la bougie: Science. Bulle: frappe la avec ta Bible! Source?

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